Dépêches Modes

4 commentaires Jennifer Ecrit sous acide par Jennifer
Le 24 avril 2012

Erosand by Erotokritos

Tiens, une bonne idée et pas excessivement chère par rapport à des K. Jacques et autre Ancient Greek Sandals : le chypriote Erotokritos permet aux clientes ET clients (ainsi qu’aux enfants) de customiser leur paire de sandales pour l’été. Rien de transcendant car on ne peut choisir que deux coloris sur la chaussure et basta, mais pour 65 euros, je trouve l’initiative sympa.

Erosand, c’est leur nom. Ca sent le sexe, la sueur et l’ouzo, non ?

Si comme moi vous n’avez jamais cédé à l’espadrille et que vous préférez vos ampoules estivales dans les sandales roots à la grecque, vous pourriez bien craquer… Après le plus dur, c’est de choisir le bon duo : jaune et vert, naturel et orange, rose et jaune etc. etc.

Vous trouvez ça trop cher ? Parce que chez Jonak, Mellow Yellow & Co, c’est quasi les mêmes prix. Autant avoir des Erotokritos pour crâner gentiment, hein ;-)

La paire Erosand à customiser, 65 € chez Erotokritos.

© Erotokritos

Aucun commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 17 janvier 2012

Coursier couture

Youhou, nous sommes ravies de vous dévoiler la future collab Eastpack X Kris Van Assche, présentée ce vendredi lors du défilé automne-hiver 12/13 du styliste esthète. Kris Van Assche qui n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de collaborations, a décliné 11 modèles sur 4 combinaisons de tissus et couleurs. De la toile de coton beige au noir, les différents sacs sont soulignés de blanc, comme trempés dans la peinture, ponctués de lignes rouge et de détails métalliques (qui ne sont pas sans rappeler l’univers techno-chic de Prada, il y a quelques années, mâtinée de Margiela si on commence à pécho des références). Chaque pièce intègre une multiplicité d’accessoires fonctionnels : pochette détachable, étui multimédia et porte clef. Et si certaines d’entre elles sont résolument masculines (enfin, la frontière des genres pour le sportbag urbain est quand même absolument floue), j’ai évidemment jeté mon dévolu sur la ligne nude, à la fois cosmétique, graphique et fraiche, pour l’ordi quotidien, l’hypothétique gymn et l’attendu weekend. De 55 € À 224 €, en vente fin janvier.

Tél. lecteurs 00 377 92 05 35 85

Publicit
5 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 18 octobre 2011

Coup de soleil au Tranoï

tranoi-opheliaL’autre jour, le salon Tranoï (salon que nous suivons avec allégresse depuis un moment) me proposait sympathiquement d’effectuer un reportage, de vous livrer mon ressenti sur les tendances (à ma sauce) pour lesquelles j’ai fondu (comme neige au soleil, c’est de saison, nous parlons ici des collections de l’été 2012) au cours de ma visite. Ah, en m’y rendant j’avais oublié à quel point on ne sait plus où donner de la tête et s’ébahit sur quasi tout et y passais (excitée) des heures… Pourtant il faut savoir dire non et malgré le très grand nombre de coups de cœur, synthétiser pour ne pas vous engloutir sur le roman que j’étais tentée d’écrire sur votre prochain printemps.

tropical-titre Première inspiration: Tropicalisme. Pensez fort à Carmen Miranda. Ok, tout le monde ne connait pas. Pensez à l’Équateur, le Brésil, le Mexique, mais pensez-y comme si vous étiez une jet-setteuse excentrique. Vous êtes foisonnante et sophistiquée comme la nature environnante. Vous sirotez des cocktails sur la plage. Turquoise, corail, or, fauve et zèbre vous habillent.

tropical-planche

Ici: Katerine Psoma, Valentine Gauthier, Tatoosh, Mauro Gasperi, Ostwald Helgadon, Zilla, Avelon, Super Duper Hats, Sac à Porter.

franch-rivieira
French Rivieira, c’est quoi? C’est la côte Amalfitaine des années 50 j’ai envie de te répondre. C’est Grace Kelly plus que Bardot. C’est Marilyn lorsqu’elle était Norma Jean, c’est l’innocence balnéaire et sexy d’une époque. On aime pastels, imprimés naïfs, maille, bustiers et shorts comme une pin-up qui ne le saurait pas en sirotant avec gourmandise un milk-shake sur la promenade.

