Revue de web

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Le 9 septembre 2011

Revue de Web n°99 : Tu savais qu’Alber Elbaz kiffait Pitbull ?

Au fait, c’est pas tout, nous, on arrive comme ça sur la pointe des pieds avec notre première revue de Web de septembre, mais… Saviez-vous que votre dressing était empoisonné, que le maquillage de pute ferait – soit-disant – fureur cet automne, que le must était de planter des flèches dans le dos des badauds et qu’il valait mieux s’enivrer au vin qu’à la vodka pour être centenaire ? La rentrée se fait fébrile côté contenu fresh blogueurs mais on vous a déniché ce qu’il y avait de plus con et marrant à retenir, l’essentiel de la pause café quoi… La revue de Web revient pour de bon, la voici la voilà !

Alber Elbaz qui se la pète grave en dansant sur Pitbull, c'est THE vidéo mode street de la rentrée !

Alber Elbaz qui se la pète grave en dansant sur Pitbull, c'est THE vidéo mode street de la rentrée !

On commence sur une note sérieuse pour faire passer ce papier de Libération qui vaut le détour, juste parce que ça parle de nos fringues et des vôtres. Ça ne changera sûrement rien à nos habitudes de consommateur mais c’est bon à savoir : Greenpeace à émis un rapport dans lequel, après avoir soumis à des analyses des vêtements de marques les plus répandues, nos enseignes favorites se font gravement épingler. Des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements. Les noms de ces marques ? Rien de « mieux » que Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren. Ouais, quand même. « Puma et Nike se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d’ici à 2020″, les autres, notamment Adidas qui a communiqué en mode « oui mais non », autant vous dire que les autres noient tous le poisson. C’est toujours bon à savoir ce genre d’info, alors oui le bio c’est cher, mais on finit pour de bon par se dire que c’est l’avenir et rien d’autre.

Fini le cas de conscience, on se détend, c’est vendredi merde ! Alors la news qui laisse allégrement perplexe, c’est la collaboration sonore de Lanvin avec Pitbull. C’est Carnet de Mode qui nous fait découvrir cette vidéo audacieuse et somme toute rafraîchissante de Lanvin, qui invite ses mannequins habillées avec la collection AH à se trémousser (un peu comme des gentils beaufs à Ibiza) sur le rappeur Pitbull. Cerise sur le pudding : Alber Elbaz apparaît en fin de clip, et comment dire, c’est… aussi marrant que voir ta meilleure pote coinços embrasser un bel hidalgo dans une soirée chic à bulles à 5h du mat. Bref, rigolo, pas snob, comme une ambiance de crise, mais ça détend les fesses et c’est pas pour nous déplaire.

Et surtout comme le souligne Modissimo, ça nous fait des vacances cette campagne « se démarquant totalement du ton grave et solennel qui entoure souvent les campagnes des grandes maisons. Un premier pas vers un retour du fun dans le luxe ? » Oh oui. Et de la dérision, pitié. Puisque le constat est plutôt déprimant. Prenons la nouvelle pub Dior J’adore, Charlize Theron en tête croise des sosies des icônes les plus fatales du glamour (Marilyn, Marlène, Grace). Techniquement, il parait que c’est dingue. On veut bien le croire. « Je n’imagine pas ce que cela a pu coûter de ressusciter toutes ces stars et de les faire jouer dans le palais des glaces du château de Versailles » nous confie Matthieu Colombel. Et l’on hausse le sourcil en se disant: tout ça pour ça? C’est kitsch, c’est sophistiqué sans grande idée, sans créativité, c’est tape à l’œil et vaguement à côté de la plaque. Mots de Mode déplore quant à elle « le manque d’audace, la folie des égéries, le manque de subtilité, l’humour, la créativité… » qui fige tant la communication des grandes marques. Allez décoincez-vous.

Mais décoincez-vous vraiment. Coco Montaigne met de son côté toutes les vidéos à fort pouvoir de buzz (Prada, Chanel, Vanessa Bruno, Lanvin, donc) dans le même panier. « Si en effet, à l’heure du web social, des twitts et de l’image reine, les marques ne peuvent plus se satisfaire d’une communication statique, la question du sens de ces films décalés est plus que jamais au gout du jour. » Et met en cause la fausse modernité de ces films, au final plus inaccessibles (voire prétentieusement nébuleux) que vraiment modernes.

On avait réservé le patch rouge à lèvres pour un No Way ou Yeeaaah mais on se disait que la marque Violent Lips avait beau se vendre sur Topshop et être de toutes les discussions, on se doutait qu’on récolterait des commentaires du genre « Vous déconnez les filles, c’est trop vulgos ! ». Du coup, on profite de l’article de Do It In Paris pour ne pas se faire allumer. Le site met en avant cette tendance du tout-patché dans la trousse de maquillage. Et vas-y que je te patche de l’eye-liner Dior (on avoue, nous on galère à pas baver avec l’eye-liner tradi mais quand on voit le résultat du patch, bof bof), et vas-y que je te patche du fard à paupière jungle pouf et on ne parle pas du patch pour lèvres, c’est juste aussi vulgaire que Lady Gaga dans le salon des beaux-parents, bref, allez voir, juste pour vous dire que votre mascara et votre teint uni sont vos meilleurs alliés !

Partez pour un petit tour en 100 secondes de 100 ans de mode anglaise chez Dandies. Mettant en scène un couple dansant aux rythmes des époques, c’est la très sympathique vidéo réalisée pour l’ouverture du Westfield Stratford City (le plus grand centre commercial d’Europe à Londres). Fresh! Et la boucle est bouclée.

