Culture

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Le 12 mars 2010

Revue de Web n°55 : A cold and fashion week

fashion-week-portraitsÀ moins d’habiter dans un kolkhoze en Sibérie, vous êtes au fait que c’était la fashion week, ici, Paris, même qu’on a vu Karl et Lindsay Lohan à la télé hier. (Ah, nous aimerions tant disserter des heures sur le cas Lindsay, mais ce n’est malheureusement pas l’objet de cette très sérieuse revue de web). Ainsi, moitié alpine moitié très ailleurs, l’équipe BeSnob retrace cette semaine mode, au travers des meilleurs blogs sur le sujet. Constatation générale: il faisait rudement froid.

Bon, si vous n’allez pas prendre la température (au dessous du zéro) chez l’incontournable et majestueuse Géraldine de Café Mode, vous n’avez rien compris à la blogo. (Ou vous habitez un kolkhoze en Sibérie # comique de répétition). Efficace, rapide, sensée et bonne plume, il ne faut guère en rajouter, merci pour elle, on l’adore pour tout ça.

Sinon.

Euh, n’y aurait-il que des incontournables? Alors déjà, faut être invité. Ensuite il faut pouvoir réagir à l’instant, ensuite c’est mieux de ne pas être ni crétin ni prétentieux. Ah, tu as vu, ça limite grave.

Bah, Garance. Doré. La blogueuse la plus bankable, la plus internationalement connue et tout cela est sans doute bien mérité lorsque l’on parcourt son billet sur le jour n°2 de la terrible et belle semaine. On aime le point par point, minute par minute, plutôt drôle, de la vie d’une blogueuse « presque » normale dans un « presque » normal univers de la mode et des « presque » normaux people. Un bémol, pourtant: euh, il va falloir arrêter le mode je suis épuisée pour tout faire. Pas toujours « presque » super élégant.

Autre registre, à la thématique originale qui nous plait: Nardjisse de Mots de Mode, nous sert une sorte d’abécédaire visuel autour du rouge (sa marotte et sa marque) résumé de la fashion week parisienne. Passage en revue très personnel, n’est-ce pas l’essence même du blog qui s’exprime, ici? Oui, tu vois bien l’intérêt majeur d’extirper un angle de vue (même de biais) sur les tombereaux d’images que nous nous ramassons partout (souci de digestion). Bravo, Nardjisse, pour cette autre red lunette.

Toujours sur L’Express Mode, on a adoré le coup de crayon d’Isabelle, du blog Accro de la Mode. La belle a été invitée pour notre plus grand plaisir à illustrer la FW avec son oeil de styliste et son talent indéniable. Ca donne notamment un dessin des acheteurs, ces « figures anonymes dans la rue mais qui, une fois le seuil des salles de défilés franchis, deviennent des V.I.P. qu’un directeur commercial  fiévreux accueille en grande pompe. » A voir et à lire également : les mannequins, les rédactrices de mode et les streetstylers (où l’on y reconnaît Miss Glitzy, Garance et son mec, dessiné de dos et au premier plan pour, l’on suppose, ne pas révéler sa taille minipouce – sympa Isa ; nous, moins, c’est vrai).

Un des débats de cette semaine : le défilé Isabel Marant. La créatrice nous a toutes surprises, plus ou moins agréablement. Cette fois, Isabel a joué à fond la carte du 50’s girly, du rockab’ et du glitter diurne. Nous, on veut de suite le slim retroussé rouge, Olivia Newton-John a toujours été notre reine, y a plus qu’à arrêter de manger jusqu’à l’année prochaine. Et vous, vous en dites quoi de cette collection « grand virage » ? Sarah, du blog La Mode de Sarah, est mitigée : « D’abord j’ai adoré tout ce qui est lamé, le jeans porté avec des paillettes, tous les tons de gris, le cuir, la fourrure rayée… Par contre, hum, il y a aussi quelques trucs bizarres, non ? Cet imprimé dans les noir-orange, mélangé à du cuir en plus, je suis pas fan. Et le total look sixties, les chaussures pointues, le pantacourt blanc… mouais. » Ce qui nous inquiète, c’est qu’on se range aussi de son avis pour quelques pièces… Suivez notre regard : la robe one shoulder + ceinturée + en lamé + à franges = SAUVE QUI PEUT !!!

Pour finir cette Fashion Week en traditionnel mode LDP, on garde le meilleur et le pire : les modeuses (et modeux) présentes. Avoir un carton n’est pas toujours synonyme de bon goût, la preuve sur Dressing en Ligne. Le blog se voulait streetstyler de la hype en nous livrant ses clichés, on leur conseille de bosser plus dur la prochaine fois… Le sac clouté 2009, non merci. Le sabot sur un slim de Posh, gardez-le. La veste d’officier en cuir sur un sosie de Thomas, le coiffeur chantant de la Nouvelle Star l’an dernier, heuuu : WTF ?!! Heureusement, FaceHunter est là (et sur Vogue Italie).

Crédit photos: Momb & Perena et leur didactique et fabuleuse série de portraits de la fashion week.

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Le 26 février 2010

Revue de Web n°54 : Rykiel, pipe, etc…

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Quoi d’intéressant cette semaine ? Ça cause de quoi sur les blogs, dans les chaumières ? De mode, de pipe, de twitter, la vie quoi. Après la lingerie, place aux robes et aux rayures Rykiel chez H&M : bilan mitigé. H&M créateur, on connaît la chanson maintenant. Dans la blogosphère, on revient aussi sur la campagne qui fait scandale, celle où le sexe et la dépendance à la nicotine se confondent, celle dont le buzz met surtout en exergue un nom, celui d’Yvan Attal…  Pour en savoir plus sur toutes ces petites histoires qui ne changeront rien à notre quotidien, installez-vous confortablement, allumez-vous une petite blonde et en avant la revue de web hebdo !

C’est décidé, Anne de Chic & Geek est notre intrépide warrior des événements créateurs chez H&M. Souvenez-vous, on avait déjà apprécié sa politique néo-chevaleresque qui consistait à exploiter l’homme afin de Jimmy Choo tâter… Bon, force est de constater qu’elle sait commander, hein et le fiancé est quand même très discipliné. Troupe d’élite. Cette fois, à deux, ils se sont fadés la foule, façon plan d’attaque militaire, grosse cavalerie et préparation stratégique. Oui, oui, Anne s’est fait une liste illustrée des objets à acquérir, on se croirait à Fort Alamo avec Davy Crockett qui passerait en revue les quelques vivres restants aux assiégés. Rien ne m’avait préparée à une telle violence, commente-t-elle sur les lieux de la bataille. Mmmh, c’est dur, la guerre, surtout quand on part la fleur au fusil… Dans le fond, certaines victoires ont toujours un goût de regret.