franch-rivieira-planche

Ici: Le Mont Saint Michel, Attic & Barn, Sac à Porter, Orla Kiely, Tatoosh, Super Duper Hats, Sophie 1234567+

minimal-goth-titre
Oui alors, Minimal Goth… Ici, on est goth sans être hard-core. On ne boit pas de la bière au fût même si l’influence sombre des années 80 est ici bien présente. Parce que malgré tout on adore les têtes de mort, le cuir le vrai et les zips. Nous aspirons cependant à une certaine pureté voire un dénuement absolu. Oui, nous aspirons à une spiritualité parfois chamanique parfois d’architecte hollandais.

minimal-goth-planche

Ici: Avelon, Marmèn, Pascale Monvoisin, Sac à Porter, Tatoosh, Drome, Sharon Wauchob.

Aucun commentaire besnob Ecrit sous acide par besnob
Le 7 octobre 2011

Revue de Web n°103 : Fashion Week et faux pas

Le défilé Balenciaga ou comment un VIP se sent super con et humilié. On adore.

Le défilé Balenciaga ou comment un VIP se sent super con et humilié. On adore.

Scott Schuman qui se prend pour Dieu (encore), le premier rang au garde-à-vous chez Balenciaga, Gareth Pugh en montée de LSD, Kanye West qui se fout la honte tout seul… Bref, toutes ces petites mignardises qui font la PFW (Paris Fashion Week, pour pas faire genre). Zou, revue de Web !

Les VIP au premier rang ont eu les boules au défilé Balenciaga : 10 minutes avant le début du défilé, leur banc s’est cassé la gueule. Joie bonheur de voir Catherine Deneuve, Salma Hayek, Charlotte Gainsbourg et la Wintour faire la gueule. Comme le dit The Satirialist, “ la seule qui se marre, c’est Chiara Mastroianni ”. Photos sur son blog. Ça leur fait pas de mal, hein. On se décontracte du gland. (Elle fait super gourdasse Gainsbourg sur ces photos, vous ne trouvez pas ?)

Gros bide pour Kanye West qui a présenté sa première collection de PAP. Vu les commentaires des rédactrices de mode, on présume que le rappeur n’a cette fois-ci pas sorti les magnums de champagne à la sortie : « La saison prochaine Kanye devrait embaucher un tailleur pour ajuster ses vêtements. Les mannequins flottent dans les leurs » assène la très sèche Cathy Horyn du New York Times. «Le défilé Kanye West prouve que n’importe qui peut aimer la mode mais que ce n’est pas n’importe qui qui peut devenir créateur » note Jessica Michault de l’International Herald Tribune. Au final, les applaudissements peinent à couvrir la musique. Kanye West s’est fait méchamment bizuter.

Café Mode a raison : “ Il a dû falloir un sacré mélange d’inconscience, de courage et de prétention à Kanye West pour oser présenter hier à Paris sa première collection de prêt-à-porter féminin. Alors qu’il aurait été facile de le faire devant un public acquis -les hordes d’ados à l’entrée ne demandaient qu’à venir l’applaudir- lui a préféré limiter sa liste d’invités au gratin de la mode, exigeant voire blasé, et la plupart du temps peu porté sur le rap.”

Souvenez-vous, la semaine dernière, nous en étions restées baba de tant d’assurance odieuse de la part de Scott Schuman, THE blogger, ami des blogueurs en général et de Tavi Gevinson en particulier, cette blogueuse mode de 15 ans incroyablement mature et douée, où l’on se demandait si c’est pas l’hôpital qui se fout de la charité, en toute intégrité, obviously. Une interview qui nous a traumatisée et secoue encore la toile, sidérée.

