fashion week

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Le 2 juillet 2010

Revue de Web n°59 : Des hommes, mais pas que

thom-browneDes hommes, oui, cette semaine, dans la revue de web : fashion week masculine oblige. Mais vous comprendrez aisément que par ces chaleurs on ne pourra parler que de ça, rapport à l’ébullition des sens des besnobettes, mises à mal, encouragées par tout ce hot, hot, hot et qui  auront eu recours à un peu de fraîcheur (douche froide?) ailleurs que dans cette virilité caliente des shows (chauds) des défilés…

Tiens, pour retomber comme un soufflé trop cuit avant d’exploser en vol, on débute par cette malédiction de la blogueuse à aura, pillée par des grandes marques sans vergogne. Pandora, de nouveau, en fait les frais (oh, not fresh) et après Zara se fait dupliquer la trombine chez Pepe Jeans… À un prix plutôt abusé, quand même, alors que ces marques pourraient ni vu ni connu reverser quelques centimes en loucedé aux intéressées. La belle-égérie-sans-le-vouloir se propose de faire un procès. On lui souhaite bien du courage… David contre Goliath.

On revient aux garçons. Chez Men’s Runway, on se délecte du déshabillage astronaute des modèles Thom Browne. Ah, Thom Browne, ce maestro de la coupe étroite, du bouton parfaitement placé, de la ganse incongrue et stylisée, des manches raccourcies, des vestes odes à la veste. Ce type-là est un génie, sous ses allures de placeur d’assurances de 1953 et ses garçons en culottes courtes très « catch me if you can »… Bon, on oublie les fautes et autres coquilles d’un texte heureusement succinct et on kiffe les photos éloquentes et drôles.

Cadeau bonus made in BeSnob et concernant Thom Browne : un film présentant la collection de 2007 dont on ne se lasse pas. On y voit des éphèbes ramasser le coton, raser les moutons, pêcher la seiche (pour en extraire l’encre): tous matériaux nécessaires à l’élaboration du fameux costume, porté lors d’une étrange cérémonie de baptême et de mort, le tout en chaussettes de sport. Panthéiste, clos et bizarre. On adoooore.

Chez Sacha Dumain,on découvre une belle photo de Carine Roitfeld prise durant la fashion week. Le noir et blanc ça marche toujours, n’est-ce pas? Contrastes forts et manichéens donnent ce supplément d’âme (genre pro) à n’importe quel cliché. Ou pas. C’est selon. Ou c’est tout l’inverse et le noir et blanc épingle façon crucifix l’absence de douceur des traits, des espaces, des flous… On ne sait qu’en penser de cette photo. Belle, oui, c’est une femme de son âge, après tout.

Changeons totalement d’univers avec ce papier du Monde qui nous apprend qu’un test permettrait de prédire l’âge de la ménopause. OK, le sujet n’est pas glam. Mais fichtrement important ! On se voit déjà faire ce test et lire un résultat qui nous ferait sauter de joie… Mademoiselle, vous avez la possibilité de faire l’amour avec tout plein de princes différents avant de choisir le bon, et ce jusqu’à 45 ans et plus, beaucoup plus. OMAGAD, les scientifiques iraniens qui ont mis au point ce test, on vous aime !!!

Et les soldes ? On les fait à la pause déjeuner dans les boutiques du quartier, ce week-end dans le Marais et les grands magasins, mais aussi et surtout, sur le Net. Et Mademoiselle Quincampoix nous guide avec quelques bonnes adresses, que nous connaissions déjà, mais qu’il est bon de ne pas oublier. On ajoutera également les e-shop Kookaï, APC, American Vintage, Le Bazar Parisien, ASOS, Lulli dans la Toile, La Nouvelle Vague, Mode Trotter etc… (N’hésitez pas à lâchez vos boutiques en ligne préférées en commentaire.)

