Culture

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Le 17 juin 2011

Revue de Web n°93 : Marque attaque

matrixBeaucoup de remue ménage sur les pages Facebook des marques, cette semaine. Des attaques légitimes ou pas, des tribunes publiques nécessaires et inhérentes à l’interweb auxquelles chacun ne sait pas toujours (bien) réagir. Bref le consommateur-web-actif ouvre sa gueule pour le meilleur et pour d’autres raisons impénétrables. En voiture, Simone.

Cas de figure n°1: Velvetine en proie à l’espagnol Mango.

Là, on ne peut que s’écarquiller, éventuellement fustiger, sûrement boycotter. Autant être franches, pour une fois on suit Deedee et on boycotte la marque. Marre de voir ces géants du PAP cheap s’enrichir sur le dos de créatifs qui bossent dur pour garder leur marque en vie. Pourquoi fuir Mango ? Parce que comme on peut le voir en photos chez Deedee, le sac Velvetine copié par Mango est tout aussi hallucinant que le T-shirt Zara qui reprenait une photo de Betty. Ce qui nous fait enrager : qu’au final Velvetine est condamné à payer 6000€ à Mango au motif qu’elle les aurait attaqué abusivement. Pour pousser sa gueulante et rejoindre la plainte collective, rendez-vous sur cette page Facebook.

Cas de figure n°2: rien à voir et pourtant…

Autre bad buzz de la semaine, le navire prend l’eau, Petit Bateau doit affronter une horde de blogueuses féministes en colère contre deux modèles de body pour les tout petits : un rose avec écrit dessus « coquette, jolie, gourmande, douce, têtue » et pour les garçons la version bleue avec son même lot de stéréotypes. Tout ceci, nous apprend Cyroul, n’est peut-être pas la conséquence d’une association de blogueuses choquée mais plutôt le boycott de community managers comblés de pouvoir noyer une marque, et sous-entendu, le CM de Petit Bateau, qui ne s’est pas  exprimé sur la page Facebook Petit Bateau, au grand dam des gueulards qui ont montré leur mécontentement en pourrissant le Wall. Mouais. Tout ça pour ça ? Et si on brûlait les CM ? Merde, on touche pas àPetit Bateau !

Cas de figure n° 3 : Coup de gueule isolé

De toute évidence, tout le monde s’est décidé à ouvrir sa gueule devant les injustices liées à la contrefaçon, et quand ce ne sont des pas des guerres grosse enseigne/blogueuse (supposée) plagiée, c’est une voix, une seule, qui s’ouvre et qui suffit à nous faire faire dire « Et maintenant les petits créateurs… Trop, c’est trop ! ». Ainsi l’auteur du blog Une vie de noire remarque une drôle de ressemblance en faisant du E-shopping…  »Hier sur une page facebook qui vend des vêtements et accessoires de style africains, je suis tombée sur cette photo. La jupe est vendue à 50 €. Et elle  m’a désagréablement rappelé la jupe de la styliste Ituen Basi, soit une jupe de créateur vendue à 150 £. » Allez voir les photos sur son blog, les ressemblances sont plus que frappantes. Comme le note l’auteur, il n’y aucune raison que seuls des Louboutin puissent gagner leur procès pour contrefaçon (contre Yves Saint Laurent et leurs souliers à semelle rouge), les petits créateurs émergents méritent plus d’égard.

Cas de figure n°4 : Quand notre chouchou déçoit

Même Urban Outfitters joue à l’Arsène Lupin du Web et pille un tas de jeunes créateurs sans jamais daigner répondre à leurs accusations. Récemment, c’est Stevie Koerner, une jeune femme de Chicago vendant ses bijoux sur Etsy, qui a découvert une reproduction d’un de ses pendentifs chez Urban Outfitters. Arrêt sur Images nous raconte en détails comment est né ce bad buzz, le moins que l’on puisse dire c’est que l’enseigne prend de bien trop haut ses consommateurs. Attentions les gars, descendez parmi nous deux minutes, vous comprendrez que le public est beaucoup plus rancunier que ce ce que vos conseillers veulent bien vous dire…

Crédit photo: Ozap.

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Le 6 mai 2011

À l’arme blanche

bb1Un jour, Caroline Daily a voulu répondre à cette récurrente question (fantasme de chipies): « Est-ce que les blogueuses se détestent ? » Oui, dans la boue, la rue, les plumes et le bain, la guerre des blogueurs fait rage.
bb3Cette fois, nous nous sommes affrontées, Slanelle, BabyModeuse, Une Armoire pour Deux et moi, dans la blanche intimité du Seven Hotel et sous l’objectif duveteux de Yulya Shadrinsky. Ce fût violemment délicieux.