On vous recommande vivement d’aller lire le post de May Bach Carter (où l’interview de Scott est traduite) consacré à cette interview (on est exactement du même avis qu’elle). Extrait : “Cette interview de S. Schuman m’a donc assez désarçonnée.. On a l’impression d’avoir affaire à une personne hautaine, condescendante et terriblement méprisante. Encore plus vis-à-vis d’une ado (Tavi) qui n’est en aucun cas, d’après les chiffres qu’il dévoile un peu plus tard, une menace pour son propre business. Pardonnez-moi, mais je trouve qu’ayant autant d’écart d’âge avec elle, il aurait dû soit éluder la question, soit dire quelque chose d’encourageant. Mais la réduire à une espèce de cheval de Troie manipulé par la presse écrite, c’est tout à fait farfelu. Certains ont avancé qu’il faut respecter le franc-parler, chose que je fais. Mais enfin, entre être franc et tenir de tels propos… Enfin, je laisse chacun en juger. Par ailleurs, je trouve ses propos et son ton assez ironiques puisque d’une part, il critique la presse papier pour son mépris des blogs, mais d’autre part…il méprise tout autant les blogs, ce qui le met finalement sur le même pied d’égalité que les gens qu’il fustige. Je fais bien sûr l’impasse sur ce petit passage où il cite sa compagne comme étant celle qui influence véritablement et durablement la blogosphère.” Et les deux là, redescendez sur Terre un peu !

D’ailleurs à ce propos… Oui, on avait promis: « jamais le physique ». Nous sommes faibles, hélas et une comparse nous a mis sous le nez ce cliché du couple blogostar à la soirée Vampire de Carine Roitfeld (regardez la photo n°53)… Vampitre, vampire et pas le meilleur, vend pire, t’as le look coco, bref, on a promis pas le physique, donc no comment (mais rires sous capes draculesques, OBLIGÉES de ricaner, là).

Shamanique, robotique et aquatique, voilà comment étaient les défilés Mugler, Gareth Pugh et Givenchy. Pour parler des défilés (sans y être allé) en ayant l’air aussi cool et drôle que Daphné Bürki et Mademoiselle Agnès réunies, pompez tout sur les petits paragraphes fort bien vus du mag La Moue. A propos du défilé de Gareth Pugh : “Le show commence bien fort avec quelques armures grillagées qui feraient même douter les Power Rangers dans leur MégaZord (mobilité non incluse) et se finit en un contact direct avec une opératrice de 3616LSD. Gareth, c’est un peu le mec gothico-futuristique avec une pointe de religieuseté tendance secte qui arrive à faire vibrer la mode. Après si vous êtes plutôt du style discret, vous arriverez peut-être à capter le truc sur un tapis volant, en compagnie d’Aladdin et d’Abu, vos dealers réguliers.” On aime quand la mode se raconte comme ça, c’est beaucoup plus marrant !

Et puis, quoi, on n’allait pas se quitter sans la contribution de notre chérie de l’ombre qui nous a encore fourni un tumblr de compétition, de la perle de culture du mauvais goût, du collier de G.O. au Club Med de la mocheté-vulgarité, on en raffole. Cette semaine, ça s’appelle Lata de Lixo et loin d’une niche-fixette en particulier, ce tumblr compile tout ce qu’il y a de pire visuellement sur l’interweb. Chapeau d’échappement et bon weekend.

© Fashion Telegraph

Aucun commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 21 septembre 2011

Vous prendrez bien un peu de fashionweek?

lacoste-2012-1-600x385Comment? Vous n’étiez pas à New York lors de la Fashion Week (printemps-été 2012)? Oui, bon, nous non plus. L’arrivée de l’automne est déjà une telle expérience de jetlag que nous n’aurions pu tenir transatlantique. Réjouissez-vous néanmoins. Grâce à nos chouchous Staart, découvrez 6 défilés from NY, comme si vous y étiez (enfin, c’est une image, propos éculé de réclame de bouffe à la « comme là-bas, dis »).
Rien ne vaut une légère pause-café à regarder les belles choses de (et dans l’ordre):
- Yiqing Yin, que l’on a l’impression de connaitre depuis toute petite (mais il n’y a qu’une grosse année) tant la créatrice aux volutes architecturées a conquis les hautes sphères de la mode à toute vitesse. Le talent sans doute.
- Vera Wang, en pleine évanescence (transparences immaculées, jaunes pâles ou fumées) à la sophistication ultra construite.
- Lacoste, puisque nous attendions avec moult tremblements Felipe Oliveira Baptista au tournant. Tournant pris avec brio, oui.
- Alexandre Herchcovitch, dont vous apprécierez les demi-casquettes, pas des visières, non, des casquettes coupées en deux.
- Marc by Marc Jacobs, délicieusement preppy sportswear, parfaitement net et coloré: un bain de soleil.
- Alexander Wang, le gourou de ces jolies dames prescriptrices.

Crédit photo: dalje.com. Crédit vidéo: Staart.