« Un petit indien, Nagawika, quand je serai grand, Nagawika, j’aurai un arc et un carquois, Nagawika… » Et quand je serai grande, Nagawika, je chasserai la grande modeuse qui ignore que la fashion police la traque… Et Oui, vos deux hôtes, Marie et Jennifer, avons des enfants, qu’ils soient à nous ou non. Et en cette rentrée, nous qui nous sifflons les chants de notre enfance à travers les enfants qui sont les nôtres ou ceux de nos chéris, on a un accessoire hyper hype must trendy mes genoux : c’est THE carquois Hermès. Vendu hors de prix, certes, mais même si on n’aura jamais les coui… de se promener avec boulevard Saint-Germain, rejouer Une Modeuse dans la ville pour tirer des flèches ultra chic dans le coeur des losers, sincèrement, ça nous démange presque. L’accessoire inutile mais fétiche signé Hermès, c’est le blog De Jeunes Gens Modernes qui nous y incite, et comme on aime particulièrement ce site pointu en matière de mode, et ben on se laisse planter par leur flèche. Nous sommes des indiennes mais nous nous rebellerons dès que les bourges auront débronzé !

À propos d’enfants, les nôtres, les autres, notez que le ravissant et utile site My Little Paris vient de sortir sa version pour les petits: My Little Kids. Bourré de jolies choses à faire, à voir, à acquérir, on aime, pour une fois, le site infantile destiné aux mummies pas cucul et gamin-centreés.

Vous rentrez de vacances, vous avez picolé tout l’été en vous promettant d’arrêter la vodka-Red Bull pendant un an voire à vie ? Soyez heureuses, nos amis les Russes nous affirment que boire du vin à la place de vodka et liqueurs nous gardera la vie sauve ! Certes, c’est Medvedev qui le conseille, mais pourquoi ne pas faire sien ce diktat lancé aux ruscoff soiffards quand on lit ça sur Slate : « Si les Russes boivent à peine deux litres d’alcool de plus que les Français (13,7 litres par an en moyenne en France), ils en meurent bien plus. En Russie, un homme sur cinq décède à la suite de la consommation d’alcool, alors que c’est le cas pour seulement un homme français sur 20. La faute à des habitudes de consommation plus risquées: ce sont les eaux-de-vie, liqueurs et autres vodkas qui remplissent les verres des Russes » ?! Nas drovie !

© Steven Meisel

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Le 26 août 2011

Revue de Web n°98 : Les affaires reprennent

sleepers24Bon, c’est la reprise à n’en plus douter. Déprimé et débronzant à vue d’œil ou gonflé à bloc bien que livide, découvrez ce qui nous a électrisé statique et toc. C’est la revue de web, le retour et ça va faire très mol. Vous nous avez manqué, aussi.

Qu’est-ce qui nous a le plus fait ragoter en rentrant de vacances ? La mort de FX et les photos de la fille de Véronika Loubry. Quoi, vous n’avez pas encore vu le shooting de la gamine pour le Vogue US ? Thylane a dix ans et « joue » à la femme fatale sur papier glacé. Poses lascives, regard sexy désabusé, la fille de Véronika Loubry n’a que dix ans et est pourtant photographiée comme le serait Kate Moss pour un spécial « bling chic ». Gros malaise. Tout le monde tombe sur la mère, ex candidate de télé-réalité (oui, aussi présentatrice télé dans les 90′s mais qui s’en souvient ?) qui ne trouve pas mieux que de répondre au scandale par : « Je trouve beaucoup plus choquante une photo pour Petit Bateau où une petite fille de 11 ans a les seins qui pointent. Là, ma fille n’est pas nue, il ne faut pas exagérer ! ». La mère est conne, la gamine n’y peut rien. Il faudrait plutôt reprocher à Vogue d’assumer de telles prises de position. Lamentable. En trois mots : Vogue la galère. Allez voir les photos et le texte d’une maman qui nous ressemble chez Be Barock.

Un énième outil pour connaitre qui en a la plus grosse (influence)? C’est Klout. Vous saurez tout tout tout sur le sujet grâce à Buzz2Luxe, qui présente un article, certes long, mais faisant bien le tour de la question. Cet été tout le monde (ouais le microvillage du web.fr) n’avait de cesse de brandir son score d’e-reputation-Klout à la face des réseaux sociaux. Certains humbles pionniers sincères ont espéré trouver dans ledit algorithme le bon moyen d’enfin aider les marques et agences à trouver le bon contenu au bon moment (la sainte osmose qui ne passerait pas que par les chiffres de visites mais par la qualité spécifique). Mais non, c’est raté.  « Ensuite par exemple sur le cas youtube une vidéo avec 3000000 vues et zéro commentaires sera considérée comme peu influente et une vidéo à 100 vues avec 45 commentaires kikoolol comme très influente » comme le commente Romain Blachier, on n’est toujours pas prêt à qualifier les expertises de l’interweb. - »Mais c’est… Mais c’est d’la merde ! » - »Non, c’est Klout ».

Si on met de côté notre envie de nous la raconter avec nos x souvenirs de vacances, qu’avons-nous en commun vous et nous, à quelques jours de la rentrée ? Ces kilos repris en trois semaines à coup de bocadillos au jamon y aceite, de boules vanille-choco (le sorbet citron ? mouahaha) et autres bouteilles de vin et mojitos enfilés comme des perles avec une facilité déconcertante. Avant que le premier cours d’aquagym commence début septembre, on vous invite à déculpabiliser avec le texte de Garance sur ces régimes et cette haine de notre corps qu’ils peuvent entraîner. Et puis savoir que Garance n’est toujours pas parfaite, ça rassure.