Mademoiselle Quincampoix, elle aussi, est partie au front, mais à une heure raisonnable, pas au son du clairon. Mêmes scènes de dévastations et de femmes qui luttent pour leur survie. Des rayures multicolores gisant sur le sol que des furies s’arrachent ! L’ascenseur s’ouvre…REASSORT !, moment culminant digne des 12 Salopards, il va falloir faire vite, les gars, de toutes façons, il y aura de la viande froide.  Melle Quincampoix n’aime pas tellement la collection, pas la peine de lutter. Ah, juste, parce que nous sommes pointilleuses (et un peu chiantes, quand on s’y met):  les coutures apparentes c’est la marque de fabrique de Sonia Rykiel depuis, euh, 1974. Après on aime ou on n’aime pas, mais difficile de s’attendre à autre chose puisque les accrocs venaient juste pour ça (les coutures apparentes) chez H&M.

Alors là, chez Les Keupines, Gwen nous offre un récit de campagne, sans photo ni trompette mais super poilant. Surtout au départ, quand on suit, extatique, le récit de ses déboires et blessures de guerre (mais avant combat c’est plus challenging). Comment vous dire? Gwen est une héroïne au delà de la bravitude, peut-être une masochiste, qui sait: A Vancouver, à l’épreuve libre court du patinage artistique j’aurais pu écoper d’un « five point seven », là je me suis juste mangée une double entorse genou / cheville !!! Me revoilà donc au matin du 20 février, 07h du mat’, avec trois chevilles et trois genoux, un réveil matin qui sonne, une douleur olympique, un message de Dds qui passe son tour et ma copine qui me téléphone, « ça y est, j’y suis, il y a déjà du monde, arrive quand tu peux… » Ouais, quand je peux… (…) Je ne vous parle même pas du regard désapprobateur de mon tendre me voyant partir « Tu vas aux urgences là? » – Non, non, j’ai juste une course à faire avant… On vous laisse lire la suite, c’est épique, une fille.

On aime d’amour un body de Johnny Blue Eyes. C’est qui, c’est quoi ? Johnny est un styliste performeur anglais et c’est La Méchante qui nous invite à la fête avec des photos de son expo lors de la Fashion Week de Londres. Lisez, regardez les images etc. MAIS SURTOUT, focus sur le T-shirt/body rose customisé d’étoiles, de cœurs et de fleurs, orné d’épaulettes à plumes délirantes, avec pour message : « I am the only gay in the village ». Qui est fan de la série Little Britain saura tout de suite de quoi on parle. Pour les ignorants, tant pis pour vous !

Fumer tue. Faire une fellation à un homme aussi. Voici la grande idée sous-entendue par la dernière campagne de la DNF. Défense des Non-Fumeurs, leur seule existence nous irritait parfois, maintenant on les déteste. Campagne anti-choc qui fait jaser dans les chaumières et au PMU, mais campagne ratée, qui a été suspendue hier après pléthore de plaintes. Si la campagne d’affichage est un échec, le spot publicitaire est quant à lui réussi. Vous noterez par ailleurs qu’en le découvrant, un détail nous saute aux yeux : la signature du réalisateur. « Y. Attal ». Oui, le mec de Charlotte. A la fin de ce coup de buzz monstre, on est en droit de se poser la même question que Zette & the City : Et si nous autres, internautes, sommes amenés de plus nen plus souvent à douter sur le but d’un buzz, n’est-ce pas parce qu’Internet nous y conduit ?

Mardi dernier, Paris a tweeté. 427 inscrits pour la soirée Paris Twitte-t-il, bon nombre d’entre eux réunis à la Java pour mettre une gueule sur leurs twitteriens préférés. Ça rappelle les premiers Paris Blogue-t-il, sauf qu’on n’y était pas cette fois. Mais Your Teube si. Et Eowenn aussi. Nous, on ne les connait pas, mais ce sont les seuls blogueurs qui nous on donné un bon petit récap’ de la soirée. Zéro regret. Soirée sans doute très sympa mais après le côté « je découvre mes amis virtuels », bof, on s’en lasse. Pas vous ? On doit virer vieilles connes. Ou alors on en a juste rien à f… de savoir à quoi ressemble le connard qui nous fait rire chaque jour avec des tweets assassins.

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Le 19 février 2010

Revue de Web n°53 : McQueen is Dead

mcqueenLee Alexander McQueen est mort jeudi 11 février, laissant le monde de la mode sous le choc. Chacun tente de rendre hommage à sa façon, érudite ou néophyte, à l’irrévérence punk et géniale du grand créateur anglais… Curieusement, les réactions furent légion sur FaceBook et Twitter le jour du drame mais laissent place à une blogosphère que l’on souhaitait bras tendu et l’arme à l’œil et que l’on découvre sage, sobre, presque factuelle voire absente sur le sujet… (On passera sous silence les charognards qui n’ont eu de cesse de se vautrer dans les détails morbides de l’affaire). À croire que seuls des blogs collectifs ou journalistiques se sont risqués à l’hommage.

On passera tout d’abord par la case PureTrend, pour plusieurs raisons: 1/ Une bio simple et efficace y retrace le parcours du Bad Boy le plus fantasque de sa génération, 2/ un papier de Paquita Paquin qui commence par cette belle tirade: « Quand d’autres rabâchent toujours le même discours, Alexander McQueen n’avait pas encore fini sa phrase » mérite le détour, et enfin 3/ on y trouve une évocation de McQueen illustrée par une des deux moitiés des BeSnobettes, This is not a Love Song.

Pour Darkplanneur, Eddy Ambimbi nous égrène le chemin de l’insolent Alexander. Mais tout le monde a les mêmes sources et le défilé biographique ressemble chez la plupart à la même dépêche AFP, à peine améliorée. C’est bien cette admiration et ce ton cérémonieux et respectueux, mais enfin, on parle d’Alexander McQueen, là, on voudrait un peu de rock n’ roll. Ok, le titre fait référence à un grand morceau des Sex Pistols, c’est un début. Timide, quoi. Ah, on parle de Lady Gaga et de Björk, ça va démarrer? Ça va devenir lyrique, grand, musical? Non. Bon.

