I Love Shoes

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 22 mai 2013

C’est moi qui l’ai fait

Shoes of Prey

Shoes of Prey

Phénomène récemment éclos, la personnalisation de chaussures a vu son offre se multiplier sur le web. Avec pour principe commun de proposer quelques formes de base sur lesquelles tout est permis ou presque, (du choix des matières, des couleurs, des accessoires), ces sites, comment ça marche? Puisque la saison des mariages s’ouvre et que l’on aimerait bien assortir ses souliers à sa robe, puisqu’il fait moche et que l’on n’en peut mais de nos bottines noires, puisque notre âme créative ne demande qu’à s’exprimer, puisqu’un sursaut anti-mondialisation nous dégoute des sandales Zara que toute la terre porte et pour toutes ces raisons combinées ou isolées… Petite enquête non exhaustive et largement suggestive au pays du soulier que l’on rêve quasi-sur-mesure (demies tailles chez presque tous ces chausseurs).

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Mood By Me: Meilleur rapport diversité de combinaisons/prix. Les mocassins et les derbies y sont géniaux. Enfin, tu peux éventuellement en faire quelque chose de génial, c’est le principe de la personnalisation. Très grande variété de talons (hauteurs et formes), les couleurs et motifs y sont dans l’air du temps. On peut mettre des glands sur ses mocassins, je ne sais pas vous, mais moi, ça me séduit.

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Trendy Workshop: chez qui j’avais « créé » des escarpins bordeaux qui tiennent hyper bien le coup. Il y a peu de modèles, mais les matières sont belles et les prix très très raisonnables. Coup de cœur pour la découpe de l’escarpin bicolore. Convient parfaitement à celles qui recherchent intemporalité, durée, sobriété…

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Shoes of Prey: C’est l’adresse idéale pour un événement exceptionnel ou si vous êtes Lady Gaga. Qu’est-ce à dire? Qu’il y a abondance de talons de 15, de plateform shoes, de fluo, de reptile, de paillettes. C’est clinquant, enfin, mais pourquoi pas. A noter: de nombreux modèles que l’on ne trouve nulle part ailleurs, comme des sandales à brides très hautes, des compensées, voire des sandales compensées. Attention toutefois au syndrome « arbre de noël » (enthousiasmée par l’abondance sans fin de boules et guirlandes, vous recouvrez le sapin au point de le faire disparaitre sous la déco: subtil, quoi). Autour de 179 euros.

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Dessine-moi un soulier: Le plus cher de tous. Mais propose des formes telles que richelieu à talons, bottines Mary Poppins, babies que l’on ne trouve pas chez les autres. Variété de talons (carrés, aiguille, petits) assez inouïe. Là aussi, on fera gaffe au syndrome poupée Bella (même principe que le sapin, que l’on recouvre jusqu’à la nausée), ce n’est pas parce qu’une infinité de décors nous est offerte qu’il faut tous les utiliser ensemble… C’est l’adresse pour les bottines en tous genres.

 

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 15 mai 2013

Vaguement Gatsby

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Cannes ouvre ses portes, ses salles obscures et ses plages clinquantes aujourd’hui, avec notamment le (tout aussi clinquant) Gatsby de Baz Luhrmann. L’histoire d’un parvenu, je vous le rappelle, pour lequel Robert Redford était presque trop classe (mais reste dans mon cœur le héros Fitzgeraldien par excellence). Bon, c’est pas le tout, mais riche héritière des années 20, que porteriez-vous aux pieds avec votre coupe garçonne et vos robes basculées?

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Des salomés, pardi, enluminés d’une touche d’or ou d’argent. Ou d’une pointe de fluo, parce que, allo, c’est 2013. Georgia Rose nous propose une jolie déclinaison avec le modèle Gitango (69 €) sur 5 jeux de couleurs. Je n’aime pas ce type de talons en général (ni bobine, ni Louis XIV), mais fais une exception en particulier, puisque ceux-ci ne jurent pas avec le profil rond de la chaussure.

Allez petit saut temporel et tout aussi cinématographique avec les sandales Monroe de Sézane (150 €). D’inspiration plus clairement 50′s, rendant hommage à la plus glamour des stars, ce modèle de sandales a à mes yeux, tout pour plaire.

