Culture

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 15 juillet 2010

L’heure espagnole (Zara aussi)

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san-sebastianHola. Hier, fête nationale, je fuyais la France pour ma ville basque espagnole favorite: San Sebastian (Donostia en basque, donc). N’y voyez aucune manière de fuir un patriotisme locale dont je n’ai que faire, ni d’en célébrer un autre aux couleurs du foot gagnant du monde, dont je me contrefous. De toutes façons, heures grises sur l’Espagne du nord, le temps était lourd comme je l’aime et la plage abandonnée, de fait. Supporters et autochtones ayant eu la jugeotte d’aller là où il fait plus chaud et où la bière coule à flots (Pampelune et sa folie vachette, sûrement). T’inquiète, la BeSnobette en vacances ne va pas te tenir son journal de bord mélancolique et balnéaire, comme ça tous les jours. Mais bon, on l’a toujours dit il ne faut pas vous endormir dans nos habitudes, même les meilleures.

san-sebastian-3

Alors tu vois, San Sebastian, c’est un peu notre petit Rio de Janeiro d’ici (une baie en ville dominée d’un Christ redempteur, je te jure), tropicalisme furieux en moins, parfums lents de vieille Europe cultivée en plus. Qui a l’occasion d’assister à son festival du film en septembre est heureux comme celui qui voit Venise et peut mourir. Je ne vais pas mentir, je suis allée chez Zara. Je sais, l’enseigne se doit d’être boycottée par la blogo (cf: Betty + Pandora). Mais en Espagne, il y a déjà les nouvelles collec et elles sont de toutes façons 10 à 40 % moins chères qu’en France. Je suis humaine, vois-tu. D’ailleurs la moitié du Pays Basque français l’est aussi, à voir la population strictement francophone fréquentant les Zara espagnols hier. Contraste: la plage et la ville XIXème désertées et excessivement belles VS les Zara bondés de français hystéros (dont moi, faut dire que des escarpins en cuir qui tuent à 9 € 90, ça excite beaucoup les cervelets). À la rentrée, on voudra: du camel néo classique en jupette de soie et cape courte de velours, de l’escarpin à la Dita mais en taupe, de la blouse banquière 70’s à la Romy Schneider, de la jupe architecturée couleur feuilles mortes ou rouille. Oui, oui, j’ai pécho, mais chut, je reste sur mon songe d’une journée d’été sous un ciel chargé de plomb, douceur de l’air.

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Le 9 juillet 2010

Revue de Web n°60 : Fait trop chaud pour travailler !

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david_hamilton_demoisellesComme dit dans le titre, la chaleur nous accable. Aussi pour cette dernière revue de Web du mois de juillet (Marie en vacances, Jennifer aux commandes), on met un peu de tout, en mode dilettante. Des blogs qu’on a retenus, il en sortira des cupcakes en vogue (encore, oui), Pandora contre le reste du monde capitaliste, Louboutin star de la fashion week,… Et après tout ça, rosé olives vertes et farniente tout le week-end !

Sans entrer dans la cour des blogueuses mode qui poussent des petits cris de nones dépucelées à la vue d’un macaron, on se donne rendez-vous chez Ladurée dès que le mercure baissera. Parce que Ladurée se lance dans les cupcakes maintenant. Fashion, business, rien de plus normal. On se lèche les babines en apprenant la nouvelle, on rentre sa langue quand on voit les photos des douceurs cette fois-ci trop chic pour nous mettre en appétit… Allez voir par vous-même chez Miss Jul. En tout cas nous, on préfère les cupcakes plus roses, plus fantaisistes, moins chic, plus cheap en fait. Tout arrive, c’est fou. A quand des cupcakes Tati ?

