Hyères 2010

12 commentaires besnob Ecrit sous acide par besnob
Le 7 mai 2010

Revue de Web n°62 : Oooooooooh Hyères (the end)

celine-hyeresFacile, qui a dit facile? Ce n’est pas parce que la moitié des Dupond(t) y était, mais il faut cesser. Pour clore l’échapée belle de BeSnob à Hyères, quoi de plus simple que de passer en revue les blogueurs, amis, aimés, connus, honnis de loin, de près et croisés au fameux festival? Et d’entrecroiser leurs points de vue? Bref, tu l’as compris c’est encore Hyères qui prend le dessus, la dernière fois cette année, oh, c’est promis.

Bon du club twitter Oh_Hyeres (1er reproche hyper entendu et retenu pour une hypothétique autre cession: pourquoi pas de lien FaceBook? Ah, shit, on n’y avait même pas pensé, mono-cerveau que nous fûmes, pour la plupart), voici un digest. Cette note, ok, ressemble à la tournée des (po)potes, mais bon, Hyères resserre les liens aussi. Pas mécontente, pour la moitié, d’avoir embrassé John Nollet, puis Erotokritos, puis Marion Leflour (de PureTrend) dans l’ordre et dans la foulée, nous laissons aller notre joie.

On commence par le choc thermique distillé par Le Modalogue, incapable de retranscrire, dans un premier temps, autrement qu’en rafale stroboscopique la mitraillette du séjour. Ami, reprenez vos esprits analytiques. Enfin, non, c’est beau, change rien, même si parfois cryptique…

Pascal chez MombetPerena nous livre d’ores et déjà plusieurs posts (ah, nous aimons les rapides, parfois). Mais nous nous attardons sur la beauté fascinante de la belle fumeuse, jarretélisée, chapeautée, Iphonée, bijoutée, Laetitia Crahay. Oui, la ItGirl du festival (on respire mal quand on lit son CV), bin, quoi, on est jalouses, quand même… Jalouses, un point c’est tout.

Nardjisse de Mots de Mode, revenue un peu avant la fin de la bataille, ne sachant pas encore l’issue du concours, nous révèle tout de go son coup de cœur. Pour elle, c’était Yiqing Yin, quoiqu’il arrive. Jolie photo et belle conviction, que nous nous permettons de trouver un poil classique au regard des autres lauréats, finalement et en y réfléchissant tant que faire se peut (ce qui n’est toujours pas évident, après ces jours accélérés et hors du temps).

Désolées, Julie de Bloc-Modes, mais nous bloquons gravement sur le Michael Pitt que tu as retransmis, bouleversant hormones et libidos à travers la pièce, on n’arrive pas à parler de tes autres posts. Non, mais c’est sûrement super intelligent, le reste, mais là, on n’y est pas. Découverte du garçon que l’on croyait poupon et grandeur du texte, mmh, humide.

Que serait Hyères sans Pierre-Jean de SoBlackTie? L’ombre du Var? Pour les blogueurs, sans doute. Notre ampoule dans la nuit hyèroise nous invite à une jolie sélection de street-style, renommée à l’instant Noailles-style. Hey, ce type a un réel talent de photographe, le saviez-vous?

Même Géraldine du Café-Mode, parfois froide mais limpide dit tout ou presque dans un titre: Bouffée Créative. De la création, il y eut, de la bouffée, grave aussi. Joli post avec lequel nous sommes en parfaite harmonie. Peace and Love, en somme.

Oui, on ne dit pas de mal aujourd’hui. Pas d’arguments. Pas l’envie. Juste l’idée de vous faire partager une belle entente faite de  rencontres mode, blog, humaines, etc. Un hommage aux 25 ans de Hyères?

Certes.

PS: n’oubliez pas de découvrir la fameuse veste « comme dans un tableau d’Escher » (d’Alexandra Verschueren) chez Frieda L’Écuyère, notre acrobate de Doucement le Matin.

