Back to (high) school
Tout a (re)commencé avec Isabel Marant. Re, dans le sens où j’en portais un, collégienne et pochoiriste (l’item reste à jamais associé aux pochoirs), fièrement chiné aux puces, rouge écarlate et blanc. Un teddy. Hé mais vintage, hein. Porté avec mini kilt ou jeans déchiré. Ok. Malheureusement bazardé trop tôt.
Minute confiture (or jam): il n’y a vraiment que les français pour appeler ce blouson des équipes sportives des american college (alternative: participant au marching band dudit college) TEDDY. Je ne sais pas mais j’imagine que quelqu’un est tombé un jour sur le « teddy » d’un type qui s’appelait Theodore, enfin, j’extrapole. Outre-Atlantique on dit: Letterman jacket (comme dans lettre, lettre appliquée au vêtement en fonction du college d’origine mais aussi des prouesses et du niveau d’études de l’étudiant). Ou encore Varsity jacket (visiteurs hors campus, d’une autre fac). Voilà, ceci devrait vous aider si vous cherchez la veste à l’étranger.
Sinon, n’ayant plus que celui d’Isabel Marant en tête, je cherchais ailleurs (oui, c’est paradoxale, hein, mais c’est comme ça) et trouvais deux modèles relativement proches puisque usant des codes classiques du teddy. Bah justement, trop de bord-côte, de col, de ceinture et de manches pas raglan du tout, je reste insatisfaite.
Blouson Isabel Marant, 680 € chez NaP, Blouson Topshop, 55 £ et teddy homme (existe en S), 160 € chez La Canadienne.

Tant qu’à coller aux boutons pressions et à la doxa des beaux gosses des fraternity et autres cheerleaders, allons puiser le modèle à la source, éventuellement. TM Athletics nous propose de composer notre propre varsity jacket en jouant sur les couleurs, le nombre de bandes sur le bord-côte (mais forcément du bord-côte), la forme du col (mais forcément un col), la doublure, les poches, etc…
Je retournerai au final sans doute aux puces.
Moi, depuis que mon chien est mort (le drame de l’été je vous assure, j’envisage une psychothérapie pour arrêter de pleurer à chaque fois que je croise une vieille à chien de merde ou n’importe quel insecte mort sur ma route), j’aime encore plus les trucs nian-nians avec des bestioles dessus. Du genre les assiettes SPA kawaii chez La Chaise Longue, les pendentifs coccinelle, un T-shirt avec n’importe quel clébard ou phénix ridicule dessus. J’avais déjà un goût prononcé pour le kitsch, mais là je vis au royaume…
Je crois cependant que j’ai réussi à faire sobre aujourd’hui, avec un shopping 100% Topshop. Enfin, je vous laisse vous prononcer…
Le blazer en coton mou de chez Zara, OK, 5 filles sur 10 l’ont acheté l’an dernier. Même si c’était l’une des vestes préférées des modeuses, j’avoue ne pas avoir compris l’engouement. Porter une veste dont la matière est aussi molle-épaisse-doudou que mon vieux pull universitaire, bof. Mais réactualisez cette même veste boyfriend avec un imprimé coeur (ou pois) qui donne la nausée et je suis prête à commander le modèle corail sur Topshop dans l’heure qui suit. Vous en pensez quoi ? Achat à la con que je vais regretter ou achat à la con que je vais adorer user ? (
« C’est que pour les enfants ! », surtout ceux qui aiment le confort rassurant d’une marque qui s’inscrit quasiment dans les gènes familiaux. En 2010, s’inspirer de Lady Gaga ne s’inscrit pas au sommet de la « To Do List » mais prendre ses aises dans des pièces faciles et intemporelles, ça oui, c’est toujours au programme.
L’idée ici, c’est de monter avec un alien ou deux dans leur soucoupe volante, trinquer avec eux à la gloire de Raël en survolant Paris et le quartier de ton ex pour l’irradier au maximum, puis rentrer à la maison l’air de rien. Mais tu peux aussi te contenter de porter une robe en soie aux épaulettes Bogdanov et faire croire à tes amies qu’ils sont parmi nous, même si pour l’instant tu n’as fait qu’irradier ton ex (un père chimiste, ça aide).
Tentons la rumeur. Si Jennifer ne jure quant à elle que par le retour du
Remarquez, avec une robe aux motifs ou à la coupe japonisantes, les colliers à fleurs seraient charmants également; voilà, j’ai trouvé le quartier où fouiner ce week-end : le XIIIème, ça fait longtemps !
Du rose, toujours du rose… Faut que je cesse de regarder Les Girls de Playboy sur le câble la nuit, ces bimbos ont trop de pouvoir sur mon inconscient.
Soient les deux (parmi) leaders de la mode accessible faisant appel à des créateurs (ou des people) talentueux, H&M et Topshop. Soit une inspiration volatile qui d’un battement d’aile couvre les tendances de la saison, imprimé plume et paon sur tous les ramages de printemps. Aaaah, la femme oiseau, chimère ou sirène, on adore, tant qu’il ne s’agit pas d’incarner les petits moineaux. Il faut pourtant affronter la réalité en face, ces pièces à peine mises à la vente ne sont déjà plus disponibles. On attend le réassort avec frénésie ou on va faire un tour à tir d’aile chez 

Est-elle toujours la meilleure? On demandera au Bon à Tirer (blague de graphiste). Bien, bien. La déferlante veine 80′s acoquinée à de vieux relents arts décos électrisés par un shoot de Op’ Art (comme dans optical), qu’est-ce que ça nous donne, au printemps 2009? Du motif géométrique (à gogo) qui rend fou sur des formes déstructurées qui rendent flous. Autant on prône de temps en temps le mélange des imprimés (pois, rayures, fleurs) et cela demande beaucoup de maestria afin de ne pas virer clown, autant, que les choses soient claires, ici, non. Une pièce suffit, pas la peine d’en rajouter, c’est le bon goût du café, associée à du basiquement simple, uni et lisse.
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)