Dépêches Modes

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 7 juin 2011

Breakfast at Armaury’s

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armaury-homeDepuis Hyères je voulais vous en parler. Et puis spasme spatio temporel oblige (ou culte du secret, qui sait?), ce ne sera qu’aujourd’hui. Oui, et puis il y a le jetlag du pont de l’ascension… Il faut bien dire qu’il y eut montée en puissance des sentiments vis à vis de mon sac Boston. Et qu’au départ, je n’étais pas si conquise. Au départ, cela veut dire en photo, avant qu’Armaury ne nous invite à poser avec quelques modèles durant le festival de la mode et de la photographie. Depuis, je ne le quitte plus (depuis début mai, la chronologie semble avoir son importance dans ce billet), depuis que je l’ai fait mien, depuis qu’on ne cesse de me demander d’où ce joli sac à l’imprimé intriguant et vaguement art déco sort-il donc.

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Et bien voilà, il s’agit du sac Boston « Magique Angélique » grand format, modèle « vintage » (les tranches ne sont pas imprimées) en toile enduite taupe/cuir naturel.

Comme vous le voyez sur ce délicieux cliché de Nardjisse et moi-même, il existe de multiples formes (et aussi de multiples couleurs, le tout s’entrecroisant à foison), dans un esprit vintage chic dans lequel je me suis jetée en choisissant un certain classicisme qui sied si bien à mes nude-rose, mes rockeries et mes rouges Ferrari du moment (y compris dans ma cuisine, cf photo du haut).

Armaury 229 rue St Honoré – 75001 Paris – Tel: 01 42 60 61 05, de 199€ à 350€.

5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 5 mai 2011

Prem’Hyères vision

meteil3La timidité, je comprends ça sur le bout des griffes, moi Snobette à l’écrit, timide comme un jeune daim dès qu’une vague lumière m’éclaire. Chez Céline Méteil, ce n’est cependant pas seulement de la timidité, mais une humilité de propos, en fin de compte. La française a choisi de présenter une variation autour du jaconas, cette toile quasi rigide, tulle organdi, dont on se sert très en amont d’une collection pour monter un vêtement, le patronner, en définir la structure. Ce qui est caché, ce qui n’est d’habitude pas montré, la fondation de l’idée d’un vêtement s’affiche avec Céline Méteil sur le devant de la scène et du corps. Et hop, prix du public (qui a choisi l’évidence), et hop prix Première Vision (salon textile, si tu vois ce que je veux dire).

Sortie du jaconas, de ce matériau explicite, que dire de plus?

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Sans doute est-ce là où le bât blesse un peu. Le concept est limpide, complétement lisible, prêt à la consommation. Ça ne me fait pas rêver, ne m’emmène nulle part, ne me questionne pas, bien que toute la collection soit bien faite, maitrisée, consciente… Humble. Encore une fois s’affrontent les questions de créativité et de portabilité. Il me semble à moi que de soutenir les créateurs pleins d’utopies, de délires, IMG_2479meteil2d’une naïveté dénuée de mercantilisme, à l’aube d’un succès potentiel bien calmé, est plus intéressant que de récompenser ce qui pourrait être derechef vendu en boutique. Il est vrai que ce n’est pas demain la veille que je participerai au jury et si j’y étais je me débrouillerais pour choisir des lauréats qui ne vont pas rentrer dans le rang, pas encore, pas tout de suite.

Un peu plus tard, bien après la remise des prix, la dernière fête du festival retentit sur la plage. Jean-Pierre Blanc, gourou en chef depuis 26 ans, chapeau, se lâche sur la piste, soulagé que l’énième édition se soit bien déroulée. Les mannequins pubères, à peine, se déshabillent grave au son de Conan Moccasin, The Cure passe, le dance-floor oscille entre pogo brutal et sensualité débridée, l’alcool coule, c’est dimanche, c’est bientôt fini. On exulte. À trois mètres, dans la partie restaurant, Céline Méteil dîne avec ses parents, sagement, pour fêter ça. Sans aucun jugement, je m’étonne du contraste. Décidément la créatrice deux fois récompensée ne sort jamais de son pâle calme, paraît toujours en retrait.

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5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 4 mai 2011

Swiss Hyères

meldem-defilemeldem1 Des lauréats du festival, j’aimerais vous parler tout d’abord de la suissesse Émilie Meldem. Acquérant une « mention spéciale » du jury, prix aussi bien inattendu que pas doté (un prix d’honneur, quoi), l’excentrique jeune femme a remporté tous mes suffrages à moi.
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Évoquant une Suisse traditionnelle, étriquée, insulaire, Émilie Meldem joue avec les codes naturalistes bien que corsetés du pays du protestantisme, d’Heidi en randonnée et du graphisme minimal. Distance, humour, histoire, racines, c’est disjoncté et intelligent. Culottes de montagne, harnais en cuir brut, multipockets et branchages, mantelet camel, on oscille entre délicatesse et entrave avec joie.
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On s’interrogera sûrement sur l’évolution possible d’une telle explosive inspiration… Et la question de la portabilité, de cette créativité qui passera le cap des lois du marché de la mode est sans cesse en suspends au fil du festival. D’ailleurs la collection 2011 d’Alexandra Verschueren, gagnante 2010 et adulée à l’époque, re-défilant cette année selon la tradition, fût si commerciale, cette fois, que parfaitement décevante à mes yeux.

On compte sur Émilie Meldem pour ne pas se distraire de ses helvètes talents et garder une ligne foutraque au fond de la tête, quel que soit son avenir (radieux).

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 27 avril 2011

Oh Hyères (again and again)

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visuelHYERES2011 Alors, les amis? Moi, ça va merci. Je pars demain pour Hyères, capitale de la mode et de la photographie pendant 4 jours. Me restent des articles, mes cheveux et la valise à boucler. Sinon je suis au delà de l’enthousiasme: la perspective de ce séjour qui nourrit sans mal nos inspirations pour l’année, un jury crescendo où chaque nouvelle session nous éblouit encore davantage (cette année c’est folie, on va finir aveugles), se la couler douce (mais pas que) entre personnes de brillante compagnie… Mais si! Souvenez-vous l’an dernier vous nous aviez suivis dans nos folles aventures sur notre compte twitter Oh_Hyères, réactivé, bien-sûr pour l’événement. Toujours plus loin, toujours plus fort, cette fois, les 6 grands malades, généreux et esthètes que nous sommes vous invitent à suivre notre Tumblr. Perso, le Tumblr, c’est mon dada récent: facile, visuel, cinématographique et toujours plus chronophage mais quand on aime on ne compte pas. Sinon nous, Oh-Hyères, la blogodreamteam c’est: Frédérique, Nardjisse, Julie, Céline, Christian et votre serviteuse. On vous tiendra au jus et aux petits oignons.