I’ll send Asos to the world
Asos c’est un peu comme Burger King. Du Mac Do en meilleur, surtout parce que relativement inaccessible et tellement british. La comparaison trouve par ici ses limites: tandis qu’Asos pas encore implanté en France nous permettait au terme d’affres de conversions et de débats postaux d’obtenir les objets de tous nos fantasmes anglais, on ne tient pas à traverser ce type d’épreuves pour des denrées périssables et se faire livrer un Whopper forcément racorni, même britannique. Bref, revenons à nos sheeps. J’irai jusqu’à affirmer qu’il n’y a plus débat : Asos lançant son site en France. (Et laisse tomber le sandwich couronné).
C’est notamment bien plus simple pour les devises, taxes, frais de port et autres questions financières, inévitables. Je ne vous ferai pas l’affront de faire la retape pour Asos. N°1 des ventes en ligne en Angleterre, le site est depuis un moment adulé des blogueuses, des françaises qui se la jouent comme
Kate Moss (ah oui mais non), de nous, en somme. Donc aujourd’hui je n’aborderai que le tonitruant et vaste chapitre du soulier. Adieu.
Bottes en cuir à lacets ALFONSO, 55 € 98, mocassins en cuir, 62 € 20. Sandales à talons hauts en daim HAVE IT, 80 € 86, chaussures à talons compensés avec lanières élastiques HENLEY, 44 € 78, le tout collections Asos.
Tout a commencé début septembre. M’enquérant des quelques nouveautés shoesesques de rentrée, dans un but tout à fait professionnel et afin de vous servir, Madame, je tombais en cran d’arrêt sur cette paire de boots. L’onglet de cet item restait dès lors des semaines ouvert que ce soit au bureau ou à la maison, il fallait que j’y réfléchisse à ce coup de foudre… Ces boots sont too much (et c’est volontairement que j’emploie un vocable 80′s): clous, fers, rouge, vague référence santiag, qu’allais-je faire dans ce fantasme Las Vegas? (Et pourtant j’en rêve en panavision). Puis un beau jour, je décidais de fermer la page web à jamais, pensais-je. C’était sans compter sur les copines blogueuses et
Un son doux, lumineux, étouffé, comme des pas dans la neige, j’ai pensé à 
Week-end à la mer en perspective, quittons Paris, allons déguster des huîtres et du homard en tête-à-tête amoureux devant l’Atlantique. Prenons l’iode à plein poumon, promenons-nous à marée basse avec une bonne parka et ce joli bonnet coiffé d’un noeud à l’arrière acheté chez Victoire. Main dans la main, chabadabada, et puis on ira faire l’amour des heures et des heures dans notre notre jolie chambre avec vue sur mer, les huîtres c’est aphrodisiaque c’est bien connu.
Et puis je ferai une entorse à mon régime (déjà -4 kg avec Dukan) parce qu’une galette et sa bolée ne se refusent pas. Un week-end parfait.
Entre 49 et 99 euros la paire, chez
Puisque dans la
Marque légendaire, ballerines vues et revues sur les modeuses au point d’en faire une indigestion, il se pourrait bien que je retourne ma veste… J’ignore si vous avez jeté un coup d’oeil sur leurs nouveautés, mais moi oui, et je suis restée bien quinze, vingt minutes à tourner autour des boots Repetto ci-contre. Elles s’intégraient discrètement à une rangée de ballerines et de bottines talonnées de la même marque sur un comptoir du Printemps, je m’étonne encore d’être la seule à m’être arrêtée devant ce modèle.
Ce sont pourtant les boots parfaites, celles qui vont avec tous tes jeans droits et tes blazers, la paire que tu gardes une décennie sans jamais t’en lasser, la paire que tu regrettes de ne pas avoir achetée en double lorsqu’il est déjà trop tard. Le problème, c’est qu’à 345 euros la paire, tu réfléchis avant d’en prendre deux alors même qu’il est encore temps. Mais bon Dieu, c’est rare quand je flashe autant sur des chaussures, d’autant plus que leur bout arrondi épargne les pieds-bras comme les miens ! (Pour rappel, je chausse du 40/41, c’est terrible en effet.)
Austérité? Âpre avant-goût des trottoirs trempés, bitume dépressif de la rentrée? Allons, allons, hauts les cœurs, vois la vie, euh, avec optimisme. Enfin, je ne peux vous mentir, on s’en tapera de la pluie et de la feuille morte et boueuse, on s’en tapera de la nuit tombée à 17h comme un store électrique, on s’en tapera de l’automne et du nez rougi de froid, on s’en tapera de la file transie au rayon frais du supermarché. On s’en tapera mais avec chic. C’est ainsi.
Réponse à la note d’à côté, préambule: Jennifer, je suis là, de retour à Paris, ce Paris trempé, passé au lavis d’une encre sale, gris et mochasse mais Paris libéré (des vacances). Et toi, tu es repartie… Si nous passons notre temps à nous croiser, comment veux-tu, oui, comment veux-tu? Enfin, tu as raison, voyons du pays et retrouvons-nous plus fortes en septembre.
Quoi? Je vous parle d’ores et déjà des collections automne/hiver 2011? Oui, enfin, je laisse la discussion météorologique à vos acolytes de machine à café, au bureau. Mais marquons une pause, malgré tout autour de cette expression: les Saints de glace (cf. Lune Rousse)…
Oh, mais pochettes il y a aussi? Damned.
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)