Expo

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Le 15 mars 2011

Yves, maintenant!

ysl-1« J’ai toujours dit qu’il fallait transformer les souvenirs en projet« . C’est l’accroche-citation-les mots d’Yves Saint-Laurent qui signent la page Facebook de la Fondation Pierre Bergé/ YSL. En visitant la pas-du-tout nostalgique exposition Saint Laurent Rive Gauche sise à la fondation, donc, je me suis interrogée sur ce rapport au temps entretenu par les créateurs de mode. Temps qui passe, air du temps, prévision, prescription, temps passé… Castelbajac, à l’orée de son très beau défilé auquel j’assistais (par chance et par amitié) déclare, en gros, que seul l’avenir le passionne. Via le passé. Sa collection onirique s’inspire sans vergogne de l’univers surréaliste de Man Ray, transposant magnifiquement les gravures noir et blanc et le soutif ganté, le col mains-je-t’étrangle sorti d’un cabinet bizarre de l’époque, moderne et assumé. JCDC pourrait ainsi prouver avec brio la pérennité de la phrase. Sauf que.

ysl2Sauf que. Dès l’entrée de l’exposition, la première boutique de prêt-à-porter du maitre re-mise-en-scène, on se prend en pleine poire une vidéo d’époque expliquant le processus. « Scandaleux, les prix de la haute couture » pour cette femme moderne de 1966. Le bel et jeune Yves se livre, sensible et visionnaire comme d’hab’ et continue, à la question de l’intervieweur: « quel est le futur de la mode? », le sage créateur répond: « le futur ne m’intéresse pas, le présent, oui, seul le présent m’importe« . En gros. Choc. À l’heure où la tectonique des plaques modesques n’en peuvent mais de leurs séismes, où chacun cherche sa postérité, YSL, bin, est tellement juste.

Visitez la trop rapide exposition du concept Rive Gauche. Trop rapide, parce que l’on souhaiterait obtenir la DeLorean back to the future et y rester. On y découvre les collections de 66, bien-sûr totalement désirables et actuels. Les souliers, parfaits, et sans cette course au trop-haut récente et bling, des souliers admirables et portables au jour le jour. Bon, je ne sais pas vous, mais je veux être Catherine Deneuve dans Belle de Jour et  c’est tout.

ysl-nowAh et aussi, on dit que Pilati va, lui aussi, quitter YSL. J’aime Pilati. Au présent. Pour le Manifesto et pour tout le reste. Et ces sandales? Parfaitement maintenant: 750 €, chez Net-à-Porter. Je sais.

SAINT LAURENT rive gauche
La révolution de la mode

du 5 mars au 17 juillet 2011,5, avenue Marceau, 75116 Paris
Tél. +33 (0)1 44 31 64 00
Espace d’exposition
3, rue Léonce Reynaud, 75116 Paris
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés
de 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30)
Accessible aux personnes handicapées
Tél. +33 (0)1 44 31 64 31.

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Le 7 mai 2010

Paris sous les bombes

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FLYER-HAPPENING-2Ok, les gars, on pourrait vous croire réfractaires à la modernité si, parisiens, vous ne vous rendiez pas ce weekend au grand événement TAG en plein air de la saison. On ne veut pas, hein, vous croire réfractaires.
Hey, le tag, le graff, je ne te l’apprends peut-être pas, fillette, est devenu une forme d’expression reconnue. Si tu as le courage tu liras mon post de l’époque où j’étais rebelle et où la contre-culture finit toujours par se manger la queue.

- Les artistes : CES, CRASH, DONDI, JONONE (hello, chouchou), PHASE 2, QUIK, RAMMELLZEE, SEEN, TOXIC. C’est du lourd. Au deuxième étage : 14 toiles réalisées par des artistes reconnus. Ces œuvres sont le fruit d’une commande, initiée par Laurent Dumas, 7 d’entre elles seront vendues au profit de l’association Paris Tout P’tits.
- Les artistes, again: ASH, BANDO, BRONE, FENX, GOZE, HORFE, JAY ONE, LEK, NASCIO, PSYCKOZE, PRO, RCF, SKKI, SWIZ. C’est même plus du lourd, tellement on s’écroule.

Je résume: un énorme rassemblement aura lieu le 8 mai de 11h à 16h au 108 avenue de Wagram 75017 Paris.

Et.

Et.

