I Love Shoes

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 10 mai 2011

Totale Ellips of the heart

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ellips-javariEt pour trotter, qu’avons-nous là? Qui pour une soirée, qui pour un entrainement en appartement, pour la beauté du geste, puisque tu ne descendras jamais les escaliers en talons de 12, ne chérit les belles hauteurs des souliers de style? Oui. J’en suis folle, j’aime l’exubérance et l’esthétique d’un escarpin de haute montagne, folie des grandeurs, ivresse de l’altitude, courbe surnaturelle à descendre en stop (motion). Mais tu vois, moi aussi, j’habite le quotidien. Et parfois le quotidien est vachement joli mais assez fatigant et l’on aimerait se pavaner avec quelque chose de guilleret, stable et aéré aux pieds.

Ouf, on a découvert Ellips chez Javari. Souple, pimpante, la collection de Priscille Demanche c’est devenir une gracieuse wonder woman un brin retro en faisant les courses au Monop’. Autour de 200 €.

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 14 avril 2011

Fantasme sur pied

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Hi guys! Vous rêvez tout à la fois d’adopter les pas délicats de la danseuse bien qu’assez pervertis par un masochisme à la BlackSwan… Non, bon. Vous êtes tentées par cet incroyable mouvement hypocrite assoiffé d’austérité monacale, version cuir brut, cuir pur… Non, bon. Vous êtes fascinés par cette maison Vionnet qui renait de ses cendres, retrouvant un souffle actuel en gardant l’esprit des années fastes, graphiques, élégantes si chères à Madeleine… Non, bon. Vous n’avez de toutes façons pas les moyens. Ok, bienvenues au club. Cela n’a jamais empêché personne de s’extasier.
Non, bon?

Sandales en cuir et ruban de soie, Vionnet, 515 € chez Net-à-Porter.

On achève bien les chevaux, les dindes et les esthètes. Charlotte Olympia, qui nous avait exténuées d’amour avec ses pompes salade de fruits, réitère, façon fatale en ouvrant sa boutique online. Pauvres de nous. Triplement pauvres. Hélas.

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Bebel léopard, pour un trip tropicaliste à fond les manettes, Charlotte Olympia, 659 £.

Publicit
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Le 7 avril 2011

Purple afternoon

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Frileuses du motif, rétives à la couleur, allergiques à la dadamerie sixties, hostiles de l’ethnique bobo, marre du jean, j’aime pas la plateforme, le python me hérisse, cette sélection est pour vous. Et tu sais pourquoi? Parce que si chacune de ces allégations assez généralistes s’avère vraie lorsqu’on l’arbore d’un bloc, au pied de la lettre du style, il en est tout autrement en mélangeant les genres, en faisant un effort joyeux de subtilité de dosage. Comme d’hab, quoi, ode au mixe.

Ici, je me suis laissée porter par un sentiment pourpre. Qu’est-ce qu’un sentiment pourpre, je vous le demande? C’est avoir un léger blues mâtiné de rosissement des joues. C’est une fin d’après midi entre chiens et loups, quand même plutôt l’été. Je trouve ça élégant, moi et désinvolte. Par touches. Surtout avec du blanc de communiante, de la maille d’été missonienne (Missoni: ikat italien), de la sandale arachnéenne et un jean coupé comme un vrai fûte.

Cliquez sur les items et vous serez redirigé vers les sites de la marque correspondante.

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Le 10 mars 2011

Thé glacé

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Aujourd’hui et afin de célébrer ces quelques rayons pleins d’un espoir renaissant, on va se siroter un thé glacé. Un trait de grenadine, un zeste de citron, une bonne pincée de cannelle et le choix entre deux paires de souliers, c’est ainsi. Incapable de choisir, cela me fait un bien fou de pouvoir vous exposer mon hésitation et espère vous voir basculer dans le trouble pour finalement adopter les deux. Pourquoi se freiner? Cette sélection faite à la papatte par bibi a le mérite de ressusciter quelques dernières soldes, de ne pas coûter bonbon. Et moi, de me mettre de bonne humeur.

