Bon pied bon œil
Ah, prendre de la hauteur… On me racontait encore il y a deux jours une formidable gamelle, étalée tout du long dans la feuille morte, due à une déraisonnable envie de porter des talons hauts. Tu me diras, cela m’était arrivé la veille avec des bottines tellement plates et lisses qu’on aurait pu se regarder dedans et manger dessus, saloperie de feuilles automnales, mais revenons à la question du talon haut… C’est l’éternel conflit qui nous habite: oui, je veux souliers allurés arborer, non, je ne souhaite pas passer ma soirée assisse façon yucca, terrifiée à l’idée de me tordre la cheville, ne plus pouvoir marcher pendant dix jours et devoir user de la basket en plein cœur des fêtes. Et puis tant qu’à faire, je voudrais assumer sauts de cabris et courses de dernière minute sans avoir à me trimballer une valise de chaussures de rechange. Pas toi?

Rockport semble pouvoir nous apporter un début de solution et redonner confiance aux plus débutantes, même au bal. Rockport fait partie du groupe Adidas et ce qui pourrait nous faire une belle jambe nous sauve en réalité le pied. Adidas signifiant AdiPRENE®: une technologie de semelle qui absorbe les chocs et protège le talon des impacts pendant la marche, semelle ici adaptée à des lignes vertigineuses. Je les ai testées, c’est du pur chausson à 10 cm du sol et je me demande encore pourquoi personne n’y avait pensé avant. La ligne Janae est classiquement parfaite pour l’hiver, on attendra l’été pour des fantaisies en cuir embossé autruche jaune…
Numéro lecteur: 01 30 96 40 94
Escarpins à patins: 129 €, boots: 149 €, le tout en cuir pleine fleur.
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’



-Premier point: traitez-moi de
-Quatrième point: cette collection ne saurait tarder à être
La période est assez chargée, les enfants. De présentations en présentations des différentes collections automne hiver, je ne sais où donner de la tête. Je vais bientôt digérer tout ça et vous abreuver de billets pédagogiques de la mode, genre fiche de synthèse du programme à venir, à réviser pendant les vacances d’été. Vous me remercierez de sauver votre fashion-reputation lorsque l’heure de rentrer au bureau sonnera… Bin, si, sinon on perd tous ses acquis à force de mojitos les pieds dans l’eau. On revient et ne jure que par paréo, robe de plage déformée, tongs ignobles et chevelure sculptée au sel marin. J’ai hâte.
Où l’on tombera en arrêt le sourire scotché comme l’heureux du village devant souliers et pochette crées pour les 3 Suisses par la divine et drôlatique
En poulain (poilu, oui) ou vernis comme des pâtisseries glacées au sucre vanille ou à l’orange, ses escarpins sont surmontables d’un nid-fouillis de cuir clippé façon bolduc (et joyeux noël). Fantasques, bien dessinés, visez-en immédiatement les prix: escarpin vernis en beige-crème et orange, 69 €. Escarpin en cuir noir façon poulain, 119 €. Clips nœuds (x 2), 19 € 90. Donneraient presque l’envie d’être déjà revenu de vacances… Non?
Et pour trotter, qu’avons-nous là? Qui pour une soirée, qui pour un entrainement en appartement, pour la beauté du geste, puisque tu ne descendras jamais les escaliers en talons de 12, ne chérit les belles hauteurs des souliers de style? Oui. J’en suis folle, j’aime l’exubérance et l’esthétique d’un escarpin de haute montagne, folie des grandeurs, ivresse de l’altitude, courbe surnaturelle à descendre en stop (motion). Mais tu vois, moi aussi, j’habite le quotidien. Et parfois le quotidien est vachement joli mais assez fatigant et l’on aimerait se pavaner avec quelque chose de guilleret, stable et aéré aux pieds.



Donc, il y a 
Asos c’est un peu comme Burger King. Du Mac Do en meilleur, surtout parce que relativement inaccessible et tellement british. La comparaison trouve par ici ses limites: tandis qu’Asos pas encore implanté en France nous permettait au terme d’affres de conversions et de débats postaux d’obtenir les objets de tous nos fantasmes anglais, on ne tient pas à traverser ce type d’épreuves pour des denrées périssables et se faire livrer un Whopper forcément racorni, même britannique. Bref, revenons à nos sheeps. J’irai jusqu’à affirmer qu’il n’y a plus débat :
C’est notamment bien plus simple pour les devises, taxes, frais de port et autres questions financières, inévitables. Je ne vous ferai pas l’affront de faire la retape pour Asos. N°1 des ventes en ligne en Angleterre, le site est depuis un moment adulé des blogueuses, des françaises qui se la jouent comme
Kate Moss (ah oui mais non), de nous, en somme. Donc aujourd’hui je n’aborderai que le tonitruant et vaste chapitre du soulier. Adieu.
Certains sont notaires de père en fils, d’autres dictateurs ou encore écrivains sur 5 générations… Bien née, Inès-Olympe Mercadal est quant à elle, la pétillante petite descendante d’Antoine Mercadal, bottier espagnol fuyant Franco dans les années 50. À 23 ans, elle met à son tour un pied (ahahah) dans l’entreprise familiale et chausseuse en déclinant le modèle Elena, un escarpin au talon conique dessiné par son grand père. ATELIER MERCADAL VINTAGE est créé: 5 modèles, 3 matières, 3 combinaisons de couleurs. Moi qui n’ai aucun dégoût pour le soulier de seconde main (re-ahahah), j’apprécie, ici, la fidélité au modèle originel (assez Jerry-Hall-like). Et pour celles que l’idée du « déjà porté » répugne, c’est là l’occasion d’accéder à du vintage pur jus sans les désagréments (psychologiques surtout) de l’histoire pédestre précédente…
Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)