Première de cordée
Alors, voilà. Les agapes diverses sont derrière nous, les fêtes terminées et non, je ne prends pas de pincettes pour vous annoncer un plan de rigueur alimenté au régime Dukan et à l’économie de bas de laine dans le but de s’offrir des cours au Club Med Gymn, non, je cherche à vous prévenir en douceur que la période radieuse (pour moi) des sports d’hiver, de la montagne-cocagne, des cimes azur et pistes immaculées repointe son nez. Pardonne-moi immédiatement, lecteur qui exècre le ski. Pardonne-moi d’ores et déjà, car la saison vient juste d’ouvrir, comme le chante aussi la perdrix à l’automne et ce n’est que le début. Ainsi et afin de vous acclimater, on y va mollo. Bien qu’appartenant totalement, profondément, depuis longtemps à l’univers alpin, Arpin nous propose aujourd’hui des souliers que le bitume nous envie déjà. (D’ailleurs, je ne m’essaierais pas sur la neige avec la première paire. C’est dire si elles sont urbaines). Oooh, tu l’entends, là, le craquement des pas sur la croute fraiche?
Arpin, située au coeur des Alpes, perpétue une fabrication artisanale d’exception : elle est ainsi la dernière filature française à fabriquer des tissus à partir de toisons brutes, provenant des alpages environnants, en travaillant sur des machines classées au patrimoine national et selon des techniques séculaires. Moi, cela me fait rêver. Toi, tu te souviens peut-être de ces jolis plaids liés de cuir et coussins chaleureux des chalets de magazine. Cet hiver, on bloque sur les bottines, rétro et furieusement élégantes. Chaussures Megève, ville. Laine matelassée. Cuir haut de gamme. Talon travaillé. 379 €. Chaussures Mont-Blanc. Coloris disponibles : Homme : Gris – Femme : Chevrons écru / Gris. Extérieur cuir, intérieur cuir vachette. 449 €.




« Oui », me direz-vous, me lisant comme un livre ouvert, me connaissant depuis longtemps maintenant (j’essaie de remettre la main sur un post de 2007 dans lequel je parlais de col revers de souliers, impossible à retrouver), « oui », dites-vous donc, « tu as flashé sur ce col revers de souliers ». Bien-sûr, bien-sûr. J’ai toujours aimé l’idée d’habiller son pied comme on serre le nœud de cravate d’un homme le matin. Oui, bon, je ne sais toujours pas faire les nœuds de cravate. Regarde-les à deux fois, ces souliers: est-ce qu’on ne dirait pas une chemise boutonnée jusqu’au cou laissant retomber un col amidonné? Bien-sûr, bien-sûr. Mais voyez-vous, cette fois c’est aussi, surtout, la couleur qui m’appelle comme l’or attire la pie. Revers poudré et sable, bordeaux bourgeois et lie de vin élégant, on en a un peu marre de la chaussure noire et ces bottines lacées et bicolores nous offrent de bien senties nuances.
Ah, prendre de la hauteur… On me racontait encore il y a deux jours une formidable gamelle, étalée tout du long dans la feuille morte, due à une déraisonnable envie de porter des talons hauts. Tu me diras, cela m’était arrivé la veille avec des bottines tellement plates et lisses qu’on aurait pu se regarder dedans et manger dessus, saloperie de feuilles automnales, mais revenons à la question du talon haut… C’est l’éternel conflit qui nous habite: oui, je veux souliers allurés arborer, non, je ne souhaite pas passer ma soirée assisse façon yucca, terrifiée à l’idée de me tordre la cheville, ne plus pouvoir marcher pendant dix jours et devoir user de la basket en plein cœur des fêtes. Et puis tant qu’à faire, je voudrais assumer sauts de cabris et courses de dernière minute sans avoir à me trimballer une valise de chaussures de rechange. Pas toi?
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’
Tu sais, l’autre jour je suis allée au cirque. Je n’aime pas trop le cirque. J’y accompagnais mon petit garçon. Je crois qu’il n’aime pas non plus beaucoup le cirque. On s’accompagnait l’un l’autre, en fait. Finalement on a ADORÉ les animaux (magnifiques et variés chez Pinder). Quand je serai grande je serai dompteuse. Lui, il fera bien ce qu’il voudra. Bon, je reconnais que je dis des choses insensées, jamais je ne pourrai vivre en caravane. Du coup, quoi? Des bêtes sauvages à mes pieds bien-sûr et mes pieds sur l’asphalte ou du parquet, la piste, seulement de danse.
Les soldes flottantes… Permettez-moi de m’arrêter deux secondes sur ce terme. Quand je lis flottantes je pense îles, mais comme je n’aime pas trop ça, je ne suis pas déconcentrée longtemps. Quand je lis flottantes, je me sens hésitante. Mais ça, c’est tout le temps. Ici, bien entendu et comme il s’agit de soldes, je me représente un navire, arche de Noé, bourré à craquer de fringues et bravant la houle avant d’arriver à bon port, mon dressing, par exemple. En vrai, il s’agit de réductions de 

Certaines en rêvaient, 

Les prix ? A partir de 99 € pour les escarpins et 155 € pour les low-boots. Du 35 au 42.
De
Ça faisait longtemps que je n’avais parlé souliers… Il faut la tombée de l’automne et la constatation que tes orteils vernis au divin corail passent en berne, puis l’autre constatation qu’à part les boots noires de chez Zara (achetées cet été, en pleine fournaise espagnole, assez banales et très pratiques), je n’ai envie de rien. Les divins escarpins à 10 de talons? Pas là, non. Les peep-toe? Bin non j’ai envie de chaussettes, pardon. Les sandales en cuir naturel qui font la cheville fine et la jambe légère? Ne te fous pas de moi. J’ai froid.



Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)