Dépêches Modes

5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 24 août 2010

Deacon pas avec le style

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newlook-23Si je suis ardemment la trace de Giles Deacon chez New Look, c’est toujours dû à cette anglophilie qui ne me quitte et par esprit d’économat de rentrée. Ah, ouais, ça fait sérieux. Mais lorsque vous découvrirez robes bustier et kitten heels de preppies dévergondées (si l’influence Marc Jacobsienne retro Hitchcock est là, c’est un versant très peu « american way of life » qui est transcrit, là et la pointe d’excentricité toute aristocrate et pintes de bières britanniques qui pointe son nez), vous perdrez la raison. Du brocard oui, mais mini, tout en crème virginal et rosés timides qu’on viendra exploser avec un teddy rouge sang. Le teddy va occuper beaucoup de mes prochains billets, vous voilà prévenues.

Gold by Giles, ça débarque aujourd’hui sur le site New Look et au magasin des Halles à Paris.

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 4 août 2010

C’est bon cygne

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pj-cygne-vefourLui faire cygne Leda beau cou. Ouais,  je vous offre du jeu de mot à 3 niveaux dans les pas du pseudo Borgesien Inception estival, même pas peur, de toutes façons, c’est tellement désert par ici que je ne risque pas de recevoir vos cailloux virtuels et protestants, en plus ça vous fait réviser votre mythologie, ce qui n’est jamais, jamais une perte de temps. En parlant de temps. À Paris, aujourd’hui, c’est ciel de craie sale. C’est moins drôle Paris au mois d’août sous un ciel de craie sale. Pour alourdir l’ardoise, tiens, je m’émerveille devant une robe Paul & Joe aux motifs du côté de chez swan. Totalement swimming London, je me vois très bien en délurée excentrique dansant dans les bulles et la mousse at The Party, évitant la petite mort en ballerines. Bref.

Robe en soie à jabot, Vefour, 465 €, Paul & Joe.

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Le 27 juillet 2010

Une petite robe noire: 31 possibilités

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lbd-31Prêts pour le fashion feuilleton de l’été? Je ne voudrais pas paraître dithyrambique ou trop enthousiaste. D’une : parce que ce fameux feuilleton dont je vais vous parler n’a pas débuté (et je ne saurais me prononcer sur ce que je n’ai pas expérimenté), de deux : parce qu’il semble très américain (ce qui peut aussi bien être un immense avantage pour une série et une sombre catastrophe, parfois, lorsque l’on aborde le style) et de trois enfin, parce que j’ai un vif penchant pour l’euphorie, là, présentement.
Ainsi. L’idée de départ est quand même très attractive : Ann Taylor (marque propre sur elle et spécialiste en « little black dress ») a remis 31 robes noires à 31 blogueurs américains, via l’intermédiaire et la participation active de Society Stylist. Pourquoi 31? Parce que août. Chaque jour du mois verra son interprétation de la petite robe noire au travers des différents blogs conviés. Ça peut être amusant. Et puis, en août, il faut bien dire que l’on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent. Vous trouverez tous les liens jour par jour ici-même.

Crédit photos: Ann Taylor.

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Le 27 juin 2010

Burlesque et suréElle…

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Capuche léoparde, gants Rita Hayworth like et Minna en Betty Boop solaire

Capuche léoparde, gants Rita Hayworth like et Minna en Betty Boop solaire

Un titre exemplaire dans l’usage de deux des mots les plus galvaudés du moment… Et pourtant, l’envie de les utiliser à bon escient paraît ici évidente. C’est à dire que je ne vais pas aborder une situation « surréaliste » ni un univers « burlesque », par simple facilité langagière (du temps). Non, ici, les deux adjectifs font sens, pour de vrai. Et ça me fait drôlement plaisir.

gants-boots-minna

Je vais vous raconter ma rencontre avec la créatrice Minna Parikka. Joie. Oh tu sais, ça fait longtemps que je l’aime. Grâce à elle j’avais trouvé mon moi intérieur sublimé, puis elle m’avait permis de croquer un cliché absurde et éthylique de la Finlande et enfin de trouver la forme olympique. La vie avançant pour le meilleur, je la rencontrais et découvrais une personnalité à la fois drôle, douée, chaleureuse, pétillante et sincère. Grooooah et poétique.

