Boys, boys, blogs
Pour ce deuxième rendez-vous avec la Revue de web, BeSnob a choisi d’aller enquêter chez les mâles blogueurs dits généralistes. Non, mais, oh fillette, reviens, on parle cul…
Plus exactement, on parle des blogueurs qui parlent cul de filles (et le montrent surtout). Impossible en préambule de ne pas citer OkCowboy, qui bien que masculin, oui et blogueur aussi, ne s’adonne pas, lui, à l’affichage régulier de la nudité féminine mais dresse le portrait de ses petits camarades qui le font. Vice hypocrite, cher Florian ?
Si l’on devait classer les femmes dans trois seules catégories après avoir fait le tour, à notre sauce, des blogueurs branchés pin-up et sites sexy, elles pourraient être : les chiennes plus ou moins malignes, les paumées gentilles au cul bombé et au QI d’huître et les intellos doucement vicieuses.
Prenons Mry, infatigable séducteur pince-sans-rire : chaque jeudi, le docteur ès gros nibards loloferrarisés (paix à ton âme, Barbie crustacé) donne à l’abreuvoir des images de mannequins ou actrices de second rang toutes ultra minces mais aussi ultra refaites. Ses lecteurs sont toujours très satisfaits d’avoir été aussi bien nourris. Et ils reviennent la semaine suivante, même jour, même heure. Le petit quart d’heure pute dans le camion à la lisière du bois de Vincennes, en résumé.
Ainsi chez Otto, le proxénète décomplexé de Chauffeur de Buzz, le poster à astiquage est présenté sans ambages. Parfaitement assumée, la propension aux bimbos célèbres (surtout dans leur branche) et rudement chaudasses ne connaît pas la timidité, quoique. Le classicisme cliché des mises en scène ne relève pas vraiment le niveau de la température ambiante et le riche sujet de la almost-famous-cochonne en devient absolument conventionnel. Enfin, on ne va pas là pour la créativité, hein. Y a Closer, pour ça.
Megan Shaw nous met en joie chez Geek & Cochonneries, ce dernier ayant visiblement tout compris à la tendance tartanesque sévissant depuis un an sur la blogosphère féminine.
C’est avec une certaine candeur qu’il nomme l’affaire de « tissu écossais », mais comment lui reprocher de ne pas utiliser les termes qui en jettent quand on se veut de la hype ?
Les yeux exorbités, nous bouffons l’écran. Le tartan customisé de jean cheapos et de lacets poitrinaires fait voler en éclats certaines certitudes: le carreau ne rend pas seulement moutonne, il peut se faire pute, comme notre langue…
Alors les hommes n’aimeraient que les seins en forme de pastèque ? Pas forcément.
Darkplanneur, tu sais celui qui interview Patricia Kass la future représentante de la France à l’Eurovision, semble préférer les cagoles sans seins, enfin, c’est le cas d’Amandine. Et ouvertement porn-quelque chose. Au moins, là, on n’est jamais surprises: de gentilles filles qui n’ont de borderline que la taille de leur string font des grandes confidences via vidéo sur Marilyn et la cyprine (Darkplanneur en roi de l’interview pseudo intimiste, c’est fabuleux : entre Alain Soral et Delarue père de famille) avant d’offrir un strip tease façon After Dark (les bunnies pétillantes en moins). Rasant.
Chaque jour, le généreux pornocrate Pingoo nous offre de la meuf : de la bonne, de la chaude, de la floue, de la star… Pingoo n’est pas bégueule, tout le monde va à la plage et mate avec joie les bonasses pas farouches. On pourrait lui reprocher cette overdose de bons sentiments (sic), de négliger le quali pour le quanti, certes, mais le sieur aime les femmes… Qui le lui rendent bien (les salopes). Catherine Laborde, accroche-toi bien au cumulus, Pingoo n’est pas loin de te détrôner avec son célèbre éphéméride du cul ! Je veux lire la suite »
La pingouine du jour, sainte qui y touche, est parfois photographiée par le maître de céans et ça, si c’est pas de l’amour, je veux bien donner mon corps en liesse à Sainte Agnès .

Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)