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Légèreté de l’allure et sophistication des détails, perforation et talon idéal, coloris (6) tous plus séduisants les uns que les autres… Seul hic, chez Sézane, les pièces sont en quantité limitée. Il faut se grouiller, quoi.

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Le 8 mai 2013

Les shoes en fourrure Celine : No Way ou Yeeaaah ? (#186)

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Gros burn-out chez Céline ou plutôt dans la tête de Phoebe Philo, qui ne nous sort rien de mieux que des sandales et des escarpins poilus pour l’été. Ambiance festival 5* à Gstaad, cet été les joueurs de polo auront un public chaussé de talons aiguilles en fourrure, je n’ose y croire.

 

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Ça me fait penser à ces fétichistes du mohair à la fois hilarants et effrayants, on rit mais sérieusement : à part Lady Gaga, Boy George, une évadée des Pierrafeu et une riche héritière excentrique qui s’ennuie dans sa vie dorée, qui va – et surtout veut – porter ça ?!

A la limite, gardons les talons aiguilles jaune poussin pour un déguisement de Titi à Halloween.

On se moquerait pas de nous, à tout hasard ? Je ne sais pas hein, je dis ça comme ça…

Les chaussures en fourrure Céline : No Way ou Yeeaaah ?

Perso : Yeah pour la déconne, No Way pour le foutage de g. Ca aurait été l’idée de Jeremy Scott, je veux bien, mais de la Maison Céline, je dis non.

Et vous ?

© Celine

 

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Le 12 février 2013

Riviera verra

J’ai récupéré un manteau en mouton retourné gris chez ma grand-mère, datant des années 70, 80 à tout casser, et tout le monde le trouve très actuel (et beau). Pourquoi introduire un post sur les souliers en parlant de manteau? Parce que cette collection dessinée par Antipodium pour Asos me rappelle certains modèles (très actuels et beaux) renfermés dans le placard de ma grand-mère et datant néanmoins de sa prime jeunesse (oui on est très conservateur dans la famille, pas au sens politique, hein, mais plutôt en tant que gardien du musée de la mode). Ces escarpins à bride arrière me font tout particulièrement l’effet du déjà-vu: forme 50′s, matériaux et couleur… Halte! Avant de mal me comprendre: je suis fan de vintage et je ne mets pas du tout en cause la créativité de Geoffrey J Finch (D.A. d’Antipodium). Bien au contraire, c’est un ravissement à mes yeux que cette variation moderne.


Il est vrai, cependant et à mon grand regret (oui, nous faisons la même pointure), que ma grand-mère ne portait pas de mocassins de maquereau italien, de jet-setter amalfitain, d’Alain Delon dans Plein Soleil. Il me faudra donc acquérir la paire blanche dans le courant du mois (jean retroussé, chemise d’homme et panama, je veux bien un yacht aussi). La collection sera distribuée exclusivement chez Asos, à des prix naviguant entre 80 et 115 euros.


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Le 17 janvier 2013

Dédé et ses amis

Mohekann X André

De nouveau arrivée à ce point de l’année anachronique où cherchant par tous les moyens à se réchauffer (comment font les filles stylées pour ne pas être atteintes illico du syndrome bibendum? Elles doivent vivre dans le confinement le plus extrême), regardant, lasse, le placard débordant de pulls, certes en laine mousseuse et acquis en soldes par lot de 25, on commence à lorgner sandales et autres items d’été qui nous glacent sur un simple regard. Il est vrai qu’en ce qui concerne les sacs, l’effet réfrigérant est moins vif, on débute ainsi en douceur.

 

Les Fées de Bengale pour André


C’est André (tout va bien), fort de précédentes collaborations pointues, qui réitère et enchante nos envies ethno graphiques du printemps qui finira bien par arriver. La marque, accueillant d’une part Mohekann, nous propose sacs de dame aux patchs géométriques, tambourins fiers comme des cibles, pochettes bizarre love triangle… Vendue entre 129 euros et 149 euros, la belle collection Mohekann X André sera disponible à partir du 15 février.