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Les clichés seront tous dévoilés chez la belle Caroline, lundi, mardi et mercredi (les coulisses) mais en attendant: une jolie mise-en-bouche pour le weekend.

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Le 5 mai 2011

MicroWorld pour changer le monde*

MicroWorldLe financement solidaire, vous avez déjà entendu parler ? Non, et bien moi non plus jusqu’à la semaine dernière. Je tiens à faire un post sur MicroWorld parce que l’idée est belle et constructive : MicroWorld, c’est une plateforme de microcrédit solidaire sur internet. Le principe est simple : d’un côté, des micro-entrepreneurs du monde entier, exclus des services financiers, et de l’autre, nous, internautes, qui pouvons les aider à monter leur entreprise en leur prêtant de l’argent , somme que nous récupérons après remboursement du prêt (entre 6 et 18 mois selon le projet). Une idée simple avec laquelle on peut concrètement aider à lutter  contre la pauvreté, à petite échelle oui, mais si nous devenions tous prêteurs, l’économie mondiale prendrait un nouvel élan…

On peut choisir de soutenir le projet qui nous touche le plus parmi une diversité de micro-entrepreneurs du Pérou au Sénégal. BeSnob a choisi de soutenir le projet d’Arame Diop, une couturière sénégalaise qui souhaite élargir sa production et l’étendre dans la région de Dakar.

Microworld.

Un prêt de 20 € je vous l’accorde c’est pas énorme, mais Arame a besoin de 640 € pour réaliser son projet, on peut vite rendre possible ce voeu. Et rappelez-vous qu’on récupère 100% de la somme prêtée.

Allez quelques chiffres qui font écho : 3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 $ par jour, + de 50% de la population mondiale n’a pas accès aux services financiers et 79% des micro-entrepreneurs sont des femmes. Le montant moyen de prêt en Inde est de 120 € et de 1800 € en Europe de l’Est. Voilà voilà… ça calme.

Les artistes séduits par MicroWorld soutiennent  la plateforme en offrant (gratuitement) des concerts une fois par mois aux micro-prêteurs. Raphaël, Jean-Louis Aubert et Ours ce soir, jouent lors de MicroShows, concerts intimistes pour fidéliser les membres. Chaque membre MicroWorld peut en effet s’inscrire sur le site et gagner une place de concert par tirage au sort.

Vous savez l’essentiel, je vous laisse aller sur le site pour en apprendre plus sur MicroWorld !

www.microworld.org/fr

* Ouhlà je m’emballe avec mon titre, alors maintenant on se prend tous par la main et on chante « We are the world, we are the children » !

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 6 avril 2011

C’est Officiel: du papier au web…

lofficielmode-1Alors voilà, L’Officiel, titre « ancien » (90 ans au compteur) des Éditions Jalou est surtout réputé (en tous cas auprès de, euh, moi) pour ses comptes rendus visuels et exhaustifs des défilés et des différentes fashion week, façon mini annuaires illustrés des tendances de la saison. Bref. Aujourd’hui même, L’Officiel se lance à l’assaut d’internet. Ah, déjà?

Bon, il est facile de railler ceux qui prennent le train en route et plutôt en wagon de queue… L’important finalement étant que tout le monde finisse par comprendre l’intérêt du voyage. Seul souci: quand on arrive après tout le monde, il faut espérer secouer les principes bien installés ou l’on n’est jamais que dans la redite. L’Officiel ne bouleversant malheureusement pas les codes du genre, bin, ressemble à beaucoup d’autres sites. De qualité, hein, mais kifkif bourricot.

Un graphisme épuré et vu partout en noir et blanc sévère nous présente une home avec visuels défilants et vignettes carrées, simple, lisible, mmh, plate. Ah, il y a ce truc du thermomètre là à droite, perso, je ne peux pas. Esthétiquement et intellectuellement, c’est une fausse bonne idée pas cohérente avec le reste. Honnêtement, je ne me suis pas lancée à corps perdu dans la lecture du contenu et des différentes rubriques, la mise en ligne date de ce matin. Mais un survol rapide me fait dire que cela semble sympa (la rubrique blog mode de Patrick Cabasset s’égare hors des sentiers battus et ça fait du bien), sans avoir inventé le fil à couper le beurre dans la nuit. On retrouve de la peoplerie comme partout, ça attire le chaland, des rubriques mode, beauté, voyage, art, (cf Vogue, Buybuy, Prestigium et j’en passe). C’est vrai, je suis d’une exigence presque sadique. C’est que j’espère tant voir naitre le mag online du futur, là, sous mes yeux ébahis et extasiés… Idéaliste 2.0. Le véritable plus (+) du site réside dans ses archives: un lien nous entraine de 1921 à nos jours, dans une bibliothèque virtuelle où tous les numéros de L’Officiel ont été scannés. Une mine historique, un jardin de délices modesques, la joie du papier numérisé…

