I Love Shoes

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 21 février 2013

Sorbet preppy ou lagon goth?


J’espère que vous goûterez la richesse sémiologique des appellations peu contrôlées de ces deux sélections printanières… Dix ans de collaboration avec des bureaux de tendance, ça laisse des traces alambiquées. Tentons une pseudo explication de texte (derrière un kleenex je serai mieux).

En préambule: je me suis égarée chez Zalando. Je connaissais assez peu la boutique en ligne multi-marques (Kookaï, Levis, Ash, Esprit, etc, etc, etc) et malgré une campagne de pub fort bruyante je m’étais laissée dire que leur marque en propre Zalando Collection, loin d’être tonitruante, renfermait des perles bien coupées, bien pensées et somme toute abordables.

Ensuite, et bien… Sorbet preppy: je voulais une palette de teintes pastels modernisée par des formes architecturées, sobres, un brin dame pour ne surtout pas basculer dans l’excès de romantisme meugnon que les teintes glace à la vanille et cupcake de fifilles engendrent parfois.

Lagon goth: j’avoue (comme disent le jeunes) que là c’est un peu plus tiré par les cheveux comme titre. Voire carrément difficile à juxtaposer… Le lagon, bon, c’est la couleur, les nuances de bleus et vert puisque je ne pouvais me résoudre à me limiter au noir. Goth, c’est Jason Wu, c’est Gat Rimon. C’est goth propre et heureux, tu vois. Des pans, des jours, des plis, des franges, toujours très graphiques.

Au final je pense que cet été je serai un peu sorbet lagon preppy goth, parce que je ne peux me décider.

5 commentaires Jennifer Ecrit sous acide par Jennifer
Le 6 février 2013

Les rollers de crâneuse : No Way ou Yeeaaah ? (#174)

« Appelle-moi Rollergirl cet été ! »

Hier Marie nous parlait skate, aujourd’hui on continue dans la glisse avec les rollers Moxi en vente chez Topshop. Je fonds complètement :  je m’y vois (pas vous ?), cheveux aux vent, short en jean riquiqui et T-shirt vintage (tétons qui pointent, of course), roulant à toute allure sur le boulevard, laissant les mecs subjugués – par mes jambes interminables – et leurs nanas folles de jalousie…

J’aurais une sucette à la bouche et des lunettes-coeur sur le nez, un peu lolita porn je ferais aussi fort que Rollergirl dans Boogie Nights, les soirs d’été mes copines et moi on ferait la nique à l’équipe de roller derby adverse et ensuite on irait toutes boire les cocktails que les garçons nous offriraient pour nous remercier d’être aussi canons sur nos patins, ah ouais ce serait super…

Le trip Rollergirl pour un été sexy cool : No Way ou Yeeaaah ?

Ca vous tente ? Ces patins Moxi sont vendus chez Topshop (273 €).

PS : A quel moment dois-je vous avouer que, dans la VRAIE vie, les roulettes et moi ça fait deux ?

© Topshop, Moxi

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2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 29 janvier 2013

Sortons du bois

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Tentant par tous les moyens à ma fébrile disposition pour chasser les idées noires-grises-rugueuses consécutives à une grippe, mes chers amis, qui me clouait au lit ces derniers jours, je choisis de penser aux beaux jours (c’est dire si mes capacités sont encore altérées). Allons, hauts les cœurs (mais pas ceux de la Saint Valentin, pitié, sinon je retourne sous ma couette illico): laissons-nous enjailler par les rythmes de l’été et une (re)découverte pour le moins enchanteresse.

Bocage, mes cocos, n’évoquait plus grand chose à mon esprit (et ce même avant la grippe) que de belles campagnes de pub oniriques. Et bien, il est à noter que la collection printemps-été de la marque signe sa renaissance stylistique: audacieux, colorés mais toujours graphiques, les modèles aux formes simples y sont forts et désirables.