On finit par une lecture toujours aussi drôle et inspirée chez Garance Doré avec un focus sur le sac dans tous ses états. Extrait : « Le sac en bandoulière : Je suis cool. Tellement cool. Plus bas je porte ma besace, plus cool je suis. Référence absolue : La Besace Upla, le sac US. Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que c’est interdit quand on a de la poitrine, permettez-moi de ne pas vous faire un dessein. » Bonne lecture, et chapeau si vous n’ajoutez pas un it bag à votre liste shopping soldes !

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Le 12 mars 2010

Revue de Web n°55 : A cold and fashion week

fashion-week-portraitsÀ moins d’habiter dans un kolkhoze en Sibérie, vous êtes au fait que c’était la fashion week, ici, Paris, même qu’on a vu Karl et Lindsay Lohan à la télé hier. (Ah, nous aimerions tant disserter des heures sur le cas Lindsay, mais ce n’est malheureusement pas l’objet de cette très sérieuse revue de web). Ainsi, moitié alpine moitié très ailleurs, l’équipe BeSnob retrace cette semaine mode, au travers des meilleurs blogs sur le sujet. Constatation générale: il faisait rudement froid.

Bon, si vous n’allez pas prendre la température (au dessous du zéro) chez l’incontournable et majestueuse Géraldine de Café Mode, vous n’avez rien compris à la blogo. (Ou vous habitez un kolkhoze en Sibérie # comique de répétition). Efficace, rapide, sensée et bonne plume, il ne faut guère en rajouter, merci pour elle, on l’adore pour tout ça.

Sinon.

Euh, n’y aurait-il que des incontournables? Alors déjà, faut être invité. Ensuite il faut pouvoir réagir à l’instant, ensuite c’est mieux de ne pas être ni crétin ni prétentieux. Ah, tu as vu, ça limite grave.

Bah, Garance. Doré. La blogueuse la plus bankable, la plus internationalement connue et tout cela est sans doute bien mérité lorsque l’on parcourt son billet sur le jour n°2 de la terrible et belle semaine. On aime le point par point, minute par minute, plutôt drôle, de la vie d’une blogueuse « presque » normale dans un « presque » normal univers de la mode et des « presque » normaux people. Un bémol, pourtant: euh, il va falloir arrêter le mode je suis épuisée pour tout faire. Pas toujours « presque » super élégant.

Autre registre, à la thématique originale qui nous plait: Nardjisse de Mots de Mode, nous sert une sorte d’abécédaire visuel autour du rouge (sa marotte et sa marque) résumé de la fashion week parisienne. Passage en revue très personnel, n’est-ce pas l’essence même du blog qui s’exprime, ici? Oui, tu vois bien l’intérêt majeur d’extirper un angle de vue (même de biais) sur les tombereaux d’images que nous nous ramassons partout (souci de digestion). Bravo, Nardjisse, pour cette autre red lunette.

Toujours sur L’Express Mode, on a adoré le coup de crayon d’Isabelle, du blog Accro de la Mode. La belle a été invitée pour notre plus grand plaisir à illustrer la FW avec son oeil de styliste et son talent indéniable. Ca donne notamment un dessin des acheteurs, ces « figures anonymes dans la rue mais qui, une fois le seuil des salles de défilés franchis, deviennent des V.I.P. qu’un directeur commercial  fiévreux accueille en grande pompe. » A voir et à lire également : les mannequins, les rédactrices de mode et les streetstylers (où l’on y reconnaît Miss Glitzy, Garance et son mec, dessiné de dos et au premier plan pour, l’on suppose, ne pas révéler sa taille minipouce – sympa Isa ; nous, moins, c’est vrai).