Rien de bien rock’n'roll non plus chez Geek & Destroy et GennyBeauté. Sans intérêt si ce n’est pour revoir quelques créations de McQueen, notamment sa version d’Alice de Lewis Carroll (en vitrine du Printemps), ses amitiés avec SJP et Naomi, ses chaussures si singulières et particulièrement cauchemardesques pour les mannequins, déjà coiffées de cornes

On s’épargnera également de vérifier la conséquence logique d’un tel décès, ou alors en coup de vent sur E24 : les fashionistas se ruent dans les magasins pour du McQueen. Les clients veulent « acheter quelque chose de lui, n’importe quoi, pour garder un souvenir, mais aussi comme un véritable hommage à son art », souligne Anne Pitcher, directrice des achats chez Selfridges. Out of stock everywhere.

Décès par pendaison. Dans son dressing. Une précision que n’ajoutera pas Mode Opératoire à l’hommage rendu au créateur sur son blog. Dans les commentaires, certaines s’offensent « du choix des mots et de la ponctuation qui mettent bien en exergue le côté macabre du décès et qui insistent peu sur le génie de l’artiste. C’est dommage, on dirait qu’il n’est question que de faire du « sensationnel ». On vous laisse juger des 6 lignes soi-disant déplacées de l’auteure… Le mieux est de se taire, et de regarder ensemble le défilé associé au billet.

Ou d’aller lire L’extravagance légendaire d’Alexander McQueen en 10 Commandements. Sur Ykone.

Antigone Schilling (plume acérée bien connue des services de la mode et du journalisme associé), sur L’Anti Blogue, elle, sait nourrir de chair et de sensibilité et de fougue le déroulé d’une vie qu’on a failli croire plate en le lisant ailleurs. Elle (Antigone) a certes l’avantage d’être tellement en place (et depuis un petit moment) qu’elle a assisté à tous les shows du maitre McQueen et l’a côtoyé. Ce qui n’est pas donné à tout le monde, c’est sûr, mais l’auteure ne la ramène pas (trop) et sait s’effacer derrière l’hommage. Life must go on…

…And Show must go on.

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Le 12 février 2010

Revue de web n°52 : rester Envy ?

Les Dupond/t à la soirée Envy

Les Dupond/t à la soirée Envy

Envy? Oui, Envy. Le nouveau magazine hebdo (from Marie-Claire) mêlant kif-kif people et mode est enfin en kiosques depuis hier. Mais a aussi son site, puisque bien implanté sur l’internet mondial français. D’ailleurs, c’est cette volonté d’accompagner son temps (en mode 2.0) qui nous fit la grâce d’être invitées entre blogueuses/blogueurs à la soirée de lancement et de recevoir en outre le n°1 en avant première (avant la presse tradi, c’est dire). Comment ne pas remercier Montana & Co (et tout particulièrement Olivia) pour cette nuit inoubliable? (C’est qu’ils risquent de regretter maintenant, avec cette revue de web dédiée à la sortie du nouveau titre et sa détonation dans la blogo).

« La couv’ est un peu grossière avec ses grosses polices, ses encarts contrastants et ses couleurs criardes. La cible n’est-elle pas la jeune femme urbaine CSP+ ? Parce que Mme Michu peut-être qu’elle va aimer, elle, mais la parisienne moderne, ça reste à voir. » Déception sur le blog Enjoy Trends. Trop people, trop cheap, rien de neuf, quel intérêt d’avoir Envy ? Et bien peut-être comme le reconnaît l’auteur du même blog, le courage de sortir un hebdo en ces temps sinistrés : « Moi je dis « chapeau » au groupe Marie-Claire de se lancer dans une telle aventure car le marché des magazines féminins est quelque peu blindé. Quand on sait que les classiques (ELLE, Marie-Claire, Cosmopolitan, Glamour, Biba & Co) se livrent déjà une belle compétition et que surtout depuis un an, on a eu tour à tour le retour de 20 ans, la sortie de Grazia… » Tout est dit, le parallèle avec Grazia, Envy n’a pas fini de l’entendre. Mais ils ont au moins le mérite de tenter leur chance. Et puis on les aime bien nous, les gens d’Envy, alors on souhaite longue vie à leur bébé !

« Envy est une pâle copie de Grazia, pour ne pas dire une exacte copie. On peut se passer d’Envy. » Mry n’aime pas l’hebdo Envy. Et le dit par vodcast. On est d’accord avec le Sieur, le mag du groupe Marie Claire aurait dû se positionner sur une niche plus hype, plus branchouille, et faire évoluer le duo mode & people, sortir des sentiers battus et ne pas se contenter d’une maquette facile et de charte éditoriale frileuse. Mry sévère, mais juste.

Si les comparaisons Envy/Grazia ne vous ont pas encore dégoûtées, et avant d’acheter un exemplaire du magazine, vous pouvez déjà vous faire une petite petite idée avec les pages scannées du premier numéro sur le blog de Violette. Comme elle, on était bien contente de le feuilleter en avant-première et de découvrir l’équipe avant la presse. Comme elle, on applaudit l’initiative prise par le groupe, somme toute facile et quasi-logique, de le vendre 0,90 € pour le lancement. Comme elle, on se délecte des commentaires qui suivent sa note. Et comme elle, on explorera Envy plus tard, aux WC ou dans la salle d’attente du médecin.

Chez Deedee, le parti pris est clairement annoncé: c’est à dire qu’elle ne prend pas parti, justement. Travaillant pour le groupe Marie-Claire, DD préfère s’en remettre à la tribune publique des commentaires à qui elle jette en pâture Envy. Après plusieurs constats de maquette mochasse, enfin, proche de Closer et des analyses aboutissant encore et toujours à la comparaison avec Grazia, ça se met un peu à castagner. Guerre intestine ou fantasmée entre des agents infiltrés supposés être à la solde de Grazia VS rédactrice de chez Envy, on ne peut rien vérifier, mais on se marre bien. En conclusion: »heureusement qu’il y a la blogosphère pour nous dire qu’un NX magazine est sorti », oui, nous pensons que c’était un peu l’effet escompté après la folle soirée.

Azzed partage l’avis général de la blogo, à savoir la comparaison Grazienne, au moins nous a-t-elle évité le très redondant titre « Envie d’avoir Envy » (ou l’inverse) que presque tous les champions du jeu de mot webesque ont adopté pour leur billet. Ah et autre nuance de taille, Azzed est la seule à citer l’horoscope du magazine, « (qui fout les boules)« . Exemple: « Évitez de fréquenter des enfants, vous risqueriez d’attraper (…) la varicelle ». Bah, nous on se dit que c’est peut-être du 14ème degré, mais il est vrai que nous sommes des habituées des bas-fonds de l’humour, donc rien n’est sûr.  Le décryptage à la Azzed’s style nous apprend aussi que le petit pois se porte vert, ce printemps. Et ça on comprend.

