Vanina, rappelle-toi…

…Que l’été finira bien par arriver. Dès lors, il ne nous reste qu’à nous jeter sur les collections fraiches, féminines, simples et détaillées de la chaleureuse et délicate Vanina Escoubet. Chambray de coton, all-over de fleurs (mais pas trop littéralement Liberty, ouf), tulles colorés et soies divines s’y acoquinent de boutons, clous et dentelles chinés, délicieusement rétros. Les hits repérés par votre serviteuse: une soie bleue Klein (électrique si on veut éviter d’être galvaudée), un pantalon carrot coton ou flanelle (mais carrot est ici restrictif, parce que la coupe en est plus sophistiquée), des blouses nude piles dans l’air du temps (oui, comme le léger jus de Nina Ricci, aussi), une veste smoking noire aux revers bleus (encore = fixation personnelle).
Je cours au but: Vanina vient d’ouvrir sa toute nouvelle boutique sur les hauteurs de SoPi (South of Pigalle en New-Yorkais). On s’y vautrera allégrement, sachant qu’outre les collections de la demoiselle y est présentée une sélection de bijoux, sacs, accessoires. Et ce n’est pas tout, héhé : un espace atelier nous offre un service de demi-mesure (encore = fixation personnelle). Celles qui le souhaitent pourront personnaliser à l’envi (coupons, boutons, dentelles y résident) une pièce issue des collections de la créatrice (et c’est très abordable, croyez-moi).
Boutique Vanina Escoubet, 1 rue Henry Monnier, Paris 9. Tél: 01 42 74 31 42.
Crédit photos : Gregory Voevodsky.

Le combipantalon en mousseline de soie (200 euros tout de même), j’adore. La valisette qui rappelle les boîtes à poupées du Nain Bleu, je survalide. Le reste, faites-moi confiance, ne mérite pas qu’on s’y attarde. (Pour les curieuses, demandez-le moi et je vous ajouterai les visuels.)


Urban cool, street cool, streetfunkywearyouplaboum, peu importe le style, ce que j’aimerais surtout connaître, c’est votre avis sur ce legging Stella McCartney pour Adidas. Je ne vais pas perdre mon temps et le vôtre à trouver une fausse excuse pour éventuellement se l’offrir, pour le sport on a déjà le jog’ has been (même s’il est de bon ton d’avoir la panoplie de la joggeuse fashion label vert EcocELLE), je vous le dis de go : j’adore ce modèle strié, zébré qu’on ne porterait bien sûr que pour mettre en évidence ces sublimes nus-pieds achetés au Bon Marché la veille. Lindsay saura-t-elle nous dégoûter de ce legging ? Perdrai-je assez de masse graisseuse pour me permettre les rayures sans effet saucisson ? Nous lasserons-nous du legpfff un jour ? A toi, public !…

Collection capsule de pré-printemps pour Moncler. En collaboration avec la créatrice Chitose Abe pour Sacai. Moncler c’est quoi à la base pour vous ? Bah une doudoune pour le ski ! Bah oui. Et puis une marque qui tente un come-back hype depuis deux ans. Aussi. Mais des fringues pour l’été, ça on n’était pas trop au courant…
La bonne surprise en sortant ce matin : cet air doux que le type à la radio nous répétait général dans l’Hexagone. Pas de grosses chaussettes, pas de bonnet, pas de chair de poule sous les collants, un slim un pull et des Converse et hop, c’est un lundi « sans effort » et on assume, enfin j’assume.
La pluie déprimante du dimanche et la reprise du boulot ne sont pas des raisons suffisantes pour enfiler un jean cinq jours durant et s’auto-plomber le moral : cette semaine, on fait comme si l’automne indien était encore là, on sort jupette à volants et bottines, bonnet douillet et chapeau melon, jolis collants et sourire radieux ! L’imagination se faisant moins fertile à mesure qu’on augmente le volume du thermostat, on va commencer par un shopping girly passe-partout, idéal pour le jour et la nuit, on fera dans le noir et le basique de saison. Et puis quand se pointera le soleil ou le sms tant attendu depuis la rencontre du week-end, on sortira les violons et la robe-bustier, le rouge fatal et le coeur qui bat la chamade. Déjà, parlons peu parlons bien : lundi noir, héroïne joyeuse.
Je suis pas d’humeur à m’extasier sur des bouts de tissu aujourd’hui, la faute à La Superbe de Biolay. Superbe chansons encore, bon spleen toujours : merci Benjamin, grâce à toi mes ex errent toujours dans mes nuits. De toute manière, je n’ai aucun coup de foudre modesque, on s’ennuie non ? Aujourd’hui ce sera la journée des horreurs.
Tiens, ça faisait un moment que je n’étais pas retournée sur le site des 3 Suisses. Faut avouer que si tu ne savais pas ce que tu cherchais précisément, tu étais embarquée dans des heures fastidieuses de navigation aux photos ringardos, aux onglets trop multiples recelant eux-mêmes de catégories infinies, pff, épuisement optique et nerveux assuré. Mais. C’est fini, c’est fini de se taper des séries mémères d’items en acrylique, les Vépécistes ont fait peau neuve version magazine. C’est simple et aéré, enfin ça a le mérite de changer et de changer en général au royaume de l’e-commerce hyper généraliste. Résultat, je suis tentée immédiatement par
Dimanche début d’après-midi. Brunch avec une copine. Copine modasse qui ne s’avouera jamais comme telle, même si elle confesse dépenser ses salaires avant le 10 du mois dans les sapes et les sacs. L’une de ses dernières acquisitions qui nous a toutes laissées la langue sur la table : un foulard léopard Vuitton à plus de 500 euros. Lors de ce brunch, je l’observe feuilleter le Femina de la semaine, elle qui depuis deux heures pleure sur son sort, fauchée comme les blés, sans le sou pour payer son loyer, ayant tout dépensé dans un Billy, une veste (canon) Maje et deux paires de Repetto… A 14h37, elle me sort entre deux gorgées de café : « Y a quand même des trucs sympas en léopard cette saison… »

Le 10 mars 2010 - Dans Rock, mode et petites pépées (concours à la clef)