Lubies de rentrée
C’est le 1er septembre, tiens! Jennifer poursuivant sa retraite suisse jusqu’à la fin de la semaine, météo ensoleillée et rythme général atone ne me font pas prendre la mesure de l’événement. Septembre. D’ici quelques temps adieu tennis éculés, espadrilles hagardes et sandales usées, adieu petons à l’air et vernis corail échoués sur la plage dorée de nos orteils. Adieu exubérance et mollesse de l’été. Écoute, tant pis. Pour tout vous avouer, je ne suis pas encore prête. Afin de passer le cap en douceur, je m’extasie sur des bottines quasi-plates qui font oublier que l’automne c’est gris, c’est pluie, c’est fermé, c’est courir…
Boots léopard, 227 €, Sam Edelman chez Urban Outfitters, boots en python, 345 €, Goa chez Spartoo, boots dorés, 149 €, Mellow Yellow chez Sarenza.
Oh et puis attends, on va voir si l’été indien tient ses promesses et si mes lubies tiennent le coup jusqu’au mois prochain. Octobre. Oui.
De ce voyage en
- »Docteur, je manque de tonus »
Marie Sarah Bernhardt, sociétaire de la comédie à la française, ici photographiée par
Font briller à sa taille le bronze et l’or… Voyez-vous, je suis d’humeur simili prêtresse antique, vestale de pacotille ou même esclave dorée sur tranche de peplum hollywoodien, aujourd’hui. La mode n’est-elle pas qu’un jeu de mise en scène pour un second rôle quotidiennement renouvelé, où passant de castings en castings tu espères décrocher le titre de jeune première? Entre collier pectoral et spartiates, je propose: presque rien, une tunique blanche, un débardeur un peu long, une robe tee shirt loose et basta cosi.
C’est dimanche mais ne faites pas comme si la question de savoir que porter la prochaine fois s’était comme miraculeusement évadée parce que jour du seigneur. Partons du principe que pour une folle nuit d’ivresse et de pyramides humaines, tout autant qu’un dîner fin, seule devant ses DVD, bin, quoi, on veut une robe qui tue, au cas où. Ne quittant jamais tout à fait l’idée qu’un jour j’apparaitrais avec la robe de Mireille Darc dans « Le Grand blond avec une chaussure noire », dévoilant mes reins à la moindre volte-face, j’ai trouvé ceci; découvrant du même coup Rebecca Minkoff et cette robe au plissé popotin gracieux. Et hop, un diadème d’or couronnera notre chef et notre allure 1er prix de waouh, telle la cerise sur le gâteau de fête.
C’est dingue, ça, il y a tout de même des coins en France indemnes de web. Faut dire que la maison dans laquelle je me recueille chaque été n’est pas exactement en ville, un tantinet à part, bien gardée par un gros bosquet de platanes gigantesques et touffus, que sa construction s’appuie sur des murs de 45 cm d’épaisseur (très chaud l’été, très froid l’hiver) et que par conséquent la clé 3G t’oublies, la wifi libre t’oublies. Mais n’est-ce pas ça les vacances? Tout oublier? Bref, je suis de retour et comme on me l’a dit hier au sortir de la voiture, il va falloir réapprendre à être agressive et à faire la gueule. Et à poster calmement sans stresser sur la connexion ni prendre des poses acrobatiques pour choper les ondes l’ordi maintenu à bout de bras.
On a toutes lorgné (voire craqué pour au moins 5 modèles) les hit-jewels de chez
Marre de la discrétion et du bon goût ton sur ton? Rassure-toi, malgré mon sens de la nuance et du discernement modesque, ça m’arrive tout le temps. Comme dirait Gad, c’est une rechute. Et quoi? Quel mal à vouloir se hausser sur du douze pour toiser les jeunes filles et s’habiller d’or pour ses cheveux, non, euh, pour briller dans la nuit jetsetteuse et ostentatoire? Ou au parc, tiens. M’en fiche, j’aime bien et personne n’est parfait. 
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)