escarpins

23 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 23 septembre 2010

Échanges de comptoir

Violette et moi en pleine concentration stylistique

Violette et moi en pleine concentration stylistique

Donc la semaine dernière, j’étais invitée avec les copines blogueuses chez Comptoir des Cotonniers pour rhabiller pour l’hiver l’une d’entre nous. Et réciproquement, l’une d’entre nous allait me relooker… Un suspense immense et un frisson d’émotion nous tinrent sur le qui-vive (bin oui) lors du tirage au sort des binômes. On est bien d’accord sur le fait qu’il n’y avait pas vraiment de risque de se retrouver accoutrée bizarre, d’une: parce que la collection hiver de Comptoir recèle de nombreuses perles; et d’autre: parce que les blogueuses en présence sont elles-mêmes des perles. Bref.

Le tirage au sort doit être pipé: Vraiment? Violette est mon partenaire?

Le tirage au sort doit être pipé: Vraiment? Violette est mon partenaire?

Taaadadaddadda (roulement de tambour): c’est Violette qui me relooke et c’est elle que je reluque (oui, oh, hein) et que j’habille. Allez voir ce merveilleux gilet-cape qu’elle ne quitte plus je pense, toute nimbée de lumière beige qu’elle est.

On y est presque

On y est presque

Contre toute attente (mais c’est ce qui est marrant), Violette m’a tout de suite imaginée en héroïne de MadMen prête à prendre le maquis, variation autour d’une robe glamourissime et rouge écarlate (comme Scarlett dans Autant en Emporte le Vent, non je ne crains jamais le mélange des références anachroniques). La robe, donc, puis la canadienne de résistante et les escarpins (sublimes et camel) de bourgeoise me ravissent, je suis transformée en germanopratine des 50′s. CQFD.robe-rouge

PS: bonus: du making off à gogo sur Brèves de styles.

Crédit photos: EnModeFashion.

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 17 août 2010

Chaussures à classer à la page WTF #2

zanotti wtf Réponse à la note d’à côté, préambule: Jennifer, je suis là, de retour à Paris, ce Paris trempé, passé au lavis d’une encre sale, gris et mochasse mais Paris libéré (des vacances). Et toi, tu es repartie… Si nous passons notre temps à nous croiser, comment veux-tu, oui, comment veux-tu? Enfin, tu as raison, voyons du pays et retrouvons-nous plus fortes en septembre.

Cœur du récit: Chère binôme, tu me manques cruellement aussi. Pour te le prouver, j’oppose immédiatement à tes souliers canevas (représentant des chatons au panier ou un étalon en Camargue, j’aurais préféré), délires au point de croix d’une Pénélope qui s’était crue Cendrillon aux Gobelins mais qui pour faire tapisserie assurent pas mal, pas mal du tout, ceci. Je synthétise: j’oppose ceci. Je sais que tu n’en attendais pas moins de moi. Du talon aiguille, de l’austérité architecturée mâtinée de grrrr, sexyness éternelle du zip et cut-out à la courbe vertigineuse qui offre brièvement la peau au regard… Bien onéreuses. Voilà, j’espère ne pas t’avoir déçue, tout comme tes derbies m’enchantent au fond (très au fond) puisqu’ils sont tellement toi. Si j’ai la chance de te voir avec au Bottle Shop, promis, je les baiserais. Vous êtes tous témoins. (Mais attention, pour les UGG, ça va pas être possible, jamais, on a ses principes).

Bien à toi, ma Jen, profite.

Escarpins cut-out, Guiseppe Zanotti, 725 $ chez Forward by Revolve.

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5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 13 avril 2010

La mariée était en noir

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london-swinging-blackHey. Et si on revenait aux talons épais, quadrilatères mastoques, archives précises 60′s sur patte? Non mais regarde. Dans ce dessin le talon s’envole d’un même jet vers la naissance de la cheville, jeux de mat et vernis, il n’y a rien à rajouter (Maxwell), l’allure en est parfaite.
On s’imagine en Jeanne M., veuve vengeresse de la nouvelle vague, ou en Françoise D. (même famille que Catherine D.) en demoiselles à la Peau Douce, Belle(s) de Jour, puisque la Nuit sera, bien plus tard, Américaine… Blonde, on est forcément Hitchcockienne. Une petite robe chasuble et on vous donnerait le bon dieu sans confession.

Escarpins Jaeger London, 204 € chez MyWardrobe.

Crédit photo: My Wardrobe.

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Le 9 mars 2010

Sur les crans noirs de mes nuits blanches

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camilla-cranMoi je me fais mon cinéma… À l’heure où patins, semelles plateaux et tours de Hanoï semblent représenter le parangon d’une certaine modernité du soulier, je suis à crans. Il ne faudra pas compter sur ceux-ci pour arpenter la France enneigée et ses 30 cm de poudreuse, mais de toutes façons, dressée sur ces talons, on est déjà en haut des cimes. J’aime bien cette semelle qui plus qu’utile reprend les stries d’une aile wonder woman stylisée. Entre boots aux détails presque sellier et escarpins noirs fatals, j’adopte.

Souliers cut out, Camilla Skovgaard, 360 € 59 chez Style Paste. C’est hors de prix mais c’est danois, tu sais c’est à la mode.

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Le 4 mars 2010

Forme olympique

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minna-3Afin de mieux dépasser ensemble cet apparemment drame national qui se déroulât dans le pooooort de Vancouver (pas assez de francomédailles), je vous propose l’alternative Minna Parikka. Attends, je voudrais revenir sur un truc. Qui a sans doute un rapport avec le fait que je suis toujours et encore à la montagne (et que j’adore ça, skier, par exemple). J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les épreuves olympiques malgré le désespoir français d’y être si peu médaillé, ce dont je me fous comme de ma première étoile.