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Le 31 mars 2011

Thrift-ola, le bric-à-brac anglais

Thrift-ola

Une toute nouvelle boutique en ligne vient d’ouvrir, elle est anglaise, s’appelle Thrift-ola et a ceci de particulier qu’on n’y trouve que des objets et accessoires de mode vintage, chinés régulièrement dans des brocantes et vide-greniers de l’autre côté de la Manche. Le site est agréable esthétiquement parlant pour s’y promener, les prix sont les mêmes pratiqués dans les brocantes de rue, et surtout, la sélection est vraiment sympa.

magazines_anglais_vintage

Des magazines 70′s anglais, des services à thé  de papy-mamie dans Eastenders, des barrettes à gros noeud pop (encore dans leur emballage) de 83,

mug_Charles_and_Diana

le mug Diana & Charles début 80′s (clin d’oeil à mon post sur le merchandising Kate & William),

objets_vintage

un sèche-cheveux old school, des cintres rétro pour accrocher sa lingerie fine, il y a vraiment de tout, mais que du girly, du kitsch, du gentiment suranné, certaines d’entre vous qui partagent mes goûts devraient aimer l’idée. Et pour les feignasses qui rechignent à faire des brocantes « parce que ça grouille de monde, c’est chiant », c’est le bon site où trouver des idées déco.

Sur ce, moi j’ai une litière à changer. Tiens d’ailleurs c’est ça que j’aimerais bien pour MadCat, une litière vintage avec des dessins à la con dessus, ça existe pas ça ?!

www.thrift-ola.com

© Thrift-ola

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Le 28 mars 2011

Kate & William

kate and William_souvenirsAu Royaume du Kitsch, je voudrais le prince et sa roturière s’il vous plaît ! Loin de moi l’idée de vous cuisiner un lundi à la sauce Stéphane Bern, mais depuis que j’ai passé commande à mon homme qui va à Londres prochainement, j’attends patiemment qu’il rentre avec tous mes immondes souvenirs Kate & William. Le 29 avril prochain, nous aurons droit au mariage princier de la décennie, et comme tout bon événement de cet ordre-là, un lot de « produits dérivés » ultra kitsch s’en découle.

En bonne fan de merdouilles de mauvais goût, je veux mon mug avec le couple star entouré d’un coeur « so Barbara Cartland ! », mes sachets de thé décalés, le tapis de souris à offrir à ma voisine que je déteste, le dé à couvre pour la boîte à couture que je n’ai pas et, surtout…

shopping bag Kate and WilliamJe veux le shopping bag vu chez Penelope Jolicoeur ! Tout ce merchandising et ce tintamarre autour de ce mariage vous écoeure, vous donne la nausée ? Dans ce cas, je vous offre les sacs à vomi « Royal Wedding Sick » !

Le 30 avril, je prévois une déferlante sur Oncewed.com.

Vous devriez venir à mes tea time à la maison, c’est toujours un grand moment pour les convives… ;-)

Pour le LOL à thème, je vous conseille un détour par le site officiel du mariage parce que ça ressemble à la maison du bonheur, The Frisky où sont répertoriés les 10 souvenirs « Kate & William » les plus affreux, un site qui vend un mug où Kate est associée non pas à William mais à Harry (si je vous avoue que j’aimerais bien le voir dans ma cuisine, je vous rends malade ?) et toujours plus de kitscheries sur la boutique dédiée au mariage.

Les sachets de thé sont en vente ici et les sacs pour vomir chez Lydia Leith.

Je cesse ici mon écoeurante addiction à la monarchie britannique, je sens que je vous perds là… Allez, bonne journée !

