À vos souliers, citoyens!
À gauche: les shoes d’Émo galactique (créatives, je vous l’accorde), ici-même: savoir faire et classicisme élégant. Balle au centre. Faites vos jeux, rien ne va plus, autant dire rien à voir. La chaussure est un monde aussi vaste et varié que nos envies sont illimitées (attention: citation qui ne veut presque rien dire). Plus sérieusement. Rencontrés au Who’s Next, les créateurs de la marque Jacques et Déméter (que nous appellerons donc Jacques et Déméter, puisque un garçon et une fille en composent l’équipe) proposent un soulier engagé. Qu’est-ce à dire? Pour la confection ils s’adressent à des fournisseurs et fabricants (tanneries, fabricants de lacets ou de semelles, assemblage à la main) se trouvant, tous sans exception, en France. Militants pour un savoir faire traditionnel et local, tous leurs modèles sont numérotés et réalisés en séries limitées.
La jeune marque courageuse ne présente pour le moment que deux modèles déclinés en 3 coloris. Un derby, homme et un richelieu, femme, aux finitions parfaites, aux détails subtils (j’adore la ganse de semelle assortie aux lacets), aux nuances délicieuses, le tout baignant dans un univers drôlement rétro. Bon esprit, quoi et grand chic. Profitez en ce moment de leurs promos (-15% sur 220 à 230 €, c’est pas mal du tout)…

Ah, prendre de la hauteur… On me racontait encore il y a deux jours une formidable gamelle, étalée tout du long dans la feuille morte, due à une déraisonnable envie de porter des talons hauts. Tu me diras, cela m’était arrivé la veille avec des bottines tellement plates et lisses qu’on aurait pu se regarder dedans et manger dessus, saloperie de feuilles automnales, mais revenons à la question du talon haut… C’est l’éternel conflit qui nous habite: oui, je veux souliers allurés arborer, non, je ne souhaite pas passer ma soirée assisse façon yucca, terrifiée à l’idée de me tordre la cheville, ne plus pouvoir marcher pendant dix jours et devoir user de la basket en plein cœur des fêtes. Et puis tant qu’à faire, je voudrais assumer sauts de cabris et courses de dernière minute sans avoir à me trimballer une valise de chaussures de rechange. Pas toi?
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’
Certaines en rêvaient, 

Les prix ? A partir de 99 € pour les escarpins et 155 € pour les low-boots. Du 35 au 42.
Tiens j’ai besoin de votre avis sur le shoe clip : vous trouvez ça cheap ? J’imagine le clip en forme de noeud (différentes déclinaisons) sur chacun de mes escarpins noirs (la collec) et me laisserais bien tenter. Le shoe clip c’est quoi ? Un clip pensé comme un bijou pour accessoiriser n’importe quelles chaussures (ballerines, escarpins, compensées, tongs, bottines, derbys etc.)




On voit depuis quelques années une vraie effervescence commerciale autour de l’accessoire de séduction ultime : courses en talons, cours d’apprentissage pour marcher en talons, collections capsules composées que d’escarpins, bref le talon haut est plus que jamais tendance. Fantasmer sur la démarche de Carrie Bradshaw depuis son asphalte en Converse, c’est bien beau mais concrètement, comment fait-on vraiment pour marcher en talons hauts sans souffrir au bout de vingt minutes ?
Vous souvenez-vous d’







-Premier point: traitez-moi de
-Quatrième point: cette collection ne saurait tarder à être
La période est assez chargée, les enfants. De présentations en présentations des différentes collections automne hiver, je ne sais où donner de la tête. Je vais bientôt digérer tout ça et vous abreuver de billets pédagogiques de la mode, genre fiche de synthèse du programme à venir, à réviser pendant les vacances d’été. Vous me remercierez de sauver votre fashion-reputation lorsque l’heure de rentrer au bureau sonnera… Bin, si, sinon on perd tous ses acquis à force de mojitos les pieds dans l’eau. On revient et ne jure que par paréo, robe de plage déformée, tongs ignobles et chevelure sculptée au sel marin. J’ai hâte.
Où l’on tombera en arrêt le sourire scotché comme l’heureux du village devant souliers et pochette crées pour les 3 Suisses par la divine et drôlatique
En poulain (poilu, oui) ou vernis comme des pâtisseries glacées au sucre vanille ou à l’orange, ses escarpins sont surmontables d’un nid-fouillis de cuir clippé façon bolduc (et joyeux noël). Fantasques, bien dessinés, visez-en immédiatement les prix: escarpin vernis en beige-crème et orange, 69 €. Escarpin en cuir noir façon poulain, 119 €. Clips nœuds (x 2), 19 € 90. Donneraient presque l’envie d’être déjà revenu de vacances… Non?
Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)