Quand le spécialiste du plastique s’acoquine avec la haute couture italienne, ça donne Glue Cinderella, des ballerines en plastique griffées Kartell X Normaluisa. Vues pendant la semaine de la mode à Milan en septembre dernier, ces chaussures se déclinent en neuf coloris, unis ou bicolores. Reviennent soudain à ma mémoire les ballerines en PVC Marc Jacobs de l’été 2007 et les méduses en plastique du Mont Saint Michel de 2008, bref encore une fois, du déjà-vu. Mais c’est Kartell tu comprends… Remarque, les couleurs sont chouettes, soit. A 90 euros la paire, elles peuvent l’être !
Ballerines Glue Cinderella de Kartell et Normaluisa, en vente sur made in design.
Credit photo : made in design
Il y a des chaussures et des vêtements, immédiatement en les voyant la première fois, tu fais le lien entre eux et une amie ou un artiste qui t’as marqué. Moi, devant ces ballerines graphiques Georgina Goodman, j’ai de toute suite pensé à Elli Medeiros, toujours parfaite dans ses tenues glam rock de l’époque.

Le modèle platine avec élastiques noirs sur le pied est fait pour le feu duo Elli & Jacno. La grande classe, le grand amour, je les veux !!! (Et un Jacno en rab, je suis pas contre.)
Ballerines Georgina Goodman, 285 £.
Credit photo : Georgina Goodman

Je n’avais jamais fait attention auparavant mais quand on achète sur www.galerieslafayette.com, il y a le même service proposé par Sarenza : la livraison express pour les parisiennes intra-muros. En 3h, vous avez votre commande chez vous, c’est pas la classe ça ?! Du coup, je suis dans un trip lèche-vitrine virtuel depuis une heure en me demandant ce que je pourrais bien m’offrir pour mon rencard de samedi… Mais je rêve, il ne faut surtout pas que je dépense en ce moment, je suis en mode é-co-no-mies. Cela dit, même si je ne craque pas (on a jusqu’à 16h pour commander afin de profiter la livraison express), j’ai repéré pour celles qui en parlaient dernièrement dans les commentaires des babies à talons griffées Colisée de Sacha. A bon entendeur, bon week-end !
Babies Colisée de Sacha, 229 € chez Galeries Lafayette.
Credit photo : Galeries Lafayette

Vous savez quoi, maintenant que les ballerines virent out, j’en ai une envie aussi forte qu’un nouvel échange de langue avec ma target de vendredi dernier. Pourtant il pleut, pourtant il fait froid mais c’est ainsi, serais-je en plein jet-lag post-déménagement ? Toujours est-il que j’avais oublié dans un coin de ma tête cette boutique online de ballerines, Pretty Ballerinas.

Des dizaines et des dizaines de coloris et d’imprimés différents, des avec noeud, des avec pois, des avec des fleurs, le choix est plus que large. Deux coups de coeur : une paire à pois et à bouts rouges (modèle Rosario) pour sortir entre copines le soir et draguer tout ce qui bouge au Pop In et une autre, jaune canard, pour une tea time avec une vieux monsieur libidineux. Bah quoi ? J’ai toujours aimé Nabokov…
Ballerines Rosario, 149 euros chez Pretty Ballerinas.
Ballerines jaunes (Pretty Ballerinas), soldées 72, 80 euros chez Quartier Deluxe.

Broyer du jaune, il semble que ce soit l’une des dernières solutions pour ne pas se laisser ronger par les médias et leur discours pesssismiste. Recession ou dépression ? Assurance-vie ou pas ? Bas de laine ou foi en nos amis les banquiers ? Merde, pas une fois je suis tombée sur une émission où quelqu’un ne me mettait pas le moral en berne en à peine cinq minutes de parole. Toutefois je devrais parler plus bas, je me surprends à saouler tout le monde avec cette crise. Promis, j’arrête !

