Ou une femme, peu importe. Je sais bien, les célibataires ne souffrent déjà plus le battage de cette fête annoncée, qu’elles se rassurent celles qui sont en couple ne la piffent pas non plus. Enfin, moi en tous cas, j’ai dit autrefois ici (et je ne suis pas la seule) comme il est pénible de subir cette attente d’une journée « particulière » et barbouillée d’eau de rose pas très naturelle et d’être en même temps dans l’esclavage d’un geste contraint et attendu pourtant et méprisé pourtant. C’est un peu comme la fête des mères, élevée dans le rejet de la fête du Maréchal nous voilà, si j’oublie de lui souhaiter (à ma mère, suivez-vous) c’est le drame. Vous rigolez? Je reçois d’ores et déjà des communiqués de presse pour fêter les mamans et les papas. Tu l’as dit: grosse fatigue.
Toujours est-il que la Saint Valentin débarque avec ses nuées de cœurs écarlates et de messages énamourés. Chez Converse, au moins avons-nous le choix d’un certain humour. Laisser ou compléter le champs des possibles, se déclarer aux pieds, ou en a-t-on juste assez des Converse? Ne me lancez pas de cailloux (surtout, toi, Jen, amoureuse par dessus tout de ces tennis, je suis d’humeur chafouine). J’aime bien l’idée, quoiqu’il en soit.
Tennis Red I heart, basses ou hautes, 55 $ chez Converse.
Crédit photo: Converse.
Le comble du snobisme fashion et actuel étant de donner dans le luxe éthique (qui de toutes évidences n’a rien d’antinomique), impossible de ne point citer une toute nouvelle collaboration exclusive ici-bas. Veja, l’eco équitable aux parfums aimés du Brésil signe un modèle exclusif pour Merci, la golden charity shop. Oui, je sais c’est un peu couillon de prendre la pose cynique, les sneakers immaculées sont magnifiques. Mais c’est comme ça, je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de supercherie chic, alors qu’on le sait bien l’enfer est pavé de bonnes intentions. Merci: politiquement colette.
Tauá Veja+Merci | 79 euros
Disponible fin janvier 2010,
uniquement chez Merci.
Alors oui, en fait, je me suis bien plantée mais aurais très bien pu faire comme si de rien n’était, je vous signale. Au premier regard, en effet, j’allais aborder la tendance léopard directement à la base de la patte. Mais puisque je ne bâcle pas, vois-tu, malgré le rhume d’entrée de saison qui m’abat et me laisse à terre, force est de constater qu’il s’agit ici d’un pelage dalmatien. D’une humeur de chien, il faut tout de même souligner qu’il est bien fauve et basané, ce dalmatien-là, on ne l’aurait pas engagé pour compléter les 101 chez Disney, si tu vois ce que je veux dire. Soit, c’est ainsi qu’il me plait à moi, mi-félin, mi-canin, animal ineffable ou incompris, en réalité c’est parfait.
Out and About Plimsolls, 49 £ chez Boden.
Crédit photo: Boden.
C’est la révolution. À croire que je ne vous parle que de chaussures plates, voire de sneakers ces temps derniers et pourtant vous savez bien que ce n’est pas exactement ma tasse de thé. Comme à l’accoutumée, ça y est on est en pleine habitude, il y a là à boire et à manger. À propos, ce sont quelques modèles de la collection automne-hiver de Spring Court. Alors quoi. Je fixe. La Borealis, j’étais hyprasceptique, et puis finalement non, elle a le mérite d’être drôle comme une pin-up à l’aérographe au ciel du camionneur. Ah, c’est pas drôle? Bon. La Rabbit. Alors, la Rabbit, cumuler la grande classe de la bunny qui sert des pintes et l’ingénuité de la boule en poil de lapin qui me rappelle vivement les chaussettes de tennis (et leur boule arrière) que je portais lorsque je regardais Roland Garros à la tévé en 1987, hum. Mais, apothéose tant attendue: les modèles poils de vache punky-wharolienne, là je jubile, je dis oui, je valide. Les deux.

Je serai honnête. J’aime beaucoup les tennis Spring Court. Mais particulièrement (et strictement?) le modèle d’origine, en blanc, porté par John Lennon traversant Abbey Road, que la maison a le bon goût de rééditer inlassablement depuis 1963.