 

 

 

 

D’autre part, et ce dès la fin des soldes, vous découvrirez la romantique collection Les Fées de Bengale pour André (de 89 à 159 euros), riche en souliers pour l’été et dans laquelle j’ai particulièrement craqué pour le sac à franges grenadine et les derbies blanches à trous trous…

 

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Le 5 décembre 2012

La Parisienne

En pleine folie du « Made in France », une boutique pousse l’ethnocentrisme encore plus loin, enfin plus près pour certains: Sept Cinq, c’est son nom (comme dans neuf-trois, sauf que là, c’est sept cinq, t’as saisi?) ne présente en effet que des créateurs (et des entrepreneurs) strictement parisiens.

Lorna et Audrey, fraîchement diplômées de l’école de commerce de Rouen, ont tout imaginé de ce concept store inauguré en novembre. Munies d’une volonté un peu folle, les deux jeunes filles redécorent, aménagent, s’accompagnent de parisiens talentueux pour ouvrir ce lieu confortable où l’on bouquine (des livres sur Paris) tout en buvant un thé et en grignotant des sablés (Dorothy’s Kitchen, Lady Cookie et Mathilde’s cupcakes sont au rendez-vous). On y apérote, le soir, localement (bière Gallia, bière Myrrha de la Brasserie de la Goutte d’Or ou jus Border Line) et l’on y shoppe aussi, bien entendu, principalement des accessoires (Mimilamour, Mademoiselle S, MySuelly, L’Heure d’Eté, And the Konfetti…), mais encore des modèles spécialement conçus pour le magasin, à l’image de ces souliers de noël signés Alix de la Forest.

 

 

Sept Cinq est ouvert le mardi et le mercredi de 11h à 20h, le jeudi et le vendredi de 11h à 21h, le samedi de 10h à 21h et le dimanche de 11h à 17h.

Et l’on ne pouvait se quitter en parlant tant de Paris sans (te mettre dans la tête pour des jours) écouter la charmante Marie-Paule Belle.

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Le 28 novembre 2012

À deux Mi-Mai

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Je m’intéresse vivement au poil. Voire pour paraphraser Sacha Guitry (seul misogyne toléré ici), le poil, je ne suis pas contre, je suis tout contre. Ah oui je vois d’ici, malgré ma myopie, l’indécence du propos s’emparer d’une frange de lecteurs. Les anti-fourrures. Que ceux-ci se rassurent il ne s’agit ici que de vachette pas de poulain ni de zèbre génétiquement tweedé. Piètre consolation? Et encore je n’ai pas abordé mon envie de veste en renard, on se calme. Même si de fait, je l’aborde du coup. Lorsque j’aurais renié l’héritage préhistorique de la peau de bête, je te ferais signe. Avez-vous seulement noté la corne (de rhinocéros) en métal, unique et fièrement dressée sur l’escarpin droit? C’est simple, j’aime beaucoup ces escarpins de dame dévergondés façon poil et vapeur, piquants.

Escarpins Tam, Mi-Mai, 185 euros chez L’Exception.

Plus en relation avec la saison et plus raisonnables en terme de style (est-il bon, je vous le demande, d’être raisonnable en style?), quoique ces bordeaux nuancés sortent du lot: les bottines Janice, 195 euros et les bottines Finn, 195 euros, toujours Mi-Mai, en agneau et chèvre velours, cette fois, m’ont bien tapé dans l’œil. Ou comment mener avec élégance et de grosses chaussettes la guerre aux informes Ugg et autres bottes ambiance orthopédique.

 

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Le 13 novembre 2012

Apologie du beau

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Certaines marques me facilitent tellement le travail quand il s’agit de trouver un titre… Apologie, je tourne autour du pot pendant 10 minutes et je vois mal ce que je pourrai ajouter (à part un jeu de mot, mais bon). L’apologie, par extension et pour la faire courte, c’est l’éloge, la dithyrambe, la célébration. Bien. Est-il nécessaire de se plier à l’exercice, quand à la vue de ces escarpins mon cœur palpite, mes mains moitent, mes genoux martèlent? Travaux pratiques: muni de ton index, dessine et suis la courbe de ce décolleté le long de ton pied jusqu’à la cheville. Cette malléole accueillie, ce talon gainé, cette empeigne profonde, c’est sensuel, hein? Tu as chaud? Ou très froid? Laisse aller ton imagination jusqu’à voir la ligne de ta jambe, miraculeusement sublime, hissée dans l’écrin de ce jeu de découpes.

