Voyons. Vos finances sont au plus mal depuis que vous avez versé l’acompte pour la villa (bien au dessus de vos moyens) avec piscine sise sur la côte amalfitaine. Ou parce que tu as pris les derniers forfaits trois jours pour Rock en Seine. Ou bien parce que fauchée c’est ton deuxième prénom. Voyons. Et qu’est-ce que tu vas pouvoir te mettre pour la villa avec piscine quand tu descendras au village typique et onéreux? Ou à Rock en Seine? Ou dans la vie de tous les jours juste parce que c’est l’été et qu’il te faut le clamer?

Voyons. Le plus important ce sont les chaussures. Et un petit sac pour les clefs de la villa avec piscine blahblah. Tiens, à la Halle aux Chaussures, figure-toi qu’on trouve chaussures femme à son pied et minaudières délicieuses pour de très abordables et modiques sommes. Une sélection liberty, sunny seventies qui fera la blague avec n’importe quel short en jean. (Sandales Cable, 39 € 99, espadrilles 6 € 99, sac en toile 13 € 99). Et aune autre, plus monacale, rafraichissant version 2011 cette robe Maje ou Zara que vous arborez depuis 3 saisons. (Sandales André collection exclusive 49 € 99, pochette 9 € 99).
Billet sponsorisé.
De deux choses l’une. Ou quatre ou cinq choses que je sais d’elle. L’espadrille. Sur les garçons, c’est impeccable depuis quelques étés. Portées en mode preppy balnéaire, avec bermuda roulotté, polo ou chemise pas repassée (on parle de look de vacances, le négligé y a une place prépondérante), les espadrilles sont déjà un poil sur le déclin chez les handsome boys du littoral. Mais ça passe bien. Chez les filles, on se tâte encore. C’est que l’espadrille, soulier übercool par excellence (désuétude, artisanat et parfum chic 50′s en font le cocktail hip a priori) ne flatte guère la jambe et se transforme en tatane puante trop rapidement. Mais bon, je crois qu’il faut tenter le coup, davantage avec une robe bustier qu’avec la panoplie short en jean retour de Larzach, cela dit. Et puis l’espadrille jamais, jamais ne se porte avec le talon plié aka savate ou tout votre crédit stylé s’évanouira d’un coup tel le mojito de 19h30. Autre chose, à moi il me semble évident que l’espadrille se paye soit 6 € sur le marché (ou au Carrefour, oui, c’est mon hotspot shopping de la période) soit 50 € chez Rivieras, ce qui conserve à l’espadrille son caractère rural ou a contrario jetset. Ne tombons pas dans le mainstream faussement élégant, fuyons l’aberration d’une chaussure dénaturée que nous balancerons dès septembre revenu.
Crédit photo: Gaston-espadrilles.
Oui alors, je sais très bien que vous m’attendez avec vos cailloux et vos arguments stylistiques aussi bien qu’odorants si je vous dis espadrilles. Je le sais. Mais voyez-vous, plus vous faites de la résistance plus je vais chercher à vous convaincre, avec la plus parfaite mauvaise foi, sinon, ce n’est pas drôle. Ambiance avocat du diable, parce qu’effectivement je ne suis pas certaine de jamais en porter. La marque Zespà, d’Aix en Provence, revisite donc l’item basque. Notons la semelle cuir intérieure. C’est important. Sinon, quoi, allez je baisse les bras, j’ai flashé sur ce vert vibrant car comme chacun le sait j’aime le vert aux pieds (et le verre à la main, souvent). Pour aller à la plage, je vous avoue que j’en ai marre des tongs, avec un short en jean enfilé sur le maillot et un panier à la Birkin, je dis: « à moi les rouleaux de Biarritz » et un point c’est tout.
Espadrilles Zespà, 90 € chez La Nouvelle Vague.
Crédit photo: La Nouvelle Vague.
Chers amis, non ne me remerciez pas d’avoir sauvé votre œil d’une petite mort certaine (rapport au play boy d’hier posté en ce lieu). Quel sujet intrigant vais-je aborder aujourd’hui? Je sens l’assemblée qui frémit: l’espadrille et réveil de printemps. Je vous abandonne un instant à une lecture wikipédienne, ici. C’est vite lu, tu vas voir, ils ne se sont pas foulés le petit doigt en recherches longues et douloureuses dans des archives pyrénéennes, les auteurs. En fait j’espère pour lui qu’il n’est qu’un, parce que se mettre à plusieurs pour écrire ça, hein…
Bref. Dès que revient la promesse de l’été, chacun s’épile, achète des plantes en pots et une paire d’espadrille, c’est ainsi. En tous cas sur la côte basque, c’est grave comme ça et c’est sympa. N’oubliez jamais qu’une paire dure ce que dure la rose, étant donné que rapidement elle ne la sent plus, la rose.
Modèle Coco (à lacet), 30 € et modèle Cookout (à rayures), 30 €, Rocket Dog (aux Galeries Lafayette, chez Sarenza, Citadium, etc. Numéro lecteurs: 09 71 20 91 71).
Crédit photos: Rocket Dog.

