Très très très onéreux, surtout au moment où tu calcules tes impôts pour la déclaration et que ça fait toujours un peu mal de revenir sur son passé financier… La faute au beau temps et à l’insouciance du printemps enfin revenu, je suis d’humeur dépensière. Non, mais je sais, là, c’est trop. Rien ne m’empêche, néanmoins, d’ y trouver l’inspiration. Expiration. Et de chercher l’esprit de ce superbe richelieu/sandale à bas prix, ailleurs. Cela m’occupera, tiens, en attendant d’être riche. Stilettos Rupert Sanderson, camel, 479 € 20 chez Matches. Crédit photo: Matchesfashion.
Là, c’est si simple, je regarde ces escarpins des plus classiques, si ce n’est leur carte gagnante et je pense à Casino Royale. Ne me parlez pas de Daniel Craig, please, quand je pense à l’inégalable Casino Royale de 1967 dans lequel tout le monde s’appelle James, film nimbé de la mythique B.O. de Burt Bacharach, The Look of Love, je crois que tout est dit: flush. Escarpins cœur, Cindy Glass, 125 € chez Brandalley. Crédit photo: Brandalley.
Si l’on était vraiment décidés quant au genre et à la nature de la créature du Rocky Horror Picture Show, (une femme?), elle porterait ceci en accompagnement de son monokini lamé, lui-même assorti à sa chevelure d’or platine. (Oui, quelque part entre Donatella Versace et la petite sirène). Mais dans le doute… On reviendra aux valeurs sûres de l’antique et sa cohorte de tragédies au quotidien. Sandales Antigone, 345 $ chez Rock & Republic. Crédit photo: Rock & Republic.
On connaissait (ou pas) Botkier pour ses It Bags accrochés au bras de celles dont le port du It Bag est devenu un sport de compétition (Sienna, Heidi, Angelina et même Amy). Monica (Botkier) ne rechignant devant aucune nouvelle manne, injecte dans nos cerveaux affolés de la chaussure (de luxe). Et c’est dans ce "de luxe" que réside mon désespoir. Sandales Sofia, 395 $ chez Shopbop et sandales en serpent crème, Sex Pot, 475 $ chez Botkier. Crédits photos: Shopbop et Botkier.
Les baskets hype Pierre Hardy, jusqu’ici on les aimait toutes. Enfin ça vire un peu au clonage à chaque coin de rue mais on aime quand même. En revanche, lorsque le chausseur préféré de ces modeuses ajoute les centimètres de trop hauteur, on obtient la basket-aiguille et on n’est soudainement moins sûre d’aimer… non ? Credit photo : Pierre Hardy
Fais courant d’air, hé, marche sur tes limites Harponne la vie à la pointe du soulier, La pêche est bonne et puis ça va vite Laisse au caniveau tes psycho rigidités
Laisse-toi aller ainsi sors du canevas, Oui, oui, bon, d’accord, ce ne sont pas des Prada…
J’ai chanté La Baie, j’ai cherché en vain En nage Indienne, j’ai pensé Le Grand Sommeil, je voulais Daho. Difficilement explicable, intuitif, c’est ainsi, en découvrant ces spartiates stilettos et pailletées, que je replonge vers Étienne. Disco sensible et pop émue réunies à la surface de ces souliers LD Tuttle. Antracite Tramp, 425 $ chez Satine. Crédit photo: Satine Boutique.
Apnée d’émotion, cri traumatique, choc pulmonaire, explosion du plexus et frisson raz de marée. Non, je ne peux faire plus simple. Ces souliers là ne le sont d’aucune manière. Prenez son de transporter une trousse de réanimation quand vous les arborerez, les coeurs vont s’arrêter de battre, les hommes tomberont dans les pommes. Sandales T-bar serpent, zip arrière, Strutt Couture, soldées 90 £ chez Asos. Crédit photo: Asos.
On travaille comme des brutes, on a la tête prise, on est peu disponible, on échange difficilement quelques jeux de mots vraiment vraiment limite, on trouve les films comiques pas drôles et on pleure comme des oies (?) devant le mélo le plus tarte, on rêve de meubles Habitat et on finira comme d’habitude chez Ikea: c’est la dépression dite de la rentrée. Ce n’est pas grave, on y passe tous. Remontons la pente et gardons la tête hors de l’eau, dressées sur des escarpins qui sont pour moi la quintessence de ce que j’aime. (Ah, oui, on est un brin excessives aussi, non?). Chaussures Isabeau, cuir verni et empiècements de cuir mat, Beatrix Ong, soldées 168 £ chez My Wardrobe. Crédit photo: Mywardrobe.
Les chaussures qui vont avec tout (sauf avec un short-bloomer, mais il faut dès lors inverser la question: qu’est-ce qui va avec de tels atroces vêtements?). Par tous les temps (avec le verni, personne ne craint la pluie). Accompagné de n’importe qui (là, ça vous regarde, mais je ne suis pour ma part accompagnée que de personnes stylées et superbes). À peu près n’importe où (oui, on est d’accord, pas pour un barbecue dans la boue ni pour un stage de voile). Hautes, certes, mais il nous en faut au moins une paire. Bien dessinées, essentielles. Et soldées. Escarpins Dolce Vita, 69 $ chez Shopbop. Crédit photo: Shopbop.
Le 29 juillet 2010 - Dans L’arme du crime