I Love Shoes

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Le 1 février 2012

À vos souliers, citoyens!

À gauche: les shoes d’Émo galactique (créatives, je vous l’accorde), ici-même: savoir faire et classicisme élégant. Balle au centre. Faites vos jeux, rien ne va plus, autant dire rien à voir. La chaussure est un monde aussi vaste et varié que nos envies sont illimitées (attention: citation qui ne veut presque rien dire). Plus sérieusement. Rencontrés au Who’s Next, les créateurs de la marque Jacques et Déméter (que nous appellerons donc Jacques et Déméter, puisque un garçon et une fille en composent l’équipe) proposent un soulier engagé. Qu’est-ce à dire? Pour la confection ils s’adressent à des fournisseurs et fabricants (tanneries, fabricants de lacets ou de semelles, assemblage à la main) se trouvant, tous sans exception, en France. Militants pour un savoir faire traditionnel et local, tous leurs modèles sont numérotés et réalisés en séries limitées.

La jeune marque courageuse ne présente pour le moment que deux modèles déclinés en 3 coloris. Un derby, homme et un richelieu, femme, aux finitions parfaites, aux détails subtils (j’adore la ganse de semelle assortie aux lacets), aux nuances délicieuses, le tout baignant dans un univers drôlement rétro. Bon esprit, quoi et grand chic. Profitez en ce moment de leurs promos (-15% sur 220 à 230 €, c’est pas mal du tout)…

 

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Le 5 janvier 2012

Première de cordée

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Alors, voilà. Les agapes diverses sont derrière nous, les fêtes terminées et non, je ne prends pas de pincettes pour vous annoncer un plan de rigueur alimenté au régime Dukan et à l’économie de bas de laine dans le but de s’offrir des cours au Club Med Gymn, non, je cherche à vous prévenir en douceur que la période radieuse (pour moi) des sports d’hiver, de la montagne-cocagne, des cimes azur et pistes immaculées repointe son nez. Pardonne-moi immédiatement, lecteur qui exècre le ski. Pardonne-moi d’ores et déjà, car la saison vient juste d’ouvrir, comme le chante aussi la perdrix à l’automne et ce n’est que le début. Ainsi et afin de vous acclimater, on y va mollo. Bien qu’appartenant totalement, profondément, depuis longtemps à l’univers alpin, Arpin nous propose aujourd’hui des souliers que le bitume nous envie déjà. (D’ailleurs, je ne m’essaierais pas sur la neige avec la première paire. C’est dire si elles sont urbaines). Oooh, tu l’entends, là, le craquement des pas sur la croute fraiche?

Arpin, située au coeur des Alpes, perpétue une fabrication artisanale d’exception : elle est ainsi la dernière filature française à fabriquer des tissus à partir de toisons brutes, provenant des alpages environnants, en travaillant sur des machines classées au patrimoine national et selon des techniques séculaires. Moi, cela me fait rêver. Toi, tu te souviens peut-être de ces jolis plaids liés de cuir et coussins chaleureux des chalets de magazine. Cet hiver, on bloque sur les bottines, rétro et furieusement élégantes. Chaussures Megève, ville. Laine matelassée. Cuir haut de gamme. Talon travaillé. 379 €. Chaussures Mont-Blanc. Coloris disponibles : Homme : Gris – Femme : Chevrons écru / Gris. Extérieur cuir, intérieur cuir vachette. 449 €.

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Le 15 novembre 2011

Les dix glorieuses

10-10-SandersonRupert Sanderson, autre gourou du soulier au sein de notre panthéon intime, ici BeSnob, fête ses 10 ans (déjà) de création. L’esthète anglais n’a de cesse de découvrir la ligne parfaite, chef d’œuvre inconnu de la chaussure de femmes et nous lui souhaitons sincèrement de ne pas trouver encore, de chercher toujours, de nous enchanter de sa quête ad vitam. Face à cette sorte d’Indiana Jones british du Graal escarpin, Rupert, nous sommes prêtes à jouer les cobayes et nous sacrifier pour l’avancée de l’humanité (toute féminine). Il semble en outre que les courbes vertigineuses sont particulièrement bien pensées et ne font pas souffrir les pieds des dames. Bref. Pour fêter dignement cet anniversaire, le créateur réédite ses modèles phares de la décennie en cuir métallisé argenté (rapport à l’étain des noces de 10 ans) sur commande, n’est-ce pas, mais à admirer en boutique (au Palais Royal, de ce côté de la Manche).