Un des débats de cette semaine : le défilé Isabel Marant. La créatrice nous a toutes surprises, plus ou moins agréablement. Cette fois, Isabel a joué à fond la carte du 50’s girly, du rockab’ et du glitter diurne. Nous, on veut de suite le slim retroussé rouge, Olivia Newton-John a toujours été notre reine, y a plus qu’à arrêter de manger jusqu’à l’année prochaine. Et vous, vous en dites quoi de cette collection « grand virage » ? Sarah, du blog La Mode de Sarah, est mitigée : « D’abord j’ai adoré tout ce qui est lamé, le jeans porté avec des paillettes, tous les tons de gris, le cuir, la fourrure rayée… Par contre, hum, il y a aussi quelques trucs bizarres, non ? Cet imprimé dans les noir-orange, mélangé à du cuir en plus, je suis pas fan. Et le total look sixties, les chaussures pointues, le pantacourt blanc… mouais. » Ce qui nous inquiète, c’est qu’on se range aussi de son avis pour quelques pièces… Suivez notre regard : la robe one shoulder + ceinturée + en lamé + à franges = SAUVE QUI PEUT !!!

Pour finir cette Fashion Week en traditionnel mode LDP, on garde le meilleur et le pire : les modeuses (et modeux) présentes. Avoir un carton n’est pas toujours synonyme de bon goût, la preuve sur Dressing en Ligne. Le blog se voulait streetstyler de la hype en nous livrant ses clichés, on leur conseille de bosser plus dur la prochaine fois… Le sac clouté 2009, non merci. Le sabot sur un slim de Posh, gardez-le. La veste d’officier en cuir sur un sosie de Thomas, le coiffeur chantant de la Nouvelle Star l’an dernier, heuuu : WTF ?!! Heureusement, FaceHunter est là (et sur Vogue Italie).

Crédit photos: Momb & Perena et leur didactique et fabuleuse série de portraits de la fashion week.

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6 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 5 février 2010

Arzu et c’est tout (Day 2, morning)

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Arzu Kaprol Couture

Arzu Kaprol Couture

La dame dont je tente de vous parler depuis le premier jour de la fashion week (le premier défilé important du premier jour de la presque première fashion week à Istanbul) est Arzu Kaprol. Le défilé extrêmement maîtrisé déroulait la collection couture de la styliste. Arzu développe par ailleurs du prêt-à-porter, des accessoires, une collection Home, des collaborations stylistiques pour Bayman (en échange de quoi le groupe commercial prend en charge une partie de la production) et dirige une équipe d’une vingtaine de personnes dans son propre atelier.

arzu-showroom

Son mari l’a rejoint il y a trois ans à la tête de la maison (devant l’ampleur de la tâche et deux jumeaux en sus). Femme d’affaire au gant de velours artistiquement très douée, Arzu nous reçoit dans son showroom au lendemain du défilé. Showroom dont les larges baies vitrées donnent sur le Bosphore, vue superbe et onirique qui aurait motivé Arzu à créer sa dernière collection en 3 jours (et nuits). Mmh, on sait ce qu’on veut chez les Kaprol. Malgré le sentiment de travail acharné, les collections ne sentent bien heureusement pas l’effort. me-in-arzuLes cuirs souples découpés acquièrent une légèreté harmonieuse et organique, les volumes outrés ou raccourcis sont ouvragés tons sur tons de passementeries miroir, capes courtes, détails de transparence d’un gilet en tulle et cuir noir ont ravis mon cœur austéro-rock-poétique.

Pas encore diffusée en France (outre des bougies chez Franck et Fils), Arzu rêve d’être présente au Bon Marché et chez Colette. (Plusieurs grandes acheteuses de belles boutiques parisiennes étaient là ce matin, mais chut, on croise les doigts).

7 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 4 février 2010

Istan(red)bul (End of day 1)

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arzu-+santralJe vous laissais hier soir au début du défilé Arzu Kaprol. La grande star de cette fashion week, dans le sens où l’on ne sait toujours pas très bien pourquoi Dice Kayek en est absente (le ministre fût totalement langue de bois à ce sujet) est à la hauteur de sa réputation. J’y reviens dans deux minutes, mais je me rends compte que je ne vous ai pas présenté le site fabuleux où ont lieu les défilés et les fêtes d’après défilé. Il s’agit de Santralistanbul, l’ancienne centrale électrique de la ville avant que celle-ci n’explose son nombre d’habitants (presque 20 millions actuellement). Préservée dans son jus industriel aux relents cinégèniques de Metropolis et de Blade Runner, la centrale abrite aujourd’hui une université, un espace d’exposition pointu, des restaurants, etc.

