Tu ne sais pas? Tendance annoncée de la lingerie qui se voit au printemps prochain. Non mais qui se voit : qui se devine dans une échancrure, un décolleté, une mousseline, des entrelacs ou en jeux de transparences et d’opacités bien placées, qui s’aperçoit, qui habille. Je ne dis pas que la doxa mode prône de sortir en culotte. Quoique cela se fût vu pas plus tard que cet hiver. Mais moi je ne le prône pas, d’accord. Aujourd’hui découverte (c’est le cas de le dire) d’une jeune marque subtile, inspirée du prêt-à-porter (on est bien dans le sujet). Très séduisantes alliances de dentelles noires fatales et de jours poudrés, mêlant romantisme pudique et hotness délicate, c’est Elise Aucouturier.
On regrette comme toujours que quelques modèles ne soient présentés sur des filles plus remplumées. Histoire que chacune puisse se faire une idée de ce qu’elle dévoilera ou pas, chair ou os. Nous irons approfondir la question au Who’s Next (cf: envoyée spéciale du lundi). Cami Hollywood 95 €, Elise Aucouturier.
Crédit photo: Elise Aucouturier.
Mais pourquoi cette envie de vous imposer une parure rouge pupute un lundi ? Je ne sais pas, parce que c’est Noël, et que m’asseoir sur les genoux du père Noël du Printemps samedi m’a rendue folle de désir (bug). Folle au point de me dire que cet ensemble Lou, en tulle incrustée de guipure, était peut-être ce qui manquait à ma stratégie amoureuse/séductrice. Après tout, avec une jolie robe et des collants mat, cet ensemble rouge Kiss ne sonnera peut-être pas si vulgaire parmi la foule de filles en Petit Bateau… A tester.
Soutien-gorge corbeille (67,50 €), porte-jarretelles (54 €), shorty (48 €) chez Lou.
www.lou-paris.com
© Lou
Tiens? Un nouvel horizon s’ouvre pour mon tiroir à chaussettes. Oui, certaines ont le tiroir à vieille lingerie, toute dépareillée, les blancs virant au gris et l’élastique faignant, enfin ne feignant plus rien du tout, justement, moi c’est le tiroir à chaussettes (aussi). C’est ça, j’aime les chaussettes épaisses rappelant les meilleurs moments de Bozo le clown. Bariolées, pointillées, zébrées, bayadères, harlequinées, tu vois le tableau perroquet. Longtemps pensées comme tout à fait importables, voire à cacher honteusement, elles renaissent grâce à la marque suédoise Happy Socks. Tu vois la campagne et tu ris, des jeunes hommes s’en bandent la chevelure, des filles les portent à cru sur un cheval bai, chacun les arbore au moment de se rouler de délice dans le stupre et la luxure. C’est même joli. Et hype.
Merci, Happy Socks, je vais pouvoir coming-outer ma passion secrète et renflouer ma collec au vu et au su de tout le monde. Qu’est-ce que je me sens mieux.
À noter: Happy Socks s’associe aux meilleurs illustrateurs et graphistes européens et se lance à la recherche du parfait message de noël et de la carte de vœux qui saura le mieux l’exprimer. Les artistes sélectionnés sont: JAMES JARVIS (UK),CREAM (FR), MAROC (DE), MARTIN BERGSTROM (SW), GIORGIO CAMUFFO (IT). À retrouver sur le site.
Crédit photo: Happy Socks.