Apologie est la toute jeune marque lancée par Olivia Cognet, qui n’en est pas à son premier coup d’essai, ayant été directrice artistique accessoires chez Carven (entre autres, mais là j’ai dit Carven, n’en jetons plus, ma langue pend lamentablement). On trouve sa collection hiver chez Shoescribe, poum poum, où je vous fait peut-être découvrir ce site qui signe notre fin (notre fin de mois extra-difficile, en tous cas). Les escarpins y sont vendus autour de 200 €. Soudain, on n’est plus sûres du tout de vouloir se faire broyer chez H&M ce 15 novembre à l’aube pour MMM, parce que c’est H&M et qu’Apologie soigne sa fabrication aux petits oignons italiens auprès de maîtres-artisans de Parabiago.

Peut-être bien aussi que l’on attendra le printemps, regarde un peu ce qui suit (c’est la collection été)…

 

Je ne vous montre pas tout, tellement certaine de reparler de cette délicieuse marque très rapidement.

 

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Le 25 octobre 2012

Je t’MMM, moi non plus

Au printemps dernier on trépignait comme un cheval fougueux avant la course d’obstacles (mais si, allons, écume aux lèvres) à l’annonce de la nouvelle et inespérée collaboration entre Maison Martin Margiela et H&M. Le grand jour approche: c’est le 15 novembre que vous choisirez ou non de vous faire piétiner à 5 heures du mat’ par une foule fashioniste et hystérique. Hystérie, ce n’est pas ici une facilité de langage: elle sera aussi haute que le niveau de minimalisme et de concept atteint par les pièces de la collection. Pour le dire autrement, plus c’est froid et intello plus ça déclenche des émotions extrêmes. Mais seulement auprès d’une certaine catégorie de fans… Car il faut le reconnaitre, certains modèles sont si pointus (et très chers) que je doute que la clientèle H&M ne se laisse tenter par l’investissement.

Et pourtant. Regardez bien ces modèles de souliers, point commun? Le talon-tranche de plexiglas. On atteint là une forme de pureté absolument parfaite et par conséquent hautement désirable. Mêlant classicisme bien dessiné et futurisme trompe l’œil, bottes, bottines et escarpins sont à mes yeux des pièces qui défieront le temps (et dépasseront l’engouement pour -ou le rejet de- la collaboration). Le drame c’est qu’il nous faudra débourser autour de 200 € pour accéder à la pérennité du style.

Moui, quand on connait le prix des chaussures MMM (qui sont juste inabordables), on tente de se consoler ici. Ladies N°61, bottes compensées: 299 €. Ladies N° 46, 47 et 49, escarpins compensés: 199 €. Ladies N°59, bottines compensées: 249 €.

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Le 17 octobre 2012

Les deux font la paire

Nous avions laissé Jacques et Déméter, les chausseurs militants, souvenez-vous, à l’aube de leur marque, c’était il y a un peu plus de 6 mois. Depuis, les justiciers du beau soulier, anonymes pour mieux se concentrer sur le produit (consommation citoyenne), ont continué leur chemin et nous dévoilent, au delà de leur modèle phare (toujours aussi aimé, ici) de nouvelles variations autour de la chaussure fait-main.

Le derby femme, toujours adulé

On ignore trop souvent la difficulté de jeunes marques à faire leur trou, perdues au milieu d’enseignes moins civiles qu’elles. La qualité est là, la créativité aussi, la volonté de proposer aux clients potentiels un objet sublime et singulier (et sans les coûts que l’ouverture d’une boutique « en vrai » suppose), sont autant de notions compliquées à promouvoir. J’ai pu toucher, sentir, caresser, ces souliers dans la vraie vie: leurs sens du détail, des proportions et des matières m’ont subjugué.

L’escarpin, à hauteur de talon bien pratique

Jacques et Déméter développent les points de vente, parisiens pour l’instant… J’en reparlerai. En attendant, allez visiter leur joli site sur lequel livraison offerte et retour gratuit devraient vous aider à passer le pas et à acquérir un de ces modèles quasi uniques. Les hommes sont loin d’être en reste, c’est le moment d’envisager une action relooking sous couvert de cadeau précieux… Ou si vous avez la chance de chausser du 40, de vous jeter pour vous-mêmes sur les derbies masculins: des pompes du feu de dieu.

Les baskets homme, travaillées à la main comme les autres chics souliers