Une qui enchaîne les mauvaises surprises ces temps-ci, c’est Pandora. Après avoir découvert comme Betty que Zara avait utilisé une de ses photos pour en faire une illustration sur T-shirt, c’est cette fois Pepe Jeans qui remet le couvert. La marque italienne a en effet pompé un visuel du blog, et ce comme pour l’Espagnol, sans demander l’autorisation. A croire que le Sud enc… les blogueuses. C’est moche. Mais amusant. Un tout petit peu. Une espèce d’ironie qui vole au-dessus de ces affaires de droit à l’image, comme un boomerang. Mais compatissons, nous n’aimerions pas que cela nous arrive, certes.

Aficionadas de Louboutin (à force d’avoir des fans, cette griffe va virer cheap comme Chanel, prions pour que cela n’arrive pas à Christian, il est cool Christian), allez illico sur le blog Passion Louboutin. L’auteur vous énumère avec photos les stars chaussées en Louboutin pendant la fashion Week. Ce qui est extra, c’est que cette passionnée vous donne le nom exact de chaque paire, ensuite il n’y a plus qu’à les commander sur Net A Porter et mettre un cierge à l’église pour que le banquier soit parti en vacances.

© David Hamilton

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11 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 7 juillet 2010

Coiff hair ? (#concours)

coiffes-1Connaissez-vous La Maison Rouge? À l’origine, un collectionneur passionné d’art contemporain (et d’art brut), un mécène : Antoine de Galbert. En 2004, il fonde cette maison, donc, discrètement nichée près de la Bastille, afin d’y promouvoir, montrer, exposer les artistes qu’il adore, au fil des collections privées… d’autres grands collectionneurs. En marge des sentiers battus des institutions dépendantes du marché de l’art et de l’État, La Maison Rouge propose des expositions chorales ou individuelles, toujours singulières… Cet homme là a « l’œil » et c’est tout.

coiffes-3antoine-de-galbert
Pour la première fois, le bel endroit présente et expose directement une partie de la collection personnelle d’Antoine de Galbert, ce qu’il avait toujours rechigné à faire, étant un homme de l’ombre (derrière les artistes). (On le voit posant ici en Hamlet avec l’une des coiffes de sa collec). On aurait pu s’attendre à la fine fleur de la création contemporaine actuelle et on découvrira avec ravissement plus de 200 coiffes ethniques toutes plus magnifiques et étonnantes les unes que les autres. Cet homme là ne manque pas de ressources, non plus et nous désarçonne quand il s’agit de se mettre à poil (montrer pour une fois ses propres pièces).

Loin de tomber dans l’écueil, certes passionnant mais moins esthétique, d’une présentation scientifique, l’expo se déroule au fil de vastes thèmes survolés (symbolique magique, de pouvoir, de la famille, etc) où typologies de formes et de couleurs prennent le dessus dans notre pupille fascinée.

Et nous, à la fois néophytes et fashionistes, de pauvrement nous exclamer : « mais c’est bien-sûr, le headband n’a pas été inventé par John Nollet, volumes capillaires délirants, plumes et nœuds superlatifs font bien plus sens ailleurs que dans le monde de la haute (couture) ».

Il faut courir voir cette exposition. Et cela tombe bien, BeSnob a le bonheur de vous offrir 2 fois 2 entrées pour y aller. Laissez vos commentaires jusqu’à lundi prochain… Je tirerai au sort les heureux voyeurs.

Voyage dans ma tête, la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, 12 juin – 26 septembre 2010,
La Maison Rouge, 10 boulevard de la Bastille, Paris 12.

Crédit photos: Etienne Pottier.

Les gagnants sont donc: Mona et ClemBz. Je transmets vos mails à la Maison Rouge (merci de m’en renvoyer un avec vos noms et prénoms officiels à mhaumont@next-idea.fr)

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Le 2 juillet 2010

Revue de Web n°59 : Des hommes, mais pas que

thom-browneDes hommes, oui, cette semaine, dans la revue de web : fashion week masculine oblige. Mais vous comprendrez aisément que par ces chaleurs on ne pourra parler que de ça, rapport à l’ébullition des sens des besnobettes, mises à mal, encouragées par tout ce hot, hot, hot et qui  auront eu recours à un peu de fraîcheur (douche froide?) ailleurs que dans cette virilité caliente des shows (chauds) des défilés…

