Revue de Web n°93 : Marque attaque
Beaucoup de remue ménage sur les pages Facebook des marques, cette semaine. Des attaques légitimes ou pas, des tribunes publiques nécessaires et inhérentes à l’interweb auxquelles chacun ne sait pas toujours (bien) réagir. Bref le consommateur-web-actif ouvre sa gueule pour le meilleur et pour d’autres raisons impénétrables. En voiture, Simone.
Cas de figure n°1: Velvetine en proie à l’espagnol Mango.
Là, on ne peut que s’écarquiller, éventuellement fustiger, sûrement boycotter. Autant être franches, pour une fois on suit Deedee et on boycotte la marque. Marre de voir ces géants du PAP cheap s’enrichir sur le dos de créatifs qui bossent dur pour garder leur marque en vie. Pourquoi fuir Mango ? Parce que comme on peut le voir en photos chez Deedee, le sac Velvetine copié par Mango est tout aussi hallucinant que le T-shirt Zara qui reprenait une photo de Betty. Ce qui nous fait enrager : qu’au final Velvetine est condamné à payer 6000€ à Mango au motif qu’elle les aurait attaqué abusivement. Pour pousser sa gueulante et rejoindre la plainte collective, rendez-vous sur cette page Facebook.
Cas de figure n°2: rien à voir et pourtant…
Autre bad buzz de la semaine, le navire prend l’eau, Petit Bateau doit affronter une horde de blogueuses féministes en colère contre deux modèles de body pour les tout petits : un rose avec écrit dessus « coquette, jolie, gourmande, douce, têtue » et pour les garçons la version bleue avec son même lot de stéréotypes. Tout ceci, nous apprend Cyroul, n’est peut-être pas la conséquence d’une association de blogueuses choquée mais plutôt le boycott de community managers comblés de pouvoir noyer une marque, et sous-entendu, le CM de Petit Bateau, qui ne s’est pas exprimé sur la page Facebook Petit Bateau, au grand dam des gueulards qui ont montré leur mécontentement en pourrissant le Wall. Mouais. Tout ça pour ça ? Et si on brûlait les CM ? Merde, on touche pas àPetit Bateau !
Cas de figure n° 3 : Coup de gueule isolé
De toute évidence, tout le monde s’est décidé à ouvrir sa gueule devant les injustices liées à la contrefaçon, et quand ce ne sont des pas des guerres grosse enseigne/blogueuse (supposée) plagiée, c’est une voix, une seule, qui s’ouvre et qui suffit à nous faire faire dire « Et maintenant les petits créateurs… Trop, c’est trop ! ». Ainsi l’auteur du blog Une vie de noire remarque une drôle de ressemblance en faisant du E-shopping… »Hier sur une page facebook qui vend des vêtements et accessoires de style africains, je suis tombée sur cette photo. La jupe est vendue à 50 €. Et elle m’a désagréablement rappelé la jupe de la styliste Ituen Basi, soit une jupe de créateur vendue à 150 £. » Allez voir les photos sur son blog, les ressemblances sont plus que frappantes. Comme le note l’auteur, il n’y aucune raison que seuls des Louboutin puissent gagner leur procès pour contrefaçon (contre Yves Saint Laurent et leurs souliers à semelle rouge), les petits créateurs émergents méritent plus d’égard.
Cas de figure n°4 : Quand notre chouchou déçoit
Même Urban Outfitters joue à l’Arsène Lupin du Web et pille un tas de jeunes créateurs sans jamais daigner répondre à leurs accusations. Récemment, c’est Stevie Koerner, une jeune femme de Chicago vendant ses bijoux sur Etsy, qui a découvert une reproduction d’un de ses pendentifs chez Urban Outfitters. Arrêt sur Images nous raconte en détails comment est né ce bad buzz, le moins que l’on puisse dire c’est que l’enseigne prend de bien trop haut ses consommateurs. Attentions les gars, descendez parmi nous deux minutes, vous comprendrez que le public est beaucoup plus rancunier que ce ce que vos conseillers veulent bien vous dire…
Crédit photo: Ozap.
Un jour,
Cette fois, nous nous sommes affrontées, 











Le financement solidaire, vous avez déjà entendu parler ? Non, et bien moi non plus jusqu’à la semaine dernière. Je tiens à faire un post sur MicroWorld parce que l’idée est belle et constructive : 
Alors voilà, L’Officiel, titre « ancien » (90 ans au compteur) des Éditions Jalou est surtout réputé (en tous cas auprès de, euh, moi) pour ses comptes rendus visuels et exhaustifs des défilés et des différentes fashion week, façon mini annuaires illustrés des tendances de la saison. Bref. Aujourd’hui même, 



Au Royaume du Kitsch, je voudrais le prince et sa roturière s’il vous plaît ! Loin de moi l’idée de vous cuisiner un lundi à la sauce Stéphane Bern, mais depuis que j’ai passé commande à mon homme qui va à Londres prochainement, j’attends patiemment qu’il rentre avec tous mes immondes souvenirs Kate & William. Le 29 avril prochain, nous aurons droit au mariage princier de la décennie, et comme tout bon événement de cet ordre-là, un lot de « produits dérivés » ultra kitsch s’en découle.
Je veux le shopping bag vu chez
C’est vrai: on parle assez peu des hommes ici. Enfin de leur garde robe notamment, puisqu’il est absolument implicite dans presque chacun de nos posts que les hommes trustent nos pensées… Enfin bref, on ne peut passer à côté de la sortie du
Déjà midi, pas un mot d’amour reçu. On s’était bien dit que la saint Valentin, c’est nul, qu’on laissait ça aux autres et patati et patata. Soit. Mais alors pourquoi j’ai envie d’avoir devant moi une grande boîte de chocolats en forme de coeur comme une héroïne pom-pom girl ? Parce que je suis ravagée par le marketing guimauve, par ce microbe comme dirait Boris Vian. Même Google s’est mis aux couleurs de l’amour aujourd’hui ! En couple ou non, un petit détour par le site de cartes anti-saint Valentin ne fera de mal à personne :
Entre l’une qui se plaint de ne pas avoir un sex friend parmi sa horde de potes sur Facebook, l’autre qui se contente d’aimer son chat et moi, et celle qui trouvera la carte de saint Valentin qui n’est est pas vraiment une, il y a de quoi trouver son bonheur.
Je sais, chez Tati Or il y en a dans le même style pour 50 euros. Ne me gâchez pas mon petit plaisir bobo, merci.
Alors, a priori
On salue bien évidemment l’initiative (comme toujours, surpris et ravis que de grosses enseignes regardent du côté de la blogo, qu’il en résulte une collaboration pertinente). Et l’on fond de délice devant tees (de 14 € 99 à 16 € 99), sweat (22 € 99), sac (9 € 99) et carnet (6 € 99) à l’effigie de l’animal de l’année, si bien habillé.
Cette semaine c’est un peu salade piémontaise de la revue de web où l’on vous parlera de vêtements, de couture, de cinéma, de chemise blanche, mais pas que. Si vous préférez l’image de l’assiette anglaise, dites-le immédiatement. Ou encore fromage ET dessert, c’est possible, sans aucun supplément. Ou alors si, 1 euro le supplément LOL. Bonne lecture !
Le 7 février 2012 - Dans Body and Soul (#carte cadeau)