Essentielle Bobopedia
Fidèles à la bonne humeur élégante d’ Erotokritos depuis toujours, chez BeSnob, nous hululons de joie à l’annonce de la sortie de la nouvelle collection du doué Chypriote. Les modèles mariant mailles à motif et allure de jeune fille dérangée charment, comme d’habitude, dis-je sans l’once d’une quelconque lassitude. Vous me connaissez maintenant, la robe trompe-l’œil col marin et noué (m’évoque, va savoir, Fanny et Alexandre de Bergman) et celle en prince de galles géant, boum, me rendent presque borgne tant elles tapent dans l’œil.
Plus encore, cette fois, la campagne en rajoute à l’esprit plein de dérision (voire d’auto-dérision, Erotokritos hantant le carré rue de Turenne, Beaumarchais, rue Charlot comme la femme qu’il habille et dont il se moque gentiment ici) et d’impertinence qui caractérisent la marque. Et l’on suivra avec humour les épisodes filmés de cette Bobopedia, le mardi et le vendredi sur la home du site d’Erotokritos.
Enfin une bonne nouvelle supplémentaire n’étant jamais à rejeter dans ces temps de dépression collective, Erotokritos collabore avec Stéphane Verdino pour nous proposer une ligne de sacs cabas en daim doublés de tissus genre toile de jouy, oh oui.
Le tout disponible sur l’e-shop , au 109 Boulevard Beaumarchais, dans la boutique 58 rue d’Argout dans le 2ème arrondissement et au First Floor, 46 rue de Saintonge.
Crédits photos: Erotokritos.
L’autre jour, j’étais invitée chez Monsieur de Castelbajac. L’homme aux multiples collaborations (touche-à-tout enchanté de se frotter à la production industrielle et de balayer tout élitisme au sein de la création) s’acoquine cette fois à 






Sinon, nous avons visité les archives de la maison Castelbajac, caverne d’Ali Baba où l’accumulation est maitre-mot, sur les vêtements eux-mêmes, sur les portants, au détour des allées de portants, bref dense et enchanteur capharnaüm. Sinon nous avons eu les ongles peints aux motifs des sacs funky grâce à Sophie, artiste en miniatures d’ongles. Sinon nous avons vu Jean-Charles signer le tableau qu’il se préparait à offrir à Joséphine de La Baume et Mark Ronson pour leur mariage provençal. Sinon, nous avons passé un moment parfait.
Depuis 
Tiens, nous avons droit au retour des Mohicans l’été prochain. Une note d’indianité devrait pimenter notre recherche d’épure. Oui alors je vous vois venir avec vos airs contents de vous, là, m’accusant de faire feu de tout bois dès qu’on aperçoit le début de la queue d’une plume. Et bien c’est ainsi, on a les imaginaires qu’on mérite et moi, la chamanerie et le pémican, ça me met en transe, je le reconnais. Imaginez deux secondes que mon animal totem et son grand esprit je les ai rêvés rue Cambon et qu’ils en gardaient quelques attributs (une anse chaine et un panache d’oiseau de paradis)… Bon, écoutez, cessez de trouver tout ceci tiré par les cheveux ou je m’en fais détresses. Dites simplement que le sac est craquant et qu’il ira à merveille avec une chemise en denim Lee que je convoite (encore).
Ce n’est pas parce que je suis en vacances que je vous épargnerai la minute « découverte des arts » façon monsieur Cyclopède, qui je le sais flatte malgré tout vos méninges. Aujourd’hui, donc, l’orphisme. Nom pas jojo et super maniéré donné par Apollinaire (quel poseur) qui y était rétif, à l’art des amants Delaunay. Oui, mais, voilà, Sonia (Delaunay), tu suis, avait pour dada couleurs et formes géométriques puis balayait d’un geste remarquable les catégories des beaux arts pour se lâcher aussi bien sur des des toiles gigantesques que sur des coussins, des textiles de robe, des gouaches sur des bouts de carton…

Quoi? Je vous parle d’ores et déjà des collections automne/hiver 2011? Oui, enfin, je laisse la discussion météorologique à vos acolytes de machine à café, au bureau. Mais marquons une pause, malgré tout autour de cette expression: les Saints de glace (cf. Lune Rousse)…
Oh, mais pochettes il y a aussi? Damned.
Poursuivons cette grande épopée sur les traces de ta mère. Enfin sur celles de ma mère, là en l’occurence, qui en avait un rouge quand j’avais dix ans et que j’ai convoité, euh, pendant très très longtemps, jusqu’à hier. What? Un sac Upla. Ok, ne t’arrête pas à l’esprit besace de chasse qui est sûrement l’ancêtre bien armé du modèle. Non, pense à Diane Keaton dans Manhattan ou pense à Diane Keaton tout court.

Polyvalents, polymorphes et plutôt bien élevés (polis tout court), les membres de l’agence Surface 2 Air n’hésitent pas à porter 15 casquettes différentes: de la direction artistique photo et graphique à la création de vêtements, en passant par l’art contemporain et la musique, dis donc, ils sont multitout, dans la veine créative, on s’entend, ne vous gênez pas surtout.
Dont l’inspiration provient de ce triptyque du photographe (comme on l’aura vite compris par association visuelle et sans avoir fait 10 ans de sémiologie, d’histoire de l’art ou de jeux des 7 erreurs). Joli, trendy, chéri, j’attends de voir les modèles en magasin (septembre) et leur prix avant de décider si cela casse vraiment 3 pattes à un canard. Renseignements là:
Tiens, en préambule et sans aucun rapport avec le billet du jour : la semaine prochaine, ici-même, je vous ferai gagner de beaux cadeaux à la rose de L’Occitane (ahah, le suspens est à son comble, non?). Mais revenons au sujet illustré là-haut sous vos yeux ébahis, à chaque jour suffit son règne… En ce qui me concerne, cela fait des lustres que j’apprécie la créativité ethno-précieuse du couple de stylistes Jamin Puech. Ces deux-là ont la rigueur et l’esprit suffisamment acérés pour mixer les influences sans jamais tomber dans la caricature babos. Avec le choix des matériaux opéré, difficile de faire dans le cheap, me direz-vous. Et vous aurez bien raison, effectivement, on frôle avec leurs sacs la frontière du luxe (mais surtout dans le sens du noble) et ça me fait frissonner.
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)