Isola 2000 est isolée, les flocons tombent en abondance partout sauf à Paris et moi j’ai envie de me transformer en abominable nana des neiges. Les après-ski pour Yéti en devenir, qui n’en veut ? Personne ? Vraiment ? La botte poilue compensée pour un Noël avec Nadine et Jean-Pierre, ça n’en tente aucune ? Mince alors, je comprends pas pourquoi…
A offrir à Victoria et Paris, définitivement.
Bottes Céline, 395 €.
Credit photo : Celine

Enorme coup de coeur kawaii de décembre : les UGG customisées par le créateur japonais Muveil. Clairement, si le prix n’était pas aussi démesuré, je les aurais déjà aux pieds.

Regardez-moi ces oreilles et ce petit noeud en laine et tartan, ce Droopy des temps nippons, on craque complètement et en offrirait bien une paire à Mini-Moi. A côté, mes Ugg crème font pâle figure…
Bottes Muveil x UGG, 575 € chez Colette.
Credit photo : Colette

Attention, O.V.N.I. : H&M, on fouille, on regarde, on chasse et on pêche. Quoi ? Des shoes ? Comment ? Des derbies, des sandales, des richelieu ? Non, mieux. Un mix de tout cela à un prix peanuts. Après les avoir ramenées à la maison, il faut juste se souvenir que ces chaussures demandent un gros effort de style, sous peine de gagner le premier prix de fashion faux-pas.
Chaussures H&M, 39,90 €.
Credit photo : H&M

Pour une journée off, un après-midi glandouille au Progrès avec ses copines et du Chardonnay (alcoolisme RTT, j’adhère), rien de mieux qu’un jean et un tee-shirt loose ou une robe à carreaux et des leggings. Mais comme on en a marre de toujours porter les mêmes pompes, cette fois, on sort la botte ornée d’une étoile. Ca ne paraît pas grand chose dit comme cela mais essayez-les, vous verrez, on a l’impression d’avoir changé sa garde-robe ! En cuir souple, griffées Swildens, ces bottes feront les beaux jours de votre hiver mollasson.
Bottes Swildens, 180 €.
Credit photo : Swildens

En me promenant sur le blog de Fanette, j’ai découvert une curiosité qui mérite son coup de buzz : les protège-chaussures pour jour de pluie. Flashy mais tendance (si on aime le style fluokid et les refrains de Yelle), finalement bien pensé, il faut juste oser sortir avec, c’est-à-dire recouvrir ses ballerines ou ses tennis de ces délicieux accessoires mi-fashion mi-bordeline…
Protège-chaussure Shuella, 49,95 $.
Credit photo : Shuella
Les étrangères sont peut-être folles de Bata et de ses petits prix mais à nous, on nous fera pas le coup de la marque botoxée, même si… Il y aurait bien une petite paire de sandales "pas du tout chères du tout". Pour une touche de couleur quand on ne sait pas quoi porter avec sa blouse en dentelle, pas mal :

Plus cheap mais avec un peu d’usure, il est peut-être possible de les rendre trendy casual, les fausses Tatoosh :

Pas convaincue pour les boots mais les sandales, si je n’avais pas ce maudit deuxième orteil dix fois trop grec, je me laisserais avoir par le prix doux comme de la neige en novembre. Surtout, ne pas penser à l’effet neige fondue.
PS : Titre vraiment pourri ? Je devrais rejoindre l’équipe de Ruquier ?
Sandales : 39,90 € ; boots : 59 €, le tout chez Bata.
Credit photo : Bata
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)