1. Les Queues de Sardines, 2.House of Holland For Pretty Polly The Mock, 3.Falke
Il nous faut absolument lutter contre ce coup au moral que constitue le retour des collants. Non, ça ne vous fait rien à vous? Les arguments sont nombreux pour accepter que l’hiver s’abatte sur nos jambes. Le plus évident, ok, on n’invente pas l’eau tiède, c’est qu’il fait froid et que le rhume des pieds ne passera pas par nous. Et que nous n’allons pas renoncer aux jupettes, robettes, gambettes en délire pour autant. Les autres arguments: un collant ça gaine énormément, dessin précisé de la jambe, folie des motifs, extravagance du cuisseau là où le reste de la tenue est parfaitement plus sage… Du rendez-vous chez le phlébologue à prendre de toute urgence (Les queues de Sardine), à la mini pas complètement forcément recommandée (dévoilez-moi tout ça au fur et à mesure) (House of Holland For Pretty Polly The Mock chez Asos) à mon truc en dentelles à moi, victorienne new wave (Falke chez NaP)…

4.Polder, 5.American Retro, 6.Topshop
… En passant par des jeux de jours hauts en couleurs un peu fillettes (Polder chez SacBy), des pistolets wharoliens qui s’y frotte s’y pique (American Retro chez Mon Showroom) et un plumetis de cœurs en all over kawaï mais pinup (Topshop), chacune trouvera sa paire de rêve ou de réconfort. Si tu reviens toujours au noir opaque, je t’assure ce n’est pas grave. Et si tu l’as bien filé, déchiqueté, troué hier soir, ne t’inquiète pas tu es aussi dans la tendance.
Désespérément j’ai la chanson de Michel Jonasz dans la tête, là, le club de jazz, un peu parti un peu nase piiiiouzipaboumpiiiiou. Alors qu’il faudrait entendre Lady Day accompagnée de l’énigmatique et rauque Dexter ou palpiter avec Miles ou encore partir pour Dixieland en relisant Toni Morrison… Pff. Trêve de référence, je vais juste dire que j’aime l’all over de cette collection pointilliste, pastillé et joyeux, que la nuisette est bonne pour le jour et qu’il faut essayer d’assortir culotte ou shorty au soutif parce que les garçons ont du mal avec l’idée de mix & match. Let’s dance.
Soie et dentelle leavers, imprimé pastilles multicolores, Jazz, soutien-gorge coque: à partir de 67€, shorty: à partir de 45€ chez Lou.


Opération « Récessionista ou pas, il faut que mon corps exulte, et viiiite ! ». Ma mission si je l’accepte : avoir la peau huilée, douce et impec’ côté poils sans sentir la pute abonnée au monoï et à l’autobronzant, les yeux de biche et les lèvres gourmandes, la conversation subtile spirituelle et modeste à la fois, je dois être la fille aimable de la soirée. Une inquiétude en me relisant : si je suis la fille aimable, alors on ne me ramène pas avec soi, donc ça signifie que je trouve peut-être un amoureux mais pas un homme tout nu sous la couette au réveil, et cela ne me convient pas du tout !!! Moi si je sors la lingerie du tiroir du haut, ça veut dire que je chope !!!
Et merde ! m’en sortirais jamais avec ces histoire d’indépendance sexuelle et de romantisme exacerbé.
Reste Adopteunmec…
Ah j’oubliais du coup, les parures ci-dessus sont issues de la ligne Thallium de la marque de lingerie Implicite. Satin et dentelle motif cachemire au programme, petits prix et jolis noeuds sexy, c’est mon shopping coup de coeur de la semaine.
Parure du haut : Soutien-gorge corbeille avec bretelles multipositions (52 euros) et Shorty (32 euros).
Parure du bas : Soutien-gorge armatures (49 euros) et Slip noué (29 euros).
www.implicite-lingerie.com
© Implicite
Pas moins de 8 nuances rien que dans la gamme des gris-taupes, je passe le reste (toutes les couleurs American Apparel pour simplifier) il ne m’en faut guère plus. Guère plus (je suis comblée) pour me convaincre que la dernière élégance est d’assortir parfaitement (ou pas, justement prendre une teinte complémentaire ou un ton au dessus, enfin tout tout est permis, tant la palette nous séduit) ses sneakers et ses chaussettes. À l’heure où le concept « choisis ta couleur et sois ta couleur » fleurit, tant chez 180 G que chez nos désormais chouchoux de Trendy Workshop, il faut bien assortir ses yeux à son pull, lui même accordé à ses pieds et à ses baskets. Si, si.
