Alors, vois-tu, cette semaine fût toute dirigée vers LA soirée de lancement de la nouvelle formule des Inrockuptibles. Le magazine adoré était fêté avec la banane Katerine et open bar bouteilles au théâtre du Châtelet où le tout Paris hipster, caviar et sisique se ruait. Passage en revue de web, mi people, mitigé.
De la soirée elle-même, on rigole assez de la description éthylique de La Blonde sur son blog éponyme. « L’open bar : Dans l’absolu, c’est une bonne idée (…). Puis ne pouvant faire face à la demande, la barmaid laisse s’échapper les bouteilles de toutes parts et là, ça dérape un peu. Et je ne dis pas ça parce que je me suis fait arroser mon sac à main par la vodka d’une jeune femme passablement imbibée. Mais quand même. Et je ne dis pas ça parce que le set de Philippe Katerine a été écourté à cause de l’irruption sur scène d’une bande de trublions franchement bourrés. Mais quand même. Et je ne dis pas ça parce que deux demoiselles très alcoolisées ont assuré un entre deux musical d’une qualité atroce après le concert de French Horn Rebellion. Mais quand même. Donc l’open bar c’était une bonne idée mais peut être qu’il aurait mérité d’être mieux géré« . On confirme, après avoir « croisé » quelques miraculés post-teuf dans une brasserie de nuit le soir-même, place du Châtelet, étant nous-même rescapés, euh, oui, il y eut de manière générale quelques buggs de gestion. But wtf, it was rock n’roll! Ou bien non?
Adelap qui flâne pour nous, confirme les débordements version raz de marée de flots tsunamiques d’alcool (et une queue de 2 heures à l’entrée qu’elle a réussi à esquiver, elle, chanceuse ou plus habile que nous) au travers d’une vidéo de la performance de Katerine. Comme on surkiffe l’homme (fou)traque, c’est du bonbon pour les sens jusqu’au moment où… « Le théâtre du Châtelet est devenu un lieu où les âmes errent de salles en salles sans qu’un fond musical ne vienne adoucir cette soirée… Minuit… je quitte les lieux! ». Cendrillon perdue dans un chaos branchouille, nous te saluons.
Olivia aussi était à la soirée. Avec son homme, ce qui l’a aidé à ne pas regarder la fête d’un œil cynique trop longtemps : « Paris qui grouille, qui sort, Paris qui se bouscule aux portes des soirées privées. Quand je dis privées, j’entends bien réservées aux 50.000 même mondains, pique-assiettes, pique-bouteilles pour être précis. Certains profils se retrouvent de soirs en soirs, infatigables, laissant planer le doute sur leur éventuel côté vampire. Pour un peu, on se croirait dans le roman de Benaquista, Les Morsures de l’aube. » Pas de mot sur les prestations scéniques mais une opinion sur la nouvelle formule de l’hebdo : « une formule plus dense, au contenu politique élargi et plus affirmé aussi. Une façon de tenter de se positionner comme un genre d’ Express / de Point ou autre pour trentenaires bobos plutôt de gauche, qui n’achètent justement pas ces hebdos-là ! Qu’ on se rassure le best of culturel est toujours là ! Et en prime, nous trouvons un « 7 jours chrono, le paperblog de la rédaction »: tout ce que nous devons savoir cette semaine pour frimer dans une soirée comme celle d’hier soir… ». Pour résumer, restons cyniques tout en abusant des buffets et open bars parisiens, ça nous va très bien.
Si vous voulez un report détaillé des Inrocks nouvelle génération, allez chez Gildan et nulle part ailleurs. Avec lui, on sait vraiment si ça vaut le coup qu’on dépense 2,50 € au kiosque. Texte enthousiaste, on partage avec lui les bonnes notes données à certains articles, comme celui concernant Zazie (dites-lui d’arrêter la chanson, par pitié !) : « L’article “Zazie dans le mégalo” est excellent enfin pas trop pour la Zazie si je comprends bien l’humour de la journaliste ! Pour son 7ème album Zazie sort un CD concept autour du chiffre 7 : 7 CD d’un coup, 49 chansons… Elle consacre un album pour chaque jour de la semaine…Lundi, ma quête; Mardi, en image; Mercredi, les enfants; Jeudi, recyclage…etc… Bref, ça sent le patchouli tout ça . La conclusion de l’article est excellente, enfin je me comprends !!! Toujours dans l’ Actu, un article intitulé “ En bateau, ivres” sur l’ivresse cannabique des marins. “Avant, c’était le Ricard, maintenant c’est le pétard” ! “Nouveau” fléau chez les gens de la mer ! Partir 3 semaines en mer, ce n’est pas évident ! »
Bon, mais il n’y a pas que les mondanités dans la vie (même chez les blogueurs, je te jure) et il est temps de s’offrir un parcours et une critique étayés de la dite nouvelle formule. On trouve celle-ci brillamment analysée chez Not For Tourists qui en fidèle adepte du mag apporte un décryptage sur le fond et la forme, graphique notamment (ouch). « Bilan de cette nouvelle mouture : on approuve, quoiqu’il n’y ait pas (heureusement vous me direz) de véritable révolution si ce n’est graphique. J’attends la suite et suis curieuse de voir ce qui ce passera quand ils auront épuisé le filon Sarko! » Effectivement, en attendant, ça nous donne plutôt envie de nous plonger dès à présent et pour le weekend entier dans la néo-revue, c’est qu’il faut que l’on se repose, à un moment (we love citrate de béthaïne).
Chute en beauté sur le blog We Want 2 Wigoler avec un post de la lose qui mérite le déplacement. Parce qu’on a wi en la lisant, parce qu’ils sont cools et surtout parce qu’on peut y écouter une chanson pépite : Prune Twins – The Spinto Band feat. The Beast Pageant. Chute musicale en or pour cette revue consacrée aux Inrocks, mag à qui on pourrait simplement donner un petit conseil : étoffez vos pages Musique, il y en a trop peu maintenant, scandale ! (si, scandale)
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)