Un jean blanc, un short en jean, oui, d’accord, on patiente encore un peu (jusqu’à la fin des soldes, la nouvelle collec n’est pas encore en magasin) pour nous jeter sur ces souliers très abordables, au demeurant.

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 22 novembre 2012

Indien dans la ville

J’ai eu des velléités de revenir aux Doc d’antan, je l’avoue. Très très forte la velléité. Surtout suite au dîner chez une amie qui me mit tour à tour et tout de go New Order, The Cure, Nirvana et Sade (cherchez l’intrus, cette dernière développant des moments de nostalgie heureuse absolument mésestimés, je vous l’assure) en B.O. de la soirée. Oui, bon, attends, c’est vrai que je voulais revenir aux docs, peut-être, depuis un bon moment déjà.

 

Pourtant. Autant le style grungy sied parfaitement aux jeunes femmes de 20 ans, autant je crois que j’ai dépassé la date de péremption. Sur moi, j’ai peur que cela fasse juste cracra-arrêt sur image-retour sur l’ex futur. C’est comme les robes de petites filles, col claudine et épaules voutées, il y a un moment, parfaitement assumé, hein, où il faut réfléchir. C’est une question de ressenti (le mien en l’occurrence), aucune doxa là-dedans.


Mais voilà, lorsque le britannique docteur s’associe au grand ouest de chez Pendleton, ça change la donne. Ou comment quitter la doc 1er degré juste pubère pour l’emmener sur le sentier de la guerre (urbaine)… Ou vers le plaisir d’une ballade en forêt, puis côte de bœuf cuite dans la cheminée (ce qui est beaucoup plus mature, déjà). Et si décidément, le mariage du punk et du navajo, c’est un peu trop pour vos petons raffinés, vous conviendrez que ce sac cartable déchaine la passion.

Les Dr Martens X Pendleton 155 £, le cartable 187 £.

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Le 14 novembre 2012

No Way ou Yeeaaah ? (#167)

Boots Compensées Ash

UGG + baskets compensées = boots Ash AH2012

On vous entend souvent dire que les UGG font des pieds d’éléphant et une silhouette anti-sex. J’ai une question : maintenant que la marque Ash ajoute des talons compensées (cachés) à la botte fourrée, vous en pensez quoi ?

A choisir, vous préférez les bottes à boucles (250 euros – je suis toujours bouche bée en découvrant les prix des fringues et accessoires ces temps-ci…) ou les boots toutes simples, sans chichis (195 euros) ?

Yahoo Bis Ash

On laisse les deux modèles à Kim Kardashian, hein, qu’est-ce que vous en dites ? (Secrètement, j’aimerais vous entendre répondre unanimement que les UGG c’est pas si mal finalement… Je peux attendre, je sais.)

Perso, ce sera niet pour m’imaginer un jour avec des UGG compensées aux pieds pourtant j’accorde un mini miiini Yeeaaah à Ash pour avoir osé. (La première qui dit qu’on reconnaît les cons car ils osent tout : au coin !)

Les boots moumoute compensées :

No Way ou Yeeaaah ?

Boots Yes Ash

© Ash

6 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 25 octobre 2012

Je t’MMM, moi non plus

Au printemps dernier on trépignait comme un cheval fougueux avant la course d’obstacles (mais si, allons, écume aux lèvres) à l’annonce de la nouvelle et inespérée collaboration entre Maison Martin Margiela et H&M. Le grand jour approche: c’est le 15 novembre que vous choisirez ou non de vous faire piétiner à 5 heures du mat’ par une foule fashioniste et hystérique. Hystérie, ce n’est pas ici une facilité de langage: elle sera aussi haute que le niveau de minimalisme et de concept atteint par les pièces de la collection. Pour le dire autrement, plus c’est froid et intello plus ça déclenche des émotions extrêmes. Mais seulement auprès d’une certaine catégorie de fans… Car il faut le reconnaitre, certains modèles sont si pointus (et très chers) que je doute que la clientèle H&M ne se laisse tenter par l’investissement.

