Ode à la pouffe
Cagole ou piche? Les termes signifieraient la même chose, ce n’est qu’une question de géographie. Par exemple, à Paris, on dit puterusse. Comme quoi, hein, voyage, voyage.
Je connais votre surprise. Ici, dans ce temple du bon goût qu’est BeSnob, cueillies un dimanche matin, fraîches comme la rosée, vous vous demandez bien où je veux en venir. Figurez-vous que cette semaine, suite à une soirée où force péroxydées très distinguées furent croisées (mais c’est Azzed qui en parle le mieux), j’ai décidé de faire un coming out modesque. Telle la pie, j’avoue mon intérêt pour le bling pas toujours raffiné. Évidemment, à bien y regarder, ma sélection presque pouffe n’a rien d’importable, faut pas pousser, nous ne sommes pas là pour nous déguiser. Même que pris séparément ces différents items sont tout à fait élégants (et soldés, han). De plus, je pars du principe que vous n’êtes ni tannée façon t’as-ton-tann’s depuis 78, ni mariée à un vieillard néanmoins armateur, ni méchée au pochoir, ni stringuée apparent. Donc, tout va pour le mieux, on a bien le droit, avec l’attrait du rivage revenu, de se la jouer pépéte sur la côte. Et surtout, pour une fois de trouver un brin d’inspiration chez ces grandes oubliées de la mode que sont les pouffes. Que je salue.
Sandales Stella Mccartney, soldées 149 € chez Yoox, robe à paillettes, 30 € à La Redoute et pochette en verni dégradé, 116 €, Julia Cocco’ chez Forzieri.
Crédit photos: Yoox, La Redoute et Forzieri.
C’est fou ce que je me sens show-off-bling-bling ces derniers posts… Ça doit être la récession, tu sais, que je prends à contre sens. Moi qui suis un modèle d’austérité, depuis que l’ostentation jet setteuse tendance petite amie du trader de la côte est taboue, j’aie envie de m’y lancer à corps perdu. Non et puis avec le succès de Carmina Burana (Camelia Jordana rebaptisée dans la nuit par mon amie Claire!), la Wayfarer a encore de beaux jours devant elle, et là, c’est obligé, il faut prendre le contre-pied.
Le 26 octobre 2011 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#235)