N’oublions pas que les soldes vont bientôt (6 janvier) résonner telles les trompettes divines à Noël et l’on risque bien de se convertir. Dès maintenant, on peut faire ses repérages ou mieux, essayer de mettre le pied sur des promos d’ores et déjà en place. 
Au rayon desert boots à talon qui emprunterait les impénétrables voies de la montagne bûcheronne néanmoins très stylée, nous avons en tête de gondole l’inaccessible et hautement fantasmante boot Chloé. Si vous avez été gâtée en cash, vous pouvez toujours attendre le potentiel miracle des soldes mais mieux vaut soutenir votre vœux d’un cierge ou deux à l’église du coin. Pour le moment elles valent encore 495 € chez NaP. Viennent ensuite de délicieuses et fines boots Pedro Garcia, un poil moins onéreuses, mais enfin faut le dire vite ou j’y perds ma religion (comme dirait REM): 343 € 62, toujours chez NaP.
Enfin et c’est plus lourdaud mais on n’a rien sans rien, des boots trappeurs mais pas trappistes signées Mellow Yellow sont agréablement soldées à La Redoute, à 90 € 30. Et c’est pas mal parce que le même genre de modèle (plus détaillé et précis, certes) sur le site même de Yellow Mellow remonte la pente à 165 €.
L’ai-je bien descendu?
Je vous entends déjà pousser les hauts cris quant à la contrepartie financière qui nous est ici demandée en échange de pompes de la mort (pompes funèbres?). Je vous entends. Diantre, c’est Noël et bientôt la fête de toutes les promesses de l’année à venir, lâche du lest sur le pragmatisme et autorise-toi un soupçon de déraison. (De mon côté je promets que mon prochain post « ILoveShoes » sera, mmmh, abordable). Alors, ok, on part pour la rêverie, oui, s’il te plait juste un instant: hissée sur or et noirs poudrés et lisses, tu fouettes les chevilles prêtes à tout sous la table (et surtout à te faire du pied) de ton zip qui flagelle. À l’arrière de la courbe, un tatou fatal que seuls ceux qui se retrouveront à tes pieds apercevront dans un dernier râle de jouissance. Puis petite mort.
Oui, je sais c’est funeste. Boots Ziggy, Charlotte Olympia, 660 € chez Net-à-Porter.
Crédit photo: NAP.
Dernier week-end avant Noël. Dernière chance de trouver des cadeaux pour les workaholics. Ca signifie qu’il faut sortir du lit, sortir de la maison. Maintenant. Passer sous la douche, mettre le chauffage au max. Ouvrir la fenêtre pour savoir quoi porter et regretter que le réchauffement climatique ne joue pas en notre faveur aujourd’hui. Faut y aller, acheter ces foutus cadeaux. Alors on met les bas de mamie, le jean, le sous-pull Damart et le cachemire. Et aux pieds, bien évidemment des bottes chaudes. Ugg pour moi, même si Marie fait la gueule. Et pour vous, ce seront lesquelles ?
Boots Acadien chez André (55 €, beige ou noir), bottes Anna Sui (376 €), chaussettes chaudes pompon (16 €), bottes gros pompons Ash (225 €), Ugg (199 €).
Egalement, les boots fourrées A.P.C. pour vos orteils glacés de fille. (Je craque pour les chaussettes de montagne, pas vous ?)
Ou bien vous attendez les soldes avec une angine blanche.
Sur ce, pour moi ce sera douche brûlante et en avant les magasins bondés en Ugg !
Pas plus tard que hier soir je m’achetais en ligne des boots cut-out plus proches de la sandale que de la bottine, dressés sur 9 cm. Bleu pétrole. La couleur on s’en tape un peu, ce n’est pas le plus anachronique dans cette liste descriptive.
Et voilà que ce matin je sors mes après-skis. Qui n’ont rien d’après-skis, entendez-moi bien, pas de poils de yéti ni d’effet jupe doudoune de la cheville, non, mais du plat, de la botte motarde épaisse à semelle crénelée qui tient au corps comme une tartiflette à 2000 m. Quasi l’antithèse du soulier commandé la veille. Et je me disais : « et si j’avais plutôt pris des bottes de bûcheronne aristo, de russe blanche en exil dans le Montana? Hein, si j’avais plutôt fait ça? »
Bottes Premium, Timberland, 185 € chez Sarenza.
Pour un entretien au coin du feu avec VGE et le fantôme de Lady Di, ou pour une sortie dominicale avec chapka et moufles pour braver les 2°C. Pour prendre le grand virage polaire avec une touche mi-folk mi-indienne. Pour que nos petons kiffent la moumoute à l’intérieur de ces boots A.P.C.
Pour alterner avec les Ugg du dimanche matin au marché d’Aligre et pour faire un doigt à ton frère qui se fout de ta g… avec ces shoes.
