À vos souliers, citoyens!
À gauche: les shoes d’Émo galactique (créatives, je vous l’accorde), ici-même: savoir faire et classicisme élégant. Balle au centre. Faites vos jeux, rien ne va plus, autant dire rien à voir. La chaussure est un monde aussi vaste et varié que nos envies sont illimitées (attention: citation qui ne veut presque rien dire). Plus sérieusement. Rencontrés au Who’s Next, les créateurs de la marque Jacques et Déméter (que nous appellerons donc Jacques et Déméter, puisque un garçon et une fille en composent l’équipe) proposent un soulier engagé. Qu’est-ce à dire? Pour la confection ils s’adressent à des fournisseurs et fabricants (tanneries, fabricants de lacets ou de semelles, assemblage à la main) se trouvant, tous sans exception, en France. Militants pour un savoir faire traditionnel et local, tous leurs modèles sont numérotés et réalisés en séries limitées.
La jeune marque courageuse ne présente pour le moment que deux modèles déclinés en 3 coloris. Un derby, homme et un richelieu, femme, aux finitions parfaites, aux détails subtils (j’adore la ganse de semelle assortie aux lacets), aux nuances délicieuses, le tout baignant dans un univers drôlement rétro. Bon esprit, quoi et grand chic. Profitez en ce moment de leurs promos (-15% sur 220 à 230 €, c’est pas mal du tout)…




















« Oui », me direz-vous, me lisant comme un livre ouvert, me connaissant depuis longtemps maintenant (j’essaie de remettre la main sur un post de 2007 dans lequel je parlais de col revers de souliers, impossible à retrouver), « oui », dites-vous donc, « tu as flashé sur ce col revers de souliers ». Bien-sûr, bien-sûr. J’ai toujours aimé l’idée d’habiller son pied comme on serre le nœud de cravate d’un homme le matin. Oui, bon, je ne sais toujours pas faire les nœuds de cravate. Regarde-les à deux fois, ces souliers: est-ce qu’on ne dirait pas une chemise boutonnée jusqu’au cou laissant retomber un col amidonné? Bien-sûr, bien-sûr. Mais voyez-vous, cette fois c’est aussi, surtout, la couleur qui m’appelle comme l’or attire la pie. Revers poudré et sable, bordeaux bourgeois et lie de vin élégant, on en a un peu marre de la chaussure noire et ces bottines lacées et bicolores nous offrent de bien senties nuances.
Ah, prendre de la hauteur… On me racontait encore il y a deux jours une formidable gamelle, étalée tout du long dans la feuille morte, due à une déraisonnable envie de porter des talons hauts. Tu me diras, cela m’était arrivé la veille avec des bottines tellement plates et lisses qu’on aurait pu se regarder dedans et manger dessus, saloperie de feuilles automnales, mais revenons à la question du talon haut… C’est l’éternel conflit qui nous habite: oui, je veux souliers allurés arborer, non, je ne souhaite pas passer ma soirée assisse façon yucca, terrifiée à l’idée de me tordre la cheville, ne plus pouvoir marcher pendant dix jours et devoir user de la basket en plein cœur des fêtes. Et puis tant qu’à faire, je voudrais assumer sauts de cabris et courses de dernière minute sans avoir à me trimballer une valise de chaussures de rechange. Pas toi?
C’est la crise et vous en avez ras la tasse que je vous propose des objets de délit aussi ardemment désirables qu’inabordables (enfin, je n’arrête pas pour autant, j’en suis incapable, mettons que je fais juste un break)… Dans le même temps lorsque je trouve des souliers peu chers, bin, il n’y a pas de mystère, vous les trouvez trop synthétiques, trop comme tout un chacun, trop enfin pas assez, tu vois, quoi, cheap. Et je ne vous en blâme pas. Oh non. L’autre jour, je reçois un mail. Jusque là rien d’inouï. Sauf que là, en l’ouvrant, je me vois conduite sur un site, qui de prime abord me fait penser à une tentative de promouvoir des tatoos néo pop art mêlant punk de supérette au kitsch du télé achat, ça brûle la rétine mais c’est plutôt drôle et qui en fait pourrait s’avérer être le nouvel eldorado de la chaussure sympa, quotidienne et quasi donnée. Ok, on reprend son souffle. Couleurs waoh, formes convenablement singulières et cuir véritable les trois quarts du temps, je n’ai pas encore testé, hein, mais il semblerait qu’
La très prolixe marque Bensimon vient enfin d’ouvrir son e-shop. On pourrait arguer que la multiplication de collaborations (avec Monoprix ou Les 3 Suisses, par exemple) a permis à Bensimon de ne pas trop s’inquiéter de sa diffusion et de son accès sur le territoire, mais bon, on est bien contentes, nous les webmaniaques, de l’y voir proposer ses collections sur la toile. On oserait même un « à ton rythme » si l’on ignorait que Serge Bensimon fait justement les choses à sa manière, en son temps, comme il l’entend et que cela lui réussit plutôt bien depuis moult décennies. La boutique online serait donc quelque peu en rodage et devrait accueillir à termes de nombreux autres items (n’oublions pas qu’outre les célébrissimes tennis, Bensimon, magnifique touche-à-tout, c’est aussi du design, du mobilier, des livres d’art, un nouveau parfum, de la musique…). En attendant, l’intérêt majeur du site réside dans quelques produits présentés exclusivement sur l’e-boutique. Comme ces 
Le 3 février 2012 - Dans Jennifer’s Box (#concours)