En attendant de toutes se retrouver sous les ponts sans argent ni
espoir, restons légères le plus longtemps possible et enfilons des
socquettes rouges avec les ballerines Miu Miu soldées, une jupe tulipe
et un foulard et chantons avec Agyness ! Sinon il y a les mocassins,
toujours dans un esprit très british…
PS : Pour la légèreté, ça revient moins cher dans les fripes quand même.
Ballerines Miu Miu, 135 € au lieu de 270 chez NAP.
Mocassins Celia Marco, 115 £ chez Urban Outfitters.
Imagine que tu portes ces délices de petits mocassins en daim si souple que l’on si baignerait ou ces ballerines toutes douces qu’elles sont presque seconde peau et que, tchac, s’abat le déluge. Ou simplement ces pluies grises et interminables de l’hiver. Swims a remis au goût du jour les caoutchoucs d’antan et c’est assez marrant, trouve-je, ces sursouliers acidulés que tu enfiles à la moindre goutte. Reste à inventer la sur-chaussure de pluie à talons. Ms Swims, lemon, 93 € 75 chez Swimstore.
Crédit photo: SWIMS.

Je m’explique : COrinne CObson cocorico ! Vous avez raison, c’est mal trouvé.
Ballerines d’intérieur Corinne Cobson. Hmm.
L’idée de jouer sur le chausson, pourquoi pas, le cocooning ne cesse d’être à la mode (surtout en période de crise économique) mais alors la dentelle noire, le petit noeud sur le côté, toujours pareil, moi ça me donne envie de marcher pieds nus hiver comme été. Je suis déçue… Corinne, réveille-toi !
Un soulier comme une aube (ou un crépuscule, mais ce n’est qu’une question d’humeur), irisé et dégradé comme un petit matin après la tempête, soulagement verni du jour qui se lève et semble nettoyer la lourdeur de la nuit d’orage, au loin, la ligne d’horizon de l’océan souligne l’aube d’une tâche de cambouis qui vire bleu pétrole….
Ouaih, bin, ça me regarde si j’ai envie d’être lyrique, hein.
Escarpins irisés, 23 € 40 chez Sistershopping.
Crédit photo: Sistershopping.

Marc est sorti comme flambant neuf de sa rehab, les oiseaux chantent, le soleil brille, les billets de 100 euros ne poussent toujours pas sur les branches mais avec un peu d’imagination, on pourrait faire semblant d’y croire. Et pour le troisième été consécutif, on bavera comme des limaces sur l’herbe tendre devant les dernières versions des fameuses ballerines du créateur, les souris. Cette année, elles jouent sur l’effet trompe-l’oeil avec des fausses coutures apparentes, et cette année encore, je me contenterai de les regarder. Pas grave, je préfère ça qu’être aveugle (t’as vu comme je suis optimiste, ça filerait presque les jetons !).
Ballerines en cuir verni Marc Jacobs (noir ou blanc), 240 € chez Colette.
Credit photo : Colette
Que se passe-t-il dans la tête d’une modeuse quand elle voit soldée une paire de it ballerines… de 2007 ? Elle se dit "Rho, je craquerais bien… Mais tout le monde les porte déjà depuis un an, c’est la loose d’acheter ça aujourd’hui." Et cette sotte repartira du magasin avec quelque chose de plus branchouille, soit, mais qui n’aura sans doute pas été un achat "coup de coeur". Résistons ! Ne soyons pas la cagole de la mode,
posons les neurones et le contre (là, il faut rire) et n’ayons pas honte d’acheter en solde des ballerines à noeud, des camargaises ou encore un slim. Et puis, si ce modèle qui date nous plaît toujours autant, c’est qu’il deviendra certainement un basique de notre dressing alors zou, adieu les qu’en dira-t-on, merde aux péteuses de la branchitude business et un grand oui au soldes plaisir !
Eu oui, tout ça pour dire que 40% sur les désormais classiques ballerines Maloles, bah moi ça me fait un petit quelque chose au coeur; 118,80 euros au lieu de 198 chez Rushcollection.
Credit photo : Rushcollection
Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)