Tiens, Culture Club aurait pu arborer ce modèle. Hum, si Boy George n’avait été si versé dans le sneaker. Oh, bin, (feu) Willy Deville avait les mêmes, ma main au feu du couteau. Si seulement le dandy US avait été moins bottines anglaises. Depeche Mode, oui, c’est le genre. Ah, non? Trop enluminées, c’est vrai. Ok, c’est en tous cas pour 2009, la rencontre passionnée entre punk rock, new wave, britisheries et mode que ces boots nous offrent. Et nous n’allons pas bouder notre plaisir au delà des genres. Oh, non. (Imagine-les avec une robe fleurie à souhait, vintage ça le fait, comme si tu recherchais Susan désespérément. Sans dentelle ni crucifix, pour l’instant).
Boots cloutés, 100 £ chez Office.
Crédit photo: Office.
À l’heure où la jambe se fait lourde, où la douche se fait tri-quotidienne et où seule la sandale a droit de cité, c’est ça, je vous parle aujourd’hui de la low boot de la rentrée. La rentrée. Nous ne sommes même pas encore parti(e)s. Toujours est-il qu’après avoir revêtu du corail et du turquoise tout l’été, balnéothérapie de saison oblige, l’automne nous verra de violet habillée. Et même maquillée, mais ça, c’est à réfléchir une fois débronzée, ne vendons pas la charrue avant les ours. Pour se faire à l’idée, je propose un début prometteur dans la couleur, par les pieds. Parfaitement adapté à la jambe de noir gainée, lorsque de nouveau, on ne se plaindra plus de la chaleur tonitruante mais du froid assourdissant, revenu.
Low boots Odette, nubuck noir ou violet, 100 €, Rocket Dog. N° lecteur 09 71 20 91 71.
Crédit photo: Rocket Dog.
C’est là la question, oui et non. Comme pour une Françoise Hardy belle oui comme Bowie, une Nico qui aurait vu le Lou (Reed) et tous les Dandy Warhols (of course), le trouble des genres se pose à peine là. Rien à voir avec la pantalonnade du boyfriend jeans, ici, mais de l’unisexe à l’élégance masculine-féminine aux finitions parfaites. L’esprit 60′s oscille entre le Swinging London d’alors et la froideur métallique de la Factory d’antan, on adore, quel que soit son sexe. Malheureusement, filles et garçons ne trouveront la collection de derbies et de boots transgenres qu’à Paris, rue Vieille du Temple, pour l’instant (la marque, encore jeune, fourmillerait de projets, patience).

Derbies entre 279 et 330 €, boots, entre 360 et 390 €,Philippe Zorzetto.
Crédit photo: Philippe Zorzetto.
Tashkent (by Cheyenne) est grande et son paradoxe la dépasse. Halte au discours de prêche, je vais te la faire simple, je suis si lasse, hélas. (Stop à la rime, aussi, sinon je décède). Donc, on est forcément d’accord (mais si), ces paires de booties, là-haut, sont complètement superbes: réelle créativité des formes, noblesse des cuirs et de leur traitement, proportions équilibrées, angle parfait du talon, féminité déployée, une allure fantastique, des nuances de couleur fines et des détails sophistiqués. Ça c’est fait. En ce qui me concerne, je les convoite profond.
MAIS.
À la question « comment je les porte? » mon univers rêvé explose façon puzzle. Tu vois, quoi (mais si). Je te le prouve: a/ avec une jupe. Oui mais non, ou alors sans collants (sauf en repliant la couture sous les orteils, ouch). Tous ces effets de plissés magnifiques ne vont-ils pas donner l’illusion que de l’éléphant j’ai contracté la maladie? Si. b/ avec des pantalons. Oui, mais non, parce que rentrés c’est moche et par dessus on ne voit plus le dessin des chaussures et à ce prix-là… c/ avec un short en denim. Non, mais tu m’as pris pour qui?
Tragédie.
Boots souples grises, 422 € 18 chez Browns et boots en cuir perforé, 575 $ chez Shopbop, le tout Tashkent by Cheyenne.
On m’a connue hostile et vindicative en ce qui concerne les bottines plates. C’est que tu ne connais pas mes mollets. C’est pourquoi tu as pensé que j’étais méchante, alors que je cherche à m’élever sans fin, loin du ras des pâquerettes. Depuis, j’ai découvert à mon tour que la meilleure façon de marcher, c’est encore la vôtre: mettre un pied l’un devant l’autre et recommencer, sans talon haut. Parfois. Ces bottines plates sont en outre suffisamment fines pour me faire passer le cap, collants et robe au vent, dans un bon souffle folk des villes, 39 € 90 chez Bata.

