Moi je me fais mon cinéma… À l’heure où patins, semelles plateaux et tours de Hanoï semblent représenter le parangon d’une certaine modernité du soulier, je suis à crans. Il ne faudra pas compter sur ceux-ci pour arpenter la France enneigée et ses 30 cm de poudreuse, mais de toutes façons, dressée sur ces talons, on est déjà en haut des cimes. J’aime bien cette semelle qui plus qu’utile reprend les stries d’une aile wonder woman stylisée. Entre boots aux détails presque sellier et escarpins noirs fatals, j’adopte.
Souliers cut out, Camilla Skovgaard, 360 € 59 chez Style Paste. C’est hors de prix mais c’est danois, tu sais c’est à la mode.
Afin de mieux dépasser ensemble cet apparemment drame national qui se déroulât dans le pooooort de Vancouver (pas assez de francomédailles), je vous propose l’alternative Minna Parikka. Attends, je voudrais revenir sur un truc. Qui a sans doute un rapport avec le fait que je suis toujours et encore à la montagne (et que j’adore ça, skier, par exemple). J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les épreuves olympiques malgré le désespoir français d’y être si peu médaillé, ce dont je me fous comme de ma première étoile.
En comparaison, la cérémonie des Cesar, c’était chiant et pathétique.
Je nous ai donc concocté un podium parfaitement ego-centré qui fait honneur à notre propre et très intime patrie, pour lequel l’on est prêt à se battre pour rafler l’or l’argent et le bronze.
Modèles Lulu, 290 € Chez Minna Parikka.
Crédit photo: Minna Parikka.
J’avais abordé le continent LaRare il y a quelques temps, attirée aussi bien qu’un peu amusée (dans le sens où pas vraiment praticables, les souliers) par les modèles de « domina » de la marque. Nathalie Elharrar, néanmoins fait évoluer ses collections tout à fait dans le bons sens (dans mon sens, en tous cas) pour sa saison/printemps été 2010. Plus architecturé et graphique, féminin, on sort de l’anecdote sulfureuse et fétichiste pour accoster un monde de chaussures hymne à Barbarella, au cabinet d’entomologiste aussi bien qu’à la prédatrice sophistiquée et sexy que nous sommes. Pour le thème bijoux, elle a travaillé avec Alice Hubert que j’adore. Attention des détails, courbes vertigineuses, entrelacs papillon, devenons maitresse femme et puis c’est tout.
Chez Glitter à Lyon: Lady Tiger, 695 €. Aux Galeries Lafayette: In&Out, 610 €, le tout: LaRare.

(Pour qu'elle se réveille joyeuse in A Felicidade, A.Carlos Jobim /Vinicius de Moraes)
Obsédée, oui, je le suis depuis ma découverte de la marque brésilienne Via Uno. Je rabâche ici, voire radote là depuis deux saisons déjà, mon affection pour ces modèles bien dessinés, portables et plutôt abordables. Certes, le truc aussi, c’est le Brésil. Quand tu y as mis les pieds, tu veux y être chaussée. Entre autres. La collection printemps/été à venir est presque à la hauteur de mes attentes torrides. Un peu plus chère que par le passé, elle reste pimpante et d’actualité. C’est peut-être l’ouverture de la boutique rue de Rennes qui explique ceci et cela.

J’ai choisi deux types de sandales à 99 €, mais il existe de multiples autres perles, du sac à la ceinture en passant par talons vertigineux et spartiates impeccables. Bah, oui, on rêve de printemps.
Toutes les boutiques Via Uno en France sont là.
Crédit photos: Via Uno.
Un soleil d’hiver, on est bien d’accord. J’aime assez la lumière blafarde des matinées d’automne, enfin, c’est que tout est plus supportable que la pluie. Bon, passons sur le bulletin météo, vous avez vos collègues à la pause café pour ça. Ainsi, quoi, tu n’as pas encore ton item nude? Qu’importe, ces souliers à patins tombent parfaitement à pic, comme l’homme en son temps et galbée de collants bien noirs et bien luisants, ou bien mats c’est selon, opaques en tous cas, tes pieds de cosméto chic tu habilleras. C’est sûr, le double du prix ou presque tu paieras (livraison oblige) mais tout cela reste parfaitement raisonnable, je crois.
Escarpins à plateforme, 24 $ 80 chez Forever 21.
Crédit photo: Forever 21.