Un magnifique livre a été publié à l’occasion de l’exposition TAG au Grand Palais, t’en souviens-tu? Gagne le maintenant. (commentaires et tutti fruti). See You.

Edit du 8 mai au soir: Sofa, j’espère que c’était bien. Tu gagnes le catalogue: première commentatrice, première servie, cette fois.

Envoie-moi tes coordonnées postales à mhaumont@next-idea.fr

Please.

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Le 28 octobre 2009

Fantasmagories

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e-la-nave-va-ferico-felliniTout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.

Fellini, qu’on pourra trop facilement rattacher à la mode: marinière Strada par là, robe bustier Dolce Vita par ci, amour de la femme en général et en particulier dans La Città delle Donne, patati patata. On s’en fiche. Celui qui hissa le fantasme au rang d’art pur, qui rendit la fantaisie poétique référentielle (et excuse-moi, autrement moins mièvre que les Amélie Poulain de service), qui servit une image sexuelle, oui, mais tellement fictionnelle qu’elle en devint onirique, sans jamais de vulgarité à la petite semaine du nombril, bref, le maître…

Tu n’as pas compris la phrase, c’est que je me laisse emporter. C’est bon, c’est beau, c’est puissant, ça dépasse et sublime nos désirs, c’est Fellini. Et il lui est rendu hommage.

Du 20 octobre au 17 janvier, au Jeu de Paume (mais aussi à la Cinémathèque et à l’Institut Italien de Paris), 1 place de la Concorde 75008 Paris.
Mardi de 12h à 21h. Du mercredi au vendredi de 12h à19h. Samedi et Dimanche de 10h à 19h. Fermeture le lundi
Tél. 01 47 03 12 50

Photo: E la nave va.

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Le 2 septembre 2009

Kris van art

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Kris-Van-Assche-Galerie-Nuke_04 Vous vous attendiez à ce que je parle de Grazia en ce mercredi culturel? Bah non, je ne l’ai pas encore lu et puis tout le monde en parle, c’est d’un convenu pour ne pas en dire grand chose au final. Je fais ma snobette jusqu’au bout (enfin jusqu’à un prochain billet dédié). Alors, alors. Aujourd’hui je vais aborder le sujet Kris van Assche. Pas en chair et os, non. Vous connaissez sans doute l’homme en tant que créateur de vêtements et accessoires pour hommes et femmes (Dior Homme, c’est lui). Sinon, foncez sur son site, les pièces élégantes et austères y sont magnifiquement architecturées (son côté protestant sans doute). Voilà. À partir de demain, Kris van Assche expose à la galerie Nuke. Justement pas la mode. Mais son travail plastique sous forme d’installation mettant en scène des hauts parleurs comme autant de poétes en grève (son côté protestant sans doute).

Poéte en grève,
du 4 au 30 septembre, (en collaboration avec Analix Forever, Genève),
galerie Nuke, 11 rue Saint Anastase, Paris 3 (du mardi au samedi 14 h-19h et sur rendez-vous au : 01 43 43 07 03).

Crédit photo: Gaëtan Bernard.

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Le 15 juillet 2009

Mon Guy Bourdin animé

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bourdinVénéré ici et (et dans ces pages) pour l’univers vénéneux qu’il développa autour de la marque Jourdan, c’est au tour du Bon Marché de rendre hommage à l’intriguant Guy Bourdin. (Guy Bourdin (1928-1991), l’un des photographes de mode les plus influents de tous les temps, n’avait pas seulement une manière de voir : il suivait un chemin, accomplissait un voyage, réalisait un mouvement qui transcendait ses photos et révélait un processus rare et unique de découverte et d’initiation que peu osent emprunter). Pour la première fois au monde (roulements de tambours), il nous sera donnée à voir l’œuvre cinématique du fascinant photographe. (Cette exposition inédite dévoile des projections panoramiques de films : séances de prise de vues en studio, lieux favoris, « working progress » et même des instants capturés très personnels). Cela vaudra le déplacement, c’est certain: voir ces séquences de l’homme qui racontait un vaste récit en une prise de vue se mouvoir sous nos yeux fascinés… Bref, puisque les grands magasins sont dorénavant les nouveaux temples de l’art, on ira, à la rentrée très classe.

Guy Bourdin, ses films… L’ajusteur de hasard
Exposition inédite du 18 septembre au 29 octobre 2009
Verrière, 2ème étage du Bon Marché Rive Gauche,  24, rue de Sèvres Paris 7ème -Tél : 01 44 39 80 00

Crédit photos: The Guy Bourdin Estate, 2009.

