Si je n’ai pas une passion pour les austères derbies fermés à talons hauts, évocation de gouvernantes sévères et vieilles filles, en revanche le gris et les perforations me rendent dingues (de joie). Ainsi sur ce modèle (peu cher, ouiiiii), j’oublie avec légèreté les principes collet-monté d’une éducation rigide au profit d’une bonne humeur Mary-Poppins-like, moderne et aérée. Contrasté et souple ce derby me semble idéal pour attaquer du bon pied la mi-saison, en jeans, si tu veux, en toile kaki avec plaisir, en jupe virevoltante, dans l’allégresse… Bon, on abandonne collants et socquettes, qui en plus d’être laids sont ici complétement contre-productifs.
Derbies 50 € 53 chez Asos.
Crédit photo: Asos.
Salute! Ce matin tu te lèves avec l’envie, toi aussi, d’arborer cette ambiguïté GeorgeSandesque du dandy au féminin? Redingote et montre à gousset c’est un genre, mais perso je mâtinerai la référence d’un poil de punkitude Berlin années 80. Un collier de chien en sus et des bottines au col croisé comme sur ces chemises Krafwerkienne qu’on porte de biais. N’oublie jamais le concept, si tu veux avoir du chien (ceci n’étant pas une métaphore animale). Je les trouve ravissantes. Vraiment.
Boots Elisabeth and James, 276 $ 50 chez Shopbop.
La cuissarde. Oui, bon, soit vous êtes sourd aveugle et gardien d’une plate forme offshore, soit vous savez déjà. Je peux comprendre que l’on soit rétive. Non, c’est vrai, ici, on ne devient pas hystérique dès que la doxa mode s’exprime. Ouaih, babe, on est rebelles. Bon, c’est pas le tout mais je propose ceci pour celles qui souhaiteraient entrer dans la tendance tout doucement, besoin d’une cause de sentiment différent, par crainte de paraître trop maîtresse femme au premier rendez-vous. Ah, oui, parenthèse j’explique: les cuissardes à plateau, zip très revendiqué, laçages, totales cloutées tu éviteras au premier dîner sauf si dans un salon SM. Par la suite tout tout tout est possible, bien entendu. Mais mieux vaut apprivoiser que traumatiser. Re-bref et parenthèse finale. Ainsi, nous aborderons aujourd’hui la cuissarde hobo chic, very urbaine millésime 79, à porter désinvolte.
Cuissardes Soft Grey, 179 € 90 à La Redoute.
Crédit photo: La Redoute.
Extrayons-nous de la torpeur, hissons-nous hors de la moiteur, rampons hors de l’orage, c’est selon. En ce qui me concerne, les vacances sont terminées, finies tongs, nus pieds et pieds nus, c’est vrai quoi, je ne vais pas jouer les travellers sur le bitume parisien, non plus. De plus il me faudrait un chien en tant qu’accessoire aboyant ou apprendre à jongler avec des quilles et c’est trop d’organisation, là. Plus personne n’est là pour admirer mon bronzage quasi fluo de beach blonde (bizarre j’ai découvert que je ne hâlais pas autour de l’œil, trop fine la peau des cernes).
Alors quoi.
Je reviens à mes marottes: du gris taupe, de l’enchevêtré, de l’entrelacs, de l’arachnéen, un soupçon de reptile et de la hauteur. Une robe tee shirt, puisqu’il ne faut pas pousser et je suis comblée jusqu’à la fin de l’été. Facile.
Jaron Platform Sandals, Pelle Moda, 170 $ chez Shopbop.
Crédit photo: Shopbop.
Élevée (vers des hauteurs) à la spartiate, d’un gris perlé à danser à la lune, bien maintenue par cette pression si typiquement 80′s, regarde-les. Non, mais regarde-les. Ce balancement cambré digne des pires fantasmes produits en secret par un garçon à l’éveil de la sensualité (enfin, déjà sur le bon chemin des attractions). Ces brides de maîtresse femme et quelle maîtresse. Cette nuance grève normande après la pluie à l’angélisme satisfait. (C’est extra, comme dirait Léo quand il manque d’idée). Non, mais oh, un tee, un jean et tu vas tuer tout ce que tu croises, sans volonté particulièrement belliqueuse de ma part, hein!
Sandales en cuir lavé, Tashkent by Cheyenne, soldées (sic) 294 $ chez Shopbop.
Crédit photo: Shopbop.
Hier, tant de jeunes filles croisées jambes nues place des Vosges, à l’heure du déjeuner… Des collégiennes, oui. Mais elles sont complètement inconscientes, ces gamines, qui est-ce qui va se taper un bon gros rhume de printemps? La pédicure parfaite, certes mais la goutte au nez… Ouaih, je suis un soupçon revancharde suite à un écoulement nasal de plusieurs jours. Je les ai enviées, c’est vrai. Et sur une impulsion pas très sensée, je pourrais bien faire un détour vers une boutique Mango, pour moi aussi avoir les petons à l’air à prix raisonnable: le coût d’un tout petit caprice, le temps de me moucher.
Sandales 6/1 CES C, 49 € et sandales 6/1 AMBAR C, 69 € chez Mango.
Crédit photo: Mango.
Le gris c’est le nouveau noir, gnagnagna. Le jaune fait entrer le soleil, laisse entrer le soleil, blablabla.
Bon, tu vois, rien de nouveau à l’ouest. N’empêche que. C’est pas parce qu’on voit, dit, prosélyte partout que le gris et le jaune c’est THE association colorée du printemps (attends, attends, on nous l’a pas déjà laissé entendre l’an dernier, ça? ET ALORS?) que je vais bouder mon plaisir. Il suffit de ne pas porter ces escarpins bien nuancés avec la panoplie robe bustier au motif 60′s qu’on nous impose propose. Euréka, une blouse corail, un denim (même pas bleached, quoique), une veste de smoking blanc, allez, fais ton petit effet en sortant de la doxa.
Escarpins Erable, 120 € chez 1.2.3.
Crédit photo: 1.2.3.
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)