La Blonde et Ses Chroniques ne se mouille pas trop trop, enfin, disons surtout que dans l’ensemble elle aime Envy et verra à l’usage si elle y reste fidèle. Grâce à elle sont soulevés deux points auxquels nous adhérons: 1/C’est vrai que l’équipe de rédaction est très dynamique et sympathique (on le sait, on a frayé avec eux à la soirée). Tellement sympa d’ailleurs, qu’on s’était imaginé, mmh, plus, autre chose, un ailleurs, un autre magazine. Ou c’est un délire post-champagne. 2/La mode chez Envy est accessible (en terme de prix). Les détracteurs diront que ça manque de rêve, les pragmatiques diront que c’est la vraie vie.

À suivre de près.

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Le 5 février 2010

Revue de web n°51 : Tutti frutti

revue_de_web_besnobUne fois n’est pas coutume, la revue de Web n’a pas de thème défini aujourd’hui, l’une est à Paris et l’autre à Istanbul pour la Fashion Week, le couple séparé et c’est l’anarchie, le désordre, le bordel disons-le ! Au programme pour cette rubrique hebdo : Baptiste Viry chouchou des snobettes, les blogueuses modasses pour André, l’humour des UMPistes chez le taxidermiste. L’actu et la mode vue par les blogueurs, c’est tout de suite !

Si vous adoriez les nœuds pap’ d’Alexis Mabille, vous allez vite le trouver has-been en découvrant les nœuds à bretelles de Baptiste Viry. C’est chez La Souris Teigneuse qu’on s’extasie devant les accessoires décalés ultra chic de ce créateur sur qui il faudra compter en 2010. Egalement des ceintures d’officier, des sautoirs à porter sur seins nus à Formentera avec le futur ex de Jade et un béret de marin à tomber. La Souris, doit-on te remercier de nous mettre un pied en été et le compte à la Banque de France ?

Big up aux 6 blogueuses mode dont André a décidé de confier le design de paires de chaussures pour l’été ! A l’image de Sea of Shoes pour Urban Outfitters, les blogs de Miss Glitzy, Coline, Sushi Pedro, Violette, Walinette et Balibulle sont désormais les créatrices attitrées de la ligne Quand les blogueuses s’en mêlent pour André. Le point fort de cettte association, c’est que les blogueuses choisies parlent à tout le monde, à la parisienne comme à la provinciale, à la fashionista comme à Mademoiselle Tout le monde. Pour notre part, ce sont les derbies de Miss Glitzy qui nous ont le plus séduites, ainsi que les ballerines-mocassins de Mimnor (Sushi Pedro). Bémol pour les sandales de Walinette, qu’on trouve un peu trop lourdes, pour ne pas cheap. Mais dans l’ensemble, on aime et on en reparlera prochainement.

On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, dit-on. Encore faut-il être doué d’une certaine intelligence du rire,  d’un esprit vif capable de sortir les mots, bons ou médiocres, au bon moment. C’est ce qu’on se dit après avoir eu vent de « l’affaire » du drapeau de Dominique de Villepin. Rappel des faits : hier, l’équipe d’Action Dicrète de Canal + décide de provoquer gentiment les membres de l’UMP en accrochant un portrait de l’ancien Premier Ministre au siège de l’UMP. Un acte qui aurait pu donner lieu qu’à d’attendus et modestes rires jaunes si le drapeau n’avait pas été arraché et utillisé comme paillasson par les membres du parti. L’UMP finit de foutre en l’air le peu de bonne réputation qu’il lui restait grâce à un dénommé Mathieu Barbot, qui a eu la mauvaise idée de diffuser des photos du drapeau piétiné via son compte Twitter. Tout est médiocre dans cette histoire, comme la relate si bien Diego-San. Mais que faisait Nadine ?!

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Le 29 janvier 2010

Revue de Web n°50 : Who’s Next

logo WSN_10-blackA moins d’avoir fait une rehab dans un bunker suisse sans moyen de communiquer avec l’extérieur, la présence des salons Who’s Next & Première Classe à la Porte de Versailles ne vous aura pas échappé. D’autant plus que cette année, Sony y avait installé un espace avec Vaio à disposition des blogueurs. Chaque année, ce rendez-vous des professionnels de la mode est l’occasion de découvrir les prochaines collections mais surtout les jeunes créateurs et labels émergents. Le salon a fermé ses portes mardi soir mais pas de panique, on vous dit tout de ce qu’il ne fallait pas rater sur le salon à travers six blogs de modeuses. Le meilleur de cette cuvée Who’s Next 2010, c’est maintenant !

Commençons avec Mademoiselle Quincampoix, à qui l’on doit – avec Jay et Marie-Hélène – les meilleurs posts publiés en temps réel. Il faut dire qu’elle et ses comparses avaient pour mission de faire vivre Who’s Next sur la blogosphère via des posts quotidiens accompagnés de visuels. Mademoiselle Quincampoix étant sur place chaque jour pendant le salon, on peut en prendre plein les mirettes. Ca commence avec le coup d’E.T.A.T. et les graffeurs qui envahissent le salon pour ensuite voir un défilé de créations et de noms à retenir d’urgence : Killygrind, Broken Fab (la blogosphère est unanime), Ellen Truijen, Neurotica, Chic Alors !, Alix de Moussac, Rabbit on the Run (là aussi, blogosphère mode unanime pour ces imprimés maya) etc. On se pâme également devant la collection AH prochaine Petit Bateau, qui réintègre son logo old school à ses vêtements et sacs, du pur chic français vous allez adorer. Bref, pour la faire courte, allez directement sur le blog de Mademoiselle Quincampoix, et régalez-vous de tous ses posts récemment publiés. On a nous-mêmes fait le salon et on vous confirme que le choix de la miss est top !

C’est logiquement qu’on va ensuite  faire un saut chez Jay alias Oversize me. C’est avec grand plaisir que l’on se trouve un premier coup de coeur commun, pour Warmi, une marque franco-colombienne où la robe-T-shirt en maille se couvre d’oiseaux de paradis et où les épaulettes et cols sont irrésistibles. On reste dans la maille avec la créatrice Stella Pardo dont on adore le col claudine qui devient accessoire-bijou et Eternal Child qui nous réveille avec ses pulls XXL aux imprimés et volumes funky. Ne sautez pas sa note sur la marque suisse Broken Fab, dont les bijoux en perles au look electro-Bogdanov feront sensation très vite en magasin, à n’en pas douter.

