Soulier, tu dores?
En débutant ce billet j’avais en tête la chanson enfantine (et atrocement moraliste, du genre « tu as désobéi, ma fille, tu as voulu t’encanailler au bal et bien: meurs! ») Sur le Pont de Nantes. Qui s’avère être aussi connue sous le titre Sur le Pont du Nord et ne contient en fin de compte qu’une pauvre ceinture dorée, là où je fantasmais des souliers du même métal. On ne s’en va pas chantonner pour autant Stayin’ Alive sous prétexte de parler de chaussures métallisées, on n’est pas du tout du tout non plus d’humeur disco…
Non, déjà, ayant jeté un œil sur les collections de l’hiver prochain, je peux vous assurer que du cuir mordoré, de l’irisé métallique, de l’argenté, du bronze et du doré, donc, on va en bouffer jusqu’à la lie, qu’on le veuille ou non. Pour ma part, je le veux bien, puisqu’on n’est pas dans le clinquant mais dans le mat, puisqu’on ne sera pas dans le bling bling mais dans l’aspect vieilli, pas dans la boite de chocolat tendance oligarque mais plutôt dans une sorte de romantisme sombre un peu XIXe siècle.
Enfin, tout ça pour dire, qu’acquérant une paire d’escarpins dorés maintenant, tu ne seras pas périmée dans 6 mois, bien au contraire. Pour le printemps, j’affectionne le mélange de couleurs poudrées (rose pâle, orangés clairs, beige et blanc) avec cet or, par là-même adouci et lumineux. Pas la peine d’en rajouter à grands coups de contrastes noirs, trouve-je. Pas vous?
1/Escarpins effet reptile, Pied a Terre, 140 £, escarpins Dania, Esprit, 51€, escarpins open-toes Marc by Marc Jacobs, 149€.
2/Escarpins Even & Odd, 22€ 50, escarpins ouverts, Malas, Georgia Rose, 95€, escarpins à patins, Chocolate Schubar, 75€.




















Ah, prendre de la hauteur… On me racontait encore il y a deux jours une formidable gamelle, étalée tout du long dans la feuille morte, due à une déraisonnable envie de porter des talons hauts. Tu me diras, cela m’était arrivé la veille avec des bottines tellement plates et lisses qu’on aurait pu se regarder dedans et manger dessus, saloperie de feuilles automnales, mais revenons à la question du talon haut… C’est l’éternel conflit qui nous habite: oui, je veux souliers allurés arborer, non, je ne souhaite pas passer ma soirée assisse façon yucca, terrifiée à l’idée de me tordre la cheville, ne plus pouvoir marcher pendant dix jours et devoir user de la basket en plein cœur des fêtes. Et puis tant qu’à faire, je voudrais assumer sauts de cabris et courses de dernière minute sans avoir à me trimballer une valise de chaussures de rechange. Pas toi?
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’




Le 14 mai 2013 - Dans Qui veut gagner des sandales Galibelle? (concours shoes, yeeha !)