Burlesque et suréElle…

Capuche léoparde, gants Rita Hayworth like et Minna en Betty Boop solaire
Un titre exemplaire dans l’usage de deux des mots les plus galvaudés du moment… Et pourtant, l’envie de les utiliser à bon escient paraît ici évidente. C’est à dire que je ne vais pas aborder une situation « surréaliste » ni un univers « burlesque », par simple facilité langagière (du temps). Non, ici, les deux adjectifs font sens, pour de vrai. Et ça me fait drôlement plaisir.

Je vais vous raconter ma rencontre avec la créatrice Minna Parikka. Joie. Oh tu sais, ça fait longtemps que je l’aime. Grâce à elle j’avais trouvé mon moi intérieur sublimé, puis elle m’avait permis de croquer un cliché absurde et éthylique de la Finlande et enfin de trouver la forme olympique. La vie avançant pour le meilleur, je la rencontrais et découvrais une personnalité à la fois drôle, douée, chaleureuse, pétillante et sincère. Grooooah et poétique.


Jouant sans cesse sur des registres naïvement girly s’entrechoquant sans heurt avec de sulfureuses références SM, Minna ne se contente pas, en fait, de dessiner des souliers insolents depuis l’âge de 15 ans… Elle développe depuis peu une ligne maille, tout en lainages doux et protecteurs, aux volumes révélés dans le corps à corps du porter. Les marottes surréalistes de Minna Parikka (bouches à la Dali, collages et trompe l’œil à la Max Ernst) sont bien là, de mon côté, je pense à Schiaparelli écoutant The Cramps en boucle…
On s’amuse de retrouver le terme « guêtres » en anglais grâce à notre passion commune pour le film « Some Like it Hot », elle me raconte une ou deux anecdotes de clients ayant davantage penché du côté obscur de la force de son travail (quelques fétichistes très premier degré), on évoque ses masques joliment inquiétants et ludiques travaillés à partir de chutes de chaussures, l’heure tourne, ah oui. 
Vous retrouverez cette collection automne hiver sur l’eshop de la pétillante finlandaise et si Minna Parikka était plutôt bien représentée dans le reste de l’Europe, sachez qu’à la rentrée, elle débarque enfin en France à Paris, au 66.
Cela s’explique-t-il? Une envie de couleurs puissantes, revendicatrices, pleines de promesse de luxure amusée, détachée, jouer de l’éternel féminin comme d’un riff de guitare écorchée. Reptile et vernis, satins Mondrian passés sous influence YSL, modern art anéanti par les Cramps et talons de 12 bien balancés de patins (question de survie).

D’humeur moutonnière, je vous propose ce matin un modèle de sandales aperçu dans la presse de filles, qui relayât l’objet à qui mieux mieux cette dernière semaine. Mais c’est qu’il y a des raisons de taille. Enfin, de grosses raisons devrais-je dire, à suivre le troupeau. Le modèle est bien dessiné : jolis entrelacs arachnéens mais pas trop, brides de belle épaisseur et talon fin bien élancé, ok, les couleurs sont parfaites. Il est évident que l’on se jettera d’emblée sur le nude poudré-cuir brut, mais en gardant sous le pied la possibilité d’une île. Enfin, de porter le modèle en blanc sans penser une seule fois à Dolly Parton. De plus, mes chéris, l’item superbe n’est pas cher. On cumule les mandats?
Afin de mieux dépasser ensemble cet apparemment drame national qui se déroulât dans le pooooort de Vancouver (pas assez de francomédailles), je vous propose l’alternative Minna Parikka. Attends, je voudrais revenir sur un truc. Qui a sans doute un rapport avec le fait que je suis toujours et encore à la montagne (et que j’adore ça, skier, par exemple). J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder les épreuves olympiques malgré le désespoir français d’y être si peu médaillé, ce dont je me fous comme de ma première étoile.
C’est simple si tu n’adores pas
Comment, tu pensais que je n’allais pas revenir sur la collection printemps/été de Gaspard Yurkievich? Décidément c’est mal me connaître. C’est pas que je rabâche, c’est que je pourrais devenir mono maniaque s’il n’y avait toutes ces autres tentations. (Oups, 






Le 1 septembre 2010 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#188)