Parce qu’il faut toujours une râleuse pour harmoniser toute cette euphorie ambiante sur le salon, dites hello à Angie ! Mode 1, Angie, nez de luxe : « Cette édition était placée sous le signe du bleu/blanc/rouge – comme le sac distribué, mais qui puait « l’essence » ou je sais pas quoi mais surtout trop petit à mon goût… ». Mode 2, Angie, décoratrice d’intérieur : « D’ailleurs, j’ai trouvé la déco du salon « bof bof », d’habitude je suis « émerveillée » mais cette fois-ci même les hôtesses n’avaient pas de tenue original, juste une blouse blanche..Et pourtant en septembre dernier, elles avaient le look ! ». Enfin, Mode 3, Angie et cette bande de créateurs frileux : « Je n’ai rien vu d’extraordinaire, pas eu non plus de coup de coeur en particulier. Je trouve que les marques prennent de moins en moins de risques, on retrouve toujours la même chose, du « déjà vu »… des marinières, des clous encore des clous.. – et pour celles qui n’aiment ni les marinières ni les clous, elles s’habillent comment ? » Même si on n’est pas d’accord sur tout, tu nous as bien fait rire, et puis tu sauves ta peau avec ces adorables sacs cartables Miniseri.

Parenthèse technique: les fameux sacs puant ont été sérigraphiés (sûrement dans la nuit précédant l’ouverture, on sait un peu comment ça se passe la charette des salons) et cette odeur préngante aussi bien que toxique n’est autre que du solvant, très présent dans les encres de sérigraphie. Voilà.  Ceci (la puanteur) n’a bien entendu pas échappé à l’œil frais et chatoyant de La Malveillante. On l’avait découverte lors de son arrivée à Paris, ça y est elle est devenue une blogueuse mode et influente. Évidemment on n’apprend pas grand chose sur le salon lui-même, (quoique, les explications du défilé nous ont laissées baba) tant le show tourne autour de la personnalité irradiante de Vaness la Bomba. Même si la recette malheureusement se fatigue un tantinet, on adore ses jeux de langage et son culot hilarants. Et on vous incite à lire d’autres posts, rien que pour la traduction en Anglais, riche en citations…

Keflione n’a rien d’un modeux prescripteur arpentant les allées tel le chasseur en Sologne. Non, lui son truc c’est plutôt le street art, mais comme cette saison au Who’s Next le street art était à la mode, le voilà parti dans l’univers impitoyable « des hôtesses, des gens beaux et sûr d’eux, des commerciaux, des italiens qui vendent des bottes, du Champagne et une déco digne de la crise ». Ah bah oui, lui aussi a trouvé ça un peu cheap. Mais a découvert notre beloved Tatty Devine, tout n’est pas perdu.

Les deux pieds sur la Lune de son côté, a détesté. Hum, faut dire que spécialisée dans l’enfant, elle s’est un poil plantée de salon (et sait en rire). Mais ce n’est pas tout à fait de sa faute, puisque espace « Chield » (comme dit La Malveillante) il y avait tout de même. Sont-ce les marques qui se seraient plantées, dès lors, confondant le Who’s Next et Playtime? Bah, à moitié, puisque plusieurs marques de prêt-à-porter adulte ont changé de camps et habillent depuis maintenant tout de suite les enfants. À l’instar de Sylvia Rielle (dont on avait adoré les perfectos de couleurs et les robes de cuir) créant By Sissi (collection dédiée aux filles de 10 à 16 ans), mais on en reparlera.

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Le 22 janvier 2010

Revue de web n°49 : La décadanse

gainsbourg-revueL’homme à la tête de chou, dont on garde au corps écriture couperet et « Mélody » somptueuse, spleen rythmé aux rejets de phrases volutes, occupe le devant de la scène blogueuse, cette semaine. Actualité ciné oblige. Bien entendu, BeSnob aurait pu se contenter de caresser du bout des doigts les nombreux hommages-prétextes à des séries mode exhalant qui du style Gainsbarre/Zizi/Denim qui du swinging London Birkinien, on en passe. On vous laisse faire, il en fleurit partout. Au fil de l’enquête, et partant d’ »Une vie héroïque »on s’est décidé pour des blogs qui parlent surtout de Gainsbourg, Serge.

Ça commence scolairement, avec listes des acteurs et description technique. Puis vient le vrai avis, le parti pris d’un mec (ClashDoherty) qui a plutôt aimé le film, voire adoré, mais sait le déconseiller à certains: Gainsbourg (Vie Héroïque) est fait pour les fans et les néophytes, pas pour les détracteurs. Pour résumer: un film recommandé aux fans mais que ceux qui détestent Gainsbourg détesteront. Paradoxal, est-ce à dire que Johan Sfar ne peut convaincre, tandis que le Cinéma d’Olivier est tout convaincu? Ou que Johan Sfar aurait tellement bien épousé la cause qu’il ne prêche qu’aux croyants? On est sensible ici à l’esprit passionné mais pas prosélyte, toujours estimable. Va en paix.

Justement au rayon « je ne connais de Gainsbourg et a priori qu’un billet de 500 balles parti en fumée et I want to fuck You Whitney« , Suz chez Niocsamba, avoue tout et nous propose une critique plutôt placée sous l’angle fan de Sfar. À qui elle reproche un ego tellement développé qu’il superpose à l’excès sa personnalité et celle de Gainsbourg. On a échappé de peu à Dyonisos les gars. Ok, elle s’apesantit trop sur le parallèle des origines françaises et juives, euh, limite cliché limite. Mais, bingo, la blogueuse est séduite par S.G. que le film lui a permis de mieux découvrir et miracle, Aleluia, Mazeltov, merci Johan, à aimer sa musique. Une convertie à notre église de l’esprit sensible, du faussement cynique, du vrai pudique et du tout LIBRE. Oui, quand on vous dit que Gainsbourg est pour nous divin… ( Notons: l’habile chorégraphie de Laetitia pour ne pas montrer ses seins tout en étant à poil. Quand on sait que la plupart des mâles environnants misent tout sur ces scènes, mieux vaut passer l’info sous silence si on ne veut assister à la grande messe en célibataire).

Des types vraiment pas adeptes, il en existe, bien-sûr. Souvent par méconnaissance, parce que trop jeunes pour n’avoir d’autre souvenir de Gainsbourg qu’un Gainsbarre blessé, blessant, plus seul maître à bord de son bateau ivre. Ignorant que depuis lui, la chanson française cherche encore. Que de sa capacité à créer des mélodies faciles peut-être, mais aussi efficaces, touchantes, frappantes, politiques qui traversent les décennies sans jamais lasser, nombreux ne se relèveront pas et se trouveront le Beck dans l’eau).