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Le 17 février 2011

Lipstick pour les dames

lipstick1Donc, il y a la sandale revolver de Chanel qui ne me convainc pas. Outre la forme, dont on imagine bien la référence très Chicago de la prohibition, Al Capone revisité par Almodovar, je trouve l’ensemble du soulier très très premier degré voire ras des pâquerettes de l’interprétation. « Ah parce que les escarpins tube de rouge, ce n’est pas premier degré de l’interprétation, peut-être? » Me sussure Karl en rêve. Regardez, maître, ici nous avons droit à une efficacité graphique que je n’ai pas trouvé ailleurs, dès lors que le pied de nez est en marche.

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Et puis il y a l’élégance du rire. Avec cette paire d’escarpins Alberto Guardiani, hop, on bascule dans le glamour d’un Billy Wilder adoré. Que l’on aura hâte d’apaiser de géometrie variée et polychrome.

Escarpins Lipstick, Alberto Guardiani, 315 € chez Colette.
Oversized top, [LEOPARD], 51 £ 75 Belle Sauvage et leggings à empiècements, Something Else, 151 € chez Urbanoutfitters.

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Le 8 février 2011

Funny games

benoit-meleardAllez, oh, décrochez doucement du est-ce que je peux/veux le porter? pour glisser sans dommage vers l’appréciation stylistique et intellectuelle, ça ne te fera pas de mal et soulagera quelque peu ta compulsion. Pense un peu moins à tes pieds et récupère ton cerveau, deux minutes. Non pas que ce soit vraiment antinomique. D’après moi, il n’y a même jamais eu divorce et ce qui nous stimule le cervelet nous rend plus sexy, énigmatique, pertinente de la beauté. Alors, voilà. Benoit Méléard en est l’emblème typique. Un garçon qui se pose des questions sur la forme et revendique un hommage appuyé à l’expérimentatrice Beth Levine, mais pour sa capacité d’expérimentation et pas dans un copié collé béât d’admiration plate, gagne à être connu. Beth Levine aussi, d’ailleurs, pour une minute esthète de Madame Encyclopède.

bm-2Donc quoi, la bride Salomé n’épouse plus le coup de pied et trace d’une ligne parfaitement tendue la distance nombre d’or des orteils à la cheville. Oui alors, je les entends revenir au galop comme l’étalon en Camargue, les remarques acerbes du genre « c’est pratique tu peux y coincer le paquet de clopes ». Je n’écoute pas et dis juste: bondage arty, nouveaux volumes dessinés par le vide, brillant et drôle, dadame bien corrigée.

bm3Et puis, bon, on se rassure tous en cœur de pouvoir malgré tout porter (en vrai) ces souliers conceptuels: une partie de la collection Manifeste de Benoit Méléard est un peu moins radicale et s’achète allégrement au Bon Marché et chez Franck et Fils, autour de 360 €.

Photos : Iniaki/ Totem.

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Le 1 février 2011

N’oublie pas le désir

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burak-uyan1Orteils, coup de pied, chevilles, courbes du mollet, arrière des genoux, cuisses. On suit du regard la jambe nue comme on dessinerait du bout des doigts le tour de l’amant. Oui, puisque la sensualité a quelques peines avec l’hiver, on rêve de printemps et de souliers sophistiqués piédestal de futurs plaisirs. Certes, des souliers compliqués comme des mains qui s’entremêlent…

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Excuse mon lyrisme de pacotille, limite eau de rose M6 de charme. Mais. On nous engloutit sous les événements et les produits dévoués à la cause saint Valentine et outre mon ras le bol, je voudrais être sûre que vous ne passerez pas à côté du désir, à l’occasion de cette fête à l’artifice anxiogène.

Pour cela, je compte sur vous pour travailler du ciboulot fantasmatique sur les chaussures fatales de l’ami Burak Uyan, aux alentours de 600 € chez Franck et Fils.