En comparaison, la cérémonie des Cesar, c’était chiant et pathétique.

Je nous ai donc concocté un podium parfaitement ego-centré qui fait honneur à notre propre et très intime patrie, pour lequel l’on est prêt à se battre pour rafler l’or l’argent et le bronze.

Modèles Lulu, 290 € Chez Minna Parikka.

Crédit photo: Minna Parikka.

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Le 26 janvier 2010

LaRare et singulière

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larare-ss10J’avais abordé le continent LaRare il y a quelques temps, attirée aussi bien qu’un peu amusée (dans le sens où pas vraiment praticables, les souliers) par les modèles de « domina » de la marque. Nathalie Elharrar, néanmoins fait évoluer ses collections tout à fait dans le bons sens (dans mon sens, en tous cas) pour sa saison/printemps été 2010. Plus architecturé et graphique, féminin, on sort de l’anecdote sulfureuse et fétichiste pour accoster un monde de chaussures hymne à Barbarella, au cabinet d’entomologiste aussi bien qu’à la prédatrice sophistiquée et sexy que nous sommes. Pour le thème bijoux, elle a travaillé avec Alice Hubert que j’adore. Attention des détails, courbes vertigineuses, entrelacs papillon, devenons maitresse femme et puis c’est tout.

Chez Glitter à Lyon: Lady Tiger, 695 €. Aux Galeries Lafayette: In&Out, 610 €, le tout: LaRare.

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Le 21 janvier 2010

Pra que ela acorde alegre

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(Pour qu'elle se réveille joyeuse in A Felicidade, A.Carlos Jobim /Vinicius de Moraes)

(Pour qu'elle se réveille joyeuse in A Felicidade, A.Carlos Jobim /Vinicius de Moraes)

Obsédée, oui, je le suis depuis ma découverte de la marque brésilienne Via Uno. Je rabâche ici, voire radote là depuis deux saisons déjà, mon affection pour ces modèles bien dessinés, portables et plutôt abordables. Certes, le truc aussi, c’est le Brésil. Quand tu y as mis les pieds, tu veux y être chaussée. Entre autres. La collection printemps/été à venir est presque à la hauteur de mes attentes torrides. Un peu plus chère que par le passé, elle reste pimpante et d’actualité. C’est peut-être l’ouverture de la boutique rue de Rennes qui explique ceci et cela.

via-uno-10-bis

J’ai choisi deux types de sandales à 99 €, mais il existe de multiples autres perles, du sac à la ceinture en passant par talons vertigineux et spartiates impeccables. Bah, oui, on rêve de printemps.

Toutes les boutiques Via Uno en France sont là.

Crédit photos: Via Uno.

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Le 27 octobre 2009

Complètement nude au soleil

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nude-plateformUn soleil d’hiver, on est bien d’accord. J’aime assez la lumière blafarde des matinées d’automne, enfin, c’est que tout est plus supportable que la pluie. Bon, passons sur le bulletin météo, vous avez vos collègues à la pause café pour ça. Ainsi, quoi, tu n’as pas encore ton item nude? Qu’importe, ces souliers à patins tombent parfaitement à pic, comme l’homme en son temps et galbée de collants bien noirs et bien luisants, ou bien mats c’est selon, opaques en tous cas, tes pieds de cosméto chic tu habilleras. C’est sûr, le double du prix ou presque tu paieras (livraison oblige) mais tout cela reste parfaitement raisonnable, je crois.

Escarpins à plateforme, 24 $ 80 chez Forever 21.

Crédit photo: Forever 21.

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Le 1 octobre 2009

Taxe foncière et autres dédicaces

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mango cuir natBon que vous soyez proprio ou pas (spéciale dédicace), que vous aimiez les talons biseautés ou pas (spéciale dédicace), vous êtes heureuses lorsque je vous propose des souliers qui ne coûtent pas les yeux de la tête (spéciale dédicace, plus désuète). Hein, vous êtes heureuses? Non, parce que très égoïstement, moi, ça me fait aussi des vacances de parler de chaussures abordables. Oui, d’accord, on n’a pas forcément le cœur qui palpite et la main qui tremble comme l’alcolo avant sa prune du réveil, mais quoi. Tu sauras raison garder. Et porte monnaie ouvrir sans culpabiliser comme une bête (à bon dieu). Et puis oh, c’est du cuir, naturel, mademoiselle que je vous montre-là.

Escarpins cuir, 55 € et sandales montantes, 59 € chez Mango.

Crédit photo: Mango.

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Le 10 septembre 2009

God is in the details

diego-dolciniDans la catégorie « puisqu’on peut bien rêver autant le faire avec discernement », ceci. Je tiens tout de suite à préciser à celles qui m’opposeraient que ces sculpturales chaussures ne seraient que des œuvres bien dessinées (leur prix, aussi) importables au quotidien, que non. NON. Si j’avais les moyens, je les porterais, moi, sans aucun état d’âme, en plus de les reluquer à longueur de temps, limite nue ou couverte d’un seul justaucorps intégral, noir et brillant. Ce dernier point m’empêchant effectivement de les porter en dehors de chez moi. Who cares? J’ai pas le budget. Mais il est toujours bon de se rincer l’œil du voisin afin de ne pas mourir idiote.

Escarpins Diego Dolcini, 680 € chez The Corner.
Juste en passant, le titre de cette note est un mot de Mies van der Rohe, qui aurait pu peut-être inspirer ce modèle.

Crédit photo: The Corner.