Pour se consoler de difficilement pouvoir acquérir l’une des pièces de la série 10/10, voici un petit preview de la collection printemps-été à venir, tropical, retro, délicieux, allez, carrément divin.

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Le 20 octobre 2011

Maitre Najar

Eva Python Bronze et Paris Python Bronze, 275 €

Eva Python Bronze et Paris Python Bronze, 275 €

J’avais déjà entendu parler des souliers de François Najar. On m’en avait dit: « spécialiste de l’escarpin Louis XV ». Oui, d’où une sorte de perplexité voire de désintérêt 1er degré, tant sur le papier et a priori, bien, nous sommes en 2011, qu’allais-je faire de chaussures du roi (délire néo-royaliste bon au bal masqué, ohé, ohé?).

Je me suis trompée. Ça arrive souvent. C’est le coup de la première impression (et de formules qui ne sont de toute évidence pas spécifiquement adressées à ma BeSnobitude, mais je suis une cliente difficile).

Perle Pony Leo, 695 € et Eva Pony Leo, 495 €

Perle Pony Leo, 695 € et Eva Pony Leo, 495 €

Toujours est-il qu’en y regardant à deux fois (valent mieux qu’une) je suis tombée en arrêt (cardiaque?) devant les créations dudit chausseur.

Paris Blitz Bordeaux et Eva Blitz Or, 275 €

Paris Blitz Bordeaux et Eva Blitz Or, 275 €

Voilà, il faut bien reconnaitre que ce talon (très Louis XV, ok) est abominablement séduisant. Que les matières proposées sont atrocement désirables (python, maille métallique, poulain imprimé léopard). Que le savoir-faire ici présent est intolérablement maitrisé. Que la cambrure en question est juste, Doux Jésus…

Je sais, vous allez encore me maudire sur 10 générations (SVP, j’ai un fils, c’est pas méga cool pour lui, qui n’y peut rien) mais les souliers sont sublimes et CHERS (parce que sublimes, sans doute).

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Bah, voilà, quoi, François Najar, continue comme ça! Si je puis me permettre de m’adresser à vous, roi plus-trop-soleil du genre, mais carrément aimable en version 2011/2012.

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Le 29 septembre 2011

Moc’ bleu & bottes python

raxm-sixtiesSi vous voulez mon avis (enfin de toutes façons, je le donne, hein), voilà encore une collaboration qui va faire mal. J’assume l’idée que vous n’avez ni la tête (ni les pieds, ici, largement concernés) à des items trop automnaux, mais tu connais la cigale, la fourmi, voire la tortue qui partit à temps, etc… Voilà, cette fois, Roseanna (qui ne fait pas que du maillot de bain, faisons fi aux idées reçues, plutôt des pièces canons par ailleurs) s’est acoquinée à ModeTrotter pour nous délivrer des pompes aussi funky que désirables.

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La bottine en cuir imprimé python est un hymne aux maquereaux Blaxploitation, pimp-me if you can, mâtinée de sophistication début de siècle de messieurs en habit. Les mocassins, forme penny loafer, se lâchent dans le triolisme des matières et des couleurs. La botte, quoi la botte, ni western, ni biker, ni ethnique, mélange un peu tout ça et semble ainsi hyper facile à adopter au quotidien de l’hiver.
Boots sixties, prune ou café, 340 €, bottes Milton, 360 €, mocassins en bleu ou rouge, 260 € chez ModeTrotter.

Crédit photos: ModeTrotter. Allez, qui leur dit que la qualité des photos ne rend certes pas hommage aux modèles?