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Jouant sans cesse sur des registres naïvement girly s’entrechoquant sans heurt avec de sulfureuses références SM, Minna ne se contente pas, en fait, de dessiner des souliers insolents depuis l’âge de 15 ans… Elle développe depuis peu une ligne maille, tout en lainages doux et protecteurs, aux volumes révélés dans le  corps à corps du porter. Les marottes surréalistes de Minna Parikka (bouches à la Dali, collages et trompe l’œil à la Max Ernst) sont bien là, de mon côté, je pense à Schiaparelli écoutant The Cramps en boucle…

On s’amuse de retrouver le terme « guêtres » en anglais grâce à notre passion commune pour le film « Some Like it Hot », elle me raconte une ou deux anecdotes de clients ayant davantage penché du côté obscur de la force de son travail (quelques fétichistes très premier degré), on évoque ses masques joliment inquiétants et ludiques travaillés à partir de chutes de chaussures, l’heure tourne, ah oui. veste-minna
Vous retrouverez cette collection automne hiver sur l’eshop de la pétillante finlandaise et si Minna Parikka était plutôt bien représentée dans le reste de l’Europe, sachez qu’à la rentrée, elle débarque enfin en France à Paris, au 66.

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Le 25 mai 2010

Jeu, Set et Match !

Inspirons-nous du défilé Lacoste PE10...

Inspirons-nous du défilé Lacoste PE10...

Depuis dimanche, les people ont pris leur quartier d’été au Village de la Porte d’Auteuil, pas à la buvette du bois de Boulogne, mais au carré VIP de Roland-Garros. Pendant ce temps-là, côté court, le premier fashion faux pas a été marqué par Venus Williams et sa robe tutu qui a le mérite de mettre un peu de légèreté sur la terre battue. Et nous, on est déjà gavé d’entendre les balles rebondir sur France 2. Ca ne nous empêche pas d’avoir la traditionnelle envie du mois de mai : la petite robe blanche preppy. Alors même si on a toujours un revers et/ou un coup droit qui file la honte à notre mère classée et reine du tennis dans son club et plus loin, on ne privera pas de jouer la carte Roland Garros. Voici donc un shopping de saison…

look_mode_Roland_Garros

Shopping du haut (de g. à d.) : Robe Naf Naf 39,90 €, Robe Collection Roland-Garros crée pour Lacoste 150 € (Tél. lecteur : 01 47 43 51 91/ www.rolandgarros.com).

Shopping du bas : Robe en lin Naf Naf 49,90 €,  Tennis Collection Roland-Garros crée pour Lacoste 110 €, Sac Les Petites 95 € et Gilet Collection Roland-Garros crée pour Lacoste 155 €.

Credits photos : Roland-Garros/Place des Tendances/ Monshowroom

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Le 18 mai 2010

Zapa à hésiter

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zapaOui bon, toutes mes excuses pour ce jeu de mot facile (mais la facilité est somme toute assez inhérente au genre). Je vous ai évité tout un truc compliqué avec Frank Zappa, l’homme aux 60 albums, car c’eût été trop tiré par la moustache. Non ne me remerciez pas. Je remarque cette capacité que j’ai à démarrer systématiquement un post par une digression en ce moment, voilà.
Allez, maintenant on fonce.

J’avais laissé passer l’ouverture de la boutique online Zapa. Why? Encore une fois, le poids de la méconnaissance. Liée à une image dadame aux moyens aussi bons que le goût, la marque à mes yeux n’était pas pour nous. Et bien, qu’est-ce que je mea culpe, ces derniers temps… J’ai flashé, entre autres, sur des cuirs marron glacés, kaki, si l’on veut, mat et glossy à la fois, un délice. Et je ne vous parle même pas de pièces bleues électriques en daim, un poème.