Tiens, pour retomber comme un soufflé trop cuit avant d’exploser en vol, on débute par cette malédiction de la blogueuse à aura, pillée par des grandes marques sans vergogne. Pandora, de nouveau, en fait les frais (oh, not fresh) et après Zara se fait dupliquer la trombine chez Pepe Jeans… À un prix plutôt abusé, quand même, alors que ces marques pourraient ni vu ni connu reverser quelques centimes en loucedé aux intéressées. La belle-égérie-sans-le-vouloir se propose de faire un procès. On lui souhaite bien du courage… David contre Goliath.

On revient aux garçons. Chez Men’s Runway, on se délecte du déshabillage astronaute des modèles Thom Browne. Ah, Thom Browne, ce maestro de la coupe étroite, du bouton parfaitement placé, de la ganse incongrue et stylisée, des manches raccourcies, des vestes odes à la veste. Ce type-là est un génie, sous ses allures de placeur d’assurances de 1953 et ses garçons en culottes courtes très « catch me if you can »… Bon, on oublie les fautes et autres coquilles d’un texte heureusement succinct et on kiffe les photos éloquentes et drôles.

Cadeau bonus made in BeSnob et concernant Thom Browne : un film présentant la collection de 2007 dont on ne se lasse pas. On y voit des éphèbes ramasser le coton, raser les moutons, pêcher la seiche (pour en extraire l’encre): tous matériaux nécessaires à l’élaboration du fameux costume, porté lors d’une étrange cérémonie de baptême et de mort, le tout en chaussettes de sport. Panthéiste, clos et bizarre. On adoooore.

Chez Sacha Dumain,on découvre une belle photo de Carine Roitfeld prise durant la fashion week. Le noir et blanc ça marche toujours, n’est-ce pas? Contrastes forts et manichéens donnent ce supplément d’âme (genre pro) à n’importe quel cliché. Ou pas. C’est selon. Ou c’est tout l’inverse et le noir et blanc épingle façon crucifix l’absence de douceur des traits, des espaces, des flous… On ne sait qu’en penser de cette photo. Belle, oui, c’est une femme de son âge, après tout.

Changeons totalement d’univers avec ce papier du Monde qui nous apprend qu’un test permettrait de prédire l’âge de la ménopause. OK, le sujet n’est pas glam. Mais fichtrement important ! On se voit déjà faire ce test et lire un résultat qui nous ferait sauter de joie… Mademoiselle, vous avez la possibilité de faire l’amour avec tout plein de princes différents avant de choisir le bon, et ce jusqu’à 45 ans et plus, beaucoup plus. OMAGAD, les scientifiques iraniens qui ont mis au point ce test, on vous aime !!!

Et les soldes ? On les fait à la pause déjeuner dans les boutiques du quartier, ce week-end dans le Marais et les grands magasins, mais aussi et surtout, sur le Net. Et Mademoiselle Quincampoix nous guide avec quelques bonnes adresses, que nous connaissions déjà, mais qu’il est bon de ne pas oublier. On ajoutera également les e-shop Kookaï, APC, American Vintage, Le Bazar Parisien, ASOS, Lulli dans la Toile, La Nouvelle Vague, Mode Trotter etc… (N’hésitez pas à lâchez vos boutiques en ligne préférées en commentaire.)

On finit par une lecture toujours aussi drôle et inspirée chez Garance Doré avec un focus sur le sac dans tous ses états. Extrait : « Le sac en bandoulière : Je suis cool. Tellement cool. Plus bas je porte ma besace, plus cool je suis. Référence absolue : La Besace Upla, le sac US. Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que c’est interdit quand on a de la poitrine, permettez-moi de ne pas vous faire un dessein. » Bonne lecture, et chapeau si vous n’ajoutez pas un it bag à votre liste shopping soldes !