Et pourtant. Regardez bien ces modèles de souliers, point commun? Le talon-tranche de plexiglas. On atteint là une forme de pureté absolument parfaite et par conséquent hautement désirable. Mêlant classicisme bien dessiné et futurisme trompe l’œil, bottes, bottines et escarpins sont à mes yeux des pièces qui défieront le temps (et dépasseront l’engouement pour -ou le rejet de- la collaboration). Le drame c’est qu’il nous faudra débourser autour de 200 € pour accéder à la pérennité du style.

Moui, quand on connait le prix des chaussures MMM (qui sont juste inabordables), on tente de se consoler ici. Ladies N°61, bottes compensées: 299 €. Ladies N° 46, 47 et 49, escarpins compensés: 199 €. Ladies N°59, bottines compensées: 249 €.

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Le 10 octobre 2012

No Way ou Yeeaaah ? (#263)

L’après-ski de ville pour remplacer la Ugg cet hiver : No Way ou Yeeaaah ?

Attention, que toutes celles qui ont une sainte horreur des Ugg détournent vite leur regard ! Car voici ce que vous risquez de croiser aux pieds des frileuses cet hiver : les bottes fourrées très inspirées des Moon Boots. Pied d’éléphant, jambes poteaux, c’est aussi laid sur une mince qu’une grosse et pourtant, ça fera un tabac j’en suis sûre. On lance les paris?

Chez Anniel et Les Prairies de Paris, on retrouvera donc l’esprit Ugg mixé à l’après-ski sur une botte moumoute, doudou, qui a comme distinction d’être basse : voici la low moon boots en somme !

Peau lainée & agneau chez Les Prairies de Paris (visuels 2 et 4, 275 € la paire – non, je ne me suis pas trompée en écrivant le prix, gloups) et fourrure synthétique & daim chez Anniel (visuels 1, 3 et 5, 175 € la paire).

Botte Anniel à gauche et Les Prairies de Paris à droite.

Préférence pour les Anniel  à motif étoiles, franchement pour le ski et acheter la baguette les jours de neige, je les trouve sympas. Ce qui me fait peur, c’est imaginer des filles les porter sans neige et en ville… Et vous,

Les bottes fourrées façon Moon Boots :

No Way ou Yeeaaah ?

Bottes fourrées Les Prairies de Paris.

Les Prairies de Paris

© Les Prairies de Paris, Place des Tendances.

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Le 4 octobre 2012

Il (m’)a beaucoup plu

Vous savez c’est désespérant. Déprimant (et déraisonnable) de voir combien de délicieuses chaussures sont abritées dans mon dressing. Des merveilles que je chéris du regard et puis il pleut. Je me retrouve inlassablement portant des boots noires sans intérêt, pas très hautes mais résistantes que je n’ai pas peur de démolir puisque je les ai payées une misère en soldes au Monop.

Parce que les bottes en caoutchouc, quand on n’est pas Kate Moss (et à part Kate Moss qui l’est?) c’est pour aller aux champignons. J’adore les champignons. Je kiffe la morille, j’aime les cèpes et les trompettes de la mort, les girolles sont souvent pleines de flotte parce que tu passes trois heures à les nettoyer, je tuerai pour la truffe. Vous croyez qu’on peut louer un cochon truffier? Surtout ne pas asphyxier les goûts avec la main lourde sur l’ail, on ne fait pas des pommes à la sarladaise, on communie avec les bois, par la bouche. C’est pour exhaler le goût de la forêt que l’on aime la neutralité crémeuse de l’œuf…

Je vous la fais courte: Melissa, la marque brésilienne en plastique-c’est-fantastique-mais-éthique, remet le couvert pour une énième collaboration avec sa punk-majesty Vivienne Westwood. Si l’on était peu enthousiaste (juste amusé) les fois précédentes, il apparait soudain que l’on pourrait trouver une solution au caoutchouc en ville et aux jours diluviens (oh oui, viens) en jouant la carte de la tiag. Là-haut:. mes modèles préférés. Quoique les vertes floquées, effet veau velours, me font de l’œil et m’appellent du pied.