Aucun commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 8 mars 2011

PFW #3: Lespagnard + Larare

lespagnardCelui que l’on retient encore comme l’homme aux frites aka le co-gars à la cabane de Hyères, sait décidément fort bien s’acoquiner. Qui ça? Mais Jean-Paul Lespagnard, évidemment. Sous nos yeux ébahis prêts à s’hilarer et dans la pénombre du Social Club eut lieu la présentation automne- hiver du belge créateur.
lespagnard1lespagnard-2

Moins foutraques et plus futuristes que dans les collections précédentes des Jeanne d’Arc galactiques, héroïnes retour vers le futur tournaient sur elles-mêmes façon poupées de boite à musique. Et pan! On découvrait avec extase les sabots dessinés par la pétulante Nathalie Elharrar et réalisés à la main en Alsace… Que Jacquou le Croquant libère mon esprit et le moinillon du Nom de la Rose ma parole, j’aime cette rencontre clash entre chic, street et médiéval fantasy.

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 3 mars 2011

Paris Fashion Week #2

Tags associs cet article :, , ,

aganovich-melon Mardi dernier, donc, dans l’après midi, j’ai vu défiler Aganovich (Nana Aganovich, issue de la Saint Martin’s School + Brooke Taylor, écrivain, joli duo). La collection automne hiver décline la palette des bleus, de l’azur blanchi, petite aube d’hiver au marine presque noir, passant par le cyan,  l’outremer, le Klein… True blue, baby I love you. Au tout départ, devant la simplicité presque ouvrière des formes à peine exagérées, on pense aux blouses laborieuses, premiers bluejeans et coutils originels.

aganovich-tete-nueaganovich-med

Mais l’esprit puzzle du couple créateur reprend le dessus nous emportant dans une progression vers la superposition, les découpes et l’asymétrie de plus en plus complexe et travaillée. Pour finir sur le sentiment qu’il faudra compter avec le moyen âge version 2012.

aganovich_look29Médiévales, effectivement, ces silhouettes d’écuyères de tournoi en collants blanc Thierry Lafronde, melons-heaume portés sur de fines cagoules juxtaposent les pièces de tissus en référence ludique à l’assemblage d’armure souple, quand la proposition ne rappelle pas la robe de cours portée par un petit page. On pense chasuble, pourpoint, houppelande ceinturée, le tout revisité drôle, graphique, jouant du masculin-féminin et ainsi parfaitement actuel.

Aucun commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 2 mars 2011

Paris Fashion Week #1

fatima-lopes-aw2012Hier, le coup d’envoi de la fashion week parisienne était donné et je transformais l’essai en assistant à ce qui sera ma plus complète journée de la période, en termes de défilés. Comme je l’ai écrit dans l’horoscope, cette saison et à partir d’aujourd’hui, je fais un pas de côté et m’intéresse davantage à ce qui gravite autour de cette semaine parisienne de la mode (teasing pour demain et après-demain). Mais revenons à hier, donc, avant que je ne refasse mon truc de vous embrouiller dans le calendrier. On débutait avec la tigresse portugaise, Fatima Lopes, empreinte d’une nouvelle philosophie en noir et blanc, yin-yang, reine-mère graphique d’une partie d’échecs Bauhaus plutôt calmée, oui, bon, elle ne peut quand même pas nous proposer ses torrides maillots aux pastels palm beach pour l’hiver. Assise juste à proximité du mythique mur de photographes, où ces derniers s’entassent, se pyramident humaine afin de décrocher un angle dans la forêt de téléobjectifs et autres caméras sur pied imbriqués en bout de catwalk (120 personnes pour 3 mètres cube, en moyenne), j’ai adoré retrouver la sensation de se laisser bercer, prendre par la vague sonore des déclics massifs, engloutir par la rafale des déclenchements dès que le mannequin arrive à hauteur. Beau concerto.

Ensuite, je m’engouffrais à la suite du petit peuple de la fashionweek, comme de sympathiques habitués du comptoir que l’on retrouve pour trinquer à chaque saison, dans la navette. Navette qui cette fois arbore une teinte vert pomme, colonie de vacances 79′, pas très très fashion mais absolument commode pour se rendre d’un défilé à l’autre. Le suivant étant celui d’Harryhalim, où des femmes-oiseaux des Carpates, vampires-amazones soyeux prêts à s’envoler, silhouettes gothiques trouées de résille, suivies de capes et de traines et de pans et de pointes s’avancent sur des mules duveteuses enfouies sous les plumes ont plutôt captivé mon intérêt. Cuir, serpent, fourrure et mousseline sont taillés façon sauvage puis assemblés, pliés, superposés de manière extrêmement sophistiquée. Si j’aime beaucoup moins les pantalons évasés en traine sur la cheville, je reviendrai à coup sûr sur le reste de cette collection. Suivez-moi jeune homme, attardons-nous sur cette vidéo très complète, comme si vous y étiez…

On déjeune après s’être frotté à l’inénarrable Susan Tabak… Demain: Aganovich et Luis Buchinho, des tentatives et déjà de la fatigue. Là je file chez Jean-Paul Lespagnard (pour à peu près la nuit). See ya.

Crédits photos et vidéo: L’appart PR et Système D.

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 2 février 2011

Plateaux télé

DP-fash-BD-4Du 1er au 9 mars prochain, vous le savez, le grand cirque de la fashion week parisienne reprendra son service bi-annuel. Si vous n’avez ni le temps, ni le sésame, ni la condition physique pour suivre le marathon de la période à la source (aux défilés, aux fêtes, aux présentations), vous suivrez la mouvante semaine derrière votre écran (sur les blogs de bon goût, par exemple). Et vous taperez un petit home-made-digest lors de notre revue de web hebdo qui ne saurait éviter le sujet. Autre option: épuisés par un harassant travail le jour, vous serez aux anges à la perspective d’une semaine de plateau-repas-tévé dégustés le soir devant Arte.

DP-fash-BD-3Arte, oui, qui du 28 février au 6 mars, fait sa propre fashion week présentée par l’incontournable et labellisé Karl L., nourrie des docus de l’inouï Loïc Prigent (dont des inédits de la pertinente série « Le Jour d’Avant »), ponctuée de reportages sur YSL, DVF et la lingerie et les chaussures…

Tu l’auras compris on ne va pas mourir de faim.

DP-fash-BD-9

Dernière option: le pur jus intello dans lequel vous marinez vous fait prendre la mode d’un peu haut. Et une semaine sur le sujet vous saoûle d’avance merci. Aaaah, je dis halte aux idées préconçues et Arte ne serait pas Arte si l’axe envisagé n’était pas, un peu au moins, transversal et artistique. Ainsi, les plus rétifs aux portraits de créateurs se délécteront néanmoins de la diffusion de chef-d’œuvres du cinéma dans lesquels les splendides actrices sont ma foi très bien habillées.

Il y en aura donc pour tous les goûts.

Découvrez le menu précis sur le site d’Arte et bon appétit.

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 14 octobre 2010

Le charme brut de la bourgeoisie

leroy1Robe de bure transparente, sexyness sévère, naturalisme de bonne lignée, chanvre austère et trouble de la trame qui ne cache rien s’acoquinent aux coupes classiques, bourgeoises, couvrantes, sages chez Véronique Leroy pour son défilé printemps-été 2011.

vleroy1

Où les matériaux toile de jute peu apprêtés épousent une rigueur guindée ultra féminine et super érotique. Christophe tout au long du show et ses Mots Bleus à la fin (ouah, émotion-mélancolie, sens en chair de poule), Marie-Sophie Wilson, belle, belle, belle et faisant son âge (ouah, émotion-mélancolie, sens en chair de poule) défilant avec sa toute petite amie la créatrice, il ne m’en faut pas plus pour être transportée. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à Buñuel, le côté Saint Jacques de Compostelle et chemin de croix à la sauce bourge so hoooot (les sacs à dos de pélerins bab portés à même le soutif, sans doute, grrr).

leroy2

Ouais finalement, j’ai compris au cours de cette fashion week que ce que je voulais, ce que j’attendais de la mode et de son spectacle de fin d’année, c’est que l’on me raconte une histoire (attention, j’ai croisé la vierge, genre révélation). Et pas une petite bafouille autour des atours et des très belles filles, non, une histoire qui légitime la collection, un ressenti, une intimité qui affleure… Comme chez Estrella Archs et ses danseuses qui simplement interprètent le vêtement, sans être faméliques, comme chez Véronique Leroy et sa collection tout en paradoxes, à l’image de… Nous (ou c’est trop?).