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Le 30 juin 2010

Tout de suite

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chambreAhanant dans la chaleur depuis 8 heures ce matin dans les queues des boutiques en soldes ou grillant la CB comme une chipolata sur le barbecue derrière votre écran, je vous dis: stop. Quittons la rive, partons à la dérive, je n’ai qu’une idée en tête, me retrouver entre parenthèse face au grand vert.vue-terrasse Tu sais, faire l’école buissonnière, voler une bouffée de délice comme on vole un baiser, partir sur une impulsion, fuir le brouhaha et le bitume en feu de la ville. Et je sais précisément où. Situé à deux pas (de 7 lieues) de Paris (mon état bucolique trouve vite ses limites, il est pratique et rassurant mentalement de se savoir tout prés de la cité), l’hôtel Les Étangs de Corot nous propose la Junior Suite Paul & Joe. Qu’est-ce à dire? Carte blanche fût laissée à Sophie Albou (créatrice de Paul & Joe) pour habiller de japonisme subtil, tonique et frais une des chambres de l’hôtel. Une aérienne terrasse privative de 17 m2 se déploie en outre dans le prolongement de la suite et vous l’aurez compris ce n’est pas le moindre intérêt de toute l’histoire… Tandis que collée au fauteuil de bureau en toile rêche je regarde par la meurtrière sans vue un horizon sur cour (j’en fais trop?).

Junior suite seule: 320 €, package Paul & Joe (comprenant une nuit, petits déjeuners pour 2, dîner dégustation aux Paillotes pour 2, un cadeau Paul & Joe): 530 €, Les Étangs de Corot, 55 rue de Versailles, Ville d’Avray, tél: 01 41 15 37 00.

coin-de-terrasse

iside-suite

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Le 25 juin 2010

Revue de Web n°58 : Sea, sex & chocolate

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baiser-nan-goldinPourquoi les hommes préfèrent les nanas borderline aux filles raisonnables ? Pourquoi on a toutes passé une semaine à parler de l’équipe de France avec nos copines alors qu’on ne connait rien au foot ? Pourquoi on va toutes porter un body à la rentrée ? Pourquoi l’amour est enfant de Bohème  ? Pourquoi Porte la prend (la porte)? Et pourquoi un pot de glace Ben&Jerry chocolat et cookies ce soir avant de commencer le régime lundi ? Les réponses à certaines de ces questions, maintenant, dans notre revue de Web freestyle-toi-même…

Les hommes préfèrent les folles, plus précisément les filles borderline, c’est un papier sur Slate.fr qui nous l’apprend. Là, deux questions se posent à sa lecture : Est-ce que moi aussi je suis un peu tarée doucement dinguo (on se pose la question au vu des nombreux mecs nous balançant à la figure : « T’es folle ». Rien de moins. Oui mais si jeter un verre à la gueule des gens à la moindre contrariété est signe de folie, c’est vraiment n’importe quoi…) ? Et quels sont les types de mecs séduits pas les folles ? Si on a bien pigé le papier, la femme borderline qui rend fou les hommes est  « souvent une femme brillante, très agile d’esprit et douée pour le débat. Avec un traitement, elle a toutes les chances de s’accomplir dans de brillantes carrières. » Mais c’est tout nous ! Et toujours selon le papier, les amoureux de la folle sont des hommes narcissiques ou atteints du complexe du héros. Merde, c’est tout nos ex… Borderline et femme fatale, nous ?

La Souris Teigneuse nous avait fait adorer la marque australienne We Are Handsome pour ses maillots une pièce complètement décalés mais ultra chers, elle revient avec le label jusqu’ici inconnu Black Milk. Black Milk et ses bodys de la mort qui tue. Ses bodys avec son astronaute sur le ventre, une tête de mort ou un coucher de soleil tropico-ringard en illustration. On veut. On veut ! La Souris Teigneuse est l’une de nos meilleures ennemies : à cause d’elle, on crâme toujours des pépettes. C’est mal, la souris, c’est mal…