Crédit photo: Spring Court.
Deux jours que je me réveille avec : Colore la foule, colore mes veines
Chaque jour il me révèle
En chair de poule, en bleu de ciel(…) des Innocents. Ce n’est évidemment pas un choix puisque je trouve ladite chanson assez cruchasse, mais bon, le rose qu’on nous impose, tu vois, notamment lorsque l’on est incapable d’émerger autrement qu’au son de la radio. S’il faisait beau, passe encore. Bref, alors que j’allais me lancer dans une envolée lyrique sur la beauté d’un nuancier Pantone feuilleté au petit matin ou comment un arc-en-ciel pris dans la rosée nous émerveille (surtout quand t’as pris des drogues) ou encore sur la joie d’assortir (ou pas) ses tennis légères à son sac vitaminé, je n’en ferai rien. Mauvais écho de cruchasserie. Du coup je serai aussi informative qu’Arlette Chabot, qui est triste à mourir et sexy comme une baffe mais au moins pas niaise, jamais.
Ainsi: collection Colorama Bensimon, color bag: 24 €, color Tote: 26 €, Tennis Bensimon « classique » version Elastique, Lacets, ou Ballerine dans 20 coloris (du 24 au 41): à partir de 25 € dans les boutiques Autour du Monde. Bonsoir.
Crédit photos: Bensimon.

Ah qu’il est sémillant notre JCDC national! Et facétieux avec ça. N’empêche, c’est communicatif toute cette bonne humeur, tu vois, même si je ne roule pas pour les Bisounours, la conjoncture s’y prête peu, déjà, je souris. Ahahaha, souris/Mickey, voilà que je ris à présent. Merci Castelbajac.
Bref, je crois que j’adore et ça m’effraie un peu. Collection capsule de Jean-Charles de Castelbajac pour Freelance, dès le 1er février chez Colette, dans les boutiques JCDC et chez Freelance.
Crédit photo: Freelance/ JCDC.
Des souliers aux résonnances futuristes pour marquer le rythme lorsque tu hululeras te donneront bonne mesure. Et leurs décrochages pop sont de bon ton (carotte, moutarde et gris taupe: tierce parfaite). Fausse note ou bien, on s’en fiche, parce que le karaoké version Metronomy, c’est de la balle, babe.
Colorblock Heels, 145 € 88 chez Anthropologie.
Crédit photo: Anthropologie.
Ce matin, dans le métro, dressée sur mes low boots André de l’an dernier, je lisais un gratuit. Il y était dit que les maisons de luxe allaient sans doute être touchées par la crise financière et la frilosité du pouvoir d’achat, finalement. Sans blague. Mais moins que les autres marques plus abordables. Comme me disait mon père alors que j’apprenais à peine à marcher: l’argent ne va qu’aux riches. Bin, c’est toujours pas gagné, de mon côté…
Bottes en veau velours et python gris, 1050 €, Sergio Rossi.
Crédit photo: Sergio Rossi.
Voilà, j’ai trouvé ma paire de réveillon. Brute et sophistiquée, en plein vertige, complexe et mise-à-jour, allurée, enchevêtrée, pas vraiment stable, ce soulier, c’est tout moi. J’ai dû oublier distanciée et modeste, mais cela ne convient pas si bien pour une chaussure lorsque je fais tourner les mots dans ma bouche…
Bon, je ne sais qu’ajouter.
Rex Sandal Boot, 70 £ chez Topshop.
Crédit photo: Topshop.
Réponse à une question posée par là… Pour les collants, on aura la présence d’esprit de placer et faire glisser la couture avant sous les orteils. Camouflée, quoi.
Porter des talons lorsqu’on mesure plus d’un mètre quatre vingt et que l’on chausse du 43 semble inenvisageable… Enfin, j’imagine, parce que la question se pose à l’inverse pour mon 37 et demi et mon mètre soixante cinq: comment porter autre chose que des talons hauts? Bin, tu vois, parfois tu en as juste envie. Ou besoin. Voici un modèle pour les dames aux grands pieds à la bobine bien équilibrée et au GRAND romantisme, pour le réveillon ou quand vous voudrez.
Escarpins Carolina, 90 € chez XLBootic.
Crédit photo: XLBootic.
Le 29 juillet 2010 - Dans L’arme du crime