On est les championnes, on est les championnes, on est-on est-on est les gentilles grizly du dimanche !
Boots fourrées mouton, 280 euros chez APC.
Credit photo : APC
Bon alors Pauline, fidèle lectrice de l’époque où I Love Shoes était un blog à part entière (tu sais l’époque préhistorique de BeSnob où l’on postait d’un modem 56 Ko… Non je déconne, en même temps certains jours ma connexion Neuf n’est guère plus efficace). Bon Pauline, comme autrefois nous harangue et nous demande conseil. « Sinon, je cherche de boots basses avec petits talons, genre Isabel Marant d’il y a deux ans, mais pas trop santiags pointues cloutées/pétasses (comme c’est la mode cette année). Ca vous dirait quelque chose mesdames les spécialistes ? » Pauline, on adore ça, jouer les têtes chercheuses, seul hic: je ne suis pas certaine que nous parlions du même modèle. En tous cas, ma sélection me plait bien, à moi, c’est déjà ça.
1/Bottines Talkone, Pare Gabia, 169 € chez Sarenza.
2/Bottines Leadership, 79 € chez André (qui vient de refaire son site et nous promet de grandes surprises shoesesques et bloguesques pour bientôt).
Crédit photos: Sarenza et André.
De la paix dans le monde aux dernières Louboutin, du job de la mort qui tue à la douce étreinte, de l’IPhone à l’aspi sans sac, d’un joli dîner en belle compagnie au vernis bleu que je veux, la wishlist prend des formes multiples et variées que vous soyez romantique, pragmatique ou bourrée de tics. Sachez que le blog de La Vitrine de la Mode nous propose de gagner un bon d’achat en soumettant la meilleure liste de vœux. La plus drôle, la plus singulière ou poétique, enfin, la vôtre, quoi. Sur le site du même nom j’ai déniché des souliers qui pourraient se révéler idéaux pour shopper, remplir la hotte et fouetter les lutins afin qu’ils préparent les emballages cadeaux le jour dit, si on ne gagne pas.
Derby Minka Design, 120 € à La Vitrine de la Mode.
Crédit photo: La Vitrine de la Mode.
En grises elles paraissent cheap; en marron ça peut passer. Non, ces boots qui ressemblent à des Tatoosh et des Jonak ne sont pas suédoises mais françaises, de chez Somewhere exactement. Vous me direz que je divague, qu’il est hors de question qu’on enfile nos pieds dans ces m…
M.A.I.S.
C’est bientôt Noël et son cortège de présents à faire, les copines journalistes au Parisien ou ailleurs sont elles déjà dans la m…, il va falloir le jouer serrer, ce budget des fêtes je vous l’dis ! Les vacances à New York ou Saint Barth ne sont malheureusement pas inscrites au calendrier 2009/2010 de la cuisine.
Faites-moi confiance et fouinez chez Somewhere, on y trouve en cherchant bien des basiques de saison à bon rapport qualité/prix (vous avez notamment une boutique sous le marché couvert de Saint-Germain).

Trois fois moins chères que des Tatoosh pour finalement le quasi même résultat au bout de quelques mois d’usage… Allez promis, dès qu’on touche les sous, on se fera plaisir pour de bon !
Boots plates en cuir, 89 € chez Somewhere.
© Somewhere
Un blues profond s’échappe du palais maharadjesque et non pas, cette fois, les rythmes saccadés d’une chorégraphie bollywood. Une jeune femme moderne foule un tapis à l’effigie totem (et par pitié dégage immédiatement cette vison ridicule de l’australienne sirotant son Schweppes.), au loin, dans le parc : le cri absurde des paons.
Bottines imprimées crocodile, suédées (bin, oui, blue suede shoes, quoi), 235 € Chloé chez Yoox. Tapis Manish Arora pour les 3 Suisses (printemps-été 2010), 199€.
Crédits photos: Yoox et les 3 Suisses.

Les Petites font dans la chaussure désormais, et sans faire de bruit dans les salons les looks citadin-rock tapent dans l’oeil des lectrices. Des sandales à lianes et à noeud pour gambader avec Tarzan aux jardins du Palais Royal, des tiags copies conformes des vintage dont nous rêvions, peu de modèles mais heureux sont-ils.
Bon à savoir, Les Petites réalisent régulièrement des ventes privées sur leur e-shop, pour y participer il suffit de s’inscrire sur le site. Quant aux vrais bons plans de la journée et du week-end, ils sont dans notre revue de web, dédiée aux ventes de presse parisiennes du moment (avec invit’ à imprimer, of course). Sur ce, j’ai mon chien à sortir !
Santiags (225 €) et sandales (225 €) chez Les Petites.
© Les Petites
Le 29 juillet 2010 - Dans L’arme du crime