Alors, recentrons-nous. Hier soir (sans jeu de mot, là), nous avons scrupuleusement préparé notre voyage à Hyères à grands coups de pintes et de bouteilles de rosé, il faisait beau.
Première remarque: effectivement pour assister aux défilés il nous faudra être vêtus de noir et de blanc. C’est conceptuel, on fera partie de la scénographie. J’ai trouvé ce qu’il me faut. Des souliers divins de maitresse femme-gouvernante anglaise qui aurait du chien. À savoir, le modèle Bailee et le modèle Berthie, tous deux signés Tabitha Simmons et tous deux au ardu prix de 1 085 € 90 (et hop, l’ai-je bien descendu).
Deuxième remarque: entre la montée à la Villa Noailles et les pavés-la plage, oublie les talons. (Elles étaient bien trop chères, aussi). Et c’est là que l’on dit: compensée.

Enfin on le dit lorsqu’en plus de jambes endives on souhaite s’épargner l’effet courte-sur-pattes et qu’environnée de fashionistes méticuleux et maigres, l’affirmation de sa propre puissance passera obligatoirement par le chaussant (haut). Et là, on dégaine les Bunty, 890 € 55 toujours chez Tabitha Simmons.
En conclusion: cette dernière paire absolument parfaite coûte 8 fois le prix du voyage aller-retour. Il faut raison garder et accepter de ressortir ses vieux nu-pieds.
PS: dès demain je vous communiquerai le compte twitter éphémère que nous animerons durant le festival dans un parfait anonymat avec la fine équipe, fine équipe avec laquelle je fais colonie de blogo deglingo à l’hôtel Portalet… C’est-à-dire: Le Modalogue, Bloc-Mode, Pascal de Mombeperena, Mots-de-Mode, Wonderbarstarry de Eatyourmakeup et moi-même.
See ya.
Ah, ah, vous pensiez en avoir soupé des compensées de l’hiver? Que nenni, que nenni. Préparez vos cailloux pour ma lapidation virtuelle, je suis en pâmoison devant un modèle polychromique, art déco aux claustras de cuir martiaux et ensoleillés. Ces teintes que notre vieille veste militaire (à ressortir maintenant des tombereaux d’archives vestimentaires que ta cave collectionne dans l’attente d’un musée à ta gloire potentielle. Ou à dénicher dans les surplus, où là, au moins, on rééquilibre le déficit annoncé) et qu’une robe immaculée de vierge suicidée adoreront. Un dessin graphique, arty qui évoque Mondrian mais un Mondrian électrifié, qui aurait délaissé la pop pour des murs de guitares à la Sonic Youth : juste je les veux. Et je vous fais grâce du modèle en python nude et délicat, un poil plus onéreux (enfin, au point où on en est). Adieu.
Penta High Multi, 280 € chez Surface To Air.
Crédit photo: Surface 2 Air.
Quand la nurse sadique munie de Gesundheit sandals rencontre Barbarella et sa peau bestiale, ça donne ça, la dernière production hype de Surface To Air. La version cuir avait fait un malheur, à 290 € elles pouvaient, la version reptile cuivre lamé en a fait s’évanouir plus d’une, à 350 € c’est le moins qu’on en attendait. Ce modèle fauve (qui peut) totalement d’actualité s’il en est, débarque strictement à la boutique parisienne Surface2Air, chez Browns Focus à Londres et chez Gargyle à NYC, courant novembre. On ne connait pas encore son prix…
Crédit photo: Surface To Air.
On avait fini par oublier que pour l’asphalte en fusion des torpeurs printanières, les talons c’est pas très adapté. Il y a le macadam, mais aussi les premières blessures de la peau du pied encore tout tendre d’avoir longtemps porté bottines souples et collants épais. Et enfin l’évolution du volume pédestre (qui tend vers la baudruche) au cours d’une journée caniculaire. Bon, brisons-là. Je suis ravie qu’il fasse chaud, juste je ne peux souffrir mes spartiates multibrides talons de 10 au long de mes journées de labeur. Alors, quoi, je propose une solution fraiche, confortable, élégante. Thérapeutique, c’est ça. (Devraient être sécu-remboursées).
Sandales compensées surpiquées crème, Balenciaga, 245 € chez Les Souliers.
Crédit photo: Les Souliers.

