Échanges de comptoir

Violette et moi en pleine concentration stylistique
Donc la semaine dernière, j’étais invitée avec les copines blogueuses chez Comptoir des Cotonniers pour rhabiller pour l’hiver l’une d’entre nous. Et réciproquement, l’une d’entre nous allait me relooker… Un suspense immense et un frisson d’émotion nous tinrent sur le qui-vive (bin oui) lors du tirage au sort des binômes. On est bien d’accord sur le fait qu’il n’y avait pas vraiment de risque de se retrouver accoutrée bizarre, d’une: parce que la collection hiver de Comptoir recèle de nombreuses perles; et d’autre: parce que les blogueuses en présence sont elles-mêmes des perles. Bref.

Le tirage au sort doit être pipé: Vraiment? Violette est mon partenaire?
Taaadadaddadda (roulement de tambour): c’est Violette qui me relooke et c’est elle que je reluque (oui, oh, hein) et que j’habille. Allez voir ce merveilleux gilet-cape qu’elle ne quitte plus je pense, toute nimbée de lumière beige qu’elle est.

On y est presque
Contre toute attente (mais c’est ce qui est marrant), Violette m’a tout de suite imaginée en héroïne de MadMen prête à prendre le maquis, variation autour d’une robe glamourissime et rouge écarlate (comme Scarlett dans Autant en Emporte le Vent, non je ne crains jamais le mélange des références anachroniques). La robe, donc, puis la canadienne de résistante et les escarpins (sublimes et camel) de bourgeoise me ravissent, je suis transformée en germanopratine des 50′s. CQFD.
PS: bonus: du making off à gogo sur Brèves de styles.
Crédit photos: EnModeFashion.
Réponse à la note d’à côté, préambule: Jennifer, je suis là, de retour à Paris, ce Paris trempé, passé au lavis d’une encre sale, gris et mochasse mais Paris libéré (des vacances). Et toi, tu es repartie… Si nous passons notre temps à nous croiser, comment veux-tu, oui, comment veux-tu? Enfin, tu as raison, voyons du pays et retrouvons-nous plus fortes en septembre.
Hey. Et si on revenait aux talons épais, quadrilatères mastoques, archives précises 60′s sur patte? Non mais regarde. Dans ce dessin le talon s’envole d’un même jet vers la naissance de la cheville, jeux de mat et vernis, il n’y a rien à rajouter (Maxwell), l’allure en est parfaite.
Afin de mieux dépasser ensemble cet apparemment drame national qui se déroulât dans le pooooort de Vancouver (pas assez de francomédailles), je vous propose l’alternative Minna Parikka. Attends, je voudrais revenir sur un truc. Qui a sans doute un rapport avec le fait que je suis toujours et encore à la montagne (et que j’adore ça, skier, par exemple). J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les épreuves olympiques malgré le désespoir français d’y être si peu médaillé, ce dont je me fous comme de ma première étoile.
J’avais abordé le continent 

Un soleil d’hiver, on est bien d’accord. J’aime assez la lumière blafarde des matinées d’automne, enfin, c’est que tout est plus supportable que la pluie. Bon, passons sur le bulletin météo, vous avez vos collègues à la pause café pour ça. Ainsi, quoi, tu n’as pas encore ton item nude? Qu’importe, ces souliers à patins tombent parfaitement à pic, comme l’homme en son temps et galbée de collants bien noirs et bien luisants, ou bien mats c’est selon, opaques en tous cas, tes pieds de cosméto chic tu habilleras. C’est sûr, le double du prix ou presque tu paieras (livraison oblige) mais tout cela reste parfaitement raisonnable, je crois.
Bon que vous soyez proprio ou pas (spéciale dédicace), que vous aimiez les talons biseautés ou pas (spéciale dédicace), vous êtes heureuses lorsque je vous propose des souliers qui ne coûtent pas les yeux de la tête (spéciale dédicace, plus désuète). Hein, vous êtes heureuses? Non, parce que très égoïstement, moi, ça me fait aussi des vacances de parler de chaussures abordables. Oui, d’accord, on n’a pas forcément le cœur qui palpite et la main qui tremble comme l’alcolo avant sa prune du réveil, mais quoi. Tu sauras raison garder. Et porte monnaie ouvrir sans culpabiliser comme une bête (à bon dieu). Et puis oh, c’est du cuir, naturel, mademoiselle que je vous montre-là.
Dans la catégorie « puisqu’on peut bien rêver autant le faire avec discernement », ceci. Je tiens tout de suite à préciser à celles qui m’opposeraient que ces sculpturales chaussures ne seraient que des œuvres bien dessinées (leur prix, aussi) importables au quotidien, que non. NON. Si j’avais les moyens, je les porterais, moi, sans aucun état d’âme, en plus de les reluquer à longueur de temps, limite nue ou couverte d’un seul justaucorps intégral, noir et brillant. Ce dernier point m’empêchant effectivement de les porter en dehors de chez moi. Who cares? J’ai pas le budget. Mais il est toujours bon de se rincer l’œil du voisin afin de ne pas mourir idiote.
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)