No Way ou Yeeaaah ? (#212)
Plus besoin de piquer le noeud pap Alexis Mabille de notre mec pour se donner un petit genre, Moschino a pensé à nous… Des nu-pieds – des tongs quoi, mais c’est moins chic – en plastique parce qu’on en a marre des méduses (même si elles sont griffées Marc Jacobs, oui !), avec un gros noeud de marié dandy.
Moi, autant vous dire que leur prix franchement déroutant (98 € chez Sarenza) ne m’arrêtera pas, je les déclare officiellement « Tongs de l’été de Jen ». Mais vous me connaissez, les petits noeuds, les coeurs, le polka dot spirit tout ça, je craque toujours. Je sais qu’en revanche, certaines d’entre vous ne peuvent plus voir en peinture et encore moins en shoes ces accessoires superflus… Alors j’attends votre verdict, les filles : serai-je concurrencée en juillet sur la plage et la place du village ?
Les tongs noeud pap Love Moschino : No Way ou Yeeaaah ?

© Sarenza
Délicieuse collection de souliers anglais, masculin-féminin, du rouge pastèque au noir verni en passant par l’irisé, chaque modèle se présente comme une pâtisserie fine sous un couvercle soigné. Mon choix se porte de suite sur les brogues plates à noeud, je les adore. Elles me font penser à ces petites chaussures vernis coiffées d’un noeud que je portais petite, toujours en couleur noire ou rouge. Ah, le fameux retour à l’enfance…
La touche régressive (mais chic) de certains noeuds a indéniablement sur certaines d’entre nous un pouvoir d’influence sur le comportement. Pour moi, c’est cuit. Le noeud, j’aimerai toujours.
550 € les bottines et 430 € les brogues, chez
En ces temps léthargiques où seul l’aveuglant soleil pâle de l’hiver glacé nous tire hors du lit, applaudissons des deux moufles cette incroyable double bonne nouvelle.
2/ On découvre en faisant des bonds de cabri que la poétique collection s’enrichit ici-même d’
Austérité? Âpre avant-goût des trottoirs trempés, bitume dépressif de la rentrée? Allons, allons, hauts les cœurs, vois la vie, euh, avec optimisme. Enfin, je ne peux vous mentir, on s’en tapera de la pluie et de la feuille morte et boueuse, on s’en tapera de la nuit tombée à 17h comme un store électrique, on s’en tapera de l’automne et du nez rougi de froid, on s’en tapera de la file transie au rayon frais du supermarché. On s’en tapera mais avec chic. C’est ainsi.
A Londres ou San Francisco, je serais nettement plus dans mon élément souvent je me dis. Je me dis aussi qu’il doit parmi vous y avoir une ou deux filles un petit peu borderline qui ont en commun avec moi d’avoir dans leur shoesing des ovnis qu’aucun de leur pote n’aime. Il y a bien ma collection de Ugg qui met en boule Marie, mais comme elle est en vacances, c’est pas drôle. Puis de toute façon, Marie et moi, c’est le bon binôme : à elles les talons glam-rock et le déhanché fatal, à moi les mini-talons et le plat pour une allure boyish. Ah Marie, reviens !
Des envies de tout plaquer sans prévenir, embarquer trois culottes deux débardeurs un T-shirt, un combishort et un jean, Keds et sandalettes, en avant l’aventure seule au monde. Rentrer de soirée et regarder Promovacances raide bourrée, et hésiter à acheter ces deux semaines au Mexique, ces quelques jours à New York ou deux mois entier n’importe où le soleil y donne du matin au soir. Pfff… Mais qu’est-ce que je fous à Paris à faire les soldes comme tout le monde, à boire du rosé en terrasse en matant le cul des garçons comme tout le monde, en ayant la même vie que tout le monde ? Besoin de vacances, croyez pas ?
Oui alors, je sais très bien que vous m’attendez avec vos cailloux et vos arguments stylistiques aussi bien qu’odorants si je vous dis espadrilles.
Al Capone de pacotille sorti d’un « Certains L’aiment Chaud » sensuel et hilarant, tu déroules ton porte-cigarette en sirotant du pur malt à l’arrière du speak-easy enfumé. Pour singer les caïds bicolores, coupe à crans d’arrêt et jarretelle apparente, tu te la joues moc’, un peu golfeur un peu club, mauvaise vie ou preppy en canaille… Je les veux.
Quoi? Je vous parle d’ores et déjà des collections automne/hiver 2011? Oui, enfin, je laisse la discussion météorologique à vos acolytes de machine à café, au bureau. Mais marquons une pause, malgré tout autour de cette expression: les Saints de glace (cf. Lune Rousse)…
Oh, mais pochettes il y a aussi? Damned.
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)