Certains scientifiques bossent dur, tandis que nous regardons les seins refaits et tendus comme des cônes pistache-choco des filles sur la plage. Des chercheurs de l’University of London tentent de mettre au point un miroir à réalité augmentée dans le but de nous aiguiller sur nos choix si on décide de passer au bistouri de la chirurgie esthétique. Relayé par Dvice, un cobaye nous en fait la démonstration. Comment dire? Moche avant et après, le sourire tombant en moue amère et le nez indécemment affiné, le système n’est pas au point (euphémisme). Essaie encore, petit NERD.

Votre chéri passe vos vacances avec vous ? Vous avez embarqué votre piles de Biba/Glamour/Elle pour la plage et les pauses caca de la maison de location ? OK, alors vous allez rire comme nous en lisant le papier de Slate sur nos hommes qui découvrent  cette presse féminine qui a cette fâcheuse habitude de nous dresser comme des moutons complexés. Si l’une d’entre vous n’a pas entendu chéri faire une réflexion sur un des papiers ou tests à la con d’un mag cet été, qu’elle lève le bras ! Tiens, dès la rentrée, qu’on se le dise : on diminue la conso de presse girly, les blogs suffisent. On va se remettre au roman, ça nous fera pas de mal. (On en reparle en automne quand on glandera le dimanche au lit, hein.)

Crédit photo: « People sleep in their chairs as they wait to watch the launch of Space shuttle Atlantis on the last mission of the space shuttle program on July 8, 2011 in Titusville, Florida. (Joe Raedle/Getty Images) » / Boston.com

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Le 29 juillet 2011

Revue de Web n°97 : c’est l’été même si on doit le dire vite…

it-will-be-okC’est l’été, même si personne n’y croit. Nous sommes en rythme estival et vous n’avez pas le choix. La revue de web s’ébroue sporadiquement au travers d’incongruités reposantes et oui, vous avez la foi…

Premier OVNI du genre, un site animé apparemment par un graphiste qui procrastine et s’invente des questions-réponses-défis-demande des lecteurs à mourir de rire, plutôt que de répondre à ses clients dans les temps. Amis freelance, vous nous comprenez d’ores et déjà. À la requête « I’m sad about something », voici la réponse en image en tête de revue de web. Mais une des pépites que l’on vénère déjà pour sa méchanceté envers les chats, son brio en terme cinématographique et son sens de la repartie auto-fictionnelle (10 fois plus drôle qu’Angot) est là, chez 27bslash6. En gros, pour les non-bilingues: à travers un courrier des lecteurs particulièrement pervers, une supposée Shannon demande à David Thorne (le graphiste glandeur et brillant auteur du blog) de lui composer un poster afin de retrouver son chat égaré « Missy ». S’ensuivent échanges de mails à crever et propositions délirantes d’affiches qui vont faire notre mois de juillet, sans compter. Aussi bon (et long) qu’un roman, une merveille.

En ce début de villégiature, plutôt que de lire Voici sur la plage humectée par la dernière averse, ruez-vous sur Epic Fail, le vidéo gag du web. Au chaud, à la maison de location où l’internet est sporadique, tant pis, c’est les vacances. D’accord, on rigole de gamins qui s’explosent la tronche sur le gazon mais on s’amuse aussi de visuels un peu mal juxtaposés, d’accidents domestiques ou de méconnaissance culturelle. Que de la connerie et beaucoup de joie.
angry

Le buzz du moment, c’est le Personal Branling. What the Fuck? Tu auras noté l’habile jeu de mot qui nous met sur la piste de la moquerie. Vaine, la moquerie, creuse, aussi souvent, mais rigolote, il faut le reconnaitre, même si cela nous fera rire juste une semaine ou deux. Un passage en revue des statuts et autres tweets qui ont pris grave le melon. Distrayant.

Ensuite (enfin) c’est Le Boulevardier (et ses compères) qui nous offre une parodie tendre et instructive de la mode des filles vue par des mecs. Aux questions, euh, basiques, posées par ELLE (à des amis blogueurs, faut-il le préciser), Le Boulevardier veut répondre aussi! Quid des questions sur les filles posées aux garçons?
Le fashion faux pas ?
La tenue féminine qui vous fait craquer ?
Que faut-il offrir à un homme cet été ?
On vous laisse découvrir. Et dire qu’on voudrait nous faire croire qu’il existe un fossé, une péninsule, un gap entre les goûts partagés entre les genres. Ou alors ce sont les gars du Boulevardier qui sont drôlement pas débiles (à notre image). Et pas mal drôles aussi. Réjouissant.

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Le 8 juillet 2011

Revue de Web n°96 : Haute etc.

Défilé Dior Haute Couture AH 2011/12.

Défilé Dior Haute Couture AH 2011/12.

Ohé ohé y a quelqu’un ?… Vous et nous, en vacances ou encore au bureau, on est comme piqué par une mouche tsé tsé, c’est donc dans une osmose léthargique que nous vous offrons cette revue de web à la sauce juilletiste. Entre Haute Couture et Prêt-A-Glander.

Tiens, un article à la con en Une de Yahoo, un de ceux qu’on lit au taf en se répétant que demain on arrête (comme Morandini ou Mixbeat, n’est-ce pas). Le dernier en date qui a retenu pas notre menue attention : « Ce que votre maillot de bain dit de vous ». Soyez prêtes à vous faire claquer le téton et la fesse molle avec des clichés un peu aigris. Si tu portes du Eres t’es une pupute en Louboutin ou une vieille avant l’âge. Si tu préfères le maillot rétro, c’est que t’es rien qu’une grosse mais que t’as les coui… d’assumer. Pire, si tu t’affiches en bikini H&M, t’es juste une radine qui copie tes copines radines (l’auteur de l’article ignore que certaines sont fauchées visiblement). Bref, les commentaires en mode « il est bidon ce papier » sont bien légitimes. Ca aurait pu être drôle, dommage. Question à la journaliste : et quant on porte un bikini noir qui fait des seins de déesse alors qu’on en a déjà, on envoie quoi comme message ?