Et puis il y a les raffinés. Les érudits. Les renseignés et d’une certaine manière qui leur est propre (bien qu’aux relents pestilentiels et réactionnaires), les talentueux détestants. Le Chouans des Villes fait partie de ceux-là, qui semblent dénoncer ce qui paraît finalement être leur fond de commerce. L’élégance de clochard céleste= vulgaire, la provocation= artificielle, l’ afféterie= coquette, la posture dandy= imposture, l’art= une pose. S’il décrit à la perfection l’apparence de Gainsbourg, c’est pour mieux la trainer dans la boue à grand renfort de citations, des tombereaux de citations, des citations à qui mieux mieux, qui ont pour effet de créer autour de la critique ce même nuage de poudre de perlimpinpin (magie gadget) reproché à Gainsbourg. Le serpent de l’Eden se mordant la queue… (Et pas dans le sens vivant où l’entendait l’érotique Gainsbourg).

Et vous, comment percevez-vous Serge Gainsbourg ?
« Un anarchiste de salon, un artiste qui n’a pas la sincérité de Brassens », dixit un sexagénaire aux avis sévèrement tranchés.
Un mec libre à qui l’on reprochait « d’être lui-même, malgré la médiatisation et les critiques. Un personnage provoc’, qu’il assumait parfaitement », répond cet étudiant d’un ton assuré.
« Un gars charmant qui aurait dû arrêter la Gitane » et qui, ajoute joliment ce promeneur, « avait un talent dans la tête. »
Sur le blog Chanson Française, on accède enfin à un sujet sur Gainsbourg anglé autrement que sur le déjà indigeste duel biopic/mimétisme… Les langues de bourge se délient, le micro-trottoir avec les voisins et habitués de la rue de Verneuil, c’est ici. (Le nouvel ennemi public n°1 du Fanclub Officiel de Serge le voisin de tous les Français est dans la vidéo, sauras-tu le reconnaître et lui éviter les mêmes ennuis qu’au Dr Delajoux ?

Une énième critique du film ? On déconne. Ne pas contrarier le lecteur le jour du Colin au fenouil. En revanche, un bref retour sur l’une des facettes de Gainsbourg qui a le plus fait couler d’encre : l’obsédé textuel. « Souvenez-vous, l’amour physique est sans issue, avait écrit Gainsbourg. Par dérision, par provocation, il ne l’en a pas moins décliné sur tous les tons. Et ne s’est jamais privé, bien au contraire, de chanter l’érotisme, la sensualité et autres fantasmes lubriques.» Coney Island Baby, dis-nous tout : Quelles sont les chansons au verbe audacieux et aux rythmes insolents sur lesquelles tu aimes oublier le temps qui passe, et pour quelles raisons ?… Des salopes des brunes des blondes sur No Comment, l’inversion sexuelle (c’est tout de même plus chantant nommé ainsi) avec Je t’aime… moi non plusLove on the beat, la délicieuse France Gall et ses sucettes, La Décadanse et enfin, Mickey Maousse qui découvre les joies du plaisir solitaire. Ouf, la liste se termine, nous avons frôlé la catastrophe ! (si vous en voulez encore, monsieur a encore d’autres chansons dites « cul » sur le feu, enfin sous la main. On s’est comprises.

« Je n’ai pas aimé, j’ai adoré ! » Bénédicte de Publikart n’est pas de celles qui ont Conté amèrement petits trous et pleuré pièces d’euros pendant la projection. Le film fantasmé depuis des semaines l’a tellement envoûtée qu’elle le proclame « véritable chef-d’œuvre. Je pense même qu’il va devenir un film-culte. » A ce point-là ? Ah, on nous dit dans l’oreillette de lire le paragraphe suivant : « Mais il est vrai que je suis fan de Gainsbourg. Si on n’aime pas le personnage de Gainsbourg, sa musique, s’abstenir. Si on aime Gainsbourg, on se régale. » On te croit sur parole. Après l’euphorie viennent les anecdotes du tournage, toujours bonnes à prendre pour la séquence  « Que Sais-je ? » dans la file d’attente. 1/ « Au départ, Joann Sfar voulait que ce soit Charlotte Gainsbourg qui joue le rôle de son père. Mais au bout de plusieurs mois, elle a refusé. 2/ Eric Elmosnino fait revivre Gainsbourg de façon hallucinante. Il n’était pas super fan de ce chanteur, et du coup, il a réussi à l’imiter avec beaucoup de naturel et d’élégance. Car il était très élégant, Gainsbourg. 3/ Eric a perdu 10 kg pour ce rôle. Il paraît qu’il fallait 5h de maquillage pour arriver à ce résultat parfait. »
Et maintenant ? Adieu Créature, ouvrez la platine !

Gainsbourg est notre dieu propre génial cradingue virtuose ciselé libre et terriblement plus désirable que tous les pseudo dandys de Paris et de Navarre réunis. MERDE AU BON DIEU ET ON AIMERA LES NÔTRES !!!

Crédit photo: Verve Music Group.

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Le 15 janvier 2010

Revue de web n°48 : Songes d’une nuit d’été

bazille_scene_eteTu claclaques des dents et pourtant… La blogosphère s’empare déjà de tous les fantasmes de torpeur hype d’été des collections à venir, à l’instar du grand Bill. Bé, quoi, on peut rêver, non? Et BeSnob est parti bille en tête vers cette oasis de chaleur que nous propose le Web pointu. (Et puis en cours de route, de la fraicheur, comme ça, au petit bonheur).

La célèbre marque au tartan-trench et trench-tartan semble bouleverser la blogo par sa campagne de pub Spring Summer 2010 dont « Hermione » Emma Watson et son frère sont les héros. Et Dandies et Papier Crayon relayent l’info. Euh, quelle info, au juste? Bin, oui, Burberry cherche à se rajeunir grâce à l’image d’ados so brit & so… young. OK. Perso, chez BeSnob, le trench on aime, mais rien qui ne fait monter la fièvre, là, pas de scoop critique sous les tropiques du Channel.

Tiens, c’est quand même l’occasion de se poser des questions de fond, pour nous, pour de vrai, quoi (et chez Marksthescots). C’est quoi la différence entre le tartan et le nova check (de la maison Burberry, donc) ? Parce qu’ils sont originaires de Cardiff (Pays de Galles) et pas d’Écosse (considérée comme boueuse et plouc), les créateurs de Burberry, à l’origine, ont appelé leur doublure quadrillée de laine Check pour se différencier.« I doubt that even one of the teenagers sporting the distinctive Tartan will know it’s history ». So posh.