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Le 20 janvier 2011

Et Maje aussi…

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maje-sandale-haute Il faut croire que l’eshop et la vente via l’interweb a de l’avenir (sans blague) devant lui… Tous s’y sont mis, à tel point qu’on regarde ébahi les nouveaux venus en se disant: « ah, seulement maintenant? », tant on imaginait certaines enseignes déjà bien rodées à la vente par correspondance 2.0.

Ainsi telle la goutte née de la dernière pluie, je suis toute surprise de vous annoncer que Maje vient d’ouvrir son e-boutique. Maje, Maje, Maje me direz-vous, psalmodiant sur l’air du marronnier-mantra de la mode. Oui, bin toujours est-il qu’on nous promet des exclusivités web à venir, on reste aux aguets, une fois les soldes derrière nous. Tiens en parlant de soldes, j’y ai repéré ceci: Sandales Cabri, soldées 124 € 50 chez Maje.

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Le 14 décembre 2010

Eugène et tout le plaisir

riconneaus_coletteTiens, en devisant allégrement de souliers dans le métro avec ma chère Miss Glitzy (ça tombe sous le sens), on parlait d’Eugène, je me suis dit que peut-être vous prendriez bien de ses nouvelles, vous aussi, à Eugène… C’est que le meilleur parti de France (pour qui adore les chaussures, est un poil cougar et se fait une idée assez pragmatique du mariage) Eugène Riconneaus, donc, 20 ans à peine sonnés, présente une série limitée de 7 souliers de sports chez Colette dans le cadre du cabinet de curiosités de Thomas Erber. The cream of the top cake cherry oh (et un nom particulièrement bien choisi), que vous vous empresserez de découvrir sur place jusqu’au 31 décembre avec toutes ces belles pièces créées exprès pour.

riconneaus1 C’est l’histoire d’un benjamin à l’ingéniosité impec (cette frange amovible, ces pompons en sus) imaginant tandis qu’il côtoie à la coule les bonnes maisons pour l’occasion (Jaeger-Lecoultre, Kitsuné, ou encore Pinel & Pinel) un sneaker pas tout à fait épuré aux accessoires carrément moc’. Baskets unisexe Calcuta, Eugène Riconneaus X CdC, 550 € chez Colette.

riconneaus-SS2011Et l’on s’achèvera dans la joie en découvrant les quelques modèles de l’amoureux des femmes qui le lui rendent bien, collection été 2011, ah oui blancheur duveteuse et lagon golf (clair).

Crédits photos: Colette et Eugène Riconneaus.

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Le 18 novembre 2010

Fish & feet

nl-loves-my-feet Ah les amis. Hier, de bon matin (rendez-vous à 10h à 5 minutes de chez moi, on n’a pas des vies faciles), je m’en fus me faire becqueter les pieds dans la nouvelle boutique New Look du Faubourg Saint-Antoine. La boutique, tiens, d’abord. Plus intimiste (ce n’est pas difficile) que le plateau assourdissant des Halles, le magasin s’organisant sur deux petits niveaux a le format de poche qui me convient. Et malgré des proportions humaines (de petits humains, comme moi), l’offre y est tout à fait complète, notamment lorsque l’on aborde l’épineux sujet de la chaussure…
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Bon, c’est New look, ainsi, peu de cuir il y a. Mais bon, c’est New Look, ainsi, on trouve bottines à son pied pour moins de 30 €. Et au hasard (genre), Balthazar, je m’arrête en chien de fusil, baissant la garde, devant ces escarpins prêts à emboutir la vie, l’asphalte et le parquet des dance-hall (pour une quinzaine d’euros).

fishpedicureCette nouvelle adresse propose donc un service de fish-pedicure. Ces poissons-là aspirent les peaux mortes comme nous aspirerions le paquet de M&M’s après 24 h de diète. Ça chatouille au départ (arrête, arrête) puis ça vibre, voilà. Pas désagréable, mais pas franchement efficace pour mes petons malmenés par les talons de dix.

New Look <3 My Feet, 84 rue du faubourg saint Antoine, 75012, Paris.