Le Club Dorothée et ses dessins animés où il y avait toujours un gros chat trop mignon pour exister en vrai. Par exemple, vous vous souvenez du chat du petit Benjamin (le môme un peu gros aux cheveux bleus) dans Lucile, Amour & Rock’n'Roll ? Et ben on l’a retrouvé ! OK, si vous êtes pas dans le délire de Daphné Burki, celui des « chats trop meugnons », passez au paragraphe suivant. Sinon, allez voir cette photo prise dans une garderie japonaise pour chats. Et qui nous montre cette photo sans intérêt qui fait notre minute molle de la revue cette semaine ? Andrea Crews, sur son blog Colette.

Venons-en à la vraie actu de la semaine : la semaine de la mode Haute Couture AH2011/12. La Haute Couture, ça passionne moins que le PAP, surtout quand il fait chaud. Surtout quand il fait chaud et que la moitié des amis sont en vacances et qu’on peut pas crâner en leur disant que nous, on en est (on a le droit de leur faire croire aussi). Ce qui en revanche nous a tous unis cette semaine, c’est de savoir à quoi ressemblerait le défilé Dior, sans John. Les avis sont partagés : certains sont déçus, d’autres se réjouissent du nouveau ton. Qui est le DA de cette collection, qu’est-ce que ça donne ? Breakfast at Samara’s vous livre l’essentiel. Mais pour résumer : « un peu éclectique, pas vraiment de thème homogène, à part les motifs et formes géométriques ».

A part Dior ? Ben allez voir Vogue et regardez Golovanoff pour les compte-rendus, nous on préfère se marrer en matant la foule de wanabee entourant les top et actrices aux sorties des défilés. Ben quoi ? Ne nous dites pas que vous ne vous foutez pas de la gueule de ce monde presque mélangé après avoir vus les vidéos de Fashion Week Paris ! Finalement, c’est presque aussi savoureux que certains défilés, entre Ginette qui dit à Paulette « C’est une actrice américaine, comment elle s’appelle mince » (Cate Blanchett mesdames), le blogueur mode qui se fait discret malgré son look « Je me ferai peut-être repéré par Garance ou n’importe quel autre Sartorialist de seconde zone » et les rédac mode qui se la pètent à mort (pas toutes, ouf), non franchement c’est aussi bon qu’un Strip Tease à 23h sur France 3.

Color block par ci, colorblock par-là, ras le bol ou kézako, Maeva Destombes vous explique tout sur son blog. Et comme on est des grandes feignasses, on trouve plus facile de vous diriger vers cet article complet qu’on aurait pu écrire mais vous comprenez, l’apéro et les déj avec des pigistes aussi procrastinatrices que nous, ça prend déjà beaucoup de temps. Ou alors les couleurs en veux-tu en voilà ça vous gave depuis que vous avez vu Eleonore Bridge et consoeurs vous exposer leurs dix ongles peints à la Punky Brewster, et franchement, on vous comprend.

Photo : Breakfast at Samara’s

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Le 1 juillet 2011

Revue de Web n°95 : Comme une image

dear-photoCette semaine on parlera de belles images, de micro-blogging (reviens, on va tout t’expliquer) et pas de Martine ni de Christine, oui, la revue de web amorce la pente douce en cascade. Juillet, nous voilà…

Alors ce Tumblr? À tes souhaits. Nouveau phénomène se situant à la lisière de Twitter, de Flick’r et du blog, galerie le plus souvent très visuelle, « ces mini-blogs fonctionnent comme des scrapbooks dans lesquels il est très facile d’accumuler textes, photos et vidéos (to tumble, en anglais, signifie tomber en cascade, dégringoler)« , comme le définit justement Géraldine sur Café Mode.

Nous ajouterons en outre qu’un des grands bonheurs du support réside dans le fait de pouvoir relayer, reposter, rebloguer les posts ou visuels vus chez les autres… C’est non seulement tout à fait permis, plus que ça on vous y incite et c’est carrément tout le sel de cette mise en réseaux par affinités d’images.

Ah, oui, pour Géraldine, elle est tombée dedans, son tumblr s’appelle What Else? comme dirait George et elle décrit bien ce relais jouissif (et chronophage): « Une image m’attire, je clique sur la source, je tombe sur un autre blog tout aussi chouette, j’y découvre une autre image forte, je clique sur sa source pour savoir d’où elle vient… » Ad vitam. De nombreux blogueurs se servent de l’outil comme une arrière cour, un endroit un peu off, une garçonnière de toutes ces photos qu’on ne publiera pas sur le blog faute de temps ou de discours. Ou s’en servent comme d’un espace intime où collecter, archiver, arrêter ce flux visuel si vif qui nous emporte.

La resta de  la semaine sur tumblr, c’est Lady Gaga. Elle ouvre le sien : Amen Fashion. De quoi contenter les « petits monstres », aussi narcissique que le blog de Courtney Love mais sympa… si on est fan. Parce qu’ici, c’est un peu : et moi dans ma baignoire, et moi en léopard, et moi dans toilettes, et moi dans l’avion style genre je dors façon naïade, et moi et moi et moi. Sympa ou très relou, c’est selon.

