J’ai retrouvé le grand méchant look
De loin en loin, Naf Naf nous a toujours accompagné. Cette marque dont la combi aurait pu nous faire tuer père et mère (« s’il te plaiiiiiit, TOUT LE MONDE en a une sauf moi, cela fait de moi un être hors norme, ce qui est très difficile à assumer en pleine adolescence et tu ne veux pas te taper au quotidien un monstre au banc de son monde à peine pubère ») si nous n’avions été si convaincantes en pénibles collégiennes. Oui, j’en eus une. Et une fausse chemise, aussi. Rappelons-le, même si les items cultes de Naf Naf ne sont pas très chers, ils furent allégrement copiés en encore moins chers (honnêtement, cela se voyait).
Bref. De loin en loin, nous suivions la marque jusqu’à la perdre un peu de vue, effectivement, comme ces amitiés à la vie à la mort de tes 13 ans qui se délitent doucement à l’âge adulte, parce que le sentiment de découverte, de connivence et les grands serments se sont perdus en route.
Hier soir, j’ai cependant redécouvert Naf Naf. Et vois-tu il n’y a pas que doudounes, tutus et combis en magasin. Que nenni. J’ai été soufflé par les chaussures et je ne m’y attendais pas. Tu vois, on croit se connaitre depuis toujours et puis… Les formes sont piles dans l’air de l’hiver, les cuirs (du vrai cuir, hein) sont souples et les prix minis. J’ai repéré notamment une paire de boots plates en cuir camel tirant vers le jaune (pas trouvé la photo) qui m’obsède pas mal depuis. Et puis cette petite robe sage qui donne envie de dire Mademoiselle Tara, Carven et Catherine Deneuve dans Belle de Jour… Bon, on se revoit quand?
Boots folk pompons 79, 90 €, robe retro col claudine 45 €, boots bicolore à revers fausse fourrure, 89, 90 € chez Naf Naf.




On voit depuis quelques années une vraie effervescence commerciale autour de l’accessoire de séduction ultime : courses en talons, cours d’apprentissage pour marcher en talons, collections capsules composées que d’escarpins, bref le talon haut est plus que jamais tendance. Fantasmer sur la démarche de Carrie Bradshaw depuis son asphalte en Converse, c’est bien beau mais concrètement, comment fait-on vraiment pour marcher en talons hauts sans souffrir au bout de vingt minutes ?
Ça faisait longtemps que je n’avais parlé souliers… Il faut la tombée de l’automne et la constatation que tes orteils vernis au divin corail passent en berne, puis l’autre constatation qu’à part les boots noires de chez Zara (achetées cet été, en pleine fournaise espagnole, assez banales et très pratiques), je n’ai envie de rien. Les divins escarpins à 10 de talons? Pas là, non. Les peep-toe? Bin non j’ai envie de chaussettes, pardon. Les sandales en cuir naturel qui font la cheville fine et la jambe légère? Ne te fous pas de moi. J’ai froid.


Comme promis, aujourd’hui je vous parle de bottes. De pluie. C’est de saison, ça tombe bien. Récemment, Marie et moi étions conviées à l’ouverture de la première boutique Aigle dans le 11ème (67 rue de faubourg Saint-Antoine), l’occasion de boire quelques coupes avec des blogueuses amies. On s’est également vues offrir le nouveau modèle femme de la marque : les Aiglentine. Vous avez certainement vu leur campagne (ci-contre) : une fille jambes nues avec aux pieds les fameuses bottes et sur les pattes des brins d’herbe, façon poils de mec.
Je suis assez dubitative sur cette photo, certes le but est de jouer sur la tendance boyish, mais bon, moi je trouve ça moyen vendeur, mais j’ai peut-être un problème perso avec la virilité : je n’aime que les hommes imberbes. Passons ce petit détail, parlons de l’essentiel…
Semelle crampon, très pratique quand on court sous la pluie sur le bitume glissant, soufflet et patte de serrage qui offrent confort pour toutes les tailles de mollet. En gros, si tu te portes bien, t’inquiète tu rentres dedans.
Le nôtre était accessoirisé d’une clé USB en forme d’Aiglentine, mais je pense que c’était pour l’occasion.
Si vous voulez mon avis (enfin de toutes façons, je le donne, hein), voilà encore une collaboration qui va faire mal. J’assume l’idée que vous n’avez ni la tête (ni les pieds, ici, largement concernés) à des items trop automnaux, mais tu connais la cigale, la fourmi, voire la tortue qui partit à temps, etc… Voilà, cette fois, 
Particulièrement bien trouvé, ce nom qui rappelle immédiatement l’exception culturelle française, évoque exclusivité et singularité, notions qui ont le vent en poupe en matière de mode et à l’heure de l’uniformisation proposée par les grandes enseignes.
Non content de nous satisfaire les pupilles (et nous tenter très cruellement, sadique, ce qui est rare est cher et pas « d’exception » à la règle ici), L’Exception met en œuvre des collaborations, bon, de l’ordre de la tuerie en bonne et due forme. À l’exemple de ce sac-cartable Gigi, fruit des amours (qui devraient être défendues) de
Vous allez finir par vous demander si on n’a pas d’affiliation avec Monoprix avec tous les posts que j’écris sur eux et pourtant je vous jure que non. J’y peux rien, je kiffe autant acheter mes egg&cress et mes chaussettes chez Marks&Spencer que m’offrir un cachemire ou une robe chez Monop. Alors cette fois, ce n’est ni de la collec Nathalie l’Eté (j’ai craqué pour les assiettes chat et les serviettes en papier girly) ni d’
Vous souvenez-vous d’







Dites donc je rêve ou les collections caspule, collaborations émérites axées sur un produit culte et autres séries spéciales, limitées, sur mesure, élitistes dans l’idée (dans l’idée principalement, puisque l’on baigne dans le prêt-à-porter malgré tout) pullulent puissance 27 ici-bas? On veut nous signifier notre caractère exceptionnel.

Le 18 mai 2012 - Dans Prodigieux (pour vos mères aussi) #concours