Santral by night

Santral by night

Donc, pour résumer l’endroit est fascinant, brut, design, post chaos moderne, canon. Note: que ce soit aux défilés, au restau, dans l’ascenseur et puissance 12 dans les fêtes, la musique est constamment à fond. Genre on devrait nous distribuer des bouchons d’oreilles à chaque fois qu’on sort (enfin qu’on rentre, tu as compris). Sauf qu’on ne le fait pas, puisque c’est la norme apparemment de se rendre sourd dès que tu es un branché stanbuliote.

Santral (inside) pendant la fête

Santral (inside) pendant la fête

L’hypothèse serait que cette fashion week toute jeune (euh 7 mois d’existence, en fait) a tant à prouver, veut tellement s’imposer et n’ayant que sa fraîcheur pour le moment à revendiquer et bien, bascule dans une surenchère superlative pour compenser. C’est comme pour les femmes over dressed du public. Il faut se faire voir, se faire entendre (d’où explosion de décibels), coûte que coûte quand on n’est pas (encore) connu.

Comme quand, de nature timide, tu en fais des tonnes…

20h26: oui, alors le défilé Arzu Kaprol… Ce matin, lendemain du catwalk et de la fête, donc, visite au showroom de la grande dame du prêt à porter ET de la couture turque que je préfère vous dévoiler en un seul post demain.

20h32: attente pour le défilé Hakan Yildirim. Émeute de nouveau mais on a compris le truc, à force. Nous crions « L’Appart », bureau de presse qui est à la fois notre hôte et hyper influent sur l’événement. Ça marche au poil.

21h02: il semblerait que les formes ultra structurées, architecturées, ajustées et rehaussées d’épaulettes pointues démesurées futuristes ainsi que de basques volumineuses soient la panacée de la mode turque actuelle. Ah et le body pour sortir dans la rue. J’aime moins. Surtout le body sans rien MAIS avec basques.

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 3 février 2010

Istanbul rend maboul (Day 1 +++)

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istanbul-1Ah, alors, je vous préviens tout de suite, qui dit Fashion Week à Istanbul dit rythme jetlagué de publication. Enfin, en gros, je ne peux faire autrement que de publier en fin de journée et non pas à l’aube. Pourquoi? Parce que nous avons un programme et des envies extensibles et denses, parce que le temps semble édicter ses propres règles depuis mon arrivée. Parce que c’est la tempête de neige, ici, à Istanbul. Neige qui comme dans un beau roman d’Orhan Pamuk plonge la mégalopole dans une tangible mélancolie et un incommensurable bordel.

Et puis pas de wifi en dehors de la salle de presse… Bref, du défilé j’ai vu, un ministre j’ai entendu, deux créatrices géniales j’ai rencontré, Francesca de Mademoiselle j’ai retrouvé, de l’embouteillage j’ai parcouru, du froid j’endure et je mange très bien.

Je vous reparle de tout ça tout de suite, d’abord je repars à un défilé. (Le principe: revenir jusqu’à demain soir sur cette même note qui devrait s’étoffer tandis que la fashion week bat son plein et que j’attrape 15 minutes de connexion.) Il fait une heure plus tard ici qu’à Paris. Les journalistes français ne ratent pas l’occasion de le souligner à leur interlocuteur au téléphone pour glisser habilement qu’ils sont à Istanbul, Byzance, come on babe, en mode « je te rappelle la semaine prochaine ».

19h17: je ne souffre vraiment vraiment pas. Tout ceci est passionnant. Comment la Turquie qui fourmille de créateurs (ayant fait leurs premières armes à l’étranger et reviennent tous au bercail) est bien décidée à prendre une place de choix sur la scène fashion, par exemple. Et pas seulement pour doper ses exports, pas seulement pour s’imposer au moyen et grand orient.
Là, j’attends le début du défilé TUBA-EZRA. On est placé depuis un moment parce que l’évènement est très couru par le monde mode stanbuliote.