Très individualiste (voire égocentré à la manière d’un Peter Greenaway qui ne re-publie que des images de ses films postées par d’autres) ou absolument collaboratif (à l’instar du Tumblr Dear Photograph qui propose à qui veut de déposer son image mise en abîme: la photo du passé re-shootée sur les lieux du présent), le Tumblr peut apparaitre désorganisé, hasardeux ou très réfléchi. Il est toujours personnel dans ce qu’il dévoile au travers des collectes, au fil de l’accumulation: un univers se dessine. Des profils monomaniaques se détachent. Des érudits se révèlent. L’ordre des images s’avère volontaire. Un monde sans fin s’ouvre, encore assez libre.

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Le 24 juin 2011

Revue de Web n°94 : Paraît que c’est l’été…

Le baiser de VancouverSemaine marquée par le début des soldes pour les modeuses, lisez nos quelques pistes de shopping pour tous. Sinon, quoi d’autre ? Le baiser de Vancouver et les réseaux sociaux se découvrent plus romantiques que ta soeur, la fête de la musique one shot, le mauvais goût superstar et des coiffures romantiques pour les nulles. Revue de Web !

Les soldes, donc. Petit florilège de blogs qui peuvent vous servir pour shopper au bon endroit…

Sur Do It In Paris, les filles ont eu la bonne idée de faire un « photo-trottoir » pour immortaliser les shoppeuses avec leurs achats de la journée. Ca donne envie, on voit leur pièce, leur sourire et surtout les prix cassés.

Chez Hype & Style, on note les 10 meilleures adresses d’eshops pour Jules, et tant qu’on y est, on en profite pour lui offrir une fringue pour les vacances, ça lui fera oublier notre caractère de merde qu’on traîne depuis deux mois.

On n’oublie pas non plus Mini-Me, ainsi chez Mum is Geek, on nous offre une looongue liste de boutique en ligne pour les petits où on pourra les relooker fashion à gros coups de rabais.

Vous avez entendu parler du Baiser de Vancouver cette semaine, non ? Cette photo d’un jeune couple enlacé qui s’embrasse pendant que tout autour d’eux n’est que chaos avec flics, matraques et flammes. Les réseaux sociaux ont tellement fait tourner cette photo que le couple, anonyme, était devenu l’emblème de l’amour. Dommage pour les E-romantiques, on vient d’apprendre qu’en fait la fille avait été blessée à la tête par un émeutier et que son mec ne faisait « que » lui venir en aide. Nous, a posteriori, on aime toujours la photo. Bref, pour connaître les détails de cette pic à la Doisneau (sauf que là, tout est spontané), allez sur Le Nouvel Obs.

La fête de la musique, on allait l’oublier celle-là. Que des blogs qui racontent leur soirée à base de « j’étais pompette », mouais bof. Seul un blog a retenu notre attention, en images plutôt cool et avec un texte court mais vraiment drôle, efficace quoi. Extrait : « On danse au milieu de la rue et on se dit : « mon dieu, je suis en train de passer une bonne fête de la musique, sans emmerdes, sans musiciens amateurs qui détruisent des classiques du rock and roll, sans payer ma bière 8 euros pour écouter du jazz manouche et j’ai même trouvé un coin pipi ». Les gens sont posés dans le caniveau, mais cela ne les dérange pas. Ils refont le monde, une bière à la main. Il fait bon, c’est l’été. Il y a un mec qui jongle, Il y a toujours un mec qui jongle pendant la fête de la musique, c’est dingue ça. On sait pas d’où ils sortent, ils doivent se passer le mot, en association avec la confrérie des mecs qui s’endorment devant les portes d’immeubles. » Drôle, hein ? Le reste est à lire chez Brain Magazine.

Oh et puis vous l’avez sûrement constaté par vous-même: le mauvais goût d’un jour est l’objet culte de demain. Il existe en effet une sorte d’aller-retour-aller-retour bis repetita entre ignoble et hip, notamment dans la mode. C’est sur ce principe que La Gazette du Mauvais Goût va recenser ce qui nous entache la rétine aujourd’hui et sera (peut-être) la tendance pointue et adulée demain. Sidérant (au sens propre du terme, on reste collé à l’écran). Tout y est fascinant, ce site est en passe de devenir notre it de l’été.

Flash beauté pour toutes celles qui essaient, en vain, de refaire sur elles ces chignons, couronnes de nattes et autres coiffures romantiques en vogue en ce moment. Ne désespérez plus, des filles sympas ont pris le temps de tout expliquer sur leur blog ! On aime (fort, grâce à elle on arrive enfin à faire quelque chose de beau sur notre tête) A Cup of Jo, blogueuse qui explique en photo, étape par étape,  la réalisation d’une coiffure.

Puis cette semaine, c’est la vidéo de Sara chez Madmoizelle qui nous a bluffées : au début on a un peu peur parce que la musique de fond fait un peu « bande-son de film de boules sur M6″ et parce que la prof parle lentement comme un suisse, bref on se demande si on va tenir tout le temps de la vidéo. Les filles, ça vaut le coup de tenir, car grâce à elle on peut se faire une coiffure hyper sympa avec un headband comme seul accessoire, ambiance « chantons dans les prés avec nos amis folk chic ».

© Richard Lam

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Le 17 juin 2011

Revue de Web n°93 : Marque attaque

matrixBeaucoup de remue ménage sur les pages Facebook des marques, cette semaine. Des attaques légitimes ou pas, des tribunes publiques nécessaires et inhérentes à l’interweb auxquelles chacun ne sait pas toujours (bien) réagir. Bref le consommateur-web-actif ouvre sa gueule pour le meilleur et pour d’autres raisons impénétrables. En voiture, Simone.

