L’âme (et le talent) d’un futur Louboutin?
Initié par le salon international de la chaussure & maroquinerie Mess Around, (allez sur le site, oh oui, sourire du jour grâce à la superbe égérie de la saison), le concours STEP by STEP est un concours permettant à de jeunes créateurs de souliers d’être découverts, lancés, visibles. Fan de chaussures et d’initiatives faisant la part belle aux talents de demain, j’ai eu la joie et l’honneur de participer au jury de l’avant dernière session. Et pour parfaire l’exemple par l’illustration, nous y avions notamment sélectionné, coup de cœur évident, l’adorable couple de Pleat-Concept. Esthétiques, engagés, limpides et efficaces, nous les avions aimé. Bin, tu vois, grâce au concours ils ont trouvé un partenaire, réalisé la première collection qui verra le jour au printemps 2012, initié des collaborations trop bien, bref, Step by Step, Nouvelle Star de la shoe, leur a permis de se frotter-calin avec le marché. Pour le mieux. Fierté.
Question pratique: STEP BY STEP est ouvert aux stylistes indépendants, designers et élèves d’écoles de mode, français et étrangers, sans limite d’âge. Les projets (homme, femme ou enfant) présentés ne doivent pas déjà faire l’objet d’une commercialisation. Date limite de réception des dossiers : 1er juillet 2011. Contact Step by Step : Marie Noëlle de CAGNY, marienoelle@mess-around.com Tel : + 33 (0)6 22 87 54 03
Go, les gars, go!
Crédit photo: Pleat-Concept.
Et pour trotter, qu’avons-nous là? Qui pour une soirée, qui pour un entrainement en appartement, pour la beauté du geste, puisque tu ne descendras jamais les escaliers en talons de 12, ne chérit les belles hauteurs des souliers de style? Oui. J’en suis folle, j’aime l’exubérance et l’esthétique d’un escarpin de haute montagne, folie des grandeurs, ivresse de l’altitude, courbe surnaturelle à descendre en stop (motion). Mais tu vois, moi aussi, j’habite le quotidien. Et parfois le quotidien est vachement joli mais assez fatigant et l’on aimerait se pavaner avec quelque chose de guilleret, stable et aéré aux pieds.
Effectivement, cette semaine fût un poil en dents de scie: pas de revue de web, des horaires de publications au petit bonheur et un programme hebdo trous de gruyère (à moins qu’il ne s’agisse de l’emmental, un récent voyage suisse me l’avait appris, mais c’est comme la différence entre chameau et dromadaire, on le sait et on oublie). Ce fût surtout une pause bien attendue pour Jennifer (de son côté andalou) et pour moi (de mon côté haut-savoyard). Et nous reviendrons en pleine forme la semaine qui vient (pour la fashion-week-marathon).
Alors quoi. Sur les pas de
Les beaux jours, peut-être. Tu n’es pas tout à fait prête. Paradoxe bien humain, après tout. Moi je rempile pour une semaine à la montagne, bientôt, ce qui signifie torture intense de la jambe et contention ultime du pied, point de repère annuel de l’annonce du printemps. Après, l’air. Lisse, vernis, trop blanche. Du dévalage de pentes en chaussures de ski au chemin de croix en sandales de moine, il n’ y a qu’un pas flagellant que
Orteils, coup de pied, chevilles, courbes du mollet, arrière des genoux, cuisses. On suit du regard la jambe nue comme on dessinerait du bout des doigts le tour de l’amant. Oui, puisque la sensualité a quelques peines avec l’hiver, on rêve de printemps et de souliers sophistiqués piédestal de futurs plaisirs. Certes, des souliers compliqués comme des mains qui s’entremêlent…
Dites donc. Le jean flare revient à l’attaque. Drainant avec lui son lot d’emblèmes proto-hippie-jet-set (entendre « privilégiés », plus starlette esthète d’Ibiza ou héritière inspirée sur la côte Amalfitaine que hobo à la dérive et habillée comme un sac). Oui, on nous fait le coup tous les deux ans. Mais cet été on sera hippie façon désinvolte intello, consciente de son bon goût (lié à sa culture), développant une forme un peu perverse de la coolitude chic 70′s : celle qui est cossue. Ainsi, on se jettera (mais pas trop vite, je vois mal comment éviter une phase d’ampoules fatales à ta démarche de chat avisé) sur ces sandales compensées en bois qui résument en tous points cette idée. Du roots, des matières brutes pour revendiquer un retour aux sources très « arte povera », une forme évoquant sabot du Larzach et l’amour dans le pré, un faux semblant amusant avec un talon en trompe l’œil à arborer en toute confiance sur macadam et pavés, uniquement.
Vous ne vous rendez pas compte de l’angoisse. Dès vendredi j’irai porter les couleurs de BeSnob à Hyères (
Perspectives pour la semaine du 26 avril au 2 mai 2010: Samedi dernier je me rendais à mon premier pique nique parisien de la saison. C’était la fête de la sandale et du pied nu foulant enfin le gazon sec du renouveau printanier. Entre obsession et bobos piétons, les prédictions prennent leur pied. Un pied meurtri, un pied outragé, un pied brisé… Mais un pied libéré.
Trop souvent, ces derniers temps, nous avons croisé de la bride raide, droite, cartésienne, rationnelle et austère. À nos pieds, j’entends. J’aime beaucoup, on ne renie pas sa géométrie. Mais là, choc! Des lignes incurvées, souples, sensuelles, ouaih, voire organiques (je t’assure, cf: arts décoratifs, cf: architecture de la feuille). Avec cette touche bling du talon et du zip dorés à souhait, histoire de rappeler que tout en étant esthète on n’en est pas moins Califoooornia, parfois. Bref, de nouveau, adulation et problème de porte-monnaie. Personne, personne ne m’empêchera de rêver, que ce soit dit.
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)