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Le 8 septembre 2011

Montrer les crocs

animals-Minna-Premier point: traitez-moi de monomaniaque si vous le souhaitez, ma pathologie est si implantée que je m’en fiche. Et puis, ce n’est même pas vrai, je suis ouverte à quelques créateurs de souliers autres que Minna Parikka. D’accord, 2 ou 3 max, je vous le concède, n’ont droit à un tel culte dans mon panthéon intime et pédestre. Mais honnêtement, je ne vois pas comment ne pas s’évanouir de joie devant les collections de la belle finlandaise. Je dirais même que qui ne le fait pas doit être plus gravement malade que je ne le suis. Ou aveugle, ce qui n’est guère mieux comme handicap.

-Deuxième point: les crocs du titre, là, ne faites pas l’affront d’y voir des sabots plastiques aussi lourdingues qu’inesthétiques. Non, je parle de dents, comme dans : « j’ai les crocs », d’ailleurs bientôt midi.

-Troisième point: « Women are dangerous animals ». Nous le savions déjà, nous, mais il est toujours bon de refaire un peu de pédagogie en ces temps de rentrée morose (la morosité de la rentrée étant inversement égale à la réussite des vacances. J’en passais d’excellentes, merci, tu vois l’ampleur des dégâts). « Women are dangerous animals » est le nom de la nouvelle collection automne hiver de Minna Parikka. Elle tombe à pic, nous qui n’aspirons qu’à un peu de drôlerie, de l’insolence voire une pointe d’agressivité joyeuse, prête à bouffer la vie.

W-2011-Custard-Pump-black-suede-powder-patent-Low-res-Quatrième point: cette collection ne saurait tarder à être en vente en ligne. On y découvrira en outre pochettes et gants coordonnés, à tomber.

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Le 4 juillet 2011

Bon anniversaire, André !

BaronBaronne_pour_Andre115 ans ! André, le chausseur du coin de la rue souffle cette année ses bougies avec une collection capsule qui revisite ses modèles iconiques. C’est avec la maison BaronBaronne que huit souliers ont été dessinés, chaque paire illustrant une époque précise de la mode française. Une belle idée, un bon choix de collaboration, ça me plaît.

magasin_Andre_1920

Et les chaussures ? A défaut de tout aimer, je reconnais qu’elles restent fidèles aux modèles phares du siècle dernier, le tout remis au goût du jour avec des couleurs tendance, une réussite dans l’ensemble. Qu’en pensez-vous ? Sympa, non ?

bottines_BaronBaronne_Andre_1900La bottine 1900 de mamie, 189 €.

babies_BaronBaronne_Andre_1920La babies à talons des années folles, 149 €.

derby_BaronBaronne_Andre_1930La derby androgyne 1930, 169 € (ma préférée avec les sandales à pompon 1970).

escarpins_BaronBaronne_pour_Andre_1950L’escarpin 1950, 149 €.

cuissarde_BaronBaronne_Andre_1960La cuissarde de Bardot pour un éternel come-back fashion des 60′s, 269 €.

BaronBaronne_Andre_1970La sandale disco chic 1970, 159 €.

bottes_BaronBaronne_Andre_1980La botte 1980 qui va avec toute la garde-robe, 239 €.

BaronBaronne_Andre_1990Pour finir, les sneakers 1990 (pas fan, perso).

© André

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Le 27 mai 2011

Lèche-vitrine chez Robert Clergerie

richelieu_Robert_ClergerieAutant vous le dire tout de go, je vous parle aujourd’hui de shoes que je ne peux pas m’offrir actuellement. Mais qui a dit qu’on n’était pas masos, hein ? Les aficionadas le savent : j’adore les derbies, richelieux et autre souliers plats qui affirment une silhouette de caractère masculin-féminin. J’en ai eu pour mes mirettes chez Robert Clergerie : il y a tout ce que j’aime dans cette collection estivale.