Cas de figure n°1: Velvetine en proie à l’espagnol Mango.

Là, on ne peut que s’écarquiller, éventuellement fustiger, sûrement boycotter. Autant être franches, pour une fois on suit Deedee et on boycotte la marque. Marre de voir ces géants du PAP cheap s’enrichir sur le dos de créatifs qui bossent dur pour garder leur marque en vie. Pourquoi fuir Mango ? Parce que comme on peut le voir en photos chez Deedee, le sac Velvetine copié par Mango est tout aussi hallucinant que le T-shirt Zara qui reprenait une photo de Betty. Ce qui nous fait enrager : qu’au final Velvetine est condamné à payer 6000€ à Mango au motif qu’elle les aurait attaqué abusivement. Pour pousser sa gueulante et rejoindre la plainte collective, rendez-vous sur cette page Facebook.

Cas de figure n°2: rien à voir et pourtant…

Autre bad buzz de la semaine, le navire prend l’eau, Petit Bateau doit affronter une horde de blogueuses féministes en colère contre deux modèles de body pour les tout petits : un rose avec écrit dessus « coquette, jolie, gourmande, douce, têtue » et pour les garçons la version bleue avec son même lot de stéréotypes. Tout ceci, nous apprend Cyroul, n’est peut-être pas la conséquence d’une association de blogueuses choquée mais plutôt le boycott de community managers comblés de pouvoir noyer une marque, et sous-entendu, le CM de Petit Bateau, qui ne s’est pas  exprimé sur la page Facebook Petit Bateau, au grand dam des gueulards qui ont montré leur mécontentement en pourrissant le Wall. Mouais. Tout ça pour ça ? Et si on brûlait les CM ? Merde, on touche pas àPetit Bateau !

Cas de figure n° 3 : Coup de gueule isolé

De toute évidence, tout le monde s’est décidé à ouvrir sa gueule devant les injustices liées à la contrefaçon, et quand ce ne sont des pas des guerres grosse enseigne/blogueuse (supposée) plagiée, c’est une voix, une seule, qui s’ouvre et qui suffit à nous faire faire dire « Et maintenant les petits créateurs… Trop, c’est trop ! ». Ainsi l’auteur du blog Une vie de noire remarque une drôle de ressemblance en faisant du E-shopping…  »Hier sur une page facebook qui vend des vêtements et accessoires de style africains, je suis tombée sur cette photo. La jupe est vendue à 50 €. Et elle  m’a désagréablement rappelé la jupe de la styliste Ituen Basi, soit une jupe de créateur vendue à 150 £. » Allez voir les photos sur son blog, les ressemblances sont plus que frappantes. Comme le note l’auteur, il n’y aucune raison que seuls des Louboutin puissent gagner leur procès pour contrefaçon (contre Yves Saint Laurent et leurs souliers à semelle rouge), les petits créateurs émergents méritent plus d’égard.

Cas de figure n°4 : Quand notre chouchou déçoit

Même Urban Outfitters joue à l’Arsène Lupin du Web et pille un tas de jeunes créateurs sans jamais daigner répondre à leurs accusations. Récemment, c’est Stevie Koerner, une jeune femme de Chicago vendant ses bijoux sur Etsy, qui a découvert une reproduction d’un de ses pendentifs chez Urban Outfitters. Arrêt sur Images nous raconte en détails comment est né ce bad buzz, le moins que l’on puisse dire c’est que l’enseigne prend de bien trop haut ses consommateurs. Attentions les gars, descendez parmi nous deux minutes, vous comprendrez que le public est beaucoup plus rancunier que ce ce que vos conseillers veulent bien vous dire…

Crédit photo: Ozap.

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Le 10 juin 2011

Revue de Web n°92 : Vous reprendrez bien un peu de tsatsiki?

lafiga2 Donc, la faute n’était pas celle du concombre, il s’est dit « not guilty », même si l’on hésite à manger nos 5 fruits et légumes par jour depuis… Une astreinte que nous ne suivions que peu, faut-il le préciser. T’inquiète: une revue de web pas du tout culinaire, sans DSK mais du procès et des bouts de blogo impitoyable, cette semaine.

Souvenez-vous (ou pas, Vogue vous aide à re-situer): « Warren et Margaux ont été choisi par les frères Elicha pour représenter la marque The Kooples le temps d’une saison (en novembre 2010) ; Mais en choisissant Margaux, The Kooples crée la polémique. » Bon, déjà, quoi? Agacés de devoir citer la marque tous les trois mots, nous avions passé sous silence la fameuse affaire de l’époque. À savoir: Margaux Lonnberg, blogueuse incarnant the marque est maigre. Très très maigre. Cette maigreur n’est néanmoins pas une nouveauté pour qui l’a vue allégrement shootée sur le blog de la jeune femme.

Bref, au mois de mai, c’est la suppression des vidéos et des photos, « Le JDP (le jury de déontologie publicitaire français) a demandé à la marque branchée parisienne de cesser toute publicité qui valoriserait l’extrême maigreur. L’annonceur a déclaré qu’il n’avait pas conscience que ces publicités pouvaient choquer une partie du public. Il a pourtant décidé de retirer toutes les photos litigieuses du blog et de cesser sa collaboration avec Warren et Margaux ». Ok, ok. Bon, bon. Hypocrisie quand tu nous tiens.