Grande humiliation du côté des Bleus et des Français en général cette semaine. Même nous, qui n’y connaissons strictement rien du tout, on s’est prises de passion pour les débats animés au café du coin et sur iTélé avec Pascal Praud. Ce qui nous console, c’est qu’on n’est pas les seules à s’être fait avoir par ce déferlement médiatique sur l’une des plus grandes boulettes du monde sportif de ces quinze dernières années. E pourquoi on adore cette affaire des Bleus les losers ? Parce que c’est Dallas. Manu nous donne sa version des derniers épisodes avec intrigues et anecdotes : Les Bleus dans la ferme célébrités ou pourquoi on rit jaune de toute cette affaire en concluant sur la même chose que cette blogueuse : « Sarkozy et Domenech ont un point commun :  depuis plusieurs années, ils nous prennent pour des jambons.« 

Radio Paris ment, Radio Paris ment… Ce paragraphe s’adresse aux radiophages.Tremble, ami du rire, Didier Porte et Stéphane Guillon se font licencier de France Inter. Le départ de Porte (bonheur) est synthétiquement décrit ici, dans La Boite à Sorties, tandis que ça polémique (Victor) pas mal autour du départ de Stéphane Guillon. Patrick Klugman trouve l’humoriste vulgaire et peu doué, soit, on est quand même estomaqué de lire que l’avocat de gauche fait l’apologie de ce muselage qu’il intitule « libération des ondes » (confusion totale des genres). Un son de cloche soutenant Val? De grâce! « Quel bordel, mes amis ! quel bordel ! (…). Je suis triste de constater que l’ambiance de merde qui sévit à France Inter n’est pas sans rappeler celle qui a existé au sein de l’équipe de France et a conduit à sa perte« , a déclaré François Morel… Voilà un parallèle pertinent: nous on aime la France qui gagne et se lève tôt. Ah mais merde, tôt, qu’allons-nous faire dorénavant? La matinale sur Europe1 c’est niet, nous vivantes, jamais. Euh RTL? T’es pas sérieux, là… Le mieux en 2011, sera de se coucher le matin et de se réveiller avec Lenoir.

Et autrement ? Ben&Jerry. Ou refaire l’amour avec l’italien de mercredi. On hésite encore un peu.

Credit photo : Nan Goldin


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Le 23 juin 2010

Tie a Tie (phone)…

cravate-deluxeTu vas me dire: que vient-elle nous parler de nouage de cravate (de l’homme) quand on ne pense qu’au nuage de crevettes (de l’été)? Ok, excuse-moi.  Mais écoute. Effectivement je ne m’adresse qu’aux détenteurs d’Iphone. Effectivement je ne m’adresse qu’aux personnes qui n’ont rien du salary-man et sur qui la cravate, ponctuelle et délibérément choisie reste un objet de désir incroyablement sexy pour nous les filles libérées. Oooouh, un peu lâche, la cravate, seulement (voire le nœud papillon bien tenu, lui), n’est-ce pas délicieusement torride et attractif chez un homme dont cet apanage n’a rien de contraint ni de quotidien? (Plaisir des sens: le garçon abandonne sa montre sur la table de chevet, il ne faudrait porter une montre que pour ce moment-là, limite, et le garçon que l’on observe à la dérobée (re)faire son nœud de cravate). La cravate ne serait-elle pas une forme de porte-jarretelle au masculin pour ceux qui ne savent séduire sans en rire (ce qui est définitivement séduisant, en fait)? Mmh, laisse tomber. Voici en tout état de cause le step by step d’urgence des nœuds les plus élégants à faire et défaire à l’envi, puisque nous avons le mode d’emploi sous les yeux, rien de grave… On s’y reprendra à deux fois, au moins.

Une appli essentielle (bien que demandant une concentration visuelle méritoire), gratuite, pour Iphone: Tie-a-Tie Deluxe.

Crédit photo: Tie-a-Tie Deluxe.

