Parenthèse enchantée
Il y a trop longtemps déjà, j’ai passé un weekend merveilleux. C’était il y a un mois, sous le soleil exactement et il m’aura fallu ce temps pour me retourner vers ces deux jours sans nostalgie déchirante. Sensible, oui. Surtout lorsque la pluie tombait à verses mais l’on oublie tellement vite et le souvenir radieux d’une piscine immense et de collections (d’art) pointues me remuent ces jours-ci force 10 en pleine canicule et pollution visuelle.


C’était dans les Corbières, en Languedoc Roussillon. Alors oui, tu connais toujours plus ou moins une ville dans ces contrées-là, traversée, on ne sait plus pour quelle raison vacancière, mais la région, son paysage, ses mets, son vin, ses endroits d’abandon méditatif, festif et son musée, presque incongru, une surprise, ça non, moi je n’en avais aucune idée.

Tu aimes bien quand je la fais courte, mais là, je ne vois pas comment.


À peine arrivés, les agapes au soleil débutaient: rosé, grillades et ivresse du vrai premier rayon dans la face. Puis, nous partions à la découverte du Musée d’art régional de Languedoc Roussillon, sis à Sérignan. Sérignan, pour rappel: 7000 habitants. Voiturée par mademoiselle le conservateur, je n’avais pas osé exprimer mes craintes. Un bled? De l’art contemporain? Des artistes locaux? Non mais, qu’est-ce qu’on est con parfois quand on est parisien… La claque.
En fin de compte, nous plongeons au sein d’un musée de 2500 m2, aux collections contemporaines subtiles, aux expos orchestrées avec pertinence et singularité, baignées de la lumière pop des vitraux de Buren. Un endroit hallucinant de questions visuelles et de calme introspectif. L’expo que vous devez aller voir cet été a pour thème « l’amour à la plage » bahou bahou, décalage dans les yeux et la tête, certes, comme on les adore.
Le soleil tapait encore comme un malade mental que nous enchainions sur notre lieu de villégiature parfait. Une résidence « locative », en fait un ensemble de mas de différentes tailles, décorés avec goût, s’organisant autour d’une piscine (de folie), proposant des soins (de folie) dans un agréable spa, en pleine nature ou presque. Il s’agit des Jardins de Saint-Benoit que je recommande à quiconque veut hurler « vacances j’oublie tout » ou s’offrir une escapade délassante (à base de massages et de vin de Corbières).

Atteinte de pique-niquerie aigüe dès les beaux jours (et je ne serais pas la seule au vu de l’engorgement de certains parcs parisiens aux premiers rayons), je rêve souvent d’autres horizons plus élégants, plus gastronomiques, de cadres plus éblouissants et dépaysants que tranche de jambon-chips au coude à coude aux Buttes Chaumont…
C’est la belle initiative que nous propose 





Le 11 mai prochain, mes canaris, aura lieu la prochaine session des InRocKs Lab à la Flêche d’or à Paris. Au menu : les deux finalistes Inrocks Lab du mois d’avril (OWLLE, finaliste du jury et SET&MATCH, finaliste du public) et
Que d’émotions… Tandis que Jennifer vous commentait en direct (sur
Après avoir été repérée par le label Kitsuné et réalisé la première partie de Two Door Cinema Club à L’Olympia,
En marge (blanche) de la Fiac ou d’Art Paris, 

On ne présente plus 
« J’ai toujours dit qu’il fallait transformer les souvenirs en projet« . C’est l’accroche-citation-les mots d’Yves Saint-Laurent qui signent la page
Sauf que. Dès l’entrée de l’exposition, la première boutique de prêt-à-porter du maitre re-mise-en-scène, on se prend en pleine poire une vidéo d’époque expliquant le processus. « Scandaleux, les prix de la haute couture » pour cette femme moderne de 1966. Le bel et jeune Yves se livre, sensible et visionnaire comme d’hab’ et continue, à la question de l’intervieweur: « quel est le futur de la mode? », le sage créateur répond: « le futur ne m’intéresse pas, le présent, oui, seul le présent m’importe« . En gros. Choc. À l’heure où la tectonique des plaques modesques n’en peuvent mais de leurs séismes, où chacun cherche sa postérité, YSL, bin, est tellement juste.
Ah et aussi, on dit que Pilati va, lui aussi, quitter YSL. J’aime Pilati. Au présent. Pour le Manifesto et pour tout le reste. Et ces sandales? Parfaitement maintenant:
Oui, la fashion week s’achève aujourd’hui, elle aura duré dix jours comme me le faisaient remarquer des esprits particulièrement précis du langage. Et la semaine prochaine, alors? Désœuvrés? Vous, vous avez besoin d’un bol d’air des sommets, de glisse poudrée, de dj en feu, d’ivresse de la montagne et de vertige musical, vous êtes à point pour un festival alpin. Vous, vous allez tout droit à Chamonix pour le Black Weekend, qui durera 5 jours comme me le faisaient remarquer des esprits particulièrement précis du langage. (Ce qui est mathématique, n’est-ce pas, si la week=10 jours, le weekend= 5 jours, CQFD). Ski hors piste et pistes sonores: du film, du live, du boire et du manger, du slalom, du déchaussé et de la ligne bleue, euh, du Mont-Blanc, amis de la dame de Haute-Savoie, je vous envie.
Le 3 février 2012 - Dans Marie’s Box (#concours)