Post-It : s’habiller pour la rentrée des classes
Un pantalon carrot ou un chino, une blouse légère ou T-shirt ultra-simple, un trench, un sac cartable et des brogues. Et je veux CES brogues-là pour ma tenue « Back to school ». Le cuir irisé met en relief la cheville dorée, les lacets fuschia dyamisent la rigueur de la chaussure, si je pouvais je les commanderais de suite. Si vous les trouvez sympas, sachez qu’elles sont signées Olivia Morris pour Grenson, et qu’elles sont également disponibles en verni noir et camel (en camel, j’achèterais aussi).
Tant que je suis en mode rentrée, j’en profite pour vous indiquer un trench en coton bio, en vente sur l’e-shop Ekyog (je vous avais parlé de cette marque bio, mon coup de coeur l’hiver dernier) : 189 euros, un bon basique dont on ne se lasse ja-mais. Je voulais le mettre pour un shopping en septembre mais tant pis pour les aoûtiennes qui se dorent la pilule, ce sont vous, les filles encore au bureau qui en profiterez.
Brogues Olivia Morris for Grenson, 275 £ chez Matches.








Alors, recentrons-nous. Hier soir (sans jeu de mot, là), nous avons scrupuleusement préparé notre voyage à 
On connaissait la blague de graphiste ( »Tu vas à Gif sur Yvette? C’est une ville animée »), voici le soulier de graphiste. Dans ma bouche ceci n’a rien d’insultant, ni de communautariste, d’ailleurs. (En ce qui concerne le chaussant, parce que pour l’humour, c’est une autre paire de manche). Allez, j’aplatis le propos. Tout commença pour 

Trop souvent, ces derniers temps, nous avons croisé de la bride raide, droite, cartésienne, rationnelle et austère. À nos pieds, j’entends. J’aime beaucoup, on ne renie pas sa géométrie. Mais là, choc! Des lignes incurvées, souples, sensuelles, ouaih, voire organiques (je t’assure, cf: arts décoratifs, cf: architecture de la feuille). Avec cette touche bling du talon et du zip dorés à souhait, histoire de rappeler que tout en étant esthète on n’en est pas moins Califoooornia, parfois. Bref, de nouveau, adulation et problème de porte-monnaie. Personne, personne ne m’empêchera de rêver, que ce soit dit.
Si je n’ai pas une passion pour les austères derbies fermés à talons hauts, évocation de gouvernantes sévères et vieilles filles, en revanche le gris et les perforations me rendent dingues (de joie). Ainsi sur ce modèle (peu cher, ouiiiii), j’oublie avec légèreté les principes collet-monté d’une éducation rigide au profit d’une bonne humeur Mary-Poppins-like, moderne et aérée. Contrasté et souple ce derby me semble idéal pour attaquer du bon pied la mi-saison, en jeans, si tu veux, en toile kaki avec plaisir, en jupe virevoltante, dans l’allégresse… Bon, on abandonne collants et socquettes, qui en plus d’être laids sont ici complétement contre-productifs.
Ah, ah, vous pensiez en avoir soupé des compensées de l’hiver? Que nenni, que nenni. Préparez vos cailloux pour ma lapidation virtuelle, je suis en pâmoison devant un modèle polychromique, art déco aux claustras de cuir martiaux et ensoleillés. Ces teintes que notre vieille veste militaire (à ressortir maintenant des tombereaux d’archives vestimentaires que ta cave collectionne dans l’attente d’un musée à ta gloire potentielle. Ou à dénicher dans les surplus, où là, au moins, on rééquilibre le déficit annoncé) et qu’une robe immaculée de vierge suicidée adoreront. Un dessin graphique, arty qui évoque Mondrian mais un Mondrian électrifié, qui aurait délaissé la pop pour des murs de guitares à la Sonic Youth : juste je les veux. Et je vous fais grâce du modèle en python nude et délicat, un poil plus onéreux (enfin, au point où on en est). Adieu.


Le 1 septembre 2010 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#188)