© Lydia Leith/Penelope Bagieu

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Le 24 février 2011

Mr (Cool) Porter

porter-homeC’est vrai: on parle assez peu des hommes ici. Enfin de leur garde robe notamment, puisqu’il est absolument implicite dans presque chacun de nos posts que les hommes trustent nos pensées… Enfin bref, on ne peut passer à côté de la sortie du Net-à-Porter au masculin: Mr Porter. Net-à-porter, leader sur le marché de la mode féminine online, on l’aimait à la passion pour la qualité des marques et des modèles proposés (piles « on time », chers mais superbes) et pour ses pages éditorialisées, son magazine, pertinent, véritable valeur ludique et visuelle ajoutée pour nous consommatrices pas tartes pour autant. Comme ils auraient eu tort de bouder la recette qui séduit, Mr Porter s’inspire très largement de son partenaire féminin, poussant les qualités de contenu encore plus loin que son homologue. À mon sens on assiste ici au meilleur exemple de maturité 2.0 d’e-boutique qu’il soit. Qu’est-ce à dire? Que chez Net-à-Porter (et son petit ami), on a bien saisi que vendre sur le web est une expérience particulière (pour laquelle on demande autre chose) et qu’il est ainsi très flatteur de promouvoir sa came par les moyens « subtils » de rédactionnels intelligents et complets. En résumé, je n’achèterai sans doute rien chez Mr Porter mais feuillette avec bonheur les bonnes pages du site, chics, inspirantes et riches. Chapeau bas.

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Le 14 février 2011

Saint quoi ?

je deteste la saint valentinDéjà midi, pas un mot d’amour reçu. On s’était bien dit que la saint Valentin, c’est nul, qu’on laissait ça aux autres et patati et patata. Soit. Mais alors pourquoi j’ai envie d’avoir devant moi une grande boîte de chocolats en forme de coeur comme une héroïne pom-pom girl ? Parce que je suis ravagée par le marketing guimauve, par ce microbe comme dirait Boris Vian. Même Google s’est mis aux couleurs de l’amour aujourd’hui ! En couple ou non, un petit détour par le site de cartes anti-saint Valentin ne fera de mal à personne : Be my anti-Valentine !

cartes_anti saint_valentinEntre l’une qui se plaint de ne pas avoir un sex friend parmi sa horde de potes sur Facebook, l’autre qui se contente d’aimer son chat et moi, et celle qui trouvera la carte de saint Valentin qui n’est est pas vraiment une, il y a de quoi trouver son bonheur.

Et si malgré toute la bonne volonté que vous mettez à devenir cynique aujourd’hui, ce travail reste vain; si vous êtes une meringue rose comme moi, alors ne vous privez pas de revoir Valentine’s Day ce soir (avant d’aller retrouver Ahston au ciné mercredi dans Sex Friends) et de loucher discrètement sur cette bague Maison Martin Margiela, objet de fantasmes « tradi » inavouables (et elle coûte moins chère que la bague Oui de Dior, achetée en solo il y a cinq ans déjà…).

bague_ Maison Martin MargielaJe sais, chez Tati Or il y en a dans le même style pour 50 euros. Ne me gâchez pas mon petit  plaisir bobo, merci.

Bonne saint Valentin !

Bague en métal Maison Martin Margiela, 235 €.

© Meish.org/Colette

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Le 11 février 2011

Stylish bunny (Fifi Lapin X Pimkie)

fifi-pimkie-hAlors, a priori Pimkie: rien. Neutre, sans avis, ne se pose même pas la question, ignore les vitrines, point barre à la ligne et bonsoir chez vous. Et pourtant. Des personnes avisées (et économes) me disent: depuis 2 ans, la marque a beaucoup changé, on y trouve de bons items tombant à pic à pas cher du tout. Il est vrai que le cargo impec en beige, tabac ou kaki à 25 € est à lui seul un argument de poids lourd pour dorénavant, immédiatement, s’arrêter, y aller, embarquer les basiques. Mais patientez encore un peu. Le 28 février (et ce jusqu’au 20 mars) vous profiterez en outre de la collection capsule conçue en association de la british poétique blogueuse Fifi Lapin et ses very stylish bunnies.

carnet-fifiOn salue bien évidemment l’initiative (comme toujours, surpris et ravis que de grosses enseignes regardent du côté de la blogo, qu’il en résulte une collaboration pertinente). Et l’on fond de délice devant tees (de 14 € 99 à 16 € 99), sweat (22 € 99), sac (9 € 99) et carnet (6 € 99) à l’effigie de l’animal de l’année, si bien habillé.

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Le 4 février 2011

Revue de Web n°77 : De la haute mais pas que…

gruauCette semaine c’est un peu salade piémontaise de la revue de web où l’on vous parlera de vêtements, de couture, de cinéma, de chemise blanche, mais pas que. Si vous préférez l’image de l’assiette anglaise, dites-le immédiatement. Ou encore fromage ET dessert, c’est possible, sans aucun supplément. Ou alors si, 1 euro le supplément LOL. Bonne lecture !