En revanche comme le souligne May Bach Carter, ce qui est intéressant c’est la nouvelle forme de pouvoir (parfois abusée et superlative, sans doute) que le web a donné aux consommateurs. « Dans tous les cas, ceci est un très bon exemple du changement qu’il y a dans les relations entre Marques & Consommateurs. The Kooples est connu pour être dans l’air du temps et en phase avec l’âge de sa cible. Seulement, en arrivant sur la plateforme BLOG & Réseaux Sociaux, ils s’exposaient naturellement à ce genre d’incident au moindre faux pas, et cela est le cas ici vu que la plupart des gens les plus hostiles s’est servie principalement du web pour relayer leur message« . Tribune libre pour le pire et le meilleur, sur le web rien ne se passe en silence.

Mais encore, dernier rebondissement: Walinette qui s’était exprimée sur le caractère choquant, à ses yeux, d’une telle maigreur, se voit aujourd’hui attaquée par Margaux Lonnberg : « C’est la blogueuse qui s’occupait du blog de Thekooples qui porte plainte (mail de son avocate), estimant que de notre faute elle a perdu son job« , explique-t-elle sur twitter. Dallas c’est de la gnognotte à côté.

Et pendant que la plupart des blogueuses traitent l’affaire en parlant de l’anorexie et du vide « intersidéral » que semble être la vie des deux ex-héros de The Kooples, chez Stiletto & Vitriol, on prend l’ensemble d’un angle plus, hmm, original… Amis de la théorie du complot, ceci est pour vous : « Faisant partie des ‘truthers’ (adeptes de la théorie du complot), je suis persuadée que le rock a été inventé par les marques américaines, dans la société de consommation naissante des années 50,   pour vendre un style de vie aux petits blancs en quête de frissons, qui cherchaient justement un moyen d’emmerder leurs parents en leur imposant leur jeunesse triomphante et vide de sens. Il n’empêche qu’en petite blanche, je suis moi-même adepte de rock’n’roll mais je suis assez lucide pour savoir qu’acheter une fringue bien coupée à 200Euros n’a rien n’a rien de transgressif et encore moins de révolté. C’est au mieux un acte purement hédoniste, au pire un acte de consumérisme. Mais il est vrai que la lucidité demande de l’humour et de la créativité pour être vendeuse, notions que The Kooples ne semble pas encore maîtriser… »

Crédit photo: La Figa via Brain Pickings.

2 commentaires besnob Ecrit sous acide par besnob
Le 20 mai 2011

Revue de Web n°90 : Yes We Cannes/Kahn ! Enfin…

Lars_von_Trier_Cannes_2011Cannes, suite et fin. Semaine tellement riche en rebondissement dans l’affaire DSK qu’on a comme fait la nique à la Croisette. Bon en même temps, ils nous tapaient sur le système avec leur jury chiant et le plateau du Grand Journal qui devrait se réinventer un peu (oui parce que sinon, à part Canal +, vous avez vu beaucoup de chaînes parler du festival ? mo-no-peo-ple-li-sa-tion). Sauf que, en trois jours, tin tin tin : Samy Naceri et Lars von Trier foutent le dawa et du coup, ben on en parle. Et puis aussi des blogs marrants pour voir Cannes d’un oeil cynico-funny. Bref, revue de Web « Cannes m’a tuer ».

Allez, un petit lien vers un article de Rue89 sur le DSKgate, histoire de. Si, depuis le début de l’affaire, vous faites des apéros devant les chaînes info et que vous prenez votre pied à vous engueuler avec vos potes – complot ou salaud, faut choisir son camp -, voici de quoi argumenter votre prochaine plaidoirie. L’occasion surtout de se moquer de ses mauvais avocats que sont ses potos, dont BHL, qui se fait par ailleurs sublimement tailler par Laila Lalami sur The Daily Beast.

Fan de Penelope Jolicoeur, ne manquez pas son dessin quotidien sur le site d’Arte. En reporter de choc, Penelope Bagieu a été invitée par Metropolis à croquer la vie d’un festivalier et les vraies coulisses de tout ce grand n’importe quoi : les stars, les projos et ses spectateurs qui se déchaussent comme dans un camping, les fanatiques de l’escabeau devant les marches, la montée des marches et ses sous-sous people qui volent leur 15minutes de gloire en faisant ch… les organisateurs, etc. Drôle, caustique, en gros ça ressemble à ce qu’on dirait si on y était.

Un qui n’est pas passé inaperçu pendant le festival, c’est Samy Naceri. L’acteur qui disait vouloir se refaire une image a visiblement oublié que pour cela, il fallait arrêter l’alcool voire la défonce. Déboire sur déboire pour lui : après avoir tapé un scandale parce que le Martinez refusa qu’il gare sa caisse devant l’hôtel, il a carrément tapé un show d’ivrogne dans un restau de la Croisette. Le blog 1001 Actus nous montre les vidéos, c’est pas beau à voir. Ce mec est flippant, on n’aurait pas aimé être à côté de sa table (voir les têtes des gens à côtés qui se marrent pour masquer leur flippe de se prendre une baigne s’il avaient osé lui demander de se calmer).