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Le 20 juin 2010

Kaiser Chief

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Couv-AH1 Ah, Karl. Encore lui, oui. Un petit post en passant pour vous signaler que Karl le magnifique déploie ses ailes sur Libération du 22 juin. En l’occurrence, Lagerfeld sera le rédac chef de l’édition très spéciale du quotidien. Nouvelle innovation chez Libération : pour offrir un écrin particulier à cette édition collector, le quotidien Libération aura pour l’occasion un format double. Avec un prix de vente inchangé, ce Libé géant de 24 pages, édité sur papier surgrammé, aura un tirage accru de 30%.
Par ailleurs, Karl le prolixe signe les photos de la sélection orchestrée par Maria Luisa (j’y reviendrai à tous égards) pour la saison automne-hiver des 3 Suisses.
Réflexion du jour, bonjour: lire le brillant parallèle visuel du Modalogue, qui traduit l’omniprésence du Kaiser Karl au travers des mises en série (art=industrie) d’Andy Warhol et une superposition coca-colesque des plus pertinentes.
Attends, je pense tout haut. Karl Lagerfeld est en train d’incarner la réflexion d’Andy Warhol sur la société de consommation jusqu’à ses retranchements ultimes, à savoir, l’effacement de l’individu,  de sa singularité et de sa créativité au profit de la marque. Karl n’est plus depuis un moment un artiste ni un créateur mais est bel et bien devenu un label à part entière. Warhol, tout en en faisant le constat critique prenait part au système consumériste mais a su utiliser la force créatrice d’autres artistes (à la Factory, notamment), premier stade du capitalisme passant par l’exploitation d’autrui, tandis que Karl s’est transformé, en solo, en emblème (vide) de lui-même…

Lassant, sans doute, je ne comprends pas que d’autres marques aient l’espoir de voir leurs ventes se multiplier grâce à la citation creuse d’une appellation très contrôlée (Karl Lagerfeld) d’où la création s’est malheureusement depuis longtemps évaporée.

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Le 18 juin 2010

Revue de Web n°57 : L’heure est grave ?

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À l’heure où la Belgique se déchire et où le cinéma israélien se voit boycotté, bin, on n’en parlera pas. Cette semaine dans la revue: du foot, de la nouvelle star, du sexe et du sexe. Oui, nous, nous savons nous focaliser sur les sujets qui font sous-palpiter nos cœurs de besnobettes et les vôtres, ne soyez pas farouches, quand nous vient l’eau à la bouche…

Vous avez raté la finale de la Nouvelle Star ? Pause rattrapage sur le Journal de bord d’une Crevette qui nous apprend que Virginie Guilhaume n’a pas joué à la maîtresse SM ni à la présentatrice au téton star, que « Marco a ENFIN refait ses tresses et que c’est quand même mieux que sa touffe de mousse sur la tête », qu’on a raté « la coiffure crantée de Lio (le truc moche dans ses cheveux notamment), le décolleté de Lio, le sticker de Lio, bref : le style de Lio. Bon : Lio » et « LUCE qui fait du Luce sur Mad About You d’Hooverphonic, qui est une chanson qui ne doit pas être massacrée et que purée, c’est pas possible de mettre des effets de voix merdiques partout pour rien !! ». Tout ce qu’il était possible d’aimer ou de détester sur ce dernier prime est compilé sur ce blog. Note perso : nous, on a détesté la version de La Superbe par François le mec mignon sans singularité. C’est bien beau de reprendre Biolay avec l’orchestre derrière, mais ça ne suffit pas. Luce gagnante, ouf.
(Mmh, une des besnobettes le kiffait pas mal, quand même, cet élégant François, mais bon, article collectif, hein, pas de casus belli).

Votre nouvel amant aime le foot, et vous le lui rendez bien. Surtout depuis que vous avez compris qu’il fallait l’impressionner en lui donnant rendez-vous en Afrique du Sud avec la panoplie de la parfaite modeuse amoureuse accomplie. Un vestiaire chic pour accompagner un fan des Bleus (paix à leur âme), c’est chez l’Accro de la Mode que ça se regarde avec un dessin qui donne envie d’apprendre ce qu’est un hors-jeu. Sauf qu’en Afrique du Sud, au short et aux socquettes il faudra ajouter doudoune et chaussettes polaires. Et puis, après cette branlée prise contre le Mexique, notre nouveau Jules risque de préférer Paris. Tout est bien qui finit bien, pour nous.