Et c’est parti pour le name dropping du vendredi, spéciale dédicace hyèroise :

aux belles montres de Nicolas des Rhabilleurs,

à Punky B qui nous fait découvrir le travail de David Laurent, travail un soupçon Martin Parr-like, ce qui est loin de nous déplaire,

à Nizzagirl qui contre toute attente serait plutôt Varoise…

à James Bort pour son beau portrait de Dries,

à Brigitte de Fashionstyle et sa belle série sur lauréats et chouchous, (et parce que nous adorons son style)

à Isabelle d’Accro de la Mode, dont on attend les dessins hyèrois impatiemment…



3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 5 mai 2010

Hyères #2 : trip hallucinatoire

steven-kleinAu rayon expositions à la Villa Noailles (visibles jusqu’au 30 mai si vous passez à Hyères), on tape dans l’émotion forte, passant de l’onirisme au kitsch, de la montée sensuelle à la descente de trip, arrêt sur image, stop motion et choc hallucinatoire. Il y a le lieu, bien-sûr. Nous n’avons cessé de vanter la perfection décatie du bâtiment construit par Mallet-Stevens, investi façon art brut par une cabane foutraque perchée dans un arbre d’une des cours co-signée Jean-Paul Lespagnard et Ethan Hayes-Chute. Beauté du lieu, donc, qui sauve notamment une installation-rétrospective dédiée à Dries Van Noten, un peu décevante parce que trop éparse (visible à la Galerie des Galeries Lafayette en janvier 2011).

Arroseur arrosé à l'expo Walter Pfeiffer

Arroseur arrosé à l'expo Walter Pfeiffer

Mais ce qui m’a scotché, cloué au sol, envahi et laissé ahurie sur la grève des sensations, c’est l’installation de Steven Klein. Pendant six minutes, 6000 images sont projetées (au propre comme au figuré, l’expérience est, euh, violente) en vidéo sur un mur de la villa soutenues par un tumulte musical assourdissant, envoûtant, transe… Les photos des séries défilent en stroboscope ménageant l’arythmie, créant l’apnée et servant les narrations décadentes, ensoufrées, esthétisantes, intenses de Steven Klein. Malheureusement, il était interdit de filmer le film, trop de stars y sont mises en scène…

Enfin, je m’attarde un instant sur un des court-métrages projeté dans la salle dédiée au film de mode et orchestrée par Diane Pernet. Bloc-Mode l’a retrouvé. Réalisé par Inez van Lamsweerde et Vinooth Matadin pour le défilé YSL homme Automne-Hiver 2009, ce film nous a beaucoup ému…

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14 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 4 mai 2010

Hyères #1: Tigre de papier

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l'atelier-de-papierÀ contre courant, figurez-vous que pour fêter mon retour dans la réalité et parmi vous je vais commencer par la fin… À l’issue de ces 3 jours de festival d’Hyères, Alexandra Verschueren, en larmes, reçoit le prix du jury. Il serait très présomptueux de ma part de dire que j’en avais eu l’intuition en entrant dans l’espace de présentation du travail de la jeune belge à la Villa Noailles, tant elle créait l’unanimité dès le départ (ainsi que sa comparse mongole qui reçût le prix L’Oreal et du public, mais j’y reviendrai plus tard).

verschueren1verschueren2verschueren-3verschueren-sacverschueren4verschueren-shoesLa collection d’Alexandra Verschueren se déploie tout en découpes géométriques, trouées rigoureuses et mobiles, origamis de tissus où le vide se répète et crée le motif, dentelles architecturées sur cahier d’écolier et relevés cartographiques d’une terra incognita textile. Une rêverie d’enfant solitaire et très organisée. Mais là, vous êtes prêts à décrocher, cela vous semble trop intellectualisé, minimale voire scolaire? Attendez, restez, sa collection est tout simplement belle, lumineuse, poétique.

Ce qui a fini de me séduire est l’atelier factice et de papier dans lequel on entrait dans la pièce dédiée à la créatrice. Reproduisant sous forme de maquettes un poil bricolées une réalité quotidienne (la table de travail, la cigarette qui se consume tandis qu’on cherche l’idée, les plantes vertes maladives, la planche à repasser, l’ordi, les classeurs, le tél fixe, etc), Alexandra Verschueren nous invite dans son univers curieusement drôle. Un univers que l’on a soudainement très envie d’habiter, tout comme on habiterait bien ses vêtements.

(J’ai pensé à Thomas Demand, un photographe que j’adore et simulateur de première classe).

PS: Merci à ceux qui suivent et ont suivi notre twitt commun Oh_Hyeres. À défaut d’autre chose, on s’y marre bien.