«Je dis seulement que je comprends l’homme (NDLR : Hitler). Il n’est pas vraiment un brave type, mais je comprends beaucoup de lui et je sympathise un peu avec lui», «je suis avec les juifs, mais pas trop, parce qu’Israël fait vraiment chier». Ca, c’est ce que Lars von Trier a sorti devant une assemblée de journalistes médusée il y a deux jours.  Pendant la conférence de presse, on peut voir Kirsten Dunst, assise aux côtés du réalisateur, s’effondrer de honte à mesure qu’il aggrave son cas. Scandale (encore) sur la Croisette, excuses officielles par la suite, mais ça ne suffira pas, Lars von Trier est prié de quitter illico presto Cannes, la France, l’univers quoi. Tous les faits et la vidéo de la conférence sont à voir sur Libération.fr. Galliano, Lars von Trier, qui sera le prochain blacklisté ? On l’imagine partir avec sa caravane, tout penaud…

On retombe dans la légèreté avec Ioudgine qui s’offre, à l’image de Pénélope Bagieu, un espace personnel sur le site d’Arte. Ioudgine à Cannes, c’est le blog qu’il faut suivre. A coups de vodka, de drague molle, de moments de solitude et de bourdes répétées, elle nous fait presque regretter de ne pas être là-bas. Ouais être snob, c’est aussi trouver Cannes inodore. (Et être snob, c’est aussi feindre parfaitement.)

On n’oublie pas non plus Technikart et sa quotidienne SuperCannes. Extrait du SuperCannes n° 8 consacré à Menlancholia, le film de Lars von Trier : « Dans son emploi habituel de pauvre petite fille riche, Kirsten Dunst y assiste à la fin du monde, un sourire triste aux lèvres, comme pour encourager l’apocalypse qui s’annonce. Le message était clair : on n’avait pas besoin d’un seppuku médiatique pour y lire un autoportrait de l’enfant terrible en diva dépressive. » Si vous aimez le ton du Technikart papier, vous ne serez pas déçus.

© Thomson Reuters 2011/Yves Herman

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Le 13 mai 2011

Revue de Web n°89 : French Cannes Cannes

cannes_landcape_30x18Cannes nous fait son cinéma. Et on adore ça. De la peoplerie aux stars adulées pour de vrai, des films aux fêtes, cinéphile, cinéphage, BeSnob est dans la place, quelque part ailleurs, dans la revue de web, pour commencer…

Sans tomber dans l’effet de groupe qui veut actuellement qu’accrocher une photo de Mélanie Laurent derrière sa porte pour y lancer des fléchettes dessus soit associé au bon goût, on a tout de même le droit de dire qu’on la trouve fadasse. En particulier pendant la cérémonie d’ouverture du festival du ciiinéma (« c’est magique le cinéma ») : un bon texte écrit par Bedos fils (on a entendu dire qu’il y aurait eu coït entre eux, enfin vu que Twitter est aussi fiable qu’un Rottweiler…) mais alors le jeu, grand Dieu, c’est à se demander comment cette nana a pu obtenir tant de rôles! Et puis le côté « je vais faire danser le jury », avec Uma qui fait la fille sympa pour ne pas la laisser dans sa solitude et de Niro qui fait la gueule, ça l’a pas fait du tout. En revanche, chez France Soir, ils n’ont pas du tout pensé la même chose que nous de la prestation de Mélanie, pourtant l’attaque de leur papier nous séduisait tant au début… Bon mais en gros ce qu’on voulait dire, c’est qu’on a trouvé que France Soir pour retourner leur veste et applaudir Mélanie Laurent. Ben les mecs, continuez, on vous regarde.

Chez Discordance, pas de critique directe de la Laurent. Mais une sacrée jolie plume, on ne peut tout avoir. La cérémonie d’ouverture est ici décrite comme un concile au Vatican. C’est drôle et bien mené, nous rappelle les rôles exacts de chacun dans le protocole du 7ème art et dans sa glorification en particulier, sise sur la Croisette. Et, tu sais l’air de rien, on en vient à se poser de vraies questions (sans doute oubliées demain, mais c’est la première intention qui compte): pourquoi ce parfum de culte autour du cinéma? Pourquoi entre-t-on en religion devant certains films? Comment sommes-nous devenus des born-again de la star, de l’actrice, de l’acteur?

À ce propos, vous savez tous que Sean Penn fricote grave avec Scarlett Johansson. Pauvre égérie Darel, Robin (Santa Barbara, dis-moi pourquoi), non? Bon, non. Chez OMG (faites pas semblant, vous adorez radio-ragoter-people), on découvre qu’invité à un dîner chez les Obama (à la Maison Blanche, chez les présidents des États-Unis, re-situons-nous), le couple a fait son coming-out sévère. Scarlett aurait passé la moitié de la soirée sur les genoux du mûr bad boy, l’un et l’autre se palochant dès que l’occasion se présentait (toutes les 10 minutes). En fait, ils sont punk, ces deux là. Gros gros gros crédit sympathie, même s’ils ne seront sans doute plus jamais invités. Allez, venez fucker à la garden de l’Élysée, ça nous changera du secret de polichinelle dans le tiroir de la plus célèbre actrice française du moment. Pardon à Marion Cotillard.

Idée amusante, on en aurait voulu plus, chez Chaussure-hommes: pour rendre hommage aux rôles de Robert de Niro, idôle incontestée et président du jury, le blog propose des shoes en adéquation avec la mafioserie de l’acteur. Vraiment dommage de se limiter à deux films évidents, tant la richesse de Bob et ses facettes cinématographiques auraient pu nourrir des tombereaux de sélection ludique voire trendy. On a faim.

C’est Faye Dunaway qui fait l’affiche, cette année. Ouf, ça nous change de Binoche en plein retour de trip. Sans déc, Faye, c’est LA femme. Enfin, une des. Mais une qui a marqué. On ne saurait trop vous conseiller l’article de la Souris Teigneuse qui met en parallèle les plus beaux clichés de la singulière et sophistiquée actrice et la mode, tout simplement. Une comparaison qui visuellement est absolument pertinente, surtout vachement séduisante. Votez pour elle pour le concours Figaro. Il ne s’agit plus de copinage, là, nous aimons sincèrement son article.