Envie d’un réchauffement climatique sans conséquences ? D’un peu d’électricité dans vos fantasmes solaires ? On va sur le blog Life of the Jet Setter, tenu par Diggy Simmons (un des fils de DJ Run de Run DMC). Cet ado est loin d’avoir de la m… dans les yeux, la mode c’est son truc. Notre mini jet setter a flashé sur la collection PE10 d’Ostwald Helgason : « De loin ma collection femme préférée de la prochaine saison… » Tu m’étonnes, nous non plus on ne s’en remet pas de ces robes aux imprimés osant le fleuri + la rayure St Malo, du style Miami japonisant sous acide, un autre style Mademoiselle Virginia en vacances à Paris, de la vieille Europe forniquant avec une ville moderne où fric et piscines bleu lagon sont roi, bref ce duo de créateurs nous inspire autant. Un bon point pour ce blog, et un CDI à Ostwald Helgason !

La Souris Teigneuse nous embarque avec elle dans sa nouvelle love story avec CALLA, dont la première collection n’est disponible que dans 3 points de vente dans le monde, respirez maintenant : Maria Luisa accueille cette créatrice bourrée de talent, ouf ! « Calla Haynes a 29 ans , après la Parsons School elle a travaillé auprès d’Olivier Theykens pendant 5 ans chez Rochas comme chez Nina Ricci; cette talentueuse Canadienne basée à Paris a cultivé parallèlement à son talent de styliste, son don indéniable pour le design textile, avec tout autant de virtuosité puisqu’elle crée les textiles pour Alexandre Wang et Erin Fetherson, entre autres. » Une ligne estivale aux teintes lunaires, ici la chaleur est clinique sans faire peur, les pantalons sont carrot et les jupes droites. Folles d’amour pour ces corsets pour bourgeoises de la rue du Bac, La Souris bravo, joli coup d’œil !

Pause Kinder/bonheur au Kingdom of Style. Cette fille, à l’inverse d’une grande majorité des blogueuses mode made in France, aime sourire sur les clichés où elle se met en scène avec une attitude funky rock qui lui colle à la peau. Cette nana, elle a son T-shirt Metallica, ses collants cerise, ses jambières, son microshort militaire et son bonnet en laine grungy et elle est simplement heu-reu-se. Non, il n’est nul besoin de tirer la tronche sur son blog pour être plus crédible, au contraire, soyez heureuses un peu ! Bref, Kingdom of Style, on la kiffe, c’est notre rayon de soleil en hiver !

Sinon, au rayon souliers, chez Matérialiste (Mathieu en l’occurrence), gros flash sur les sneakers-gladiateurs Givenchy. Quand la Blaxploitation rencontre le peplum crypto gay, ça donne ça. Sont-ce des nus pieds, des bottines d’Hermès aux pieds ailés ou de la botte de boxeur mexicain? Nul ne sait et c’est sans doute tout ce halo sans réponse ni repère jusqu’à l’été 2010 qui nous attire et nous fascine. Si, si.

Crédit photo: La vie en séries.



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Le 8 janvier 2010

Revue de web n°47 : Bonnes soldes !

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soldes hiverNous ne pouvions pas ne pas faire honneur aux hystéros des soldes pour cette première revue de web de janvier. Depuis mercredi, les bacs de fringues et de ceintures essoufflées affichent -50%, avec la crise on a droit à des rabais de tarée, on aime et on déteste être les victimes de la surconsommation : c’est janvier, c’est superbe et consternant, youhou ! Bonne résolutions ou pas, comme des bécasses on demeure à l’abreuvoir du prix modasse cassé : où et comment faire de bonnes affaires pendant les soldes d’hiver ? Pas besoin de checker les comptes Twitter des blogeuses mode, on vous donne les bons plans flairés par les plus rapides… Revue de web spéciale Soldes d’Hiver, à vos CB : prêtes, feu, cliquez (et chauffez la plastique ou non) !

Premier jour des soldes réussi haut la main par Fanny aka Play like a girl. Pas folle, la miss a pensé à faire un tour chez Sarah Wayne, cette petite boutique du Marais dans laquelle on trouve de jolies pièces tendances à prix douillets. « Chez Sarah Wayne on solde tout à 50% et ça vaut carrément le coup ! (…) Tee-shirt tête de mort, veste Chanel (LA plus belle de toutes les collections du moment ! Et à ce prix …), le tee-shirt loose à épaulettes à faire blêmir n’importe quel American Vintage, le gilet plumes tellement rock, le léopard en version rose tye and die… » Fanny nous convainc avec photos de son butin, c’est décidé : ce week-end on fait un hold-up dans le Marais (et ça saignera peut-être, on aura prévenu) !

Du côté de Modeuse.com, on lorgne toujours sur le léopard. Principalement pour les shoes. Du -40% chez Sarenza, ça donne envie mais sans plus. Dites-nous pas qu’on commencerait à renier l’imprimé de la jungle ! Et bien si, sans surprise. A défaut de nous donner envie avec ses bottines guépardes Mellow Yellow, cette blogueuse file quelques conseils de tenue pour coordonner le léopard avec son dressing. On a envie de te dire que ça sent 2009 mais on aime la sincérité de ton enthousiasme, alors on te dit merci mais non merci. Pensons hiver 2011, pensons anti-imprimé voulez-vous…

Techniques de survie en milieu mi-familier mi-hostile, comprenez comment apprendre à faire de bonnes soldes, oui chez Madmoizelle, on vous enseigne les règles ultimes. C’est drôle mais rédigé comme un plan de guerre SAUF QUE, quand on sait ce que signifie se battre pour garder la main mise sur ce seul cintre taille 38, alors on lit ce post et on l’imprime aussitôt. Parce que le coup du shopping bag, de la technique pour évincer la connasse qui nous colle près du portant « robe Vanessa Bruno » et la finalité « Je paye le bon prix » des soldes, et ben on l’avait pas forcément véritablement en tête en janvier 2009. Si vous n’avez pas encore fait les boutiques et que vous comptez vous y rendre prochainement, lisez La technique ultime, vous en sortirez peut-être plus gagnante. SI, SI, LISEZ CE POST !

