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Le 11 mars 2011

Revue de Web n°81 : et si on faisait un break?

revue-JCDCCette semaine dans la revue: de la fashion un peu, du week beaucoup, du I <3 Paris passionnément, du people à la folie… Respirez un grand coup, rentrez le ventre, hop, deux trois mouvements des yeux et puis sieste pour tout le monde, hein!

C’était la Fashionweek qui pour beaucoup est devenue le grand cirque du street-style, du paparazzo de fin de mois et du néo-touriste FRAMshion en mode « j’ai fait Rykiel » comme on dirait « l’été dernier, j’ai fait l’Inde ». Sauf que nous on ne dit jamais ça, on est bien trop correct du langage, à la rigueur on fait un dessin, une tarte, un bœuf ou rire. Mais faire un pays, un défilé ou un créateur, non, même si on a couché avec. D’autres encore se targuent « d’avoir TOUT fait ». No comment, espèce de cochons. Petit éloge de prendre son temps, ici, par une de vos serviteuses.

Ainsi, une « pucelle » (c’est elle qui le dit) de l’événement modesque nous amuse beaucoup avec ses commandements de la fashionweek. Slanelle pointe avec fraicheur les ridicules de la grande parenthèse. * »Si sur votre invitation, il n’y a ni lettre ni numéro, alors vous êtes en Standing. Et là, on vous traitera pire qu’une vendeuse en période de soldes ». Ce à quoi on pourrait ajouter que même en place assise, on risque très rapidement de se retrouver sur les genoux du monsieur, là, ou de se faire marcher dessus simplement. Un défilé, c’est aussi une demie heure au spa: massage aux pieds + sauna. D’ailleurs, Slanelle le dit: on ne mange pas de la semaine. On pourrait finir par voir la fashionweek comme un parcours de santé. En moins propre.

Et puis il y a ceux et celles qui s’intéressent surtout à la mode au cours de ces défilés et autres présentations. Oui, bizarre, hein. Phares dans la nuit blogueuse, idoles des wannabe en backstage, ce sont les valeurs sûres déjà citées et appréciées au cours des saisons. On se dresse dans une holà dansante pour la Fafafafashionesque Marion qui signe son admirable retour bloguesque de billets sensibles bien que décidés, aux titres musicaux parfaits, parfaitement dans nos goûts, quoiqu’il en soit, en ce qui concerne sa perception personnelle des collections.

Quant à Ornelle la Bécasse, elle nous trace une carte des « nouveaux créateurs », ceux dont on parle de plus en plus mais qui restent encore-presque-quasi-limite confidentiels aux yeux du grand public. Quoique. À travers un petit passage en revue des coups de projecteurs dont ils profitent, on se rend bien compte qu’ils ne sont déjà plus très nouveaux. Ou juste sur-médiatisés, course à l’innovation et à qui-découvrira-le-futur-talent oblige. (Nous soulignons un oubli majeur qui vient illustrer en nickel symétrie la collaboration des Trois Suisses avec Vauthier et Simoens: la collection capsule de Anthony Vaccarello pour La Redoute). Le post est drôle et vif (on se marre bien à l’évocation du phénomène des pop-gaga-bitch, mmh, attention aux fautes quand même), présente une liste idéale de ceux qui ont déjà bien le pied dedans et, oh, miracle de l’air du temps, sont aussi nos chouchous de la jeune garde.

Salomé, son tatoo Chanel et son copain Jacky, jardin des tuileries.

Salomé, son tatoo Chanel et son copain Jacky, jardin des tuileries.

Et maintenant relâche?

En parlant de break, c’est Charlie Sheen qui devrait en faire un, au vert. Depuis que l’acteur payé 2 millions par épisode s’est fait virer de la série Oncle Charlie, il pète les plombs. A moins qu’il fasse semblant… Entre coups de théâtre à répétition (cette nuit les flics ont débarqué chez lui après un appel prétendant qu’il voulait se suicider) et sa nouvelle addiction pour la mise en scène sur le Web, on se demande si Charlie a besoin d’aide ou s’il se venge avec un malin plaisir en décapitant un à un ses anciens collègues via des monologues enragés et délirants sur sa chaîne Sheen’s-Korner. Sans vraiment savoir ce qui anime l’acteur ces dernières semaines (folie, drogues, alcool ou esprit manipulateur/acting), près de deux millions et demi de fans suivent le compte Twitter de Charlie inlassablement. Affaire à suivre.

Crédit photos: BeSnob :) dans l’émeute créée par l’arrivée de Katy Perry et son pote Kanye au défilé JCDC.

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 12 octobre 2010

Rendons à Vicente… (Estrella Archs)

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Cette fashion week parisienne fût pas mal influencée par la danse. Bianca Li signait une chorégraphie de groupe d’où les mannequins futuristes émergeaient comme des robots gracieux chez Moncler Gamme Rouge et chez Chloé, c’est toute la collection qui faisait référence aux ballerines et autres douces étoiles parées de voiles drapés aux nuances cosmétiques.

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Estrella Archs, quant à elle, fit appel aux danseuses du Ballet Royal de Londres et cela n’avait rien d’une pose, ni d’un effet prompt à nous faire oublier les modèles au profit de la mise en scène. Les danseuses ont su précisément y dévoiler dans le mouvement la richesse de pans de couleurs cachés dans la doublure des plissés et révéler l’ampleur cinégénique de robes mi-poncho parfois bustier bien empourprées.
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Mouvements et corps musclés de danseuses au visage concentré, souriant, dramatique (on s’éclate plus qu’avec les mannequines sans âme que l’on a vues de temps en temps passer en zombie sur les catwalk parisiens) m’ont sincèrement convaincu et aidé à adorer une collection vers laquelle j’étais venue sans passion…
estrella4Il est temps de rendre à Vicente son titre de gloire. Mate les souliers. Un talon situé à la naissance de la cambrure nous donne l’illusion que les aériennes danseuses se meuvent sur les pointes en permanence. Chaussures en apesanteur, jouant sur les faux semblants et le déséquilibre, bah quoi, ma cup of tea est signée Vicente Rey. Un homme à suivre.

Crédits photos: L’Appart PR

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5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 6 février 2010

Istanbul (de flipper qui roule, day 3)

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Misela: la créatrice, sa sœur et ses sacs...

Misela: la créatrice, sa sœur et ses sacs...

Avant hier, enfin l’autre jour matin, je suis un peu perdue dans les trous inter-temporels à la turque, nous avons rencontré Misela, créatrice d’une ligne de sacs en cuir reptile et métaux cotte de maille.

Au moins ne neige-t-il plus...

Au moins ne neige-t-il plus...

Allez, parenthèse: de ce qui nous est donné à voir, des défilés aux heureuses découvertes de créateurs off, un ensemble assez inégal dans l’ensemble et pas toujours mature, ce qui saute aux yeux, c’est le savoir faire. Que les formes et le style soient aboutis ou moins, le façonnage, le travail des cuirs, la qualité des tissus sont exemplaires. Y compris chez les moins connus. D’ailleurs, je suis très tentée de tirer une conclusion sans doute hâtive: c’est la haute maitrise de la fabrication qui incite peut-être la création turque à s’ébattre dans les volumes architecturés et les constructions a priori virtuoses. Et pas l’inverse. Contrecoup du grand savoir faire: tout le monde fait un peu la même chose. (Sauf Arzu, Asli, etc, dont je vous parlais ici). Et d’autres perles dont je vous parlerai très vite.