Effet Waoh pour pas un rond
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’I Love Scarpe mérite le détour.
Bottines Fatale rouge, 25 € 50, escarpins Brigitte vert d’eau, 25 €, mocassins Eva (cuir), 18 €, bottines Soho (cuir) à sangles, 55 €.
Vous allez finir par vous demander si on n’a pas d’affiliation avec Monoprix avec tous les posts que j’écris sur eux et pourtant je vous jure que non. J’y peux rien, je kiffe autant acheter mes egg&cress et mes chaussettes chez Marks&Spencer que m’offrir un cachemire ou une robe chez Monop. Alors cette fois, ce n’est ni de la collec Nathalie l’Eté (j’ai craqué pour les assiettes chat et les serviettes en papier girly) ni d’
Dites donc je rêve ou les collections caspule, collaborations émérites axées sur un produit culte et autres séries spéciales, limitées, sur mesure, élitistes dans l’idée (dans l’idée principalement, puisque l’on baigne dans le prêt-à-porter malgré tout) pullulent puissance 27 ici-bas? On veut nous signifier notre caractère exceptionnel.
En ces temps léthargiques où seul l’aveuglant soleil pâle de l’hiver glacé nous tire hors du lit, applaudissons des deux moufles cette incroyable double bonne nouvelle.
2/ On découvre en faisant des bonds de cabri que la poétique collection s’enrichit ici-même d’
Je suis bien évidemment certaine de faire un nouveau bide avec, mais je tente. Et puis comme je serai sur un voilier en août, ce shopping est légitime.
Al Capone de pacotille sorti d’un « Certains L’aiment Chaud » sensuel et hilarant, tu déroules ton porte-cigarette en sirotant du pur malt à l’arrière du speak-easy enfumé. Pour singer les caïds bicolores, coupe à crans d’arrêt et jarretelle apparente, tu te la joues moc’, un peu golfeur un peu club, mauvaise vie ou preppy en canaille… Je les veux.
D’aucun pourrait s’étonner qu’à l’heure des magiques collaborations nous ne nous étendions pas davantage sur celle d’André et des fameuses blogueuses (que même Daphné Burki les a citées hier midi sur Canal+, c’est dire si on paraît en retard). Nous y reviendrons à la veille du lancement en magasin, juste pour ne pas faire comme tout le monde et parce qu’on les aime d’amour ces blogueuses-là.
C’est fou le nombre de gens que je côtoie qui glissent d’une voix faiblarde au cours d’une conversation, souvent la nuit et après deux verres, qu’ils n’ont pas une thune pour se faire plaisir côté shopping. Ce qui me fait sourire, c’est qu’on dit tous la même chose alors que dans le même temps, on se plaint de notre manque de volonté quand il s’agit d’arrêter de picoler tous les soirs avec les potes. Si on faisait les comptes mensuels de nos apéros, on ne s’en remettrait pas…
Moi je pense que la crise, c’est pas dans le porte-monnaie qu’elle nous joue des tours, mais au foie. Amen.
Depuis que j’ai vu Kirsten Dunst les porter (vous remarquerez qu’on la voit de moins en moins dans les pages mode), j’ai vraiment envie de faire miennes les Docksides de Sebago. Ces célèbres chaussures bateau que portaient les cathos à la dérive dans mon collège m’apparaissent aujourd’hui telle une révélation : mais oui, quelque part, les Docksides, c’est hyper grunge. Ouais bon, non pas du tout en fait, je sais pas comment les vendre : mes amis désapprouvent fortement ma nouvelle passion pour les mocassins quels qu’ils soient, alors je sèche. Je sèche mais j’aime et je veux des Docksides roses ! Grand moment de solitude, je sens que personne ne me rejoindra dans mon camp ici non plus…


Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)