2 filles, 3 Suisses
En juillet dernier, Nardjisse et moi prenions le train afin de passer une journée très à part à Croix, ville de briques du nord, fief des 3 Suisses. Outre la découverte de la ruche imposante, la visite passionnante des salles de rédaction, de style, de direction artistique, nous y avons passé un moment délicieux en compagnie de personnes super chaleureuses, pétillantes et drôles, ce qui ne gâte jamais rien. Outre un déjeuner rigolard en bord de lac où j’ai gouté un Potjevleesch et nous sommes tous ébahis du spectacle des pédalos, outre donc une partie du voile soulevé sur quelques rouages de l’énorme mécanique où chacun semble échanger avec bonne humeur et facilité, nous avions une mission. Et cette mission, mes petits chats, c’était comme un gourmand de 6 ans lâché dans la confiserie, Charlie dans la chocolaterie, Imelda Marcos chez Jimmy Choo, Ali Baba sésamant la grotte: imaginer 4 silhouettes chacune à partir des nouvelles collections femme, créer des looks à partir de ce qui nous botte dans la salle de collectionning (c’est à dire quasi tout). Ouais. Carte blanche, lâchage, concentration mais fou-rires, d’autant qu’on a fini par accompagner Julie, styliste femme, dans la composition de 6 autres silhouettes. Je vous invite ainsi à découvrir ce qui nous a fait craquer et comment on aimerait le porter, à cliquer sur la demoiselle qui porte nos sélections, elle s’anime insolemment dans la mise en scène de nos looks et c’est magique.
Merci à Muriel, Marie-Astrid, Benoit, Pauline et Julie (nos chouchous du chouchou) pour cette géniale expérience.
La période est assez chargée, les enfants. De présentations en présentations des différentes collections automne hiver, je ne sais où donner de la tête. Je vais bientôt digérer tout ça et vous abreuver de billets pédagogiques de la mode, genre fiche de synthèse du programme à venir, à réviser pendant les vacances d’été. Vous me remercierez de sauver votre fashion-reputation lorsque l’heure de rentrer au bureau sonnera… Bin, si, sinon on perd tous ses acquis à force de mojitos les pieds dans l’eau. On revient et ne jure que par paréo, robe de plage déformée, tongs ignobles et chevelure sculptée au sel marin. J’ai hâte.
Où l’on tombera en arrêt le sourire scotché comme l’heureux du village devant souliers et pochette crées pour les 3 Suisses par la divine et drôlatique
En poulain (poilu, oui) ou vernis comme des pâtisseries glacées au sucre vanille ou à l’orange, ses escarpins sont surmontables d’un nid-fouillis de cuir clippé façon bolduc (et joyeux noël). Fantasques, bien dessinés, visez-en immédiatement les prix: escarpin vernis en beige-crème et orange, 69 €. Escarpin en cuir noir façon poulain, 119 €. Clips nœuds (x 2), 19 € 90. Donneraient presque l’envie d’être déjà revenu de vacances… Non?



Ah, Karl. Encore lui, oui. Un petit post en passant pour vous signaler que Karl le magnifique déploie ses ailes sur Libération du 22 juin. En l’occurrence, Lagerfeld sera le rédac chef de l’édition très spéciale du quotidien. Nouvelle innovation chez Libération : pour offrir un écrin particulier à cette édition collector, le quotidien Libération aura pour l’occasion un format double. Avec un prix de vente inchangé, ce Libé géant de 24 pages, édité sur papier surgrammé, aura un tirage accru de 30%.
D’humeur moutonnière, je vous propose ce matin un modèle de sandales aperçu dans la presse de filles, qui relayât l’objet à qui mieux mieux cette dernière semaine. Mais c’est qu’il y a des raisons de taille. Enfin, de grosses raisons devrais-je dire, à suivre le troupeau. Le modèle est bien dessiné : jolis entrelacs arachnéens mais pas trop, brides de belle épaisseur et talon fin bien élancé, ok, les couleurs sont parfaites. Il est évident que l’on se jettera d’emblée sur le nude poudré-cuir brut, mais en gardant sous le pied la possibilité d’une île. Enfin, de porter le modèle en blanc sans penser une seule fois à Dolly Parton. De plus, mes chéris, l’item superbe n’est pas cher. On cumule les mandats?
Un blues profond s’échappe du palais maharadjesque et non pas, cette fois, les rythmes saccadés d’une chorégraphie bollywood. Une jeune femme moderne foule un tapis à l’effigie totem (et par pitié dégage immédiatement cette vison ridicule de l’australienne sirotant son Schweppes.), au loin, dans le parc : le cri absurde des paons.
Tiens, ça faisait un moment que je n’étais pas retournée sur le site des 3 Suisses. Faut avouer que si tu ne savais pas ce que tu cherchais précisément, tu étais embarquée dans des heures fastidieuses de navigation aux photos ringardos, aux onglets trop multiples recelant eux-mêmes de catégories infinies, pff, épuisement optique et nerveux assuré. Mais. C’est fini, c’est fini de se taper des séries mémères d’items en acrylique, les Vépécistes ont fait peau neuve version magazine. C’est simple et aéré, enfin ça a le mérite de changer et de changer en général au royaume de l’e-commerce hyper généraliste. Résultat, je suis tentée immédiatement par
Toutes mes confuses pour ce titre presque obscur et carrément capilotracté. 








Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)