Et bien dès maintenant (et après inscription, ce qui n’est pas un grand sacrifice), nous pourrons bénéficier de -20% à -50% de promos liées aux ventes privées.

Je pense aussi à toutes celles qui débutent la saison des mariages (30 secondes de silence empli de compassion et d’empathie). En cuir, tu vas déchirer.

Crédit photo: Zapa.

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Le 17 mai 2010

Ma rentrée à moi

Miniseri_cartableUne toute petite semaine de vacances au vert mais il n’en fallait pas moins pour que ma moitié chérie exhibe sa fraise de la soixantaine ô lointaine, il était temps que je rentre avec mes piqûres d’acide hyalunoriques ! Ca tombe bien, je fête mon retour avec la panoplie de Sheila 2010, au compteur au minimum 15 ans de moins…

Cartables Minisérie, ballerines (exprès pour gonfler Marie qui les a en horreur), robe marine pour école buissonnière et gros gilet en laine, parce que bon, fait quand même super froid ici (et aussi parce que je ne sais plus quel magazine m’a confortée dans mes habitudes vestimentaires en déclarant que les gilets et pulls décontract’, nous les moutons, on avait le droit de les garder sur la petite robe, parce que ça fait « cool » vous comprenez…).

shopping_Letrainbleu

Si j’étais sympa, je vous montrerais à mon tour ma gueule photoshopée photoridée. Je suis pas une meuf sympa, ouf. (Allez, je jouerai le jeu avant dimanche… peut-être.)

Après une semaine entourée de vaches et de chevaux pour seuls compagnons, je vous confesse que le superflu de nos retrouvailles m’est extrêmement plaisant, Jen dans la place, olééé !

Le shopping : Cartable Miniséri 64 €, Ballerines Maloles 160 € (on peut aussi acheter une paire à 12 euros chez les Chinois et l’accessoiriser d’un joli noeud satin, n’est-ce pas), Robe 101 €, Gilet 191 €.

PS : Toi aussi, t’es tombée amoureuse de Glenn Gould hier soir sur Arte ?

© Miniséri/Sarenza/Letrainbleu

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Le 11 mai 2010

Turkish Delight #2

asli-1Je reviens de nouveau à ce coup de cœur insolent qui me tombait dessus dès le dernier Who’s Next et que je redécouvrais à Istanbul pour la fashionweek, coup de foudre qui perdure et s’intensifie à chaque nouvelle rencontre… Il s’agit d’Asli Filinta, vous souvenez-vous? La délicieuse fantasque s’installe jusqu’à la fin du mois à la galerie Joyce (galerie donnant directement sur les jardins du Palais-Royal, c’est divin, lorsqu’il ne pleut pas) pour une boutique éphémère. On y retrouve son motif appliqué « lipstick-pour-les-dames » qui m’avait conquis, décliné sur autant de robes et jodhpurs superlatifs.

La robe camisole, ou comment affirmer tout en dérison son aliénation...

La robe camisole, ou comment affirmer tout en dérison son aliénation...

Motifs picturaux, fruit d'une collaboration avec l'artiste anglais www.juliuspaintings.co.uk

Motifs picturaux, fruit d'une collaboration avec l'artiste anglais www.juliuspaintings.co.uk

On retrouve aussi les tee-shirts que Asli a pris pour cible, criblés de déchirures de balles et revendication décalée du pacifisme « Make Love / Not War » de la styliste.

Sont présents à la Galerie Joyce aux côtés d’Asli Filinta, Andrea Crews, foutraque joyeux et pointu que l’on ne cesse d’aimer et Jean Colonna, en pleine variation minimale et luxeuse sur le même thème (celui du débardeur). Juste à l’instant, je ne suis pas trop d’humeur minimale, mais cette déclinaison vaut sûrement le coup d’œil.