Vous vous souvenez de cette robe orange signée Chloé que portait Louise Bourgoin dans le générique du Grand Journal l’an passé ? Voici les chaussures idéales pour un total-look orange candy : les sandales Anne Valérie Hash. Entre les compensées et les plateformes, ce modèle en satin est à la fois un clin d’oeil aux 70’s et un salut à la bulle de modernité qu’on attend toujours chez les créateurs. Marcher avec reste peut-être une aventure mais je sauterais bien à pieds joints dedans !
Sandales Anne Valérie Hash, 630 €.
Credit photo : Anne Valerie Hash

Les pieds grecs (ou égyptiens), ça fait sourire mais personne ne se rend compte du drame qu’on vit… Réalisez, on ne peut pas porter de chaussures à bout ouvert sans voir une sorte de ver mutant sortir sans gêne du rang; pour séduire, franchement, on a fait mieux !
Tous les ans, je louche sur les compensées et escarpins à bout ouvert, tous les ans je me morfonds devant la vendeuse qui tente tant bien que mal de ne pas sourire devant un tel spectacle, tous les ans j’ai envie de me faire charcuter les pieds par un chirurgien brésilien pour enfin en finir avec ce calvaire ! Mais si vous avez des orteils "normaux", allez-y gaiement (pointe de jalousie) !
Compensées en cuir verni Sinela, 74,50 € au lieu de 149 chez Spartoo.
Credit photo : Spartoo
Non, c’est bon, pas de flippe. Je ne parle de nos comptes en banque demain, fin de première journée de soldes. Même si ce sera sans doute le cas et que les négociations-atermoiements avec la conseillère financière sont au programme. Je disais pied à découvert. Ce fameux trouble que j’aime bien, est-ce une bottine ou une sandale, une fille ou un garçon, pour l’été ou pour l’hiver? Et oui, Léa, c’est vrai, Tashkent, c’est pas mal du tout, même si pas donné.
Low boot d’été Jcole, Tashkent, 368 € chez Bleu Clothing.
Crédit photo: Bleuclothing.

J’ai toujours vanté les mérites de la marque tropézienne K.Jacques mais il arrive parfois qu’une soucoupe volante atterrisse un soir dans notre jardin et soudain le monde n’est plus perçu de la même manière. Je débloque ? Hormis les délires SF qui polluent mon esprit – déjà bien – tordu, je voulais juste dire cela : ces compensées K.Jacques sont comme une soucoupe dans mon salon, insensées. Sérieusement, comment intégrer qu’on puisse dessiner des spartiates fines et élégantes et ces horreurs de compensées en liège dans le même temps ? Déçue. Et ne parlons pas du liège, qui me file des boutons une fois sur deux…
Compensées K.Jacques, 175 €.
Credit photo : K.Jacques
Une mignonnerie bien pratique, repérée alors qu’une copine me parlait encore des 3 bains de pieds au gros sel qu’elle fût obligée de s’imposer à 4 du mat après une soirée sur des talons de 12… Édition limitée à 374 paires, c’est à dire 1, 024 paire par jour, si tu les prends toutes.
Starling rouge, Etnies +, soldées 55 € chez Le Bouclard.
Crédit photo: Le Bouclard.

Agnès b. a dessiné une collection pour André. On devrait dire "Chouette !". Mais non. Des ballerines rose bonbon, des mules customisées d’étoiles, des sandales à lacer… je trouve tout nul. Sauf ces sandales compensées en cuir métallisé. Honnêtement, si j’ignorais que cette collection était signée créateur, j’aurais pu imaginer qu’elle sortait de la Halle aux Chaussures. 0/20 donc.
Sandales compensées agnès b. pour André (rose, doré ou olive), 140 €.
Credit photo : André
Le 1 septembre 2010 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#188)