Rock, mode et petites pépées (concours à la clef)
Ah, oui, ça y va dans l’accroche racoleuse, j’en suis marrie. Mais.
Rock & mode, tout d’abord, pour ce rendez-vous de saison pris par Les Inrocks depuis un petit moment maintenant. Oui, c’est bien cela, le numéro de printemps des Inrockuptibles consacré au rapport fraternel, gémellaire quand il n’est pas outrageusement incestueux, qu’entretiennent mode et rock n’roll, babe, est dans les kiosques aujourd’hui. Nelly Kaprièlian y décortique le mythe Saint Laurent (outre la rétrospective qui ouvre ses portes demain au Petit Palais, bon, il y a le disque d’Alain Chamfort. Je me suis ruée sur Ventes Privées afin d’être certaine d’acquérir ce que j’envisageais déjà comme un joyau musical intimiste et raffiné, bien que très peu rock et je dois vous avouer que ma déception fût à la hauteur de l’attente… Incommensurable). En vrac, au sommaire: Kitsune, Hedi Slimane, Aider Ackermann et Tilda Swinton, une revue de style des rockeurs du moment, oh yeah…
Rock & petites pépées, à présent, puisqu’il s’agit de vous dévoiler la programmation du festival Les Femmes s’en Mêlent #13 (du 23 mars au 3 avril). Je vous ai déjà dit ici mon attachement particulier à cet événement rock et sublimement féminin. Et quand je dis rock, c’est honteusement restrictif. Cette année, nous naviguerons du folk le plus précieux au happening électro clash le plus déjanté, en passant par du rap (roumain aussi, oui) du punk burlesque, de l’ambigu, du bizarre, du sexy, des surprises musicales comme on rêve d’en faire à chaque concert… De la fille, quoi. Je note de manière arbitraire et assumée la présence des Chicks on Speed. RÉFÉRENCE de l’activisme féministe dans la pop, les Chicks On Speed alignent dans un joyeux foutoir bidouillages électro et reprises punk avant de nous assommer avec des tubes improbables. Références pointues, humour corrosif et hommages irrévérencieux sont au programme de ces bêtes de scène. Et ça vous étonne que je les adore? Courez à ce festival.
Bon, on achève bien les chevaux, BeSnob a l’immense joie de vous offrir 5 compilations de la programmation #13. À vos commentaires, puis tirage au sort mardi prochain minuit et tout le toutim. Good luck, ladies and gentlemen!
Je vous l’annonçais 


Je vous avais
Tandis que je regarde Gainsbourg l’homme qui aimait les femmes sur la 3, je devrais vous parler de chaussures. Mardi, pour moi c’est
Héhé. Rayonnant depuis 1997 (la vache, ça ne nous rajeunit guère), passant d’une journée de concert parisien à une semaine ricochant sur l’ensemble du territoire français, mettant à l’honneur tout aussi bien Kim Gordon, que CSS, The Slits ou Brisa Roché (mais aussi des groupes suédois délicats et punk), 
Les années 90/2000 se voulaient modernes et immortelles, enfin on était dans cet état d’esprit; hier on apprenait que Mano Solo tirait sa révérence et que l’ex de Bertrand Cantat se pendait (+ le décès de Lhasa, 37 ans, cancer du sein —> je suis comme Christiana Reali, j’ai soudain envie de revoir ma gynéco). Ca ne nous a pas empêchées de cuver tendrement avec chéri ou la meilleure pote. Soit. Mais les faits sont là : les soirées qui veulent tamponner les poignets des jeunes trentenaires d’un 9 et d’un 0, c’est officiellement has been. Faut passer à autre chose. On peut encore kiffer les 80’s, c’est vu et revu mais on n’y trempait pas nos culottes dans des pogos.
Réveil avec la chanson kitsch mais épatante : Trente ans, de Guy Marchand. Je recommande. Puis on se lève, on va faire le marché avec une copine (ouais, on brave le froid pour la bonne cause : l’apprentissage culinaire dominical) et on passe sa journée à aimer sa petite maison cosy. Alors aujourd’hui, sélection culturelle d’une journée @home…
Oulala, demain soir il y a 30 copains qui débarquent et ton Ipod, il faut bien l’avouer ne contient que des ballades embrumées idéales pour les trajets en métro parisien au petit matin? Le concept store des cultures urbaines lance sa compilation, CITADIUM LAB 2 et va peut-être te sauver une bonne heure le temps que le dance floor (c’est-à-dire ton salon) s’enflamme et brûle. Oui et après, ne t’inquiète pas, on dansera sur n’importe quoi.

Le 24 avril 2007 - Dans Cheap ou chic ? (#5)