Galerie Joyce, boutique éphémère: Aslifilinta, Jean Colonna et Andrea Crews, 168-173 Galerie de Valois, 75001 Paris.

PS to Asli: I promise that one day I would be able to take a good picture of you

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Le 1 avril 2010

Tentations corail

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koshka-onlineKoshka Mashka, que l’on ne présente plus ici, a enfin ouvert sa propre boutique en ligne. Aïe, ça va faire mal. Oui, oui et donc ça fait du bien. On y retrouve les jupes enluminées de ganses lurex que nous adorons depuis le départ, mais, mais, surtout une toute nouvelle collection aux nuances coralliennes, rose indien, papaye et tequila sunrise qui résume synthétiquement toutes nos envies du moment (notamment depuis que nous avons changé d’heure et que j’ai aperçu une robe Maje corail comme on se baigne dans un atoll de soie). Revenons à la pétulante Mari et à sa collection mêlant avec brio ikats exotiques, fraîcheur atlantique à la Biarrotte et soleil plein feu version Venice Beach. Un jour je vous parlerai de ma comparaison Côte basque/Californie, mais là n’est pas le propos aujourd’hui, je suis en mode fugue (majeure)…

Jupes Croisière et Rio, 115 €, robe Sonia, 185 €, top Samba, 70 €, and so on. Le tout chez Koshka Mashka, online, yeah.

Crédit photos: Koshka Mashka.

8 commentaires jennifer Ecrit sous acide par jennifer
Le 2 mars 2010

Shopping printanier

shopping_besnob_printempsAvec ce soleil de retour hier, les terrasses ouvertes, les gens soudainement aimables et les solaires de sortie,  je me suis laissée emporter par une folle envie de lèche-vitrine et plus si affinités. A défaut de temps pour un après-midi dans le Marais, c’est sur la toile que j’ai repéré ce qui allait prochainement crever mon budget traites, EDF & Co. Pour l’instant j’ai résisté à tout ce qui suit, sauf aux chaussures, que je me suis empressée d’acheter avant la rupture de stock en 40.

shopping_printemps

J’ai quasiment tout trouvé sur Place des Tendances, je regardais en passant et finalement j’y ai bel et bien passé une bonne heure à baver comme mon chien, insatiable et pleine d’envies pour ce dressing PE10. Je n’ai pas cherché à faire de shoppings harmonieux, j’ai simplement retenu les petites pièces qui m’ont les premières fait briller les yeux.

Je vous conseille vivement d’aller (re)explorer leur site , ils ont plein de nouveaux créateurs, c’est vraiment le bon plan. Limite  si je ne les trouve pas dix fois meilleurs côté sélection que Le Bazar Parisien, qui devient de moins en moins attractif. C’est vrai, vous ne trouvez pas qu’ils sont en perte de vitesse ? Enfin ce sont, je le reconnais, les seuls qui proposent ces Richelieu/derbies Liberty, dont j’attends impatiemment la réception !!!

Shopping du haut :

Veste rayée Malene Birger, 253 € (JE L’ADORE, UN JOUR TRÈS PROCHE ELLE SERA MIENNE).

Robe Le Mont Saint Michel, 155 €.

Sac bourse Athé-Vanessa Bruno, 199 €.

Shopping du bas :

Robe en maille Shyde, 135 €.

Chaussures Anniel, 65 €.

Ceinture tressée Athé-Vanessa Bruno, 60 €.

Robe marinière Claudie Pierlot, 175 €.

Le problème, comme d’habitude, c’est qu’on ne pourra clairement pas tout acheter. Tout du moins avant les soldes. Mais en économisant à droite, à gauche, on oubliera que les marques se foutent de notre g… avec leurs prix excessifs, et finalement on fera nos belles dans notre veste Malene Birger… (Je vais en rêver de cette veste, je suis sûre.)

© Place des Tendances/Le Bazar Parisien