19h29: ça va. J’ai décidé de zapper le diner après ce show et avant Arzu Kaprol, qui est la super star du prêt a porter ici. Ça commence.
Du cuir du cuir du cuir. Ah non, finalement juste deux passages en cuir. Les aléas du direct, hein.

20h: Un défilé moins intéressant que celui de Gizia, en début d’aprème. Cette dernière marque ayant appris son Mugler par cœur m’a régalé de tailleurs à basques et prothèses textiles dorsales de couleurs électriques. La domina futuriste a encore quelques jours radieux devant elle.

20h51: Ai sauvé ma peau à l’entrée du défilé Arzu Kaprol d’un genre d’émeute de créatures trés habillées, très maquillées et très parfumées, qui souhaitaient de toute évidence me marcher dessus pour me signifier qu’avec mon jean je ne mérite pas d’entrer.
Mon jean et moi on est bien installés, maintenant que j’ai assommé ces femmes avec mon regard censé plutôt pétrifier, à l’origine de la stratégie. Y a des filles avec de jolis foulards sur la tête et d’autres, c’est sûr, sans soutien-gorge du tout. Plein de garçons ont gardé leur bonnet, eux.

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Le 2 février 2010

Departure from Paris…

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IFW10-imageChers amis, comme je vous le disais hier je suis à 23 minutes de mon départ pour Istanbul et son intense semaine de mode. Pour vous familiariser avec cette fashion week toute nouvelle et énergique (à l’instar du sursaut créatif et stylistique que connait la région), débutez par le site officiel: ici. Et sinon, j’essaierai de tenir le fil moderne de ce voyage étonnant et enthousiasmant que l’on me donne l’occasion de faire, sur FB (page BeSnob) et sur Twitter (http://twitter.com/BeSnob).

Bye, à tout à l’heure.

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Le 25 septembre 2009

Revue de web n°34 : Fashion Weak ?

fashion_weekNew York, Londres, actuellement Milan et bientôt Paris, les Fashion Weeks de septembre sont à l’ordre du mois chez les blogueuses. Quand certaines expriment leur enchantement pour un défilé, d’autres pointent du doigt les fashion faux pas des starlettes en coulisses. Revue de web fashionweekisée avec les blogs qui ont su nous faire rire et voyager , et finalement, y en a pas tant que ça. Go !

Ugly Sally en a une dans sa ligne de mire, c’est Janet Jackson et son improbable « non-ne attitude » au défilé Ralph Lauren de NY. Pas de teint terne et de regard endeuillé comme on aurait pu chrétiennement l’imaginer mais un sourire de première de la classe, les cheveux sagement détachés et un look oh-my-godness de « professeur d’histoire de l’empire colonial français. (…) Le manque d’accessoires pétillant pour dédramatiser la tenue (décidément très éducation nationale) font penser qu’elle a purgé la penderie de la femme de Bayrou. » Ca, c’est fait. On attend impatiemment qu’Ugly Sally s’attaque aux blogueuses mode qui s’affichent dans les cocktails, y a de quoi faire…

Après New York et la déprimante Janet Peutmieuxfaire, prenons un bol d’air enivrant à Londres, où ça pétille toujours dans les yeux des filles (certes, souvent à cause de la vodka et de la bière, so what ?). Un bol d’air brit et un passage par Darty où, selon Flavor Magazine, pour être raccord avec le défilé Mulberry, il nous faut sortir la crinière de lionne domptée au Babyliss. Non, pas de boucles anglaises mais du gaufré, ouais, ce style immonde auquel on s’adonnait petites le samedi aprèm. Bon bah maintenant, on ne dit plus immonde mais trendy, et pas gaufré mais crimped hair, plus chic. Le retour des cheveux gaufrés, no way ou yeeaaah ? Ah merde, on n’est pas mercredi, tant pis. Suivante !

