Maitre carré
Au travers de sites dédiés, planches anatomiques et numériques de pièces emblématiques, du trench chez Burberry au carré chez Hermès, les grandes maisons n’ont de cesse de prendre le train en marche du web 2.0 (j’adore dire 2.0, j’ai l’impression de dire Rubik’s Kub, cherche pas). Burberry, donc, précursait en trouvant le bon mélange entre acteurs et langages du web (une blogostar : The Sartorialist, du streetstyle et la participation d’internautes se mettant en scène) et décrassage de l’image classique, statutaire, hiératique associée un temps au trench. Autre parti-pris chez Hermès, qui fait la part belle au carré, à travers une flopée de jeunes égéries « comme sorties de la vraie vie » (images arty low fi, poses in situ), incarnées, donc, shootées par l’établi Matt Irwin dans différentes capitales du monde… En gros, Hermès pour ce carré mode d’emploi utilise les ficelles et le vocabulaire du web sans faire appel à ses protagonistes. Les marques seraient-elles en passe de digérer les recettes de la blogo? Bref.
Sur la page FaceBook d’Hermès, on nous propose un plan afin de réaliser un bracelet poignée de force-collier de chien en papier. Avec les clous et tout. C’est mon penchant papivole, papivole, amoureuse du vrai faux et maquettiste émérite de prototypes (souliers, sacs, vêtements) en volumes papier qui me fait tomber en adoration devant cette gracieuse idée de la marque. Finalement plus poétique, ludique, créative et inattendue que cette nouvelle débauche de streetstyle bien orchestrée que nous livrent les plus grandes maisons de luxe. (J’avoue, c’est mon côté fanzine qui parle).
Un homme à mon goût qui arbore un bel appareil photo en bandoulière, vous pouvez être sûre que je fonds comme Mr Freeze au sauna. Si je viens de faire sa rencontre et qu’il se promène à mes côtés dans les rues de Saint-Germain, je deviens bête, ris pour n’importe quoi et deviens horriblement laide quand il s’agit de m’immortaliser. Un photographe, c’est sexy, tout simplement.
Mais le LEICA Hermès, oui, j’aimerais bien l’avoir en main quand je décide de faire un portrait de cette vieille duchesse ruinée sur les bancs du Flore. Mais dans la vraie vie, je crois que je prèfère mon Canon 500D, mon pote Moe et les gueules cassées du XXème pour une série « Tu t’es vu quand t’es pop ».















Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)