Je conchie M6

Moi, aujourd’hui, je fais mon Didier Porte. Je suis en colère. Et l’élément déclencheur a été cette affligeante et nauséabonde vitrine du cul et de l’amour au sommet de sa beaufitude, que M6, qui a diffusé les premiers épisodes hier soir, ose qualifier de documentaire : Les Français, l’amour et le sexe. Programme ô combien alléchant, n’est-ce pas. Précisons qu’il est diffusé sur trois semaines, à raison de deux volets chaque lundi. Un rythme hebdo, le temps nécessaire pour habituer, conditionner, abreuver le télespectateur qui ne se sert déjà plus beaucoup de son cerveau depuis TF1 et la zappette. Je suis remontée contre M6, à tel point qu’ils m’ont donné envie de balancer ma télé par la fenêtre (et je l’aime ma petite télévision d’étudiante). Ca vous l’a fait aussi ? Je gueulais comme une dingue contre le poste, je crois que j’ai un peu effrayé ma coloc d’ailleurs, elle n’osait plus trop rien dire ni rire J’aimerais beaucoup avoir votre opinion sur ce pseudo docu et ces couples qui dévoilent et même affichent les pires aspects de leur intimité, dites-moi comment vous avez perçu leurs propos, ça m’intéresse.
Par exemple, le cas de la jeune femme blonde à l’air faussement ingénu qui teste le Kama Sutra avec son compagnon. Ma coloc et moi avons retenu la bêtise de leur propos, qui aurait pu les rendre presque attachants si ça n’avait pas donné l’impression de regarder un bêtisier raté (en mode bourrin, Coloc et moi avons trouvé qu’Elle avait une jolie gueule de sodomite et lui une tête de sot, gentil sot. Le genre de duo qui passe bien auprès du public, du père de famille au regard pervers à la mère qui ne voit qu’une belle jeune femme candide en passant par l’ado qui se branle aux WC en la matant sur son iPhone depuis le début du programme). Mais c’est surtout leur manque de naturel qui nous a sauté aux yeux, quand ils ont voulu nous faire croire que cette Kama Sutra party tout habillée était tout ce qu’il y a de plus spontanée (de là à supposer que les « héros » de ce « documentaire » ont été un poil guidés pour certaines séquences, il n’y a qu’un pas que je franchis).
Autre couple qui m’a laissé bouche bée tant leur exhibitionnisme était clairement affiché, deux trentenaires pour qui il aura seulement suffit de deux secondes pour les identifier comme les amants partouzeurs, aussi beaufs que leurs strings en cuir et léopard : lui, une tronche d’acteur porno, elle, l’incarnation de la vulgarité. Eux, c’est tout de suite clair : ils nous montrent leur chambre, les fringues de pute, les bougies et le champagne n’y font rien on se croirait dans une boîte échangiste, et soudain, le cauchemar : on les découvre à poil, commencer une petite baise pour la télé française, normale quoi. Bienvenue dans Confessions Intimes rencontre Ca se discute.
Et l’autre abrutie qui nettoie son gode usagé dans l’évier de la cuisine avec du Paic Citron, bien sûr. La cerise sur le gâteau, c’est Pascal de Sutter, le sexologue qui dispense des cours à tous ces couples qui voulaient parler et se montrer dans leur intimité à la France entière. Le sexologue, tout de l’escroc dans l’allure et l’attitude. Dents ultra bright, tête de kéké, le genre à quitter sa femme à 40 ans pour acheter une voiture de sport rouge ou jaune et ramasser les filles du bois de Boulogne avec, le genre à rire un peu trop fort, le genre de sexologue qui distille ses conseils au couple de vieux pour réussir un cunni, et toujours en souriant bien à la caméra, le genre à bander mou et à bouffer du Viagra en cachette (on a presque envie de le lui souhaiter, tant il est fake et tout ce que je déteste chez un homme).
Ce pseudo doc m’a écoeuré, c’était vulgaire et même parfois franchement répugnant. Alors si M6 appelle ça du documentaire, moi je m’appelle Gisele et je suis millionnaire. La petite chaîne qui monte a clairement pris le grand virage, TF1 et M6, même combat, même programmes voués à abêtir un peu plus le beauf et l’ado boutonneux. Documentaire, ils sont vraiment gonflés. Qu’ils aient au moins un zest de respect pour le télespectateur et qu’ils renomment leur grosse daube docu-réalité. J’ai honte pour les patrons de chaîne. Gardons Arte (ils savent, eux, réaliser de vrais documentaires avec des gens touchants et authentiques qui nous ressemblent), laissons-leur la télé-poubelle !
PS : Sans déconner, si quelqu’un(e) s’est vraiment reconnu parmi ce panel de couples castés façon Endemol, qu’il ou elle laisse un commentaire, ça peut être intéressant.
PPS : J’avais déjà vu ce même concept docu-réalité il y a quelques années sur Jimmy, tout pareil sauf que ça se déroulait dans un pays nordique.
© m6

