L’heure espagnole (Zara aussi)
Hola. Hier, fête nationale, je fuyais la France pour ma ville basque espagnole favorite: San Sebastian (Donostia en basque, donc). N’y voyez aucune manière de fuir un patriotisme locale dont je n’ai que faire, ni d’en célébrer un autre aux couleurs du foot gagnant du monde, dont je me contrefous. De toutes façons, heures grises sur l’Espagne du nord, le temps était lourd comme je l’aime et la plage abandonnée, de fait. Supporters et autochtones ayant eu la jugeotte d’aller là où il fait plus chaud et où la bière coule à flots (Pampelune et sa folie vachette, sûrement). T’inquiète, la BeSnobette en vacances ne va pas te tenir son journal de bord mélancolique et balnéaire, comme ça tous les jours. Mais bon, on l’a toujours dit il ne faut pas vous endormir dans nos habitudes, même les meilleures.

Alors tu vois, San Sebastian, c’est un peu notre petit Rio de Janeiro d’ici (une baie en ville dominée d’un Christ redempteur, je te jure), tropicalisme furieux en moins, parfums lents de vieille Europe cultivée en plus. Qui a l’occasion d’assister à son festival du film en septembre est heureux comme celui qui voit Venise et peut mourir. Je ne vais pas mentir, je suis allée chez Zara. Je sais, l’enseigne se doit d’être boycottée par la blogo (cf: Betty + Pandora). Mais en Espagne, il y a déjà les nouvelles collec et elles sont de toutes façons 10 à 40 % moins chères qu’en France. Je suis humaine, vois-tu. D’ailleurs la moitié du Pays Basque français l’est aussi, à voir la population strictement francophone fréquentant les Zara espagnols hier. Contraste: la plage et la ville XIXème désertées et excessivement belles VS les Zara bondés de français hystéros (dont moi, faut dire que des escarpins en cuir qui tuent à 9 € 90, ça excite beaucoup les cervelets). À la rentrée, on voudra: du camel néo classique en jupette de soie et cape courte de velours, de l’escarpin à la Dita mais en taupe, de la blouse banquière 70’s à la Romy Schneider, de la jupe architecturée couleur feuilles mortes ou rouille. Oui, oui, j’ai pécho, mais chut, je reste sur mon songe d’une journée d’été sous un ciel chargé de plomb, douceur de l’air.
Comme dit dans le titre, la chaleur nous accable. Aussi pour cette dernière revue de Web du mois de juillet (Marie en vacances, Jennifer aux commandes), on met un peu de tout, en mode dilettante. Des blogs qu’on a retenus, il en sortira des cupcakes en vogue (encore, oui), Pandora contre le reste du monde capitaliste, Louboutin star de la fashion week,… Et après tout ça, rosé olives vertes et farniente tout le week-end !
Connaissez-vous 

Des hommes, oui, cette semaine, dans la revue de web : fashion week masculine oblige. Mais vous comprendrez aisément que par ces chaleurs on ne pourra parler que de ça, rapport à l’ébullition des sens des besnobettes, mises à mal, encouragées par tout ce hot, hot, hot et qui auront eu recours à un peu de fraîcheur (douche froide?) ailleurs que dans cette virilité caliente des shows (chauds) des défilés…
Ahanant dans la chaleur depuis 8 heures ce matin dans les queues des boutiques en soldes ou grillant la CB comme une chipolata sur le barbecue derrière votre écran, je vous dis: stop. Quittons la rive, partons à la dérive, je n’ai qu’une idée en tête, me retrouver entre parenthèse face au grand vert.
Tu sais, faire l’école buissonnière, voler une bouffée de délice comme on vole un baiser, partir sur une impulsion, fuir le brouhaha et le bitume en feu de la ville. Et je sais précisément où. Situé à deux pas (de 7 lieues) de Paris (mon état bucolique trouve vite ses limites, il est pratique et rassurant mentalement de se savoir tout prés de la cité), l’hôtel 

Pourquoi les hommes préfèrent les nanas borderline aux filles raisonnables ? Pourquoi on a toutes passé une semaine à parler de l’équipe de France avec nos copines alors qu’on ne connait rien au foot ? Pourquoi on va toutes porter un body à la rentrée ? Pourquoi l’amour est enfant de Bohème ? Pourquoi Porte la prend (la porte)? Et pourquoi un pot de glace Ben&Jerry chocolat et cookies ce soir avant de commencer le régime lundi ? Les réponses à certaines de ces questions, maintenant, dans notre revue de Web freestyle-toi-même…
Tu vas me dire: que vient-elle nous parler de nouage de cravate (de l’homme) quand on ne pense qu’au nuage de crevettes (de l’été)? Ok, excuse-moi. Mais écoute. Effectivement je ne m’adresse qu’aux détenteurs d’Iphone. Effectivement je ne m’adresse qu’aux personnes qui n’ont rien du salary-man et sur qui la cravate, ponctuelle et délibérément choisie reste un objet de désir incroyablement sexy pour nous les filles libérées. Oooouh, un peu lâche, la cravate, seulement (voire le nœud papillon bien tenu, lui), n’est-ce pas délicieusement torride et attractif chez un homme dont cet apanage n’a rien de contraint ni de quotidien? (Plaisir des sens: le garçon abandonne sa montre sur la table de chevet, il ne faudrait porter une montre que pour ce moment-là, limite, et le garçon que l’on observe à la dérobée (re)faire son nœud de cravate). La cravate ne serait-elle pas une forme de porte-jarretelle au masculin pour ceux qui ne savent séduire sans en rire (ce qui est définitivement séduisant, en fait)? Mmh, laisse tomber. Voici en tout état de cause le step by step d’urgence des nœuds les plus élégants à faire et défaire à l’envi, puisque nous avons le mode d’emploi sous les yeux, rien de grave… On s’y reprendra à deux fois, au moins.
Ah, Karl. Encore lui, oui. Un petit post en passant pour vous signaler que Karl le magnifique déploie ses ailes sur Libération du 22 juin. En l’occurrence, Lagerfeld sera le rédac chef de l’édition très spéciale du quotidien. Nouvelle innovation chez Libération : pour offrir un écrin particulier à cette édition collector, le quotidien Libération aura pour l’occasion un format double. Avec un prix de vente inchangé, ce Libé géant de 24 pages, édité sur papier surgrammé, aura un tirage accru de 30%.
Vous ne saviez pas comment procrastiner quelques minutes, vous plaçant en apesanteur, flottant derrière l’écran alors que le jour est déjà bien entamé et que la to-do-list ne rend pas l’âme, elle, contrairement à vous? Magie 2.0, on nous envoie à l’instant une vidéo hypnotique et gracieuse qui colle parfaitement au besoin de contrer la sauvagerie de la journée. 

Le 1 septembre 2010 - Dans No Way ou Yeeaaah ? (#188)