Autre technique imparable pour limiter le trou sans fond du puits de votre compte en Suisse: emmenez votre petite sœur faire la tournée des boutiques, à l’instar de Camille d’Essayage. La djeune trouvera tout pourri, soit par conviction (souligne que t’as des goûts de chiottes), soit pour marquer le gap générationnel (fait toujours plaisir), soit par limitation de budget (tu voudrais pas me faire mon cadeau d’annive en avance?). Toujours est-il que l’efficacité de cette technique n’est plus à prouver, même si finalement tu risques de dépenser toutes tes économies dans une bouteille de whisky 25 ans d’âge pour l’oublier, justement, ton âge.

OVNI bloguesque que ce Cabinet de Curiosités de Mademoiselle M! C’est ce qui est beau sur la toile, en même temps, toute cette variété de personnalités, d’éducations et de points de vue. « Je n’ai pas fait beaucoup d’heures au Château durant le mois de décembre et j’ai mon déménagement à Londres à payer. » dit la raffinée Miranda, tout en désirant brutalement quelques modèles de sacs Longchamp, soldés. Oui, bon, elle fait juste des vacations genre à Versailles, hein, ne commencez pas à fantasmer sur un univers de modeuse emplie de princes et de pauvres nurses cendrillons. Ce n’est pas My Fair Lady, mais sur BeSnob, on aime bien pouvoir se frotter à des personnes radicalement, euh, différentes. Y compris dans l’attitude face aux soldes.

On ne l’a fait pas à Walinette du blog The Beauty and The Geek. Bin oui, tu vois, elle, elle a déjà dévalisé les boutiques, MAIS anglaises, MAIS on the Web, MAIS déjà en soldes avant tout le monde, enfin, avant nous, ci-gît la France, madame. Bien ouèje, on voudrait dire si la jalousie ne nous étranglait pas le kiki. D’autant que le miss a pécho les boots Chloé qui font fantasmer la France, madame, une robe délectable Sass & Bide, un bracelet McQueen qu’on n’en dort plus la nuit tellement il s’imprime sur l’écran noir de nos nuits blanches… Enfin, tout de même, tout ce marvellous shopping a coûté bonbons de chez bonbons, malgré les promos. Et Walinette de souligner que les « Soldes – si on considère les soldes flottantes / presse / privées dont on est abreuvée tout le long de l’année – n’ont plus tellement le goût d’exception et l’excitation d’autrefois. » Oui, la France part à vau l’eau, madame.

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Le 18 décembre 2009

Revue de web n°46 : parce que je le vœux bien…

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pere_noel-est_une_ordureOn l’a vu fleurir sur la plupart des blogs depuis un bon mois, la wish list marque décembre 2009 au tison. (En V.F. la lettre au père noël, mais wish list ça fait plus pointu). Souvent réaliste (où sont vos idéaux? Noyés par la crise?), contenant majoritairement au moins une paire de Louboutin, pourtant, la liste de noël des blogueuses peut éventuellement donner des idées à celles et ceux qui n’auraient pas encore le moindre début d’idée pour remplir leur hotte d’or…
Sélection triée sur le volet des meilleures ou des pires wish list croisées par vos serviteuses, c’est parti…

Faisons un tour chez Girls Don’t Cry, qui nous expose sa wish list de « vraie meuf ». Si nous étions un homme primaire, nous nous dirions que cette fille n’est pas loin d’être parfaite… Un body sexy Princesse Tam Tam, des Jimmy Choo, des compensées Chloé, un Mac plus grand que ton chien, une machine à laver et une autre à couture… Tantôt glam, tantôt ménagère au sens pratique. A choisir parmi toutes les listes, celle-ci ne serait pas la dernière. On aime surtout l’avant-dernier vœu : une montre Flick Flack. Décalé fun, on adore. (serions-nous un homme primaire ?)

Chez Laura, on ne s’emmerde pas à faire le tour des magasins et autres sélections shopping de la presse et du Net. Chez Laura, on fait sa wishlist entièrement chez H&M. Comme ça pas d’erreur, pas de mauvaises surprises et pas de prix impossibles. Alors un noël suédois, ça donne quoi au pied du sapin ?  « Une nuisette, parce qu’on a toutes en nous un côté chaudasse sauvage, des robes, parce qu’on kiffe toutes les robes, et des souliers, parce que faut bien que le Père Noël trouve de la place pour ranger tous ses cadeaux. » Bon point pour le côté pas cher de cette liste. Mais, Noël, c’est pas censé faire rêver les grands enfants ?… On veut du luxe dans notre salon le 25 au matin, pas du « made in China » !

Rien à foutre de Noël ? Vous préférez nettement recevoir de l’argent que des cadeaux improbables ? Vous êtes une baroudeuse, une vraie ? Le blog ByGlam a déniché pour vous la pièce rare… Le vélo-caravane ! Beauf comme une voiture hollandaise surchargée sur les routes de France en été, discret comme votre meilleure amie gaffeuse, ce véhicule est atrocement hideux mais parfaitement bien pensé. A ajouter sur sa wishlist si cette fois, on le jure, on ira jusqu’au bout de cette idée de l’Asie en vélo…

Chez Alix, the Cherry Blossom girl, on a aimé la wish list dessinée en noir et blanc chic comme des croquis de Warhol. Ça change, quoi. C’est frais et mignon, quoi. Sinon sur le choix des items, bon, c’est de la marque, du lourd, quoi. Et puis ça marche comme un faire part, quoi. Où l’on apprend que la Cherry se marie au printemps prochain et que ça se prépare dès maintenant, quoi, un mariage. Rien qui nous vient vraiment en aide pour nos futurs cadeaux ni désirs, quoi. Mais c’est joli. QUOI.

Chez Trendy Mood, on délaisse un peu les feuilles de style modesque pour flasher sur des objets plus que sur des vêtements. BD de l’excellent et prolifique Joann Sfar, reproduction de dessin ou de gravure (après on n’adhère pas forcément au choix Degas, mais les goûts et les couleurs, hein), du thé, un bracelet Max et les Maximonstres, la wish list est ici bourrée d’inspirations pour notre imagination en berne. Une wish list à accaparer, à faire sienne en la modifiant selon nos aspirations, mais on a déjà un bonne base de départ, là.

Point d’images chez Made In Geneva, mais une wish list idéaliste et poétique (d’une poésie au 40ème degré, bourrée de name dropping et de fantasmes, c’est bon les fantasmes. Ah si on pouvait offrir des lubies…). Et polie avec ça, puisque Sarah n’oublie pas de remercier si d’aventure elle recevait l’accent anglais à Noël, ou une greffe d’épaulettes, cette dernière idée nous ayant tout particulièrement séduite.