
Tel est son nom de code. Mais finalement quand on dit mode on n’a pas tout dit et surtout on ne parle pas que de fashion. Les victimes de l’air du temps il y en a par tombereaux, aussi, quand on y pense. Chirac, le boulot, Dior, Platon, Marion Cotillard, Baudrillard, la bouffe mobile, pour ne citer qu’eux, ils sont là, au rendez-vous de la Revue de Web hebdo!
Vous êtes parfois confrontées, en parlant de mode, au mépris condescendant des cerveaux alentours? Cerveaux au parcours universitaire (et /ou grandes écoles) impeccable qui ne voient que futilité dérisoire dans le vêtement. Faites-vous offrir Penser la mode, de Frédéric Godart, (coéd. Institut français de la mode/Editions du regard, 227 p., 22 €), livre nous révélant l’intérêt porté sur la mode par les plus illustres philosophes et ce, depuis l’antiquité. Un bon moyen de clore le caquet aux prétentieux, leur balançant citations et références (par ailleurs, passionnantes). À titre d’exemple et relevé par Télérama: En 1878, dans Humain, trop humain, Friedrich Nietzsche remarque que l’expansion de la mode contrarie un certain esprit « culotte de peau » germanique : « Partout où l’ignorance, la malpropreté, la superstitions sont florissantes, où les échanges sont faibles, l’agriculture misérable, le clergé puissant, se trouvent encore aussi les costumes nationaux, écrit le philosophe moustachu. En revanche, la mode règne où se trouvent les marques du contraire. »
L’homme d’état ne l’est plus (en l’état) néanmoins à l’heure où nous écrivons ces lignes, justice est faite. Pour la première fois un président (un ex, ok, mais c’est le genre de titre que l’on garde à vie, vous savez) est passible de prison. Jacques Chirac, oui. Notre source secrète nous a communiqué cette semaine ce Tumblr d’actualité: FuckYeahJacquesChirac. Sous-titré smooth pimping, suave gangsterism, l’album photo présente un Chichi au sommet de sa gloire (et à la tête de toute sa tête), bling avec Liz, à la maison avec Bernadette, sur le yacht avec Claude… Finalement assez neutre, ne fournissant quasi aucune légende, on hésite sur la relation amour-haine de l’auteur de ce blog, débuté avant les récents événements, vis à vis de Jacquot. On attend impatiemment d’observer l’évolution de ce site très prometteur.
Marion Cotillard. On sait, on l’a bien achevée à deux trois reprises pour ses délires paranoïaques, veggie et star à l’américaine. On se souvient pourtant avec émotion de son rôle dans Dikkenek, cet ovni belge dans lequel elle incarnait une instit découvrant la beuh. Matez le film si ce n’est déjà fait, on s’en tord encore de rire. Bon, c’était en 2006. Depuis Marion ne nous a pas beaucoup flatté de sa veine comique. Mais Dior s’en charge. Ou tente de le faire. À l’instar de Lanvin, l’illustre maison cherche à montrer une image d’elle-même pleine de fun et d’auto-dérision. L’auto-dérision c’est le nouvel opium du luxe. Et s’imaginent-ils le nouvel opium de la ménagère prête à banquer tout en revendiquant qu’elle n’est pas dupe. Peut-être oui, si c’est réussi.
Hors. Le nouveau spot de Dior, L.A.dy, s’inspire ouvertement d’une pub tournée par le divin Richard Avedon avec la non moins divine Lauren Hutton. À part dénoter d’un manque de créativité notoire, pas de souci avec le remake. Sauf lorsque celui-ci en rajoute en cynisme, en débauche de surenchère qui nous prend pour des oies, tandis que l’original était sympa, tendre et amusant. Là on serre les dents (certains sur FaceBook, parlent de clip gerbant). Pour Wizza, c’est vraiment la fin qui pêche, par bâclage et retombant comme un soufflé, raté, forcément. Tandis que pour nous, la fin arrive comme une libération. Pour tout voir, allez chez Suchablog, où vidéo signée Cameron Mitchell, clip d’Avedon et making-of putassier sont visibles.
Le must-have parisien en ce moment, c’est de se faire un vrai burger US le midi. Mais pas au resto, non, au Camion qui Fume. Comme dans les séries de Jimmy, le midi tu descends de ta tour et tu vas gentiment faire la queue devant ce camion (pas à pizzas, pas à pute, juste à burgers) dans lequel une chef va te préparer des frites et un bacon-cheese dont tu souviendras assez fort pour y revenir le plus vite possible. C’est gras mais c’est bon, le camion tourne un peu partout dans Paris (allez voir le calendrier des emplacements sur leur site) et pour te faire saliver, voici une photo et un petit descriptif d’une testeuse aka Les Tasters… (Oubliez le régime pré-fêtes !)
En passant puisqu’on est en pleine période de recherche de cadeaux originaux et pas chers (bref, ça prend du temps, même sur internet), voici une petite note lue chez David Abiker qui pourrait vous être utile, elle concerne l’inertie au travail, ces moments où vous trouvez des excuses bidons pour procrastiner. Si vous êtes un peu à sec côté idées, le journaliste vous offre une jolie brochettes de mots efficaces pour renvoyer le boulet qui voudrait nous faire bosser, à noter sur des Post-It de toute urgence !
Le 24 avril 2012 - Dans Erosand by Erotokritos