Tiens, d’autres conseils sur le blog OhMyMode et son article intitulé : « La coupe du monde? Les filles s’en foot ». Rigolo, mais, bon, on n’en a pas un peu marre des clichés bière-pizza-bande de potes mutiques-tape au cul sur canapé? Et nous réduites à s’éclater sur Sex and the City, vieux plat réchauffé tiède? Ton mec est vraiment comme ça? C’est nous qui ne connaissons que des esthètes raffinés et meilleurs commentateurs que Jacques Vendroux, ou quoi? Nan, bon, ok, on se la joue mytho sur ce coup-là. Je ne vis pas ma vie, je la rêve.

Parenthèse utile pour étaler la confiture du bon côté en société: Canal+ coupe le kiki des vuvuzelas, instrument que nous avons cru bon de comparer à autant d’essaim d’abeilles jusqu’au moment de nous rendre compte que la terre entière en décrivait la nuisance de l’exacte même manière. Depuis nous proposons cette image sonore (pour nous démarquer): « la panse de brebis farcie aux coquillettes pas cuites et bien secouée ». Toujours est-il que tout ce que vous étalerez dans les dîners sur le sujet se trouve.

Et le sexe promis dans l’intro (si on ose cette formule et on ose)? Ah, mais on y vient. Sur le Blog Lingerie (explicite), on nous sert sur un plateau cuivré la sélection des 11 joueurs les plus sexys de la coupe (est pleine). Alors quoi? Beaucoup de torses huilés et de moule-slips. Nous, on aimait bien les Dieux du Stade, en mode gay-friendly à l’arrière de notre camion…

Et depuis qu’on a pris connaissance du Dictionnaire des mots du sexe d’Agnès Pierron grâce à Frieda l’écuyère, on se délecte d’expressions divinement rétro et poétiques telles que « tirer sa poudre aux moineaux » (se masturber, pour un homme), « la bagatelle à la porte » (les préliminaires de l’acte amoureux), « la violette de la volupté » (le clitoris), « mettre ses chaussettes à la fenêtre » (ne pas avoir été satisfaite sexuellement) etc. Vous pouvez en découvrir d’autres sur Grazia.fr.

Et on se finit en voiture, Simone (de Bougeoir), avec cette méditation du weekend, conclusion idéale à tous ces questionnements introspectifs et bien chauvins de la semaine: « Il a fallu que je me retire pendant un moment histoire de réfléchir à la vie et de chercher la Vérité assise en tailleur sous un ficus (et, accessoirement, de passer des soirées à écouter du Nick Drake en reniflant).

Mais maintenant, ça va mieux, merci. »

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Le 16 juin 2010

Quelques grammes de grâce…

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web-The-broken-hearts-Henietta-ludgateVous ne saviez pas comment procrastiner quelques minutes, vous plaçant en apesanteur, flottant derrière l’écran alors que le jour est déjà bien entamé et que la to-do-list ne rend pas l’âme, elle, contrairement à vous? Magie 2.0, on nous envoie à l’instant une vidéo hypnotique et gracieuse qui colle parfaitement au besoin de contrer la sauvagerie de la journée. Henrietta Ludgate, jeune maison écossaise de haute-couture, surtout diffusée en Asie et en Italie pour le moment, a remporté le « Fashion Innovation Award » lors de la Fashion Week Printemps/Eté 2010 de Londres. A co-gagné, devrais-je préciser. Ainsi pour se démarquer de l’autre marque récompensée, Henrietta Ludgate décide de présenter sa collection au travers d’un court-métrage réalisé en collaboration avec le chorégraphe Thomas Michael Voss et le groupe Alabama 3. Une parenthèse où mode, danse, musique, mise en scène se mêlent délicieusement pour le plus grand plaisir de nos sens éreintés. Enjoy.