À l’ombre des sneakers en fleurs

Youhou, nous avions eu droit aux Dunk et Blazer (Nike) recouverts d’un all-over fleuri vraiment typiquement issu de la maison Liberty of London afin d’enfin pouvoir échanger quelques passes (jeux de balle) avec nos copines Sarah Kay et Laura Ingalls, tu sais, en toute décontraction. Ah, et bien, à présent, nous pourrons aussi faire quelques abdos et autre fitness, en toute sérénité, aux côtés de Brigitte Bardot (rapport au vichy) ou de Paul Bocuse (rapport au torchon de cuisine).

-1ère parenthèse: ah? Paul Bocuse est mort? B.B. aussi, tu me diras.
-2ème parenthèse: dans le film en préparation, Gainsbourg, c’est Laetitia Casta qui incarnera B.B. de la grande époque. Moi je dis que Claudia Schiffer doit se retourner dans sa tombe. Je sais, elle n’est pas décédée, mais c’est quand même tout ce vers quoi elle a toujours tendu, elle doit les avoir là. Quant à Casta, elle a l’air trop gentil. Je l’aime moi non plus.
-3ème parenthèse: toujours dans ce même film, Lou Doillon incarnera Jane Birkin, sa reum, donc. Moi je dis bonjour la complexité de l’œdipe, tandis que Gainsbourg n’a jamais été son père puisque de sa sœur, si. Je me comprends.
Blazer et Dunk liberty, Nike, 120 € et Freestyle Squares, Reebok, (mes préférées: les grises avec cuir argenté), 80 € chez Colette.
Crédit photos: Nike et Reebok.

Deux jours que je me réveille avec : Colore la foule, colore mes veines
En pleine révolution régime-salades-abdos, Puma a eu la bonne idée de m’envoyer ses denières créations : les sneakers citadines Puma L.I.F.T. Racer. Je me suis dit « Chouette ! des nouvelles shoes pour faire croire aux copines que je coure 10 km le matin ». Paquet reçu, je l’ouvre et oh mon Dieu, du turquoise flashy me fait grimper la tension artérielle dès le matin.
Puisque les années 80 persistent, les Reebok de nos années collège aussi. On a déjà oublié l’existence de Yelle mais pas celle du fluo et du style aerobic : on chausse donc du 100% kitsch et happy face pour courir au bois le week-end. Oui, même si c’est la crise et que le monde va mal. Oui, même si tu cours sans savoir si t’auras assez de graisse pour survivre l’hiver prochain. Vive la récession, vive les couleurs gaies et menteuses, vive les traders !
Gros coup de coeur pour les toutes dernières baskets Feiyue qui rendent hommage à Mondrian (le peintre, pas le groupe). Fidèles aux couleurs primaires de l’artiste, Feiyue s’amuse des géométries variables en jaune, rouge et bleu en ajoutant une touche perso de vert. Toujours aussi tendance, cette marque française qui importe avec succès la basket chinoise depuis quelques années en restant dans des prix plus que corrects prouve encore sa place méritée sur l’asphalte branchée. Manque qu’un tee graphique et appelez-moi Terminale S !


Le 18 mai 2012 - Dans Prodigieux (pour vos mères aussi) #concours