Dior, d’abord. Que l’on peut retrouver de manière assez factuelle chez Victimdelamode. Quand on dit factuel, c’est à dire informatif. Il y a bien ici un petit paragraphe introductif sensé donner l’angle et l’avis d’Agathe the blues, qui rédige le post. Dommage qu’elle ne se soit pas concentrée sur son émotion plutôt que sur la description un poil ampoulée des modèles dont on apprend au final pas grand chose. Tandis que la vidéo du show nous révèle les pleins et les déliés du pinceau de Gruau sublimés en 3 dimensions par un Galliano presque assagi, flamboyant et mature. Bref, on peut d’ailleurs lire un extrait conséquent des propos du créateur qui fascine, lui, par sa capacité à exprimer son travail.

C’est Géraldine, comme souvent, qui met parfaitement en perspective son ressenti avec son grand savoir modesque. Et qui regrette de ne pas avoir retrouvé cette imperceptible insolence-gaieté-esprit propre aux silhouettes de René Gruau dans la pose trop arrogante des modèles du défilé. L’époque n’est plus à la revendication agressive d’une féminité bling, on veut de la tendresse bordel. Et se détendre.

Géraldine, toujours, via Facebook, nous a fait découvrir un blog précieux: Clothesonfilm. Précieux, donc, dense presque universitaire mais passionnant, quand on aura le temps… Où un item issu d’un film voire l’ensemble des tenues d’un personnage ou encore l’ensemble de l’œuvre d’un créateur de costumes sont décryptés, analysés, commentés, contextualisés. Brillant. Regarde le genre, ici, avec Cha-Cha, rebelle de Grease: Accompanying this vixen’s sexpot frock she sports Grecian silver t-bar high sandals; blue, lilac and yellow flower in her swept-to-one side hair (removed for main dance number – she wants no restrictions and just lets herself go), vampish red nails to match lips and, significantly, no bag. Cha-Cha is the type of girl who you can’t imagine ever feels the need to check/improve on her appearance; she has a confidence (and “reputation”) way above the Pink Ladies’. Notre conclusion: Cha-Cha serait une sorte de descendante impertinente de la femme Gruau. CQFD.

LOL en série chez Lâm qui nous énumère une belle série de sites « à la con » où rigoler en douce derrière son écran. Culture d’une époque : le Lobloboo, Lol, Blog & Book. « On dégôte un lol, ou plutôt un mono-lol, à savoir un domaine ultra précis et qui tire justement sa saveur d’un assemblage incongru de filtres et critères aboutissant à un gag bancal et monomaniaque. Le genre de truc que l’on trouverait en empilant quelques tours de vannes de manière incrémentale entre potes spirituels en général et bourrés à ce moment précis », on en fait un blog et puis si le succès est au rendez-vous, on finit par se faire éditer. Parmi les sites cités : Tom Selleck dans des paysages tropicaux ou junk food (ovni préféré de Besnob), des rappeurs lookés comme des magiciens, Où est Randy Savageles people painles jolies filles accompagnées de beaufs sur les photos, et The Hoverhand. Enjoy!

Quelques lignes sur la crise de la trentaine vue par une girl next door tel que la blogosphère peut en offrir, NucheNuche arrive à nous mettre KO en un post : des facteurs propices aux symptômes, on est face à nous-mêmes et ça fait un peu mal. Extrait : « Vous vous rendez compte que vous n’êtes pas éternel/le (tout part de ce postulat admis). Au fur et à mesure, vous diminuez la cigarette, puis vous envisagez sérieusement d’arrêter – enfin. Vous évitez aussi de vous mettre une grosse race lorsque vous sortez. Depuis quand n’avez-vous pas mangé un sandwich grec ? Un vrai je veux dire, pas un pita Gyros sur une île des Cyclades… 2006 au moins ! Sans vous en rendre compte, un matin, vous mangez du muesli en vous faisant presser une orange avant d’enfourcher votre vélo pour aller vous inscrire pour le marathon Paris-Vincennes. C’est CA aussi vieillir : devenir sain (on n’a plus le choix). »

Nous, après lecture de ce post, on a foncé au Macdo commander plein de trucs gras qu’on trouve bon pour notre transit, puis on est allées s’encanailler dans un bar de voyous à boire et à fumer, et on a fini par programmer des vacances avec notre mec. Profiter d’être vieille avant de l’être encore plus, c’est ça aussi la trentaine (mais on s’est quand même pris une claque avec ce billet.)