Ah qu’il est sémillant notre JCDC national! Et facétieux avec ça. N’empêche, c’est communicatif toute cette bonne humeur, tu vois, même si je ne roule pas pour les Bisounours, la conjoncture s’y prête peu, déjà, je souris. Ahahaha, souris/Mickey, voilà que je ris à présent. Merci Castelbajac.
Bref, je crois que j’adore et ça m’effraie un peu. Collection capsule de Jean-Charles de Castelbajac pour Freelance, dès le 1er février chez Colette, dans les boutiques JCDC et chez Freelance.
Crédit photo: Freelance/ JCDC.

Ben voilà, on y est, c’est ce soir et moi, en bonne crevarde, j’ai pas un cadeau. En revanche, j’ai eu l’occasion de cramer 300 euros en robes et 130 euros en escarpins en dix jours. Fuck la crise, dit-elle. Certaines s’habillent pour le réveillon, d’autres restent en jean et tennis, coupe à la main et cadeau dans l’autre. Je suis du dernier camp. Ne m’en voulez donc pas trop si je vous propose aujourd’hui des boots style Pocahontas qui rappellent étrangement des bottes Bernard Willhelm pour Eram (souvenez-vous, c’était il y a environ cinq ans)… J’aime bien, moi. Avec une robe à carreaux Gat Rimon et un carré en bandeau dans les cheveux en fouillis, bon style rive droite.
Quoi qu’il en soit, Marie et moi vous souhaitons à toutes un joyeux Noël et vous embrassons toutes (c’est fête, c’est convivial !)… Bisous, les filles (on vous l’a dit, c’est saucisson et "je-t’aime-toi") !
Boots Blue Wax, 59,90 € chez 3 Suisses.
Credit photo : 3 Suisses
Des souliers aux résonnances futuristes pour marquer le rythme lorsque tu hululeras te donneront bonne mesure. Et leurs décrochages pop sont de bon ton (carotte, moutarde et gris taupe: tierce parfaite). Fausse note ou bien, on s’en fiche, parce que le karaoké version Metronomy, c’est de la balle, babe.
Colorblock Heels, 145 € 88 chez Anthropologie.
Crédit photo: Anthropologie.
Ce matin, dans le métro, dressée sur mes low boots André de l’an dernier, je lisais un gratuit. Il y était dit que les maisons de luxe allaient sans doute être touchées par la crise financière et la frilosité du pouvoir d’achat, finalement. Sans blague. Mais moins que les autres marques plus abordables. Comme me disait mon père alors que j’apprenais à peine à marcher: l’argent ne va qu’aux riches. Bin, c’est toujours pas gagné, de mon côté…
Bottes en veau velours et python gris, 1050 €, Sergio Rossi.
Crédit photo: Sergio Rossi.
Voilà, j’ai trouvé ma paire de réveillon. Brute et sophistiquée, en plein vertige, complexe et mise-à-jour, allurée, enchevêtrée, pas vraiment stable, ce soulier, c’est tout moi. J’ai dû oublier distanciée et modeste, mais cela ne convient pas si bien pour une chaussure lorsque je fais tourner les mots dans ma bouche…
Bon, je ne sais qu’ajouter.
Rex Sandal Boot, 70 £ chez Topshop.
Crédit photo: Topshop.
Réponse à une question posée par là… Pour les collants, on aura la présence d’esprit de placer et faire glisser la couture avant sous les orteils. Camouflée, quoi.
Le 10 avril 2012 - Dans Bizarre love triangle