Tandis que des médailles d’impérator…
Font briller à sa taille le bronze et l’or… Voyez-vous, je suis d’humeur simili prêtresse antique, vestale de pacotille ou même esclave dorée sur tranche de peplum hollywoodien, aujourd’hui. La mode n’est-elle pas qu’un jeu de mise en scène pour un second rôle quotidiennement renouvelé, où passant de castings en castings tu espères décrocher le titre de jeune première? Entre collier pectoral et spartiates, je propose: presque rien, une tunique blanche, un débardeur un peu long, une robe tee shirt loose et basta cosi.
Collier or, soldé 27 € chez IKKS et sandales Herod, 59 € 90, Les Tropeziennes chez Sarenza.
Ah, tiens et puisque je parle d’IKKS, notez bien, détentrices d’Iphone, que la marque a lancé son appli (gratuite, of course) dont vous découvrirez toutes les fonctionnalités dans cette vidéo. Ah, oui, c’est tout de suite moins anachronique comme histoire.
Cela s’explique-t-il? Une envie de couleurs puissantes, revendicatrices, pleines de promesse de luxure amusée, détachée, jouer de l’éternel féminin comme d’un riff de guitare écorchée. Reptile et vernis, satins Mondrian passés sous influence YSL, modern art anéanti par les Cramps et talons de 12 bien balancés de patins (question de survie).

Oui alors, je sais très bien que vous m’attendez avec vos cailloux et vos arguments stylistiques aussi bien qu’odorants si je vous dis espadrilles.
Fruit du dragon, des écailles irisées, un ciel tropical et des nuages en feu, une soirée qui s’étire, un oiseau mouche, un hibiscus, la peau, un petit matin, un jus, un belvédère, une passion, a stick, a stone…
Les couleurs plutôt rares dans le shoesing quotidien, qui soudain on ne sait pourquoi, se font obsession. Le dossier Violet/Mauve. Une envie de violet raffiné chaud et discret, sous forme de combis, de pantalon carrot ou de robe, très bien très bien se dit-on, allez achetons tentons on verra ce que ça donnera avec une veste denim et un teint travaillé. Devant le miroir, heureuse on est, le violet nous sied : chic et original. Sauf qu’au niveau des pieds, mon dieu quelle galère ! Que porter ? Du noir ? Trop triste. Doré ? Trop bling. Vert ? Trop Julie Delpy. Solution : les sandales multicolores, couleurs chaudes, cocktail joyeux.
Des sandales plates façon espadrilles griffées Paloma Barceló pour un look bohème chic, adorables avec un jean cigarette, on peut même aller à jusqu’à jouer des imprimés indiens/maya avec un accessoire (bijou indien, sac frangé…).
Alors, recentrons-nous. Hier soir (sans jeu de mot, là), nous avons scrupuleusement préparé notre voyage à 
Vous ne vous rendez pas compte de l’angoisse. Dès vendredi j’irai porter les couleurs de BeSnob à Hyères (
Trop souvent, ces derniers temps, nous avons croisé de la bride raide, droite, cartésienne, rationnelle et austère. À nos pieds, j’entends. J’aime beaucoup, on ne renie pas sa géométrie. Mais là, choc! Des lignes incurvées, souples, sensuelles, ouaih, voire organiques (je t’assure, cf: arts décoratifs, cf: architecture de la feuille). Avec cette touche bling du talon et du zip dorés à souhait, histoire de rappeler que tout en étant esthète on n’en est pas moins Califoooornia, parfois. Bref, de nouveau, adulation et problème de porte-monnaie. Personne, personne ne m’empêchera de rêver, que ce soit dit.
D’humeur moutonnière, je vous propose ce matin un modèle de sandales aperçu dans la presse de filles, qui relayât l’objet à qui mieux mieux cette dernière semaine. Mais c’est qu’il y a des raisons de taille. Enfin, de grosses raisons devrais-je dire, à suivre le troupeau. Le modèle est bien dessiné : jolis entrelacs arachnéens mais pas trop, brides de belle épaisseur et talon fin bien élancé, ok, les couleurs sont parfaites. Il est évident que l’on se jettera d’emblée sur le nude poudré-cuir brut, mais en gardant sous le pied la possibilité d’une île. Enfin, de porter le modèle en blanc sans penser une seule fois à Dolly Parton. De plus, mes chéris, l’item superbe n’est pas cher. On cumule les mandats?

Le 1 septembre 2010 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#188)