En attendant, chez Chauffeur de Buzz on ne s’embarrasse pas de superflu, ce qui l’intéresse le keum, c’est la bonne conservation de Naomi Campbell, 39 ans et pas de fesses en flan. Oui, bah, oui, dans le monde du superficiel, pourquoi bloquer sur le défilé où la belle pavane, les créateurs, ici, on s’en tape bien le bourrichon. Ah, c’est pas ça l’expression? Indice pour les accrocs modeuses, c’est à Londres que l’on l’y vit, la Naomi. C’est tout.

On s’arrache les yeux et ceux de Garance Doré en lisant ses plaintes du moment : trouver du sommeil et donc rater les soirées Marc Jacobs et Alexander Wang pendant que nous, comme des connes, on hésite entre le Bottle et le Mama Shelter pour l’apéro, entre Grey’s Anatomy et une rediff d’Entourage sur le câble. Y a des claques qui se perdent, non mais oh Garance ! tu arrêtes de râler, tu sors de ton lit et tu cesses de nous faire gober que rien ne vaut une nuit complète avec monsieur à côté, on dit non !! Alors hop hop hop, on veut du post vodkaisé, du post gossip, du post « j’ai dansé avec Marc et c’était fabulous » !

Tout l’inverse chez OO o OO qui au Burberry Prorsum spring summer 2010 show, n’en peut mais de la magie de tout cela et nous donne tout. Enthousiasme avant malgré l’attente, Anna Wintour complètement floue, ça commence à bien monter l’excitation, puis série de front row plongés dans le noir, commentaires extatiques, bouquet final en pluie de paillettes, auto-description de la propre tenue du jenue homme, joie immense de rencontrer d’autres blogueurs à la fête qui suit (qui fut fan-ta-stique) et  où l’on se gava de Yorkshire pudding absolument divins. En voilà un qui ne crache pas dans la soupe et c’est contagieux. Quoique.

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Le 6 mars 2009

Paint It Black

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cerruti-aut-wint09-1Cerruti… De prime abord, j’aperçois ces visages masculins et aristocratiques des publicités 1884: perception floue de la réminiscence qui revient de loin. Ensuite, tout se mélange, je ne vois plus qu’une mode sobre et de bon ton, limite trop sobre et de bon ton pour des filles comme nous. La classe italienne, en somme. Tu sais c’est le symptôme Armani, magnifique sur le papier, noble et élégant sans jamais jamais dépasser les bornes du bon goût high-society et face au portant, bin, quoi, tu es en vie, et l’héroïsme parvenu des belles de Fitzgerald, ce n’est pas assez (ou juste à côté).

cerruti-aut-wint09-2cerruti-aut-wint09-3Puis tout de même, je me souviens que c’est Jean-Paul Knott qui tient la barre créatrice de la maison. Et je zieute la collection automne hiver 2009/2010. Sobre et de bon ton, certes, mais tellement structurée, limpide et évidente que je bois mon petit lait. En attendant de pouvoir consulter les prix, ce qui est une autre paire de manche… (Je mets une option sur les robes en cuir, si 80’s, nouveaux objets de mes désirs).

Collections femme automne-hiver 2009/2010 présentée en preview dans les vitrines de la boutique Cerruti du 3, place de la Madeleine, ce vendredi.

Crédit photo: Cerruti.

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Le 1 octobre 2008

Flâneries parisiennes


Sur www.flaneries-parisiennes.tv à 20h30 chaque soir. Paris Dernière à la mode hebdo… Tous les jours sur le web pendant la Fashion week et ça commençait hier avec Micky Green et André. Divertissant. Le dessin animé pré-apéro.

(Désolée pour le retard, je cherchais le sens de la vie dans un MacDo à Belleville, j’ai pris trop de temps et n’ai en plus trouvé aucune réponse, hmmpff.)