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Le 1 juillet 2009

La madeleine de la mode

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vionnetSouvent citée en référence (et directement dans la forme) par les stylistes actuels, Madeleine Vionnet ne nous est pas inconnue. De nom. On sait d’elle, parfois, qu’elle fût à l’avant garde de la couture d’entre deux guerres, tirant la mode vers ce qu’elle contient de plus artistique. On sait, rarement, qu’elle quasi inventa la coupe de biais, le biais et le drapé, libérant le corps féminin, enfin prêt à se mouvoir. Et moi, de mon côté, j’ignorais qu’elle mit en lumière ses robes sous un jour presque radiographique, révélant des structures squelettes sous des transparences divines. Bref, les Arts Décoratifs propose une grande expo rétrospective sur Madeleine Vionnet et on se réjouit de découvrir une immense créatrice au delà du name dropping habituel…

Madeleine Vionnet, Puriste de la mode, du 24 juin 2009 au 31 janvier 2010, aux Arts Décoratifs– Mode et textile, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris. Tél. : 01 44 55 57 50.

Crédit photo: Ensemble du soir, été 1935, modèle n°4868, © Patrick Gries.

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Le 17 juin 2009

Encore

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mikael_andreotti Encore, des corps, décor. Lyrisme cru de l’instantané pas si figé mis-en-scène. Les photographies de Pierre Andreotti ont pour thème jouissance et érotisme. C’est mystérieux et sourd comme chez les maitres flamands, Rembrandt vivant son premier orgasme, et blafard, parce que, bin, le sexe. Tiens, laisse-moi citer Benoîte Bureau, parce que moi je suis embarrassée. Non, pas par le sujet mais parce que je suis le beau et troublant travail de Pierre depuis, euh, toujours. Et j’en suis remuée. Allez Benoite, à toi (ah, non, elle, je ne la connais pas personnellement): « Mises en scène, ces photos donnent pourtant à voir quelque chose des extases ordinaires: elles disent que les attitudes passionnelles qui nous apparaissent les plus intimes sont tributaires des représentations auxquelles nous sommes soumis, que nos corps se plient à des images. »
La photo, là, c’est « Mikaël, 2009″. Ce soir nous nous croiserons peut-être (vous et moi et lui, c’est ouvert à tous) au vernissage de l’exposition, sinon, courrez-y, vous avez  jusqu’au 25 juillet.

Encore, Pierre Andreotti, vernissage ce soir à 18 heures, du 5 juin au 25 juillet,
Galerie Anton Weller, 9 rue Christine 75006 Paris
Ouverture du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rdv +33(0)1 43 54 56 32.

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Le 27 mai 2009

Femmes, je vous aime

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ellesÀ Beaubourg s’ouvrait hier soir l’exposition Elles @ centrepompidou… Se targuant d’un titre, que je trouve assez à côté de la plaque, le musée propose une gigantesque présentation d’œuvres exclusivement féminines (réalisées par des femmes). Des collections modernes aux salles ultra contemporaines de la fin (où la question du genre ne semble pas toujours devoir être évoquée), c’est une histoire de l’art des femmes que nous traversons (compter au moins 2 heures, on ne traverse pas le siècle en 3 secondes). Amusant, hier soir au vernissage, de croiser toutes ces femmes brushées, en robe de soirée et étole, talons hauts et maquillage de gala (Yves Rocher est mécène de l’événement) + Miss France! confrontées dans certaines salles aux critiques militantes et violentes concernant l’image mâle de la belle femme et le joug masculin de la représentation. Comme une antithèse en direct, du cliché sur pattes 2009 face à la revendication libre, mmh, d’il y a parfois plus de trente ans. Bin oui, ça prend du temps et surtout ne lâchez rien.

Quoi d’autre, ah, on peut préparer  sa visite sur un site bien fait par l’INA et le Centre Pompidou, ici.
Vous aurez tous les renseignements pratiques là.

Et enfin, Yves Rocher (le mécène, encore une fois) offre à 3 lectrices/lecteurs, une entrée gratuite à l’exposition. Tirage au sort et tout le pataquès, en tous cas, place offerte ou pas, je vous recommande d’y aller!

Crédit photo: Pipilotti Rist : « À la belle étoile », 2007, (détail), installation audiovisuelle.
© Courtesy the Artist and Hauser & Wirth Zürich London/ Centre Pompidou.