derbies_Robert_Clergerie

Robert_Clergerie_PE2011Les couleurs d’une saison douce et intemporelle, les impressions surpiqûres anglaises (motif fleuri réalisé au laser en réalité, là c’est  vrai, j’aurai préféré de vraies surpiqûres plutôt qu’un effet tatouage) et ce bout arrondi juste ce qu’il faut pour pouvoir les porter avec une robe d’écolière (un peu  comme la robe One Step que porte Marie, comme une blouse de pensionnat des années 50) et des chinos, ces richelieux sont vraiment chouettes. Tout comme les derbies irisées qui donnent à un look arty black (pantalon et top sombre façon agnès b dans les 90′s) le coup de punch manquant.

Robert_Clergerie_pour_La_RedoutePour ma part, j’attends sagement que la tante de mon mec réitère sa proposition de Noël, en l’espèce m’offrir ses Weston vintage taille 40, l’espoir fait vivre ;-)

Les prix de ces merveilles, ben rêvez pas, c’est 325 € en moyenne. Vous les trouverez en boutiques Robert Clergerie et chez Sarenza., Zalando, Fanny-Chaussures,  Spartoo et la Redoute, chez qui on trouve une paire de richelieu tricolore à 160€ (hélas, elles me plaisent moins).

Points de vente sur www.robertclergerie.fr

© Marie Allain

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Le 8 février 2011

Funny games

benoit-meleardAllez, oh, décrochez doucement du est-ce que je peux/veux le porter? pour glisser sans dommage vers l’appréciation stylistique et intellectuelle, ça ne te fera pas de mal et soulagera quelque peu ta compulsion. Pense un peu moins à tes pieds et récupère ton cerveau, deux minutes. Non pas que ce soit vraiment antinomique. D’après moi, il n’y a même jamais eu divorce et ce qui nous stimule le cervelet nous rend plus sexy, énigmatique, pertinente de la beauté. Alors, voilà. Benoit Méléard en est l’emblème typique. Un garçon qui se pose des questions sur la forme et revendique un hommage appuyé à l’expérimentatrice Beth Levine, mais pour sa capacité d’expérimentation et pas dans un copié collé béât d’admiration plate, gagne à être connu. Beth Levine aussi, d’ailleurs, pour une minute esthète de Madame Encyclopède.

bm-2Donc quoi, la bride Salomé n’épouse plus le coup de pied et trace d’une ligne parfaitement tendue la distance nombre d’or des orteils à la cheville. Oui alors, je les entends revenir au galop comme l’étalon en Camargue, les remarques acerbes du genre « c’est pratique tu peux y coincer le paquet de clopes ». Je n’écoute pas et dis juste: bondage arty, nouveaux volumes dessinés par le vide, brillant et drôle, dadame bien corrigée.

bm3Et puis, bon, on se rassure tous en cœur de pouvoir malgré tout porter (en vrai) ces souliers conceptuels: une partie de la collection Manifeste de Benoit Méléard est un peu moins radicale et s’achète allégrement au Bon Marché et chez Franck et Fils, autour de 360 €.

Photos : Iniaki/ Totem.

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Le 15 janvier 2011

Noeud oversize chez Mulberry

Oxford_collection_MulberryDélicieuse collection de souliers anglais, masculin-féminin, du rouge pastèque au noir verni en passant par l’irisé, chaque modèle se présente comme une pâtisserie fine sous un couvercle soigné. Mon choix se porte de suite sur les brogues plates à noeud,  je les adore. Elles me font penser à ces petites chaussures vernis coiffées d’un noeud que je portais petite, toujours en couleur noire ou rouge. Ah, le fameux retour à l’enfance…

bottines_MulberryLa touche régressive (mais chic) de certains noeuds a indéniablement sur certaines d’entre nous un pouvoir d’influence sur le comportement. Pour moi, c’est cuit. Le noeud, j’aimerai toujours.

Mulberry_brogue

brogue_Mulberry_2011550 € les bottines et 430 € les brogues, chez Mulberry.

© Mulberry