Bon que vous soyez proprio ou pas (spéciale dédicace), que vous aimiez les talons biseautés ou pas (spéciale dédicace), vous êtes heureuses lorsque je vous propose des souliers qui ne coûtent pas les yeux de la tête (spéciale dédicace, plus désuète). Hein, vous êtes heureuses? Non, parce que très égoïstement, moi, ça me fait aussi des vacances de parler de chaussures abordables. Oui, d’accord, on n’a pas forcément le cœur qui palpite et la main qui tremble comme l’alcolo avant sa prune du réveil, mais quoi. Tu sauras raison garder. Et porte monnaie ouvrir sans culpabiliser comme une bête (à bon dieu). Et puis oh, c’est du cuir, naturel, mademoiselle que je vous montre-là.
Escarpins cuir, 55 € et sandales montantes, 59 € chez Mango.
Crédit photo: Mango.
Dans la catégorie « puisqu’on peut bien rêver autant le faire avec discernement », ceci. Je tiens tout de suite à préciser à celles qui m’opposeraient que ces sculpturales chaussures ne seraient que des œuvres bien dessinées (leur prix, aussi) importables au quotidien, que non. NON. Si j’avais les moyens, je les porterais, moi, sans aucun état d’âme, en plus de les reluquer à longueur de temps, limite nue ou couverte d’un seul justaucorps intégral, noir et brillant. Ce dernier point m’empêchant effectivement de les porter en dehors de chez moi. Who cares? J’ai pas le budget. Mais il est toujours bon de se rincer l’œil du voisin afin de ne pas mourir idiote.
Escarpins Diego Dolcini, 680 € chez The Corner.
Juste en passant, le titre de cette note est un mot de Mies van der Rohe, qui aurait pu peut-être inspirer ce modèle.
Crédit photo: The Corner.
Que vient faire le chat ici ? Rien, je garde du félin le miaulement. Et c’est à peu près tout
. (Oh la vache c’est la première fois que j’utilise un smiley 2.0 ici même et rien à voir avec la vache non plus, hein). Je vais tenter de regrouper mes animaux pour vous parler du lézard et des toutes dernières soldes qui pourraient nous faire ronronner encore. Oui parce que je dois le dire : je me sens, après tout, proche du chat. Même langueur voire paresse, sensualité j’espère, minauderie certaine, proche de son maître mais pas complètement dupe, si tu vois ce que je veux dire, petite. Pas le chat de calendrier (feu) PTT. Bref, revenons à nos moutons. C’est beau. C’est un peu rouge. C’est un peu haut. J’arrête aussi d’être tellement descriptive. Je vais te dire : c’est sexy en diable, ce n’est pas parfaitement dans la tendance, c’est parce que c’est intemporel, le désir. Enfin quoi, je les veux. Merci. Rrrrrrrrr.
Souliers Ver Nera, Guiseppe Zanotti, soldées 308 $ chez Forward. (Rêve-je? Pas de frais d’expédition chez ce site nouvellement découvert).
Crédit photo: Forward by Revolve.
Dans la famille Escarpins Plateformes, je voudrais la petite dernière de la famille Stuart Weitzman : Frontpage Ava. Talons de 12 cm et recouverts de cuir, eux-mêmes compensés par un plateau d’1,5 cm, les jambes de gazelle se font glamour avec un cuir velours indigo. Ultra féminin, ultra chic, Be Snob aime ce modèle disponible chez Sarenza.
A voir également en boutique, toute la collection Automne 09 pour notamment ses sandales à noeud bleu électrique et les bottes Tubular vertes, très Emma Peel. La rentrée sera synonyme de séduction, pour ne pas changer
Escarpins « Frontpage Ava » Stuart Weitzman, 340 euros chez Sarenza.
© Sarenza
Vous aviez aimé ça, ça et ça ? Alors vous pouvez tranquillement vous reposer sur vos soldes, je vous apprends que Mango a pompé sur les autres pour sortir les mêmes escarpins à noeud. Oh oui, la qualité est déplorable chez Mango, oh oui c’est cheap de se chausser chez les enseignes qui plagient les créateurs, oh oui le monde est mal fait MAIS, pour ma part, j’en suis ravie. Je sais bien, les noeud commencent à fatiguer tout le monde, c’est pas très folichon, trop vu et revu, et ben tant mieux, comme ça personne ne me piquera les seuls modèles restant en 40 à la rentrée !
Escarpins (collection Automne-Hiver 09), 59 euros chez Mango.
© Mango
Le 10 mars 2010 - Dans Rock, mode et petites pépées (concours à la clef)