Il lui manquait sans doute une petite touche rétro pour que je voie l’iPad sous un nouvel angle… Moi qui le trouvais tout à fait ridicule à sa sortie, je commence à retourner ma veste. De quelques degrés, pour l’instant. Déjà, j’ai comme premier argument qu’il me servirait, outre ses fonctions Web, iPod etc., de télé d’appoint dans ma chambre. Parce que regarder Les Escapades de Jean-Luc Petitrenaud le dimanche matin sur l’écran de mon iPhone (qui devient soudain riquiqui), ça commence à devenir usant (je pourrais effectivement me traîner jusque devant l’écran du salon mais le dimanche, je suis un cadavre incapable du moindre effort tant le sol s’effondre sous mes pas fragiles).
Cette semaine la revue de web batifole de la copie conforme au concerto à 8 mains, du foot à Lost, le tout version balle de match de la blogosphère. Il se passe des choses sidérantes, je te jure…
Un long très long moment que je pense à m’offrir une de ces montres digitales flashy, toujours cet esprit geek 80’s qui refuse de rendre l’âme… Il y en a partout, des digitales ou pas, des nude des fluos des roses des vertes des bleues, en gros le problème est de choisir et de ne pas regretter l’achat à la rentrée. Parce qu’une fois le bronzage parti, la montre jaune sur la peau blanche, mouais bon, autant garder ma Cartier.


La hype investit la Fnac dès le 8 juin prochain, et ça fera du bruit soyez en sûres… Le concept : des corners de 30 à 65 m2 dans plusieurs magasins, au nom électrique de Fnac it !, dont le principe n’est autre que proposer la crème de la crème en matière de high tech tendance, des accessoires exclusifs, rares et fashion entre 2 et 400 euros. Pour donner vie à ce projet, Nadège Winter qu’on ne présente plus (Colette, Palais de Tokyo, DJ etc.) et Clémande Burgevin-Blachman, une touche-à-tout de l’image et de la mode (elle a notamment travaillé chez Violet, en charge de l’image du lapin Nabaztag). Un duo créatif qui séduira geeks et modasses, mais aussi néophytes grâce aux thèmes et produits proposés…

Les amis, j’ai pesé le pour et le contre pendant 50 ans (au bas mot) avant de publier ce post. Déjà, on n’aime pas des masses se montrer sur ce blog, là où d’autres en font leur fond de commerce (non, pas de putasserie ici-bas). Mais alors se montrer vieille peau, autant vous dire que le cap psychologique m’a pris la nuit. En même temps, j’avais envie de vous faire rire et pleurer, mal là où ça fait du bien, tu sais, partager, peace, tout court.
Qu’ont donc ces deux geeks en commun sur la photo hormis leur air niais de puceau qui dort encore dans une couette space invaders ? Leur bandeau audio. Késako ? Tout simplement, un bandeau, certes laid, qui fait office d’écouteurs. Je sais, j’ai honte : c’est totalement immonde et même inconcevable d’imaginer que je puisse acheter cette chose… MAIS, mon esprit pratique me dit que cet été, en avion ou en voiture, je pourrais bien apprécier d’être coiffée de ce turban de ninja quand mon WeSC m’encombrera plus qu’autre chose au moment de trouver appui sur le voisin ou la ceinture de sécurité. Sinon, ça peut aussi s’avérer utile pour le ski ou le jogging, mais là, il faut assumer et je me retire.
Si le nom de Craig Redman ne vous dit rien, vous le connaissez peut-être sous les traits de Darcel et de son personnage à monocle mi-Calimero, mi-snobard perdu blasé qui fait les beaux jours de mon Google Reader en attaquant tous les codes du branché urbain… Vous ne pigez rien à ce que je vous dis ? Allez ici : 


Le 2 septembre 2010 - Dans Offensive sur tous les fronts