Boots MelissaX Anglomania Vivienne Westwood. Avec les nœuds: environ 217 €, santiags: 140 €.

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Le 24 septembre 2012

Quand la work boot se féminise

Vous étiez plutôt Caterpillar ou Timberland à l’adolescence ? On va le savoir tout de suite : si vous fondez devant les Yellow boots Liberty et bandana de Nadège Winter, c’est que les Cat, trop peu pour vous.

Les tissus qui relookent la Timberland sont issus des collectes caritatives de l’association TRAID, quand à la chaussure elle-même, Nadège l’a voulue plus légère que l’orginale : la semelle en caoutchouc est remplacée par une version naturelle développée à partir de lait d’hévéa, plus écolo et aérienne. Je ne l’aurais pas crû mais oui, je rechausserais volontiers des Tim’ avec un tour de cheville fleuri !

Du côté de la concurrence, on tente de remettre au goût du jour la work boot Caterpillar que portait l’ado et le rappeur dans les 90′s…Pour rappel, c’était ça :

Je suis moins convaincue, tout du moins par la version vernie acidulée de la créatrice Martine Rose qui collabore avec la marque pour la deuxième année consécutive.

Je trouve le résultat bien trop lourd – d’où la bonne idée de Nadège Winter d’alléger la semelle des Timberland.

En revanche, le travail réalisé par le designer James Long me plaît beaucoup : le mélange des matières et les détails raffinés font de ces boots des chaussures de montagne chic pour l’hiver. Sauf que… Ce sont des modèles pour homme. Enfin, sur le papier. Qu’on me fasse essayer une paire en 40 pour voir !

Et vous, quelles sont vos préférées : les Tmberland de Nadège Winter ou les Cat’ de Martine Rose et James Long ?

Timberland x Nadège Winter : 1 600 paires livrées en Europe, disponible fin septembre chez Colette, Bon Marché, Merci, Galeries Lafayette et certaines boutiques Timberland. 240 € la paire, bam !

Cat Footwear x Martine Rose : 159,90 €, existent en rose, rouge et noir.

Cat Footwear x James Long : 249,90 €, existent en bleu, marron et vert bouteille (♡)

© Timberland, Cat Footwear

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Le 19 septembre 2012

Tous nos vœux de bonheur

La Halle aux Chaussures et Naf Naf ont l’immense joie de vous faire part de la naissance de leurs enfants. De notre côté et sans connaitre la belle idylle, nous fréquentions Monsieur (les creepers rouge, 49 € 99, La Halle aux Chaussures) et Madame (bottines à talons compensés, 79 € 90, Naf Naf) sans nous douter que le célibat leur pesait peut-être ni que la vie de famille fit partie de leurs plans. C’est en grandes pompes que nous fûmes conviés directement au baptême de la chouette progéniture. L’ainée, botte carmin à franges, 69 € 99, a pris et de l’un et de l’autre de ses parents (et s’avérera canon portée avec un jean moutarde).

Les heureux parents… Monsieur et Madame.

Tandis que motarde bien faite, 89 € 99, boots bleues, 59 € 99 et slippers léo, 49 € 99 affirment une personnalité toute singulière (le tout en cuir).

L’on s’inquiète un peu de la prise d’autonomie précoce du cadet de la fratrie: les creepers léopard, aperçus et choyés à la présentation et pas encore vus en boutique où la collection capsule commence à s’installer (je suis pourtant sur le sentier de la guerre, ce fils-là étant mon préféré). Si tu les vois, alerte-moi, je me fais un sang d’encre.