Chaussettes Archiduchesse, 6 € la paire, 30 teintes actuellement.
Crédit photo: Archiduchesse.
Après m’être questionnée (sans réponse) sur l’opportunité du trikini, puis avoir abordé (avec comparses) le sujet douloureux et général du maillot dans la blogo, cette semaine j’attaque le volant. Vole, vole, rétro froufrou dans la brise marine et donne nous aujourd’hui notre pain béni du glamour… Pour tout vous dire, moi je préfère le rose du milieu. Why? Because le bandeau et because la culotte sobre. Pour tout vous dire ces modèles ont été sélectionnés par mes yeux (et ceux du stagiaire qui n’en perd jamais une goutte) uniquement chez Shopbop. Why? Because : take 20% off, sur tous les maillots en entrant le code: MAKEASPLASH…
Jo de Mer Carmen Frill Bikini, 168 $, Tyler Rose Swimwear, 84 $ et Brette Sandler Swimwear, 165 $, le tout chez Shopbop.
Crédit photo: Shopbop.
Sainte ni-touche, aussi. Le trikini a ce pouvoir d’attraction-répulsion qui fait tourner le monde, le commerce en manque de renouvellement et les esprits des garçons. Jouant sur le facile mais très efficace « je suis nue mais te donne néanmoins l’illusion de cacher quelque chose », le trikini et ses parfums jetset californien, cru 1979, baisé par le soleil et les cocktails, me ravit. SEA SEX & SUN. (À moins que la réminiscence ne soit plutôt tournée vers il y a deux ans, plongée dans l’ambre solaire noix de coco à la Bourboule. Ce qui ravit beaucoup moins). Bref, je ne sais pas. Le trikini nous donne évidemment une allure folle, sophistiquée s’il en est (bien accessoirisé: chapeau de paille, spartiates et paréo). Il nous astreint au bronzage raie-manta (je ne sais pas c’est la première image qui m’est venue, mais vous avez saisi le concept. On ne roulotte pas un trikini pour bronzer d’en haut, c’est logistiquement chiant et atrocement inesthétique). Et de loin, suivant la couleur choisie, on pourrait être en proie à de méchantes illusions d’optique (pilosité très montante, accentuation de la bouée abdominale, le cas échéant). Allez, je tente le coup, mais en pas cher, pour éviter regrets amers au bout de trois heures balnéaires…
1/Maillot 1 pièce Jolie C, 39 € chez Mango. 2/Trikini beige rayé, 29 € 95 chez Pimkie. 3/Java trikini, Andres Sarda, 305 € (ok, très cher, cherchez l’intrus) à La Nouvelle Vague. 4/Maillot trikini, 25 € 13 aux Trois Suisses.
Crédits photos: Mangoshop, Pimkie, La Nouvelle Vague, 3Suisses.
En juin 2009, dans tous les magasins New Look, Giles Deacon, (chouchou britannique de ces dames et ami d’Agyness) réitère sa collaboration avec la grosse grosse enseigne anglaise (en passe de détrôner H&M dans le cœur des modeuses sans thunes). Deux collections exclusives nous feront donc chavirer : GILES BEACH
(Femmes) et GILES MENSWEAR n°6 (Hommes), fais passer à ton fiancé. Comme vous avez suivi, qui dit beach dit maillots (mais aussi sacs et chaussures) d’esprit jetset 80’s, un peu comme si le Palace avait pris ses quartiers d’été 83 à Miami. Autant dire que j’aime beaucoup. En attendant et pour ronger son frein, je jette mon dévolu sur cette robe Cramps- qui- a- du- chien, 58 € actuellement chez New Look. Oh yes, babe.
Crédit photos: New Look/Giles Deacon pour New Look.
Le 12 mars 2010 - Dans Revue de Web n°55 : A cold and fashion week