Minna Parikka

9 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 8 septembre 2011

Montrer les crocs

animals-Minna-Premier point: traitez-moi de monomaniaque si vous le souhaitez, ma pathologie est si implantée que je m’en fiche. Et puis, ce n’est même pas vrai, je suis ouverte à quelques créateurs de souliers autres que Minna Parikka. D’accord, 2 ou 3 max, je vous le concède, n’ont droit à un tel culte dans mon panthéon intime et pédestre. Mais honnêtement, je ne vois pas comment ne pas s’évanouir de joie devant les collections de la belle finlandaise. Je dirais même que qui ne le fait pas doit être plus gravement malade que je ne le suis. Ou aveugle, ce qui n’est guère mieux comme handicap.

-Deuxième point: les crocs du titre, là, ne faites pas l’affront d’y voir des sabots plastiques aussi lourdingues qu’inesthétiques. Non, je parle de dents, comme dans : « j’ai les crocs », d’ailleurs bientôt midi.

-Troisième point: « Women are dangerous animals ». Nous le savions déjà, nous, mais il est toujours bon de refaire un peu de pédagogie en ces temps de rentrée morose (la morosité de la rentrée étant inversement égale à la réussite des vacances. J’en passais d’excellentes, merci, tu vois l’ampleur des dégâts). « Women are dangerous animals » est le nom de la nouvelle collection automne hiver de Minna Parikka. Elle tombe à pic, nous qui n’aspirons qu’à un peu de drôlerie, de l’insolence voire une pointe d’agressivité joyeuse, prête à bouffer la vie.

W-2011-Custard-Pump-black-suede-powder-patent-Low-res-Quatrième point: cette collection ne saurait tarder à être en vente en ligne. On y découvrira en outre pochettes et gants coordonnés, à tomber.

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 27 juin 2010

Burlesque et suréElle…

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Capuche léoparde, gants Rita Hayworth like et Minna en Betty Boop solaire

Capuche léoparde, gants Rita Hayworth like et Minna en Betty Boop solaire

Un titre exemplaire dans l’usage de deux des mots les plus galvaudés du moment… Et pourtant, l’envie de les utiliser à bon escient paraît ici évidente. C’est à dire que je ne vais pas aborder une situation « surréaliste » ni un univers « burlesque », par simple facilité langagière (du temps). Non, ici, les deux adjectifs font sens, pour de vrai. Et ça me fait drôlement plaisir.

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Je vais vous raconter ma rencontre avec la créatrice Minna Parikka. Joie. Oh tu sais, ça fait longtemps que je l’aime. Grâce à elle j’avais trouvé mon moi intérieur sublimé, puis elle m’avait permis de croquer un cliché absurde et éthylique de la Finlande et enfin de trouver la forme olympique. La vie avançant pour le meilleur, je la rencontrais et découvrais une personnalité à la fois drôle, douée, chaleureuse, pétillante et sincère. Grooooah et poétique.

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Jouant sans cesse sur des registres naïvement girly s’entrechoquant sans heurt avec de sulfureuses références SM, Minna ne se contente pas, en fait, de dessiner des souliers insolents depuis l’âge de 15 ans… Elle développe depuis peu une ligne maille, tout en lainages doux et protecteurs, aux volumes révélés dans le  corps à corps du porter. Les marottes surréalistes de Minna Parikka (bouches à la Dali, collages et trompe l’œil à la Max Ernst) sont bien là, de mon côté, je pense à Schiaparelli écoutant The Cramps en boucle…

On s’amuse de retrouver le terme « guêtres » en anglais grâce à notre passion commune pour le film « Some Like it Hot », elle me raconte une ou deux anecdotes de clients ayant davantage penché du côté obscur de la force de son travail (quelques fétichistes très premier degré), on évoque ses masques joliment inquiétants et ludiques travaillés à partir de chutes de chaussures, l’heure tourne, ah oui. veste-minna
Vous retrouverez cette collection automne hiver sur l’eshop de la pétillante finlandaise et si Minna Parikka était plutôt bien représentée dans le reste de l’Europe, sachez qu’à la rentrée, elle débarque enfin en France à Paris, au 66.

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10 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 4 mars 2010

Forme olympique

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minna-3Afin de mieux dépasser ensemble cet apparemment drame national qui se déroulât dans le pooooort de Vancouver (pas assez de francomédailles), je vous propose l’alternative Minna Parikka. Attends, je voudrais revenir sur un truc. Qui a sans doute un rapport avec le fait que je suis toujours et encore à la montagne (et que j’adore ça, skier, par exemple). J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les épreuves olympiques malgré le désespoir français d’y être si peu médaillé, ce dont je me fous comme de ma première étoile.

En comparaison, la cérémonie des Cesar, c’était chiant et pathétique.

Je nous ai donc concocté un podium parfaitement ego-centré qui fait honneur à notre propre et très intime patrie, pour lequel l’on est prêt à se battre pour rafler l’or l’argent et le bronze.

Modèles Lulu, 290 € Chez Minna Parikka.

Crédit photo: Minna Parikka.

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 26 mars 2009

L’aile ou la cuisse

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minna-parikkaElle me revient, la Minna, comme le pollen s’immisce, comme l’hirondelle vogue, comme le printemps qui finit toujours par finir. Comment ça, c’est parfaitement incohérent? Et la licence poétique, alors (moins drôle que la licence IV, certes)? Bon, tu vois, on va faire un truc différent. Parikka la sortie. On va dire n’importe quoi. D’accord? Oui, je me doutais que tu ne serais pas d’humeur. Pourtant je trouvais que c’était un bon moyen pour exprimer mon ressenti de la Finlande. Ce pays (d’où Minna Parikka est originaire, donc), où se mêlent violentes beuveries pour oublier le froid (et le vide) et humour absurde pour oublier l’ivresse (et le vide), tu sais, Kaurismäki, quoi.

Bref. Finlandais, j’aime beaucoup ce que vous faites.
Escarpins Polly, S/S